Fanfiction mange les prénoms parfois et j'en suis désolée L !

Cette fic est corrigée par Titou Douh ! Cette beautée u_u.

Papillon : Merci huhuhu ! Bon z'avoue, ce sont des chapitres vraiment court. Ce que je ne fais presque jamais u_u. J'espère que tu aimeras la suite ! Koeur, koeur !

Hellehaare : Yep, rien n'est rose nulle part du coup :/

.

CHAPITRE 4

« - Quoi ? Mais on ne peut pas ressentir tout ça !
- Si, mais toi tu as la capacité émotionnelle d'une petite cuillère. »

Harry Potter et L'ordre du Phoenix, Ron et Hermione.

.

.

Aussitôt qu'Hermione Granger vit le visage souriant d'Harry Potter, elle se sentit beaucoup mieux. Et quand il la serra dans ses bras, tout son stress matinal s'envola. Elle s'assit rapidement en face de lui et Harry posa un petit sac sur la table du restaurant où ils se trouvaient.

- Qu'est ce que c'est ?

- Ton cadeau pour fêter ta promotion.

- Harry ! Je n'ai pas encore eu de réponse !

Harry leva les yeux au ciel.

- Hermione, tu sais aussi bien que moi qu'ils te font patienter inutilement. Tu l'auras, cette promotion.

Mais Hermione le regardait toujours d'un œil sévère.

- Bon alors, disons que c'est pour fêter nos dix sept années d'amitié inébranlable.

Hermione siffla.

- Dix sept-ans, par Merlin ! Harry, tu ne me rajeunis pas du tout.

- Je ne suis pas là pour ça. Regarde mon visage : il est incapable de rester imberbe plus de deux jours.

Harry massa son menton où les poils noirs et drus se bataillaient déjà sous le regard amusé d'Hermione.

- Comment s'est passé l'anniversaire de Teddy ?

- On a connu de meilleures fêtes, mais ce n'était pas la pire.

- Donc rien de comparable avec ma dernière intervention.

Harry baissa les yeux.

- Il me parle de toi. Il me demande comment tu vas.

- Et tu le rassures en disant que je suis au trente-sixième dessous.

Le brun lui adressa un sourire triste et Hermione soupira.

- Désolée…

- Non, tu as raison d'être énervée. Mais après tout ce temps, je pensais que tu ne l'étais plus.

- Je le suis, je le serai toujours, je pense. Je sais que j'ai ma part de responsabilité dans cette histoire. Mais Harry, ce n'était pas la bonne façon de faire !

- Tu sais que Ron s'en veut énormément. Il ne s'en remettra vraiment jamais…

- Tu le défends encore.

- Je ne le défends pas, je dis juste qu'il s'en remet moins bien que toi.

- Il aurait du y penser avant de courir dans le lit d'une autre. Je sais que je n'étais pas disponible à une époque mais on aurait pu en parler. Toi et Ginny, quand ça allait mal, vous parliez…

Harry repensa, sourire aux lèvres, à ses disputes avec Ginny. Dès que ça allait mal, la rousse n'attendait pas, elle se postait dans le salon les bras croisés et aucun d'eux ne sortait de la pièce tant qu'ils n'avaient rien réglé. Et ça se réglait toujours bien. Mais Hermione et Ron avaient raté ce coche. Ron avait préféré agir bêtement et la réaction d'Hermione avait été sans appel. Harry savait qu'Hermione n'avait jamais réussi à se défaire de son sentiment d'insécurité et qu'elle continuait à se sous-estimer en permanence et Ron avait enfoncé le clou de la pire des façons. A présent, ses deux meilleurs amis ne s'adressaient plus la parole. Au moins, aucun d'eux ne lui demandait de prendre partie mais Harry déplorait cette situation. Il reporta son attention sur la jeune femme qui avait tiré le petit sac vers elle.

- C'est du parfum, dit Harry.

Elle le prit en lut l'étiquette en souriant.

- C'est original.

Hermione retira le capuchon et en posa un peu dans le creux de son poignet.

- Ça sent vraiment bon, Harry, c'est magique ! Où l'as-tu trouvé ?

Elle tendit son bras à Harry et il dut constater que l'odeur était vraiment excellente. Sur Hermione, ça sentait le papier, la douce odeur du parchemin et de l'herbe fraichement coupée.

- C'est l'odeur que tu as décrite en sentant…

- L'amortentia, oui. C'est fou ! Qui est le créateur ? il n'y a pas de marque sur le flacon.

Harry se mordit la lèvre.

- C'est Blaise Zabini.

- Zabini ?! Le Serpentard ?!

Hermione fit tourner le flacon entre ses doigts.

- Tu l'as rencontré ?

- Non… J'ai rencontré Malfoy.

- Quoi ?!

Harry lui expliqua alors sa rencontre avec le blond dans le cimetière puis dans ce fameux magasin et pourquoi il y était retourné.

- Et … Ca se passe bien ?

- Qu'est ce que tu veux dire par « ça se passe bien » ?

- Vous ne vous êtes pas frappés, pas engueulés, pas jeté de sort ?

- Non, rien de tout ça. On a discuté normalement, comme des adultes. Hermione, je ne suis plus le garçon qui fonçait dans le tas sans réfléchir.

- Je le sais, Harry, j'étais là quand tu as donné ta démission. C'est vraiment le genre de vie qui te convient ? Ca ne te manque pas un peu ?

- De quoi ? Courir après les méchants ? Hermione, j'ai assez eu droit aux commentaires nocifs sur mes choix de vie, n'en rajoute pas.

- Je n'en rajoute pas, Harry, mais tu étais fait pour ça. Sur les six années que tu as effectuées en tant qu'auror, tu as réussi à attraper tous les mangemorts encore en fuite, tu as démantelé le pire marché noir d'Angleterre et tu as sauvé la fille du Ministre de la magie français. Excuse-moi du peu mais tu étais doué.

- Rappelle-moi combien de fois j'ai failli mourir durant ces six années ?

- Une centaine de fois sûrement…

Harry émit un petit rire.

- Alors tu mets de coté ton complexe du héros définitivement ?

- Non, j'ai décidé de jouer le héros pour une seule personne.

- Ce n'est pas plus mal, dit doucement Hermione. J'avoue que je préfère ça. Mais jamais ne n'aurais cru que tu finirais par choisir ce genre de métier...

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à écrire des livres.

- Des livres pour enfants, Harry, dont tu fais toi-même l'illustration. Si je m'attendais à ça...

- Lily est un bon professeur de dessin.

- Je n'en doute pas une seconde, rit-elle.

Ils restèrent de nouveau silencieux en se regardant dans les yeux et en souriant.

- Que vas-tu faire, Harry ?

- A quel sujet ?

- Pour Malfoy ?

- Pour Malfoy ?

- Et bien, ce n'est pas toi qui voulais faire table rase du passé à un moment ? C'est bien pour ça que tu as tout fait pour prouver qu'ils avaient eu un grand rôle dans la mort de Voldemort.

- Et ils ne le savent toujours pas. Je ne vais rien faire. Je récupérerai ma boite à musique et je ne remettrai sûrement plus les pieds dans cette boutique. Franchement, je ne vois pas ce que tu veux que je fasse avec Malfoy. Globalement, nous n'avons strictement rien à nous dire.

- Mais n'es-tu pas curieux ? Tu ne veux pas savoir ce qu'il devient, ce que sa mère devient ? Je t'avoue que moi, je suis intriguée par Zabini ! Ceci dit, il était doué en potions alors ça a du sens.

Harry se mit à rire et croisa ses jambes. Il n'avait pas vraiment réfléchi au fait de renouer avec Malfoy : ça lui semblait être une idée parfaitement risible. Ils n'avaient rien en commun et il savait qu'il aurait du mal avec son caractère. Mais discuter avec le Serpentard avait réveillé quelque chose en lui. Un amas de souvenirs qui se pressait contre son cerveau comme les tentacules d'une pieuvre trop longtemps endormie.

- Je ne crois pas que ça soit une bonne idée... C'est comme se plonger dans une pensine : c'est douloureux et parfaitement inutile à l'heure qu'il est.

- Pourtant, la pensine t'a souvent été utile.

- Tu trouves donc que ma vie est si ennuyeuse pour que je décide de rouvrir des vieilles blessures et me faire du mal intentionnellement ?

- Je ne vois pas de quoi tu peux souffrir en renouant avec Malfoy. Parce que dans ce cas là , ma présence, celle de Ron ou celle de Luna doivent être tout aussi déplaisantes. C'est toi qui dis toujours que c'est du passé, que ça ne sert à rien de revenir dessus. Peut-être que Malfoy non plus n'a aucune envie de revenir dessus. Tu devrais trouver ça chouette que vous puissiez vous parler normalement.

- Hermione… Je pensais que tu détestais Malfoy ?

- Nous ne sommes plus des enfants, Harry. Tu as très bien compris que certains choix n'étaient pas faits de gaieté de cœur. J'ai de la peine pour lui. Son nom est définitivement traîné dans la boue. Malgré le fait que lui et sa mère aient joué une manche en ta faveur, absolument personne ne semble en tenir compte parce que tu as préféré cacher ton intervention.

- Tu veux dire que j'aurais du tout dévoiler dans la Gazette ? Je suis sûr que juste par égo, il aurait préféré faire de la prison plutôt que d'accepter mon aide.

- Et par ego, tu as préféré agir dans l'ombre. Dans tous les cas, rien ne les aide : ils sont méprisés par le reste des mangemorts et leurs anciens amis pour s'en être sortis haut la main et méprisés parce que justement ils s'en sont sortis. Tu me dis que Malfoy tient une petite boutique dans une ruelle perdue. On parle de Malfoy, Harry…

- Et alors quoi ?! Je devrais le plaindre !? J'ai fait un choix juste en les défendant parce que je le devais, je n'ai rien dit parce que je ne voulais pas l'entendre cracher qu'il n'avait pas besoin de moi. En le faisant, je lui évite de se sentir redevable et j'ai bonne conscience, comme ça tout le monde est satisfait.

- Tu as raison. Je comprends ton point de vue. Mais tu ne peux pas nier le fait que Malfoy est une partie importante de ta vie au même titre que nous.

- Une partie importante… Pas la meilleure, en tout cas.

Hermione mit sa main devant sa bouche pour étouffer un rire.

- Qu'est ce qui te fait rire ?

- Toi. Ton comportement. Dès qu'on parle de Malfoy, tu t'emportes rapidement. Je pensais avoir dit adieu au Harry sanguin et le revoilà, prêt à en découdre.

- Et ce n'est pas non plus la meilleure partie de moi.

- Mais c'est la plus vivante. Harry, tu n'as pas l'impression… Que nous sommes coincés ?

Harry se mordit l'intérieur de la joue.

- Je ne vois pas ce que tu veux dire.

- Si, tu le vois très bien. On ne fait que tourner en rond, toi, Ron et moi. On se contente de notre petite routine, on ne prend plus aucun risque. Tu as Lily, certes, c'est un ange, une bouffée d'air frais. Mais que se passera-t-il quand elle rentrera à Poudlard ?

- Lily a six ans, Hermione, elle est encore loin d'être à Poudlard… D'ici là, Ginny a le temps de…

- Le temps de quoi, Harry ? De se réveiller ? Et si elle ne se réveille pas ?

- Et tu me demandes de faire quoi ? De mettre fin à ses jours ? De me trouver quelqu'un d'autre en attendant ? Ce que tu as ressenti quand Ron t'as trompée, tu ne l'as pas supporté. Si je fais ça, ça serait pire que de la tromper, Hermione. Ça serait de la trahison.

- Mais tu ne peux pas mettre ta vie sur pause de cette façon.

- Tu le fais bien, toi, et tu n'as personne.

Le ton d'Harry avait était sec mais Hermione ne répondit rien. Harry avait raison : ils avaient tous mis leurs vies sur pause. Les larmes montèrent et Hermione renifla.

- Après tout ce qu'on a vécu, dit-elle, après tout ça, je pensais qu'on aurait tous droit au bonheur. Que la vie serait mieux, beaucoup mieux. Mais je n'ai pas l'impression que ça soit mieux. Je t'ai toi, j'ai mon travail et pourtant, je me sens vide.

Hermione frotta ses yeux.

- J'essaie peut-être de me rassurer en me disant que c'est pareil pour toi et pour Ron... Je suis désolée, c'est cruel, je sais…

- Non. Tu as raison, Hermione. Je suis assez lucide pour voir qu'on est tous au plus mal. J'ai ma petite routine, comme tu dis. Et si tu n'étais pas là, si Lily, Teddy et Andromeda n'étaient pas là… Je ne sais pas ce que je serais devenu. Je suis terrifié à l'idée que Lily aille à Poudlard et que Ginny ne se réveille pas. Je me retrouverai seul dans cette maison. Tout le monde croit que je n'y pense pas. Mais j'y pense, Hermione, j'y pense chaque jour. Je ne comprends pas où tout à foiré. C'est comme tu le dis : ça aurait du être mieux.

Hermione attrapa la main d'Harry et il la serra immédiatement.

- Harry ? Je peux te demander quelque chose ?

- Oui, bien sûr.

- Je peux venir vivre chez toi ? Juste le temps que ça aille un peu mieux, pour toi comme pour moi.

- Par Merlin, je n'osais pas te le demander ! Lily va être ravie !

Et elle le fut. Dès qu'Hermione posa son sac dans le salon, Lily sauta de joie et courut vers elle. Les deux adultes se regardèrent en souriant. Il leur fallait juste du temps. Du temps pour retrouver cette étincelle qu'ils avaient perdue.

OoooooooooooOoooooooooooO

Blaise Zabini grimpa les escaliers de l'atelier rapidement et trouva Draco le dos vouté, affairé sur son plan de travail. Comme d'habitude quand le blond était dans son monde, il n'entendait rien. Le noir s'approcha de lui et fit racler une chaise sur le coté pour s'asseoir. Draco ne leva pas les yeux.

- Bonjour, Blaise.

- Bonjour, Draco.

- Il y' a quelque chose pour toi… Dans la trousse, derrière.

Blaise se tourna et trouva une petite bourse.

- Tu as vendu un flacon ?

- Oui.

Blaise étudia la réaction de Draco mais ce dernier avait toujours la tête penchée dans une étude minutieuse d'une petite boite à pattes de lion. Le brun s'empara de la bourse et compta les pièces.

- Tu n'as pas pris ta part ?

- Je ne fais qu'exposer, pourquoi je la prendrais ?

- Draco…

- Je ne veux pas t'entendre. Quand tu seras riche d'en avoir vendu dans le monde entier, je te demanderais une compensation financière. En attendant, vois ça comme un prêt.

- Riche d'en avoir vendu dans le monde entier… ça n'est pas prêt d'arriver.

- Ce que tu fabriques est exceptionnel, il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.

- Si, Draco, il ya plein de raisons pour que ça ne fonctionne pas. Elles commences avec mon nom, mon statut, mon passé…

Draco se redressa.

- Arrête ça. Tu es doué.

- Tu l'es aussi.

- Blaise, ne me laisse pas tomber.

Blaise observa son meilleur ami. Son visage restait impassible mais sa voix trahissait nettement son inquiétude. Tous deux savaient qu'ils étaient des génies, qu'ils étaient bons dans ce qu'ils faisaient. Tous deux savaient aussi que le monde n'était pas clément, peu importait les efforts et leurs facultés créatrices impressionnantes. Mais ils faisaient bonne figure, ils jouaient le jeu. Blaise le jouait pour Draco. Plus que tout le monde, c'était celui qui vivait cette situation le plus mal. Blaise avait encore les moyens de vivre comme il le voulait. Mais Draco n'avait plus le loisir d'avoir le même train de vie qu'avant. C'était un homme qui vivait simplement sans se départir de son attitude hautaine et aristocratique... Mais chassez le naturel et il revenait au galop.

- Qui l'a acheté ?

- Potter.

- Potter ?! Adrien Potter, Mauricette Potter ? Alpha Blondie Potter ?

- Non, Blaise… Harry Potter. Notre Harry Potter.

Blaise leva le nez et répéta « notre Harry Potter » juste pour voir l'effet que ça faisait de le dire.

- Tu lui as dit que c'était moi le fabriquant ?

- Oui.

- Et il l'a pris quand même ?

- Oui.

- Draco ?

- Oui ?

- Essaie de dire quelque chose d'autre que « Oui » s'il te plait, c'est chiant.

- D'accord.

Blaise soupira et se pencha pour voir ce qu'il trafiquait.

- Et ça ?

- C'est pour Potter aussi.

- Ma parole, tu t'es mis au service de Potter ?

- Il est entré dans ma boutique, par hasard. Il a acheté le globe stellaire, m'a ramené sa boite à musique et a acheté du parfum.

- Il a acheté ton globe ?! Je n'y crois pas ! Il est tombé sur la tête ? Tu es sûr que c'était Potter ?!

- Oui.

- Il a pris quel parfum ?

Draco releva les yeux et se fixa Blaise.

- Celui pour peau cuivrée et cheveux bruns.

- Même si Ginny Weasley s'est teint les cheveux, ça ne risque pas de marcher. Quel gâchis…

- Je doute que ça soit pour Weasley. Je crois que malgré tout ce qu'on peut dire sur Potter, il sait lire.

- Donc il trompe sa femme et ne fait pas semblant de te le cacher.

- Et quoi ? C'est peut-être parce que c'est moi qu'il n'est pas discret. Si je venais avec ce genre d'infos à la Gazette du Sorcier, tu penses sérieusement que c'est ma voix qu'on écouterait ?

- Tu as raison, c'est stupide. C'est bête, elle était mignonne, Ginny.

Draco repensa à la phrase de Lily Potter et secoua doucement la tête.

- Je ne pense pas que Potter trompe sa femme. Il a toujours son alliance.

- Tu as remarqué ça ?

Le blond détourna immédiatement les yeux et se concentra de nouveau sur l'objet, qui était magnifique soit dit en passant.

- Je ne crois pas que ça soit le genre à tromper sa femme.

- Qu'est ce qui te fait croire aussi facilement au tempérament vertueux de Potter ? A une époque, tu aurais été le premier à t'engouffrer dans cette brèche pour mettre au point des pin's ou des pancartes afin de l'humilier.

- A une époque, Blaise. Nous ne sommes plus des gamins.

- Draco ? Qu'est ce qu'il s'est passé ?

Draco retint un soupir.

- J'ai appris que Potter avait témoigné en ma faveur et en celle de ma mère.

- Ah.

- C'est tout ce que ça te fait ?

- Je m'en étais douté, en fait. Je n'aurais pas parié sur Potter, mais c'était évident qu'il y avait du avoir d'autres éléments pour que tu t'en sortes si facilement. C'est peut-être pour ça aussi qu'il n'y a eu aucun article sur ton procès dans le journal à l'époque.

- Pardon ?

- Tu ne t'en souviens pas ? Non, bien sur que tu ne t'en souviens pas, tu étais une vraie loque. Mais presque aucun journal n'a relaté le procès de ta mère, ni le tien.

- Mais celui de mon père, oui.

- Peut-être que son influence avait des limites ? Tu ne trouves pas ça étrange que depuis à peu prés quatre ou cinq ans, il n'y ait rien sur la vie de Potter ? Que les journalistes n'aient pas tenté une seule fois d'assiéger ton manoir depuis la fin de la guerre ?

- Mais je ne suis pas le seul, le ton de Draco fit transparaître sans mal sa nervosité.

- Non, en effet. Beaucoup de Serpentard de sixième année dont les parents ont participé à la guerre ont eu droit à ce traitement de faveur. Théodore et Pansy, aussi.

- Attends, même Pansy ? Et tu crois que Potter a fait tout ça ?!

- S'il a été capable d'empêcher sa famille d'être sous les feux des projecteurs, de garder secret le fait qu'il t'a aidé à te sortir de la mouise, je pense qu'il a fait tout ça.

- Mais pourquoi ?

- Parce que c'est un Gryffondor. Je ne sais pas pourquoi, Draco.

- C'est pour ça que ça ne te choque pas qu'il ait acheté ton parfum.

- Tu dis ça mais tu répares l'objet qu'il t'a laissé.

- C'est du travail.

- En effet Draco, c'est du travail. Si Potter venait avec mille gallions en poche et qu'il t'en faisait cadeau par pure charité, tu accepterais ?

Draco posa un regard incertain sur Blaise.

- Non, ma fierté en prendrait un coup.

- Mais s'il achetait tous tes objets pour mille gallions, tu accepterais ?

- Oui… C'est de la vente.

- Est-ce que tu comprends pourquoi il n'a rien dit ? Mine de rien, il te ménage.

- D'accord, mais ça me donne le rôle de victime de la guerre. Je n'aime pas ça.

- Crois-tu qu'il pense comme ça ?

- Je n'en sais rien, je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête. Il n'est plus le même.

- Comment ça, plus le même ?

- Je ne sais pas comment l'expliquer. Il faudrait que tu le vois pour comprendre. Il n'y a plus cette flamme. Quand il me regarde, j'ai l'impression d'être un type normal.

Blaise se mit à rire.

- C'est ça qui te tracasse ?! Bon sang, Malfoy, personne ne te considère comme quelqu'un de normal et quand une personne le fait, tu te plains !

Draco pinça les lèvres.

- Oublie ce que je viens de dire.

- Non. Je viens de comprendre : ça t'embête que Potter se conduise avec toi comme il se conduit avec tout le monde. Tu as passé presque toute ta vie à être sur le même pied que lui et maintenant que tu ne l'es plus, ça te frustre.

- Tais-toi, Blaise.

- C'est intéressant, Draco, tu ne vois pas à quel point ça l'est. Il continue à t'intriguer. Tu aurais pu lui cracher au visage d'aller se faire voir, lui et sa foutu charité, mais tu ne l'as pas fait. Tu l'as laissé revenir et tu répares sa boite à musique.

Draco s'éloigna légèrement de son plan de travail. Blaise visait juste, comme toujours. Il avait été incapable de pousser Harry hors de sa vie. Il n'en avait aucune envie. Draco était juste dépité. Dépité d'avoir cru être un peu spécial aux yeux du Sauveur et de se rendre compte qu'Harry avait d'autres préoccupations qu'un gosse arrogant sans envergure et lâche. Il n'en voulait pas à Harry d'avoir témoigné pour lui, parce que ça lui donnait l'impression d'exister un peu dans son monde. Ça lui donnait l'impression de ne pas être insignifiant.

- Alors c'est à ça que se résume ma vie… Je dois faire avec le fait que je perds sur tout les tableaux contre Potter.

- Tu vois ça comme un duel. Si tu acceptais le fait qu'il ne t'a jamais vu comme un ennemi, peut-être que tu t'en sortirais mieux.

- Bien sûr que j'ai été un ennemi !

- Non, Draco, parce que si ça avait été le cas, il t'aurait laissé mourir dans la Salle sur Demande. Je pense que même à l'époque, Potter avait déjà un peu compris que tu n'étais pas entièrement responsable.

- Et donc c'était de la pitié ?

- Il n'y a que lui pour savoir ce que c'était. Et si tu lui demandais ?

- Lui demander quoi ?

- Tout ça ? Des réponses ? Demande-lui ce qu'il a dans le crâne, pourquoi il a fait ça. Peut-être qu'après, tu te sentiras mieux. Tu viens d'avouer que ta vie tourne autour de Potter, il serait peut-être temps d'y mettre fin. Demande des explications, mets un point final à cette histoire et avance. Sors-le de ta vie une bonne fois pour toute.

Draco vacilla légèrement sous ses paroles. Etait-ce vraiment ce qu'il voulait faire ? Voulait-il vraiment mettre fin à ça ? Voulait-il vraiment briser ses liens ? Effacer Potter ?

- Est-ce que ça te dérange tant que ça, qu'il se mette à acheter des choses dans ta boutique ?

- Non, pas vraiment. J'aimerais juste savoir si c'était prémédité. Je me sens comme un animal traqué. Est-ce que c'est fou si je te dis que ça m'a fait du bien de discuter avec lui ?

- C'est bizarre, mais ce n'est peut-être pas mauvais. Fais-le, Draco, discute avec lui. Et quand tu le verras, remercie-le d'avoir acheté mon parfum.

Draco laissa Blaise disparaître. Il termina de travailler et quand il fit tourner la clé pour observer des poissons nager dans le vide sous la douce musique Aquarium, il sut que ça ne serait pas aussi facile de clore cette histoire. Il était lui-même un poisson qui nageait dans le vide de sa vie.

OooooooooooooOoooooooooooooO

Quand Harry entra dans la boutique de Draco Malfoy avec une Lily toute guillerette attachée à sa main, il ne s'attendait pas du tout à tomber sur une scène affligeante.

- Un Malfoy qui tient une boutique d'objets douteux ! Qui sait quelle magie noire imprègne ces murs, je ne peux pas croire que le Ministère vous laisse agir en toute impunité !

- Je vous assure que mes vignettes sont authentiques, monsieur. Le Ministère sait parfaitement que je suis en règle.

Draco jeta un regard furtif à Harry qui venait d'entrer et qui n'avait pas bougé de l'entrée, les sourcils froncés. A coté de lui, Lily serra la main de son père un peu plus fort.

- J'ai des amis haut placé, Malfoy, et je jure de faire fermer ce magasin ! Qui a laissé une telle hérésie arriver !?

L'homme se tourna vivement et quand il vit Harry, dont les cheveux mi-longs avait été ramenés en arrière dévoilant sa cicatrice, il se pressa vers lui tout sourire.

- Ah, Mr. Potter, vos pas ont du mal vous mener, ce magasin est tenu par un Malfoy. Rendez-vous compte !? Sortez d'ici avec moi.

Harry leva un regard effaré vers Draco qui avait toujours les bras croisés puis il fixa de nouveau l'homme.

- Mr. Malfoy, fit Harry.

- Oui, Mr. Potter

- Est-ce que ma commande est prête ?

- Oui, elle l'est.

Harry poussa de l'épaule l'homme qui éructait de rage, l'écume au bord des lèvres et Harry eut la fugace impression de voir Vernon Dursley.

- Bien, vous êtes vraiment efficace. Quel service irréprochable ! dit-il d'une voix forte.

- Oui, Mr. Malfoy est vraiment très doué ! Hein, Papa ? piailla Lily.

L'homme sortit en trombe de la boutique sous le regard furieux d'Harry et les grimaces de Lily. Draco les observa, estomaqué. Puis il se mit à rire. Il rit tellement qu'il dut appuyer sur son ventre pour se calmer. Il n'en revenait pas. Draco leva un regard humide vers Harry et Lily qui n'avaient pas l'air de devoir décolérer.

- Tu viens de me faire gagner un client Potter, merci beaucoup.

- Pourquoi tu ne lui as rien dit ?

- Tu voulais que je lui dise quoi ?

- D'aller se faire voir.

Draco croisa les bras une nouvelle fois.

- Il aurait hurlé dans la rue que je l'avais agressé, et je pouvais dire au revoir à ma vignette. J'ai l'habitude de ce genre d'énergumène.

- Tu as l'habitude ?

- Oui… Soit les gens entrent par hasard et se rendent compte que la boutique est tenue par un Malfoy, soit ils savent que c'est tenu par un Malfoy et s'attendent à trouver des objets… Particuliers et prennent un air déçu en se rendant compte que ce n'est pas le cas.

- Et les autres ? dit Harry d'une voix sourde qui fit frissonner Draco.

- Les autres ?

- Ceux qui comme moi viennent par hasard et repartent satisfaits ?

Draco ouvrit la bouche, puis la referma immédiatement. Il regarda Harry droit dans les yeux.

- Des gens comme ça, il n'y en a presque jamais.

- Tu vas me dire que presque personne ne vient acheter quoique ce soit ici ?

Le ton d'Harry avait l'air sincère mais pour il ne savait quelle raison, Draco se sentit encore plus mal que si on l'avait frappé.

- Oh, Potter, tu vis dans une grotte. Il n'y a que toi pour venir en bonne âme de Gryffondor acheter les babioles d'un ancien mangemort.

Voilà. Le mot était lâché et Potter affichait un air choqué. Sans que Draco ne comprenne pourquoi, cela lui brisa le cœur. Parce que Potter venait de comprendre ce que pensait le blond de ses allées et venues. Parce qu'Harry venait de comprendre que Draco pensait qu'il faisait uniquement ça par charité et au même moment, Draco comprenait que Potter avait vraiment atterri ici par hasard. Que c'était uniquement ça qui faisait croiser leurs chemins. Draco voulut se reprendre mais le mal était fait. S'il s'était plaint de ne plus trouver un peu de l'ancien Potter, il l'avait à présent de nouveau devant lui et il regrettait amèrement son souhait. Il avait oublié à quel point l'expression de colère froide de Potter pouvait aspirer toute la chaleur d'un endroit et rendre l'air irrespirable. Finalement, le brun baissa les yeux et lâcha la main de sa fille qui était pétrifiée, pour fouiller dans sa bourse.

- Il semblerait que même ici, faire quelque chose d'un peu impulsif soit compris de travers… Combien je te dois, Malfoy ?

- Potter…

- Combien.

- Vingt-deux mornilles.

Potter sortit le compte pile et récupéra la boite à musique sans même vérifier si elle fonctionnait réellement. Il la rangea sous sa boite et son attitude fermée ne permit pas une seule seconde à Draco de dire quelque chose. Parce qu'il ne savait pas quoi faire. En temps normal, il aurait eu juste à répondre avec une pique acerbe, une insulte sur lui, ses amis ou sa famille morte. Mais aujourd'hui, ce n'était pas le nœud de leur querelle. Draco n'avait rien à dire parce que ce Potter- là, le Potter qu'il avait devant les yeux, il ne le connaissait pas. C'était un Potter qui lui aurait sûrement ri au nez si Draco avait répondu comme avant. Ou pire, qui ce serait contenté de le regarder comme s'il n'avait pas grandi.

Alors Draco fit la seule chose qu'il savait faire. Il leva le menton et garda un visage de marbre. Potter ne s'en formalisa pas.

- Au revoir, Malfoy.

- Au revoir, Potter.

Il se tourna vivement et Draco jeta un dernier regard à Lily qui l'observait tristement. Peut-être qu'à ses yeux, maintenant, il était bien loin d'être Cupidon.

OooooooooooooOooooooooooooO

Une fois chez eux, Lily se détacha de son père et courut dans sa chambre sans même s'arrêter pour saluer Hermione. La brune observa Harry jeter sa veste sur un des fauteuils et poser la boite qu'il tenait dans l'autre main sur la table de la cuisine. Sans un regard pour elle, il sortit deux verres et une bouteille de vin. Il se laissa tomber dans le canapé et versa une rasade de vin dans chaque verre. Harry but son verre d'une traite, se resservit et ce ne fut qu'une fois que son deuxième verre soit vide qu'il expliqua en long en large et en travers son petit saut à la boutique de Malfoy.

- Ce qui veut dire ? commença Hermione.

- Ce qui veut dire que cette histoire est close. Tenter quelque chose, ne serait-ce qu'une simple et banale discussion avec Malfoy, est exclu. Il semblerait que quoi je fasse, je passe pour celui qui vient écraser les autres de sa supériorité pleine de guimauve et de bonnes intentions avec mon sale cœur de lion.

- Mais tu es un cœur de lion. Harry, je crois que tu as un peu exagéré.

- Moi, j'ai un peu exagéré ?! Est-ce si difficile à croire que je puisse juste être un type lambda qui a juste voulu faire un cadeau à sa fille parce que mademoiselle a été attirée par l'enseigne en forme de dragon ?!

- Prends le problème dans l'autre sens, Harry. Imagine un instant que Draco Malfoy frappe à ta porte avec en main un exemplaire de chaque livre que tu as fait publier. Qu'en plus de te dire qu'il a adoré, il veut absolument que tu lui signes un autographe…Qu'est ce que tu en penserais ?

Harry grimaça en imaginant cette possibilité.

- Je penserais qu'il est venu se foutre de moi.

- Bien. Et maintenant, si c'était moi qui venait avec ses livres ? Tu me signerais un autographe ?

- Hermione, je t'ai offert chaque exemplaire des livres que j'ai écrits.

- Tu vois la différence ?

Harry soupira : il voyait très bien.

- Donc on est juste continuellement suspicieux l'un envers l'autre, c'est ça ?

- Tu commences à comprendre. Tu ne t'attendais pas à ce que Malfoy t'accueille à bras grands ouverts, heureux de te confier ses créations parce que tu es Harry Potter.

- Non, mais je m'attendais à ce qu'il oublie un petit peu que je sois Harry Potter.

- Voilà une chose que Malfoy aura bien du mal à oublier. Tu peux faire en sorte d'effacer ta vie des journaux, de te camoufler et de te fondre dans la foule, ça marche presque pour tout le monde mais sûrement pas avec Malfoy. Pas avec votre passif. Il va te falloir une autre méthode pour l'approcher.

- Une autre méthode ?! Hermione, il n'y aura pas d'autre méthode. J'ai récupéré ma boite à musique, je ne mettrai plus les pieds là-bas. N'en déplaise à Lily : elle devra se trouver un autre blond.

Hermione se mit à rire et sirota son verre de vin.

- Elle va être déçue…

- Et bien, il est temps qu'elle apprenne que la vie n'est pas…

Harry se tut aussitôt.

Hermione posa une main sur son bras.

- Oublie ce que je viens de dire.

- C'est déjà fait.

La jeune fille se remit à rire.

- Pourquoi tu ris ?

- Parce que tu ne t'étais plus énervé comme ça depuis Poudlard.

- Et tu trouves ça drôle ? dit Harry, stupéfait.

- Je me souviens d'une époque où Malfoy ne pouvait s'empêcher d'attirer ton attention. C'est fou... Sauter du haut d'un arbre, t'envoyer des mots doux, faire des pin's à ton effigie.

- Et vous m'avez traité d'obsédé quand je le soupçonnais de magouiller des choses pas nettes. La seule fois où j'avais raison, personne ne m'a écouté, bougonna Harry.

Hermione se mit à rire de plus belle.

- Tu observais son nom pratiquement tous les soirs. Mais c'est vrai que du coté de Malfoy, c'était beaucoup plus étrange. Il ne pouvait pas te laisser en paix une minute. A croire qu'il fallait qu'il soit toujours au centre de ton attention...

Harry sourit narquoisement à Hermione.

- Qui sait… Peut-être qu'il avait un faible pour moi ?

Hermione prit un air songeur et Harry un air offusqué.

- Tu es en train d'y réfléchir ?!

- Ce n'est pas une idée si saugrenue que ça... Ginny aussi, à une époque, essayait d'attirer ton attention. Tu as toujours été un garçon plutôt aveugle quand il était question de relations amoureuses.

- Tu me traites encore d'handicapé émotionnel…

- Non, tu es juste un garçon constamment dans la lune.

- Ron est pire que moi.

Hermione balança doucement la tête.

- Oui, Ron est pire que toi.

Harry remplit de nouveau leurs verres.

- Donc, reprit-elle, on n'entendra plus parler de Malfoy ?

- Plus du tout.

- Tu vas aller consoler ta fille ?

Harry se leva et tangua sous le rire d'Hermione.

- J'y vais de ce pas.

Par chance, il n'eut aucun mal à monter les escaliers et encore moins de mal à trouver la chambre de sa fille. Lily s'était emmurée sous ses couvertures et Harry pouvait deviner son petit corps roulé en boule sous la couette. Il entra dans la chambre et ferma la porte derrière lui.

- Lily, trésor… Tu me fais la tête ?

Silence.

- Tu aimerais que je disparaisse parce que je suis un méchant papa ?

Silence.

- Et bien, si tu ne dis pas de mot, c'est que tu consens.

Silence.

- D'accord… Adieu, Lily, tu étais ma fille préférée.

Harry se leva du lit et la couverture se rejeta immédiatement. Lily se jeta sur lui, le visage gonflé de colère et les larmes aux yeux. Harry retrouva le portrait craché de Ginny.

- Tu es fâchée parce que tu n'as pas pu parler avec Mr. Malfoy ?

- Pourquoi vous vous êtes disputés ? Il a réparé la boite à musique alors tu devrais être content !

- C'est compliqué…

- Alors explique-moi : je suis grande, je peux comprendre !

Harry caressa doucement ses cheveux pendant que sa fille frottait son visage contre son ventre.

- Mr. Malfoy et moi n'avons jamais été amis, Lily. On se disputait beaucoup quand on était jeunes et ça ne s'est pas amélioré avec le temps.

Lily se redressa et braqua ses yeux verts dans les siens.

- Alors excuse-toi !

Le brun s'étouffa avec sa propre salive.

- Pourquoi ?

Il se rendit compte que sa question était stupide. Mais la réaction de sa fille le laissait sur les fesses.

- Tu dis toujours que le plus intelligent, c'est celui qui s'excuse.

Oui, c'était le genre de phrase qu'il grognait parce qu'il s'excusait toujours le premier devant Ginny. Jamais il n'aurait pensé que sa fille retiendrait ça aussi rapidement.

- Lily, tu te souviens de Katerine Pride ?

Lily se mordit immédiatement la lèvre.

- Oui, fit-elle d'une petite voix.

- Tu la détestais tellement que tu as prétexté être malade pour ne pas être assise à coté d'elle à l'école.

- Mais elle était horrible avec moi !

- Tu as simulé durant une semaine entière.

- Elle était vraiment méchante…

- Et bien, dis-toi que Mr. Malfoy, c'est un peu ma Katerine à moi.

- Mais vous avez pu parler, Katerine elle se moquait de moi.

- Tu apprendras plus tard que les adultes ont d'autres façons de se moquer.

- Mr. Malfoy s'est moqué de toi ?

- En quelque sorte, oui.

- Mr. Malfoy est méchant ?

Harry ne sut quoi répondre à cette question.

- Non, il est… Difficile à supporter.

Lily ne répondit rien. Harry l'en remercia intérieurement, il était à court d'argument pour rester loin de Malfoy. Il n'avait pas de réelle raison d'être en colère contre lui. Il s'était emporté un peu trop vite sans se mettre à la place du blond. Il venait de se rappeler de la façon dont l'homme avant lui avait traité Malfoy. Harry se demanda depuis quand ça se passait comme ça. Combien de fois Malfoy avait-il du subir ce genre de commentaire au point de ne plus s'en formaliser ? A quel point Malfoy avait-il enterré son nom et sa fierté pendant que lui essayait de cacher le sien pour vivre tranquillement ? Harry eut soudain envie de vomir. Il borda sa fille, embrassa le sommet de son crâne et se dirigea vers la salle de bains où il rendit l'alcool ingurgité plus tôt dans la soirée. Hermione arriva derrière lui et ne se priva pas d'entrer dans la salle de bains pour tapoter son dos.

- Il y a de nouvelles aventures dans le monde d'Harry Potter ?

- Des aventures dont je me serais bien passé, dit-il d'une voix enrouée.

Hermione caressa ses cheveux puis Harry se redressa et se lava la bouche. Ils se rendirent tous les deux dans la chambre d'Harry et s'écroulèrent cote à cote. Harry prit Hermione dans ses bras et elle cala sa tête dans son cou.

- Franchement, Harry, murmura-t-elle. Malfoy amoureux de toi…

- Hermione, ça suffit !

- Je disais ça comme ça...

Mais Harry souriait devant la bêtise de sa meilleure amie.

.

.

A suivre