L'Artiste.

Disclaimer: Les personnages de esprit criminel ne m'appartiennent pas et je ne gagne pas d'argent avec cette fanfiction.

Raiting: M.

Pairing: Spencer/OC au début pour devenir un Spencer/Derek par la suite.


Chapitre 4:


C'était enfin le jour de l'exposition. Le tableau de Spencer avait été vernis et était prêt à être déplacé. L'exposition commencerait en milieu d'après-midi et durerait jusqu'à tard le soir afin d'avoir un panel de lumière différentes sur les tableaux. Il y aurait bien sûr comme dans chaque ouverture d'exposition huppé des serveurs avec des amuses-bouches et du champagne ainsi qu'un buffet dans une des salles de l'exposition. Ethan serait l'animateur de la soirée.

Même si c'était le matin, les filles commençaient déjà à s'apprêter. Emily, JJ et Pénélope n'arrêtait pas de rire et de dire que c'était un peu un rêve de gamine pour elles. Le petit déjeuner se passa donc très bien dans les rires des femmes et le regard tendre et moqueur des hommes. Le début de matinée fut donc très calme et heureux. Puis les filles commencèrent leur préparation. Elles s'installèrent dans un coin et forçèrent Spencer à rester avec elles. Morgan riait bien de loin en regardant Spencer le supplier du regard pour être sauvé. Mais JAMAIS Derek ne ferait une chose pareil. Au contraire, il partageait son rire avec celui de Rossi. Hotch riait également mais plus discrètement, de fait, ce fut finalement Gideon qui sauva son fils.

-Allez Spencer, vient avec nous. Et vous les filles laissez-le. Il n'a jamais demandé ça.

-Mais quoi?

-Aller, on ne joue pas les enfants gâtées et on Spencer laisse faire ce qu'il veut.

Ainsi Spencer put échapper à la séance de manucure pédicure des sorcières de l'équipe. Heureusement que les hommes n'étaient pas comme ça! Il alla plutôt rejoindre Ethan qui regardait le tableau avant de l'emballer pour le déplacer. Gideon retourna discuter avec Hotch des préparatifs et laissa Morgan se moquer des filles.

-Qu'est-ce que tu regardes dans mon tableau?

-Rien de précis. Je lui cherche son nom.

-Je vois. Tu sais, c'est la première fois que je regarde mon tableau depuis que je l'ai finit.

-Oui.

-C'est une bonne habitude que tu choisisses leur nom parceque je n'aime pas le faire.

-Pourtant les noms que tu as donné aux tableaux que tu m'as fait je les trouve beau.

-Je ne sais pas. Ils se sont imposés à moi.

-C'est la même chose qui se passe lorsque je nomme tes tableaux, Spencer. Je n'ai pas le choix. Je cherche le détail qui m'interpelle le plus et là je trouve son nom. Mais tu vois, dans ce tableau, je n'ai pas de détails qui m'interpelle plus qu'un autre. Je trouve l'ensemble très beau. Magnifique même.

-Je le trouve un peu provoquant.

-Je le trouve au contraire très doux.

-Son regard est vraiment fort.

-Mais son regard est aussi perdu.

-Ses lèvres sont trop ouvertes. On dirait qu'il gémit.

-Je trouve que ses lèvres sont trop fermé. On croirait qu'il se retient.

-Il a une posture trop provoquante.

-C'est une posture qu'il n'a pas choisit. Elle s'est imposé à lui par amour.

-Il contrôle notre regard, il nous contrôle. Il est maître de lui et maître de nous.

-Spencer... au contraire. Il est si perdu sous notre regard. Il est l'esclave de nos désirs. Il ne se contrôle pas. Tu ne vois qu'une partie du tableau. Tu n'en vois pas l'ensemble. Est-ce parceque tu as été forcé pour l'enquête de le faire?

-Non. C'est parcequ'il me perturbe. J'ai l'impression de me voir.

-Tu décris donc l'inverse de ce que tu es par peur? C'est idiot. Devrais-je l'appeler "Autoportrait"?

-Je ne crois pas que Derek apprécierait...

-C'est vrai. Je vais l'appeler... "L'Affaire". "Sale affaire" aurait convenu mais lorsqu'on le regarde... Il n'y a rien de sale.

-Tu fais de l'humour maintenant? Tu parles de l'affaire en tant que liaison extraconjugale ou en tant que cas que nous devons résoudre?

-Les trois je crois.

-Trois?

-Oui, Spencer. "L'Affaire" extraconjugale du tableau. "L'Affaire" sur laquelle tu travailles. Et "L'Affaire" à résoudre, le mystère que tu es. Qui est ce peintre? Que représente cet homme pour lui? Qu'est-ce que le tableau représente? Toi. Sous l'apparence d'un autre homme parfaitement différent de toi, tu te représentes. Tu lui fais adopter une position qui te conviendrait mieux qu'à lui. Et pourtant, elle est si belle.

-Au final tu as gardé l'idée de l'autoportrait avec ça.

-Oui. Mais reconnait que ce message à L'Artiste est pas mal! Puisque "L'Affaire" va s'écrire avec un grand L et un grand A comme pour votre tueur. S'il est suffisamment intelligent il comprendra.

-Il est intelligent.

-Alors il comprendra.

-Ethan?

-Oui?

-Tu vas faire faire la plaque avec son nom en moins d'une journée?

-Non. J'y avais déjà réfléchis en fait. J'ai demandé à Thomas de faire comme d'habitude tes cadres et tes plaques.

-C'est vrai qu'il est menuisier. Il n'a quand même pas fait en moins de trois semaines les cadres et les plaques de tout mes tableaux?!

-Si. Il avait déjà commencé avant puisque tu m'avais donné les dimensions. Et comme il a plusieurs personnes avec lui et qu'il a prit deux apprentis très talentueux, ils les ont tous finit et accroché à la galerie. Il ne reste plus qu'à mettre ce dernier tableau dans son cadre.

-Parfait alors.

-Oui, Spencer, parfait.

Finalement, Morgan avait laissé les filles tranquilles et s'étaient glissé derrière son Pretty Boy. Il avais entendu une grande partie de la conversation et s'il trouvait le titre du tableau bien choisit, il n'appréciait pas la façon dont Spencer se dégradait au travers du tableau. Au contraire, ça aurait du permettre à Spencer de se sentir plus confiant. Puis finalement avant que Spencer ne repère sa présence il était allé avec Gideon, Hotch et Rossi.

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Finalement le temps passa dans la bonne humeur et vint le moment de se préparer véritablement pour tout le monde. La seule suite du groupe devint donc la salle de préparation. Chacun alla se laver à tour de rôle puis ils mangèrent ce qu'avait préparé Ethan. Les hommes furent les premiers à aller se changer parceque les femmes devaient se faire chouchouter d'après leur terme par Spencer avant.

David alla donc chercher les costumes dans la penderie et les étala dans leur housses sur le lit. Il appela ensuite Gideon, Hotch et Morgan pour qu'ils viennent ouvrir les housses en même temps. Ça avait été la demande d'Orlando. Ils ouvrirent donc les housses et furent sans voix. Les costumes étaient magnifiques. Bien sûr, ils en avaient essayé des beaux à la boutique mais même le modèle qu'ils avaient choisit n'avaient plus rien à voir avec le résultat final! Chaque costume était d'une beauté sans pareil. Les costumes avec les détails et les ajouts d'Orlando étaient des pièces de collection. Des pièces d'excellences. Finalement les hommes se changèrent tous et s'admirèrent les uns les autres.

-Madre de Dios! Nous sommes tous splendides!

-Je suis bluffé par ton costume Aaron. Il est plus décontracté que d'habitude et il te donne pourtant une allure et une prestance incroyable.

-Tu devrais te regarder Derek. En costume blanc comme ça on croirait que tu vas te marier! C'est incroyable ce que tu peux avoir l'air noble comme ça.

-Orlando fait vraiment du bon travail. Quand on pense qu'ils ont fait ça à la main en si peu de temps...

-Oui, Jason. Crois-moi bien quand je te dis que je vais garder ce costume bien précieusement.

-Mais je vais faire pareil David!

Ils mirent donc tous les accessoires qu'Orlando leur avait conseillé, mirent leur chaussures et leur cravates assorti s'ils en avaient reçus avec le costume puis fûrent prêt. En sortant de la chambre, ils se tournèrent vers les femmes, Spencer et Ethan et reçurent des regards impressionnés ainsi qu'un sifflement d'approbation d'Ethan.

-Au Mon Dieu! Si j'avais su que dans l'équipe nous n'avions que des dieux du stade! Enfin, des Dieux de l'Expo!

-Ça vous change un homme le costume!

-Et bien. Je suis sans voix.

-Retrouve la vite JJ. Parceque vous n'avez pas encore vu la magie de Jeanny et la combinaison avec Spencer. D'ailleurs qui sont vos cavaliers?

-Pour l'instant... personne ne nous l'a proposé mais nous ne désespérons pas.

-Spencer! Tu peux nous coiffer maintenant?

-Je suis tout à vous MAIS il faut que je vois vos robes avant et que je vous maquille avant de vous coiffer pour respecter les consignes d'Orlando et Jeanny! Donc je vais voir vos robes et je reviens.

-Jeanny m'a dit qu'elle arrivait dans cinq minutes Spencer.

-Merci, Ethan.

Spencer alla donc à son tour dans la chambre et sortit de la penderie les housses. Il les ouvrit et sourit devant le travail parfait de Jeanny. En plus, il savait déjà d'avance que les robes serait parfaite sur chacune d'entre elles. Il entendit quelqu'un ouvrir la porte et des cris de joie de Pénélope. Apparemment, Jeanny et Orlando venait d'arriver. D'après ce qu'il entendait, le costume d'Orlando était parfait et la robe de Jeanny, rouge feu était sublime. Elle ravivait la couleur de ses cheveux. Il sortit finalement de la pièce et accueillit ses amis.

-Ça faisait si longtemps Spencer!

-Oui Jeanny je suis heureux de vous revoir tous les deux.

-Viens là qu'on te fasse un câlin!

-Euhhh...je ne suis pas trop...

-T'as pas le choix!

Ils discutèrent ensemble très rapidement et finalement, les hostilités commencèrent. Spencer maquilla Jeanny assez rapidement avec un maquillage naturel faisant ressortir ses yeux et avec un léger rose sur les lèvres pour ne pas casser la passion de la robe flamboyante et des cheveux roux. Il la coiffait ensuite en faisant un chignon lâche qui tiendrait toute l'exposition et lui boucla les mèches lâches. Ensuite, Orlando et Jeanny repartirent pour préparer leurs instruments pour leur concert privé en faisant un clin d'oeil à Spencer et Ethan. Spencer se retourna ensuite vers les femmes restantes qui avaient un regard horriblement brillant braqué sur lui.

-Oui... je vais vous maquiller et vous coiffer...

-Super! Dis?

-Oui?

-Tu peux expliquer ce que tu nous fais en même temps?

-Oui... bon, on garde la plus belle transformation pour la fin mes princesses.

-Je n'aurais jamais cru que Spencer savait draguer...

-Derek... c'est naturel chez mon fils. Il considère tout le monde comme sa famille alors il ne drague pas mais il prend soin des enfants... Il n'y a qu'à voir l'effet Reid sur les enfants et les animaux en général, ceux qui le connaissent ne le haïssent pas. Regarde Clooney ou Jack et Henri. Ils l'adorent tous.

-C'est vrai. En fait, c'est l'homme parfait. Ironique qu'il ne le voit pas lui même.

-C'est malheureusement sa plus grande qualité.

-Bien mes princesses. On commence par... JJ. Alors assis-toi là, fermes les yeux et laisses-toi faire. Tout d'abord. Je mets une base sur la peau et je le ferais pour chacune d'entre vous. Ensuite, fond de teint léger et un peu de blush pour donner l'impression que tu rougis tout le temps. Ensuite, on s'attaque aux lèvres, une base transparente pour hydrater les lèvres donc un baume. On repasse au crayon ici rose foncé le contour des lèvres et on met du rouge à lèvres pâle aux creux des lèvres puis on en met un dernier rouge plus foncé mais pas trop sur l'ensemble des lèvres. On a donc un dégradé très rapide sur l'ensemble du sourire qui se finit avec du pâle entre les lèvres parcequ'on passe régulièrement notre langue ici surtout comme on va manger là-bas. Et on fixe le tout avec ce baume fixateur pour que ça ne bouge pas. Ensuite les yeux. On commence par le fard à paupières. Pour aller avec sa robe je vais donner un effet plus sombre à ses yeux alors je vais commencer par des couleurs claires puis foncés en partant toujours du coins des yeux proche du nez vers l'extérieur. Je commence avec du blanc grisé puis je prend du gris de plus en plus foncé en jouant sur trois teintes différentes mais pas plus et je finis avec le noir. On passe un trait de khôl en pointe et on met le mascara... et voilà c'est finit! Et voilà je me sens ridiculisé à vos yeux...

-Non Spencer. Tu n'es pas ridiculisé tu es juste... si en fait, tu l'ais.

-Tais-toi Derek. Mon petit peintre de génie a fait un tour de magie sublime et tu n'as pas le droit de te moquer de lui! Allez, à mon tour!

-Non. J'ai dit la plus belle transformation à la fin. Emily vient, c'est ton tour. Alors cette fois-ci... on met les bases comme à chaque fois. Ensuite, les lèvres seront très voyantes voir provoquantes comme dans l'ensemble de ta tenue en général. En fait, je ne pensais pas que tu porterais ça mais je pense que ça t'ira très bien. Mais tu vas mettre des... enfin couleur chair du coup parceque sinon ça se verra très vite.

-Non. Je ne vais rien mettre du tout. Comme ça il n'y aura rien à voir.

-Oh mon dieu... passes moi les détails. Enfin, du rouge éclatant sur l'ensemble de tes lèvres avec un bon fixateur pour que ça ne parte pas là où passera ta langue. Et un regard plus discret parcequ'on ne met jamais un maquillage voyant sur les lèvres ET sur les yeux. Il faut choisir. Donc on se contente de faire un dégradé de marron à beige en partant de l'intérieur vers l'extérieur. Un peu de crayon noir et du mascara. Et voilà. Maintenant, je vous coiffe.

-Et moi?

-Le meilleur pour la fin. Emily tu as laissé pousser tes cheveux depuis un certain temps...

-J'ai pas vraiment été chez le coiffeur...

-Et bien c'est parfait pour la coiffure. Si tu me laisses te les couper bien sûr?

-Vas-y fait ce que tu veux.

-Alors. C'est simple, je peigne tes cheveux en ayant mouillé le peigne pour que tes cheveux soit humides mais pas trop et du coup qu'ils seront bien droit. Et je coupe en te faisant un carré plongeant vers l'avant. Je laisse la nuque nue et tes cheveux vont suivre naturellement la ligne de ta mâchoire avant de finalement tomber devant tes épaules. Je fais un dégradé dans la nuque pour donner un effet gonflant à tes cheveux. Je raccourcis ta mèche... et voilà, le travail est terminé. JJ à toi. Alors... je vais boucler tes cheveux. Et faire quelques anglaises. Puis... Je les attaches en les faisant revenir tous du même côté et je les dépose sur ton épaule en apparence lâché mais en réalité complexe. Je sépare les anglaises en plusieurs... voilà c'est finit! Maintenant passons à la meilleure transformation. Princesse, auriez-vous l'obligeance de vous asseoir ici.

-Oui, mon très cher peintre-de-génie-autrement-appelé-Prince.

-Je crois que tes surnoms pour moi sont de plus en plus longs et incohérents.

-Ils te vont très bien.

-Alors. La base habituelle. On met légèrement du blush dans le creux des joues et pas sur les pommettes pour souligner ta beauté. Ensuite, on va faire des lèvres roses comme un bouton de fleurs en mélangeant ce crayon, ce rouge à lèvres et se brillant à lèvres par dessus pour la fixation. Pour les yeux, on joue sur des nuances identiques à la robe donc vert d'eau et aux chaussures à paillettes dorées. Alors on fait un dégradé de vert clair avec une ligne de vert foncé pour souligné les yeux et on la finit en pointe avec des gouttes de paillettes dorées au bout de la ligne vert foncé et quelques paillettes éparses le long de la ligne vert foncé sur les yeux. Voilà. Pour finir, un trait au crayon vert foncé et du mascara noir intense. Et voilà. Ensuite la coiffure... on va dégager ton visage en coupant ta frange et on attache les longues mèches de devant en les tressant à l'arrière. Comme tu as déjà les cheveux un peu bouclé, je vais juste les mettre dans le bon sens pour que tes cheveux fassent des boucles de l'intérieur vers l'extérieur du visage quand on te regarde. Dans le dos, je les coupes juste pour avoir un bel arrondis au niveau du bas des épaules et je rajoute la touche de magie et de paillettes qui convient.

En disant ça, Spencer ajoutait juste dans ses cheveux des paillettes dorées et quelques fleurs blanches en tissus qu'il avait découvert dans la boîte de matériel de coiffure que lui avait apporté Jeanny. C'était Spencer qui les avaient faites pour le mariage d'Orlando et Jeanny et le message était clair, c'était le même que Spencer lui avait transmis à son mariage. "Tu es belle comme tu es. Ne change rien. Il te faut juste du courage." Et Jeanny avait découvert à l'autel qu'Orlando avait lui aussi sa fleur dans la pochette de son costume. Spencer avait compris le message de Jeanny. Aides-la, elle aussi. Il plaça donc ses fleurs délicatement dans les tresses de Pénélope qui partait du visage vers l'arrière où elles se rejoignaient. Pénélope étaient magnifique et Spencer n'avait presque rien fait pour ça si ce n'était lui faire croire qu'il y avait joué un grand rôle avec sa magie.

-Maintenant, allez-vous habiller et ne vous regardez dans le miroir qu'une fois finit.

-Oui Spence.

Les filles partirent donc dans la chambre sous le regard bienveillant de Spencer pour découvrir leur robe et s'habiller. Elles eurent la même surprise que les hommes, les robes étaient tout simplement magnifiques. C'était si différent de l'original et tellement mieux que chaque robe semblait être apparu par magie d'un conte de fées. Elles se dépêchèrent donc de s'habiller et de mettre tous les accessoires et chaussures. Elles prirent chacune leur pochette et sortirent après avoir prit le temps de regarder les autres et de les complimenter.

Pendant ce temps Spencer avait mit dans la pochette du costume de Morgan le dernier bouquet de fleurs blanches en précisant à Derek qu'ils n'allaient peut-être pas se marier mais qu'il était essentiel pour que la magie dure qu'il porte ces fleurs. Les femmes sortirent donc de la chambre et attendirent de voir la reaction des hommes. Elles reçurent toutes d'innombrables regards et finalement Hotch se déplaça vers JJ.

-Veux-tu être ma cavalière le temps d'une soirée?

-Avec plaisir.

À son tour Rossi s'avança et tendit la main à Emily.

-Me ferais-tu le plaisir d'être ma partenaire ce soir?

-Avec joie.

Et enfin, Morgan s'approcha de Pénélope.

-La plus belle de toutes les princesses acceptera-t-elle un pauvre paysan comme moi pour la mener au bal?

-Vous vous sous-estimez mon Prince. Mais j'accepte.

-Parfait... Tout le monde à sa cavalière sauf moi!

-Ne t'inquiète pas Jason, toi au moins tu pourras charmer de véritables riches héritières!

-Je suis bien d'accord, Ethan!

-Allez, mettez vous là-bas que je vous prenne en photo!

-Oh oui, Ethan, vas-y! Mais en fait, mon petit peintre de génie n'est pas prêt!

-Rassures-toi. Orlando et Jeanny m'ont donné tout ce qu'il faut pour m'occuper de lui! Et parceque je suis l'animateur vendeur de la soirée et que Spencer est le peintre, nous y allons ensemble un peu plus tard. Et Morgan doit se tenir prêt aussi pour être sous les feux des projecteurs. Donc on prendra une photo avec Spencer dessus après la soirée. Aller, faites-moi un joli sourire et... cheese! Vous êtes tous splendides! Regardez vous!

Et parcequ'ils ne s'étaient pas encore vu dans un miroir, ils furent tous bouches bée devant la photo. On aurait dit qu'il n'y avait que des nobles.

-J'ai compris! En fait, tous les amis de Spencer sont des magiciens! Ils ont fait de nous des princes et princesses!

-C'est un peu ça! Après tout, on vient tous de Végas. Nous sommes venus à la nouvelle Orléan uniquement pour la musique. Bon. Pendant que Spencer et moi nous préparons, faites votre dernier briefing puis partez. On vous rejoint là-bas.

Ainsi, Spencer et Ethan s'enfermèrent dans la chambre et commencèrent à se préparer avec les affaires qu'avait apporté Ethan.

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L'équipe, restée dans le salon, commença donc son débriefing.

-Bien. On sait qu'avec cette unsub il n'y a aucune chance qu'il fasse quelque chose de dangereux pendant l'exposition mais il faut s'attendre à tout alors prenez quand même vos armes à feu.

Ainsi, chacun d'entre eux prit son ou ses armes. Hotch plaça donc son arme de service comme tous les autres hommes dans un holster habilement caché par le costume et mit sa deuxième arme sur sa cheville. Les filles hormis Pénélope mirent leur arme sur une jarretière noire cachée sous la robe. Et Emily en mit une autre plus petite encore dans sa pochette. Chacun d'entre eux bien sûr garda son badge du BAU mais le cacha précieusement.

-Bien. Notre unsub est tout autant intéressé par l'art que par Reid donc il va falloir le garder constamment à l'oeil. Le tableau principal ne sera pas dans les premières salles. Il sera dans la dernière où il y aura le buffet. Il est impératif que quelqu'un se déplace toujours en même temps que Reid là où il va mais en toute discrétion donc il faudra alterner. L'un d'entre nous doit être le premier à entrer dans la salle du tableau principal et j'ai demandé à Ethan que ce soit Derek parcequ'en tant que model ça semblera logique aux autres invités. Spencer n'est pas idiot alors même si vous croyez qu'il est avec notre unsub n'agissez pas. Il n'y a aucune preuve pour affirmer ensuite que nous savions qui il était avant l'exposition donc pas d'actions irréfléchies. Spencer saura juger la situation et nous prévenir s'il a trouvé l'unsub. L'Artiste est quelqu'un d'aisé et intelligent. Il sait se fondre dans une foule quelle qu'elle soit. Le plus important aujourd'hui c'est de mémoriser les noms et visages de chaque invités et il en sera de même pour le deux prochaines semaines. À la fin de la soirée, il y aura donc un rapport des noms sur une liste à laquelle Pénélope associera les visages. Si ceux-ci ne correspondent pas au visage d'un invité on fait un portrait robot et on cherche qui s'était.

-Important. Si Spencer se décide à l'heure actuelle d'agir en solo ou de faire quelque chose qui vous semble irréfléchi... laissez-le faire.

-Jason!

-S'il vous plaît. Je vous le demande en tant qu'ami. Son instinct et son esprit en général sont plus fort que les nôtres. Laissez-le faire.

-Bien. L'Artiste est érotoman mais, je me répète, il n'empêche pas qu'il soit intelligent il aura donc l'envie de parler à Spencer alors retenez ces personnes en particulier quoi que je ne doute pas que Spencer saura s'en rappeler. Puisqu'il est intelligent malheureusement, il y a de fortes chances qu'il se retienne de le faire... alors désolé de tourner en rond mais il faut se rappeler de tout le monde impérativement. Le chef de la police est un invité spécial. Il faut cependant éviter de se faire voir trop souvent en sa compagnie car je crains que les autres invités puissent prendre peur pour rien. Le maire pour des raisons évidentes ne sera pas là mais nous ne sommes pas censé être au courant de quoi que ce soit. Enfin, deux dernières choses. C'est la première de ses expositions à laquelle Spencer va aller alors même si personne ne saura qu'il est le peintre, laissez-le s'amuser un minimum. Et enfin dernière chose... parceque notre Artiste n'a pas le profil, nous ne sommes pas en danger ce soir. Nous avons beaucoup travaillé depuis très longtemps sans faire de pauses. Alors, considérez cette soirée comme une pause et amusez vous. Il y a certes quelques petites choses que nous devons faire pour le travail mais il n'est pas interdit d'être soi-même et d'en profiter.

-En gros ce que veut dire Aaron c'est amusons-nous! Parce que nous avons rarement des affaires aussi agréable. Et puisqu'il est l'heure d'y aller... Allons-y!

L'équipe partit donc de l'hôtel et prirent les voitures de locations qu'ils avaient prit pour l'événement grace à la carte commune de Spencer et Ethan plutôt que les SUV qui n'étaient pas discrêts.

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Ethan avait un superbe costume gris en trois pièce avec de la soie noire en doublure. Il avait une chemise blanche et n'avait pas ni cravate ni noeud papillon. Il portait la veste du costume sur un bras et ne la mettrait pas. En réalité, il avait expressément demandé à Orlando de faire un costume comme cela parcequ'il n'aimait pas porter une veste. Il ne la mettait que le soir s'il faisait véritablement froid. Spencer avait un costume presque identique si ce n'était la couleur marron avec la soie de même couleur et une chemise à manches un peu bouffantes. Orlando avait choisit lui même le model pour les grandes occasions mais Spencer n'avait jamais été à une de ses expositions alors évidemment, il n'avait jamais porté le costume taillé pour... Les manches semi-bouffantes avaient été à la demande d'Ethan pour lui donner un air de peintre. Il fallait reconnaître que ces ensembles leur allaient bien. Celui de Spencer aurait pu avoir l'air vieux si ce n'était les retouches et les détails qu'Orlando avait prit soin de placer pour rajeunir l'aspect malgré tout stéréotypé des manches bouffantes pour hommes. Les deux jeunes hommes étaient beaux et élégants.

Spencer s'attacha finalement les cheveux en couette lâche avec un ruban rouge et ne prit pas son arme. Il n'en avait pas besoin.

Et Spencer malgré le stress qu'il ressentait à aller à son exposition et à écouter en incognito les commentaires sur ses tableaux ne ressentait pas de peur face au tueur en série... Il ne comprenait pas pour l'instant mais... ça irait.

Ils partirent donc ensuite tous les deux dans la voiture d'Ethan. Une fois arrivé devant la galerie avec le tableau principal avec eux, ils entrèrent par l'arrière pour déposer le tableaux au bon endroit, le fixer à son cadre et apparaître juste à temps pour le commencement de la soirée. Ils virent cependant deux gardes à l'entrée récupérer les invitations avant de faire entrer les invités dans la salle.

Ils entrèrent donc dans la galerie par l'arrière et se trouvèrent un passage vers la pièce principale de la galerie. En plein milieu trônait un trépied avec un cadre en bois posé à son pied.

-Thomas!

-Spencer! Comment tu vas?

-Bien et toi?

-Très bien! Je voulais profiter de cette occasion pour t'inviter à mon mariage de vive voix. Alors si tu es libre, est-ce que tu voudras venir?

-Libre ou pas, je trouverai un moyen de me libérer! Félicitation!

-Félicitation à toi aussi. Ta première exposition, enfin je veux dire où tu es présent... et ton premier nu. Tu me le montres?

-Tiens regarde.

-Et bien. C'est très sexuel. On dit que le nu n'est pas que ça mais... avec ce que je vois... si, tu fais des nues sexuellement... superbes. Du coup, j'ai bien fait mon cadre.

-Pourquoi?

-Parcequ'il n'est pas extravagant et laisse toute la place au tableau et parce qu'il y a quand même d'innombrables détails sur le bois.

-Magnifique. Tu as mit de l'or sur toutes les feuilles?

-Oui. Ton tableau est assez sombre comme me l'avait dit Ethan alors je trouve que l'or met en valeur l'ensemble. Aller, je l'accroche. ... et voilà! Magnifique.

-Allez les enfants, on pause le tableau sur le trépied et on le recouvre du drap blanc!

-Je trouve les autres cadres très beau également.

-C'est parceque je les ais fait en toute simplicité pour tes tableaux. Bon je vous laisse maintenant, il faut qu'on se prépare avec les autres.

-À tout de suite alors.

Spencer suivit donc Ethan dans les méandres de la galerie et se fondit dans les invités une fois arrivé. Il récupéra une coupe de champagne comme tout le monde et salua rapidement les autres membres de l'équipes qui lui firent d'ailleurs un signe de tête appréciateur pour la tenue.

Ils s'étaient tous bien disséminés parmis les invités et semblaient dans leur élément. Ils étaient discrêts dans le sens qu'ils ne ressortaient pas du lot des riches présent mais le fait été que les tenues qu'ils avaient tous les faisaient ressortir et attiraient de nombreux regards, notamment des regards appréciateurs et jaloux. Et bien... Jeanny et Orlando avaient fait de l'excellent travail mais peut-être trop. En fait, ils étaient heureux d'avoir fait leur meilleur travail pour les amis de Spencer. Et malgré le but originel de ces costumes et robes de soirées... ils étaient devenu l'objet de tous les regards... Tout en étant discrêt quand à leur travail.

Ethan se dirigea donc vers une estrade et fit tinter son verre.

-Bonjour, mes amis. Aujourd'hui, comme vous avez du en entendre parler, est l'ouverture de la première exposition du Renard Argenté dans laquelle, il vous présentera son premier et, au jour d'aujourd'hui unique, nu! Un nu masculin qui je dois l'avouer malgré mon amour des femmes, m'a beaucoup... émoustillé et je n'ose dire le mot "touché".

Il y eu quelques rires avant qu'Ethan reprenne.

-Ce jour est donc mémorable. Il y a cependant et je trouve cela désastreux un mais. Le Renard Argenté malgré toutes mes supplications n'a accepté d'exposer cette oeuvre qu'à l'unique condition qu'elle soit brulée à la fin des deux semaines que durera cette exposition, à mon très grand regret. Cependant, ne soyons pas si négatif. Chacun de vous peut disposer des autres tableaux. Cela vous laisse un choix d'une cinquantaine de tableaux tous plus délectables aux yeux les uns que les autres! Bien sûr, le Renard Argenté y a laissé sa patte et sa griffe orne tous ces tableaux. Vous ne pourrez je crois que difficilement en détourner les yeux. Cette exposition, comme à son habitude, est une enchère silencieuse pour chaque tableau et vous les aurez à la condition que vous acceptiez de les laisser exposé pendant toute l'exposition. Malgré tout, le Renard Argenté est le seul à décider de leur possesseur final alors ne vous jetez pas trop vite dessus avec des sommes mirobolantes, notre rusé Renard pourrait décider de donner cet oeuvre à un sans abris sans le sous pour qu'il vous la vende. Vous connaissez bien le principe Monsieur Dolly. L'un de vos paysage avait subit ce sort. Il est pourtant retourné entre vos mains en faisant un heureux!

-Oui... je crains de devoir avouer à se Renard que sa mauvaise habitude m'a été profitable non seulement pour mes économies mais aussi et surtout humainement.

-Et bien Monsieur Dolly, ça n'était pas ce que vous disiez au prime abord.

-Les gens changent de point de vue avec le recul.

-C'est bien vrai. Là dessus, je tenais à vous présenter le model de notre peintre en chair et en os. Monsieur M. Où êtes vous? Ah! Vous voilà! Venez donc ici. Mesdames et messieurs, notez qu'avec un si beau model l'oeuvre ne peut être que réussit. Je vous demande d'applaudir Monsieur M.

-Merci.

-Afin de respecter l'anonymat du Renard Argenté et le sien, Monsieur M n'est pas obligé de répondre à vos questions à moins qu'il ne le souhaite. Maintenant, je vous prie de bien vouloir profiter de cette merveilleuse exposition au parfum de magie et de ne pas vous faire prier pour remplir vos verres et vos assiettes au buffet. Si vous voulez bien me suivre maintenant dans la première salle de la galerie... la salle dite des paysages.

Et ainsi les invités se déplacèrent vers la première salle où une vingtaine de tableaux attendaient accrochés aux murs avec leur nom en dessous. Presque immédiatement les nombreux amateurs d'art présent se dirigèrent vers les premiers paysages qu'ils virent. Emily fut escortée par David en direction d'un tableau de l'autre côté de la salle et tandis qu'elle marchait, la fente sur son côté droit s'ouvrit jusqu'à sa hanche laissant les hommes rêver de la caresser et leur regard la suivirent jusqu'à atterrir dans son dos nu, à le descendre avec langueur sans s'arrêter à un quelconque soutient gorge puisqu'elle n'en portait pas et à dériver sur le bas de ce dos nu où l'on entrevoyait le commencement de ses fesses. Pour ceux qui avait encore eu un doute jusque-là, il était maintenant évident qu'elle était nue sous cette robe si ce n'était les chaussures à lacets qui remontaient à mi-cuisses et qu'on apercevait pendant qu'elle marchait. Spencer rigola, si seulement il savait qu'elle pouvait les tuer très facilement. David était également très heureux de l'avoir à son bras. Cela lui permettait de rendre jaloux tous les hommes et de rire allègrement toute la soirée.

Spencer se rapprocha d'un groupe admirant un paysage afin d'entendre pour la première fois un commentaire objectif sur ses tableaux.

-Quelle merveille. Ses fleurs de cerisier sont magnifiques malgré la neige qui les recouvre.

-On a beau voir les branches plier sous le poids de la neige, on ne peut s'empêcher de penser qu'il va survivre à cet hiver et être magnifique au printemps.

-Quelle idée de peindre un arbre en fleur sous la neige! On croirait voir une lutte entre la vie et la mort.

Un homme se glissa dans le dos de Spencer sans que celui-ci ne le remarque et se penchant à son oreille lui souffla quelques mots.

-Moi je ne vois dans cette toile que la volonté de couvrir d'une belle mort un pauvre malheureux.

-En quoi l'arbre serait malheureux?

-Vous ne voyez pas? Spencer... Un homme qui voudrait vivre heureux mais ne le peut pas. Une mort affligée à une personne contre nature et en même temps à quelqu'un qui ne le mérite pas... une chose bonne qui cohabite avec une moins bonne. Vous auriez aimé le sauver d'un froid glacial mais ne le pouvant pas, vous lui offrez la beauté dans sa mort. N'est-ce pas une tombe dont on voit l'ombre sur la neige? Elle se cache derrière le tronc mais elle est bien présente.

-Effectivement, l'ombre d'une tombe se projette bien sur le sol.

-Il est malheureux qu'on ne puisse lire de nom sur une ombre.

-Vous le connaissez pourtant ce nom.

-Oui. Je suppose que cette neige et ce cerisier peuvent également représenter les sentiments que la personne morte a provoqué au peintre.

-Oui. Les sentiments liés à elle et à la boisson qui les liait.

-Cette drogue du réconfort. Je vous trouve magnifique.

-Je crois que nous digressons. Nous ne parlons plus du tableau?

-Qu'y a-t-il à en dire? Il est parfait tout comme vous et vous êtes un sujet plus passionnant.

-Je n'en suis pas certain. Mais leur avis m'intéressent.

-En tant qu'amateurs d'art ou professionnels?

-Les deux.

-Ils ne vous apprendront rien que vous ne savez déjà. Vos tableaux sont sublimes. Seulement leur attraction est ridicule car ils ne savent pas ce qui la provoque. Oui, l'attraction que provoque les tableaux du Renard Argenté est incroyablement forte et s'empare de vous avant que vous ne le compreniez mais... moi je lis la vérité dans ses tableaux. Il n'y a pas la paix qu'ils décrivent tous. Il y a la luxure dans chacun des tableaux mais il n'y a pas de paix. Ces tableaux vous apaisent car vous y peignez vos tourments.

-Comment devrais-je vous appeler?

-Pourquoi ne pas m'appeler L'Artiste?

-Je n'appelle personne par le nom de son métier.

-Est-ce véritablement mon métier?

-Non. Mais ce n'est pas très pratique en tant que peintre de cette exposition anonyme d'appeler une autre personne L'Artiste. Les invités risquent de confondre sans s'en appercevoir. Et si c'est tout à fait inoffensif pour vous, pour moi...

-Appelez moi, Victor.

-Les origines de votre nom sont des plus nobles. Qui vous l'a choisit?

-Je vous en remercie. C'est mon grand père, Stéphane, qui avait choisit mon prénom afin de me voir réussir ma vie. Que diriez-vous de poursuivre la visite ensemble?

-Je ne souhaite que ça. Voyons... que pensez-vous de ce tableau-ci?

-Je pense qu'il est bien triste.

-Pour quelle raison?

-Le peintre se sent seul. Il ne devrait pas. Il a bon nombre d'amis fidèles et un admirateur secret.

-Il existe une différence entre avoir un entourage aimant et se sentir à sa place.

-Vous méritez la plus belle des places. Pourquoi ne vous sentez-vous pas à votre place dans votre équipe?

-Je... ils sont tous... talentueux et aimant mais ils ont beau être tout cela, ils ne lisent pas en moi.

-Votre père?

-Mon père biologique est partit vous le savez sûrement. Ma mère... vous devez le savoir. Et mon père adoptif. Je me confit à lui et il voit mieux en moi que personne d'autre mais... si j'avais un secret. Il ne le connaîtrait jamais.

-Orlando? Jeanny? Thomas? Et Ethan?

-Sont tous merveilleux et connaissent mes secrets car ils sont de confiances également mais... ce sont des personnes libres comme l'air et je m'impose bien plus de contraintes qu'ils n'en auront jamais. Nous ne sommes pas du même monde. Je les aime et je crois qu'ils m'aiment mais... s'il le fallait. J'en suis triste de le dire mais je n'aurais aucun mal à me séparer d'eux.

-Je comprends.

-Et vous, que pourrais-je connaître de vous?

-Je suis amoureux.

-Vraiment?

-Oui. J'ai d'abord connu la luxure d'un tableau. Le votre et j'ai ensuite été perdu dans le regard d'un homme. J'ai tout fait pour le connaître. J'y suis parvenu. Mais l'excès de luxure et de passion m'a fait perdre de l'intérêt pour mes toiles et j'ai somme toute perdu l'inspiration. Je l'ai récemment retrouvé mais il me faut davantage de luxure et de passion. De plus en plus. D'abord je me contentais de n'importe quel tableau un minimum évocateur. Ensuite il m'a fallu des nues de femmes. Et je me suis aperçut que seuls les hommes m'attiraient maintenant. Puis il n'en reste plus qu'un et ses oeuvres qui m'attirent.

-J'espère qu'il est charmant.

-Et bien plus encore.

-Merci. Mais ce que vous me dites me terrifie quelque peu. Les similitudes et votre attitude caractéristique me font penser que vous et un "Artiste" que je connais ne sont qu'une et même personne.

-D'une part, qu'est-ce qui vous fait croire que c'est vous?

Victor se prit un léger coup de main sur le bras. Il en profita pour attraper cette main et la porter à sa bouche.

-Je vous prie de m'excuser. C'est bien vous que j'adore. Et d'autre part, je suis bien un artiste mais je ne suis pas L'Artiste. Y a-t-il un paysage ici que vous préférez plus que n'importe quel autre sans y réfléchir?

-Si vous m'aviez permit de réfléchir je vous aurez dit le peuplier là-bas car j'y ai souvent réfléchit mais... puisque vous me demandez mon coup de coeur en fin de compte... mes quatre saisons.

-Ces quatre tableaux? L'automne pour les souvenir de votre enfance avec votre mère qui se détériore avec le temps qui passe. L'hiver pour les maltraitances pendant votre parcours scolaire. Le printemps pour l'université avec Ethan et les autres et enfin l'été avec le BAU je suppose.

-Oui et non. Vous avez bien raison et vous me connaissez bien mais il y a aussi un autre sens. L'automne est ma mélancolie mais l'hiver n'est pas forcément ma peur et ma douleur. C'est surtout ici mon inquiétude. Le printemps est mon apaisement et l'été est la joie de mes proches. En réalité ses quatre saisons représentent beaucoup pour moi. Je ne peux pas choisir mon tableau préféré parmis ses quatre là parcequ'ils vont ensembles.

-Dans ce cas, je vais tous les prendre. Combien pensez-vous qu'ils valent?

-Ils n'ont pas de prix. Je vous les offres. Parmi toutes les propositions de prix jusque là, aucune n'a de valeur. Vous saurez en prendre soin si vous avez su y lire une histoire.

-Je suis tout de même surpris que vous ayez choisit de commencer par l'automne et non d'après la logique par l'hivers ou le printemps, l'hiver étant la première saison de l'année aussi bien que la dernière et le printemps étant premier d'après les conventions sociales.

-Connaître mon histoire ne permet pas de me connaître entièrement.

-Vous m'êtes un mystère charmant.

-Victor. Vous m'êtes agréable.

-J'en suis ravi. J'aimerai en apprendre plus sur vous. Quel est votre mot préféré?

-Le votre est Inspiration.

-Ce n'est pas ce que j'ai demandé.

-Ce n'est pas faux.

-Laquelle de nos phrases n'est pas fausses?

-Abandon.

-Pardon?

-C'est mon mot préféré.

-Malgré tout ce que vous avez subit?

-Grâce à tout ce que j'ai subit. Je n'ai plus de confiance sans faille en personne. Mais je rêve de la retrouver.

-Dans ce cas votre mot devrait être confiance.

-Non. Ce n'est pas assez fort. Une preuve de ma confiance sans faille serait...

-Votre abandon.

-Oui.

-Vous me nourrissez du rêve d'être celui qui vous fera vous perdre.

-Spencer?

-Oui, Derek?

-Comment ça va?

La question était implicite, tu penses que c'est lui? Tu le connais? Tu te sens menacé? Que pouvait-il répondre. Il avait la certitude logique que c'était lui mais d'une part ils n'avaient aucune preuve matérielle et d'autre part il ne voulait intérieurement pas le dénoncer pour une raison, son instinct lui disait que l'homme n'était pas le tueur quelque soit les éléments qui étaient à sa charge.

-Je vais bien. Victor est charmant et intéressant.

-Seulement cela?

-Oui. S'il y avait plus, je l'aurai sentit. Mais ce n'est que mon point de vue personnel, Derek.

-Et si je veux plus maintenant?

-Il faudra me conquérir.

-Je crois avoir déjà fait quelques bons mouvements sur le plateau d'échec.

-Je crois avoir déjà accepté de jouer à ce jeu.

-Spencer... je ne savais pas que tu...

-Derek, j'ai une vie privée. Victor et moi... sommes de récents... amis et... je crois que je ne crains rien avec lui.

Implicitement Derek comprenait que "Victor" n'était pas ni un danger ni L'Artiste néanmoins il savait qu'il ne s'agissait que du sentiment de Spencer. Ils devraient encore discuter de tout ça pour déterminer si ce sentiment avait des raisons d'être ou était erroné. Et Derek repartit trouver Pénélope qui s'extasiait devant les tableaux. Victor passa sa main dans le dos de Spencer et le rapprocha de lui pour lui susurrer à l'oreille.

-Pourquoi me protéger?

-Je n'ai pas mentit.

-Vous ne lui avez pas dit non plus que nous étions amis depuis quelques secondes et non quelques semaines et nous nous sommes abstenu d'utiliser des phrases où nous devions nous vouvoyer sans nous tutoyer pour autant...

-Si je lui avais dit vous auriez eu l'équipe sur le dos. Ils ne vous auraient jamais lâché en sachant que vous êtes un "danger" pour moi. Et vous auriez été obligé de les arrêter. Vous comme moi ne voulons pas que vous leur fassiez du mal.

-Il est vrai. Néanmoins, je les aurais quand même sur le dos malgré vos propos pour les dissuader.

-Parlons d'autre chose.

-De vous.

-Non.

-De vos tableaux alors. Que pensez-vous que ces inconnus trouvent à vos tableaux pour les acheter à de tels prix?

-Un bon pinceau. Un sentiment qu'ils leur évoquent. Peut-être un peu d'imagination leur fait croire que mes tableaux racontent une histoire...

-Ils racontent une histoire! Mais vous ne croyez pas en l'histoire de votre ami.

-Cette fable de la luxure. Soit disant mon "truc" qu'il a présenté comme ma patte ou ma griffe pour le rapport au Renard Argenté. Non je n'y crois pas.

-Pourtant. L'histoire n'est que pure vérité. Voyez vos amis. Pénélope est d'une nature excentrique et explosive de joie et de gaieté mais en cet instant, elle ne peut plus que regarder un tableau bouche bée. Pourtant si vous regardez le langage de son corps... Elle ressent un désir incroyable. La sueur qui coule de son visage et qui suit finalement sa poitrine pour se perdre dans sa robe... vous la voyez. Elle brule de l'intérieur. Ils ne comprennent rien. Pourquoi tant de désir devant un paysage? Ils veulent y faire l'amour mais ne savent pas pourquoi. Et Derek à ses côtés qui desserre sa cravate et à les mains moites. Ils regardent chaque femme comme un morceau de viande. Je vous le dis. S'il ne trouve pas en sortant de quoi se vider comme exutoire, il souffrira de ne pas se libérer par honte. Et votre chef là-bas qui rabaisse régulièrement sa veste se sent mal à l'aise de vouloir tromper sa femme avec votre collègue JJ sur l'instant parce qu'il a simplement vu un paysage. JJ quand à elle n'est pas discrète. Elle évite consciencieusement de regarder vos tableaux mais n'a pas le choix lorsque quelqu'un la regarde et je crains, qu'elle ait du mal à rentrer debout. Qu'en sera-t-il dans la pièce suivante et devant le nu? Et ceux là... Ils puent le sexe à plein nez. David est un italien qui charme naturellement et ici, il n'a pas peur de courir toutes les femmes s'il le faut pour trouver celle qui lui fera du bien. Et Emily qui dans cette robe déjà extraordinairement sensuelle transpire du dos et dont les gouttes longes la colonne vertébrale avant d'atterrir dans sa robe. Elle aère régulièrement ses jambes par la fente de la robe et s'évente comme elle peut. Je peux déjà vous dire qu'elle s'humidifie déjà et dans la prochaine salle il sera plus difficile de marcher sans le soutient de David. Devant votre nu... croyez moi que même ses cuisses seront humides. Surtout qu'elle ne porte rien en dessous. Je vois que je vous gêne à parler ainsi de vos amis.

-Assez. Mais je vous remercie d'avoir eu la présence d'esprit de ne pas me décrire l'état de mon père.

-Ce n'est pas le cas que pour eux. Suivez moi.

Victor resserra sa prise autour de la taille de Spencer et les fit circuler entre les invités.

-Voyez celle-ci comme elle resserre ses jambes et lui comme il se dandine sur place. Tout leurs regard sont fixés sur vos tableaux. Voyez comme ce couple se serre l'un à l'autre. Ce soir, il prendront beaucoup de plaisir. Vos tableaux sont d'excellent viagra pour les hommes et les femmes c'est comme si vos tableaux avaient des vertus... vous me comprenez. Parmi les nouveaux qui n'ont jamais connu vos œuvres, aucun d'entre eux ne sait ce qu'il se passe. Il vont acheter un tableau pour le plaisir et ils croient actuellement que cette passion qui les dévore n'est que passagère. Comme une envie soudaine qui vient et qui repart. Mais cette fois-ci elle ne repartira pas. Il vont revenir de nombreuses fois pendant l'exposition. Ils vont se perdre. Lorsqu'ils auront leur tableau chez eux... croyez moi bien qu'il apparaîtra soudain des envies malsaines chez eux. Ils sont nouveaux mais vont devenir comme les autres habitués. Vous les voyez? Ce sont ceux qui se sont déjà abandonné. Cette femme trompe son mari avec vos tableaux et profite de vos expositions pour se trouver d'autres personnes comme elles dans le besoin de se soulager. Lui, n'attends qu'une chose voir votre nu mais il est déjà si tendu avec des paysages alors il ne sait pas s'il parviendra à tenir jusqu'au bout et Monsieur Dolly... je crois que nous devons l'arrêter.

Il les mena vers monsieur Dolly qui était seul devant un tableau et Victor tendit une main devant l'homme. Il lui frappa le dessus de la main avant de parler.

-Sortez vos doigts de votre pantalon. Remontez votre braguette et rangez votre érection. Il est impropre de se laisser autant aller en public. Si vous êtes incapable de tenir jusqu'au nu alors sortez d'ici en mettant un prix sur ce tableau. Voyez comme les autres se démènent pour tenir et ne pas succomber à leur pulsion. Faites de même où disparaissez de ma vue. Vous mettez mon compagnon fort mal à l'aise!

En effet, Spencer avait fortement rougit lorsqu'il avait comprit ce qui avait faillit avoir lieu ici mais il rougissait tout autant des paroles de Victor. Monsieur Dolly rougit mais fit ce qu'on lui demandait et tendit ensuite la main.

-Monsieur, je suis ravi de vous rencontrer.

-Ce n'est pas mon cas. Et rangez votre main dans votre veste plutôt que de me la tendre si... souillée.

-Oui pardon.

-Ne vous excusez pas. Je comprend certes votre soucis mais je trouve inexcusable d'agir ainsi sans retenue. Devrais-je dire débridé plutôt que sans retenu? Au revoir. Adieu, j'espère.

-...

-C'est monstrueux.

-C'est l'œuvre de vos tableaux.

-Je ne peindrais plus.

-Ne dites pas ça. Cet homme est un monstre mais certains savent apprécier votre art. Ethan en est le parfait exemple. Et puis saviez-vous que j'ai moi-même une pièce ou je m'adonne à des activités d'adultes devant vos tableaux? Je vous parle donc par expérience.

-Ce n'est pas le genre de chose que l'on dit normalement à la personne que l'on espère mettre dans son lit.

-Mais moi j'avoue tous mes secrets à la personne que je veux dans ma vie. Que diriez-vous d'aller dans la pièce suivante?

-Allons-y.

Ils allèrent donc dans cette pièce qui n'avait pas de thème particulier. C'était des peintures où plusieurs personnes étaient peintes dessus à divers moments de la journée ou de leur vie.

-Quelle est votre musique préférée?

-J'aime les grands classiques mais le jazz et le blues me plaisent également.

-Je reconnais bien ça. Nous avons les mêmes goûts.

-Ou presque. J'aime les fast-food et j'ai la dents sucrée. Je devine que ce n'est pas votre cas.

-Et oui, Spencer. Nous sommes seuls ici.

-Oui.

-Dites moi. Quel est votre tableau préféré ici?

-"Surprise".

-Lequel est-ce?

-Lui.

-Oh je vois. Le retour du père au coin de la maison lorsque la mère et sa fille jouent dans la cour. Pourquoi avoir peint une fille et non un garçon?

-Car mon père n'est jamais revenu et quelque part je ne voulais pas qu'un autre garçon que moi ait cette chance mais cette fille a le droit d'avoir cette chance. Elle ne le sait tout simplement pas. Son père le sait.

-Pourquoi?

-Parce qu'il lui dit au revoir chaque fois qu'il part mais ce sont des adieux.

-Où part-il?

-Au travail. Il doit être policier.

-Ou profileur. Ce n'est pas votre rêve d'enfant, ce tableau est votre rêve d'avenir. Vous voulez rentrer chez vous et y retrouver la famille qui vous attend. Quelque part il s'agit de votre espoir...

-Peut-être. Mais c'est impossible.

-Nous pouvons adopter.

-Non, je voulais dire que je ne pourrai pas partir au travail et vous retrouver ensuite.

-Et bien je vais l'acheter. Attendez moi la. Je vais écrire un prix et je reviens à vous.

-Vous ne me demandez pas la valeur que je lui donne? Vous avez peur que je dises qu'il est inestimable et que sachant que vous ne pouvez pas réaliser mon rêve, cela vous blesse de me savoir incapable de le réaliser à vos côtés. Rassurez vous, il est sans valeur à mes yeux.

-Il y a une part de cela mais il y a aussi l'envie de le garder comme notre objectif à atteindre. Notre avenir.

-Vous me donnez envie de connaître la valeur de notre avenir. Combien valons-nous? ... Oh mon dieu! C'est exorbitant! Ce tableau ne vaut pas quinze millions! Il n'en vaut même pas le centième! C'est ridicule!

-C'est la valeur que je nous donne.

-Combien mettrez vous sur mon nu à la fin?

-Pour le votre? Toute ma fortune!

-Non, je voulais dire mon unique nu en tableau représentant Morgan.

-Je ne l'achèterai pas. Il n'est pas à vendre.

-Vous savez ce que je veux dire. Ne me mentez pas. Il sera à vous de toute façon.

-Je n'ai pas mentit je ne l'achèterai pas. Mais il est vrai qu'il sera à moi. Puisque nous sommes seul, dites moi... Pourquoi m'aidez-vous?

-Je ne vous aide pas vraiment.

-Je suis un tueur en série et un érotomane avéré et vous ne me dénoncez pas à votre équipe... Les érotomane finissent toujours mal avec trop souvent l'objet de leur convoitise également... sans compter que je suis un simple inconnu pour vous mais que vous dites l'inverse à vos amis et sans oublier que je connais tout de vous...

-Vous ne voulez pas me blesser mais si l'un d'entre eux s'intéressait à vous, il saurait immédiatement ce que vous êtes et afin de rester avec moi vous devriez leur faire du mal ce qui ne plairait ni à vous ni à moi ce qui vous déplairait davantage...

-Oui. Comment pouvez-vous savoir que je ne vous ferez pas de mal?

-Mon instinct. Pas un instinct animal mais bien un instinct tout ce qu'il y a de plus normal. C'est ainsi. Mon instinct ne s'est encore jamais trompé. Vous m'êtes agréable. Et puis, vous vous présentez sous votre pire apparat mais qu'importe si tout vous désigne, je suis persuadé que vous n'êtes pas L'Artiste. Vous n'êtes pas un tueur.

-... je vous aime.

-Je ne connais pas encore, je suis désolé, mes sentiments à votre égard. Mais il est certain que vous êtes physiquement à mon goût.

-Qu'est-ce qui vous plaît chez moi? Mes cheveux noirs?

-De geai.

-Ma faible corpulence?

-Je vous en prie Victor. Vous êtes grand et bien battit.

-Ma voix grave?

-Profonde.

-Mes choix de mots alors? Ma conversation?

-Votre art pour manipuler la discussion. La contrôler.

-Mes gestes dans ce cas?

-Doux et délicat lorsque vous me touchez. Une véritable force tranquille.

-Mes lèvres?

-Taquines.

-J'aurais dit et préféré que vous disiez désirables.

-L'ensemble est désirable. Vos yeux. Ce sont vos yeux que je préfère.

-Gris?

-Orageux et argenté.

-Dans ce cas vous êtes mon "Renard".

-Parce que je suis "Argenté"?

-Vous n'êtes pas aussi riche.

-Je le suis tout de même.

-Pas autant que moi mais oui, vous êtes tout de même mon Renard.

-Ne jouez pas sur les mots.

-Je n'y peut rien, mes lèvres sont "taquines" vous l'avez dit vous-même. ... Je vous aime.

Doucement Victor s'approcha de Spencer et attendit son accord visuel avant de le prendre dans ses bras et de poser sa tête sur celle de Spencer. Il inspira un grand coup puis embrassa le front de Spencer. Ce fut finalement Spencer lui-même qui passa ses bras dans la nuque de Victor et guida son visage vers le sien avant de l'embrasser si bien qu'il ne vit pas le reste de l'équipe arriver dans cette salle parce que cela faisait trop longtemps qu'ils étaient seuls et avaient quitté leurs yeux et encore moins les sourcils froncés de Hotch, Gideon et Morgan. Il ne vit pas non plus les sourires géants présent sur les lèvres des autres membres de l'équipe.

Ce fut finalement Ethan qui les fit se séparer doucement avec un raclement de gorge avant que les autres invités n'arrivent. Gideon s'avança donc vers eux et se plaça devant Spencer en regardant droit dans les yeux de Victor.

-J'ai confiance dans les choix de mon fils mais malgré tout, nous aurons très vite une conversation tous les deux.

Et Gideon repartit sous les regards et les sourires de Spencer et Victor.

-Et bien, c'est un plaisir de recevoir ce genre de menaces pour vous.

-Croyez-moi, si nous allions vraiment subir un interrogatoire, toute l'équipe serait là mais nous ne pouvons pas leur permettre de comprendre...

-Cela reste un plaisir car si ça avait été quelqu'un d'autre que moi, il aurait subit ce même sort et je suis persuadé que vous auriez été entre de bonnes mains.

-Vous m'auriez laissé à un autre?

-Non. Vous auriez été entre de bonnes mains jusqu'à ce que je vienne vous prendre à lui.

-Ou elle.

-Non lui.

-Pourquoi?

-Parce que je n'aurais pas accepté quelqu'un incapable de vous protéger. Il fallait que ce soit un homme fort qui ne vous fasses pas de mal.

-Vous haïssez les femmes. ou devrais-je dire une femme? Mauvaise relation avec votre mère? Je souhaiterai apprendre à mieux vous connaître.

-Nous le faisons.

-Non. Pas encore. Mais je le désire.

-Tant que le désir monte en vous, je serais là comme votre exutoire.

Spencer frappa donc doucement le bras de Victor.

-Ce n'est pas ce que je voulais dire et vous le savez très bien.

-C'est vrai mais dans cette pièce le désir a encore monté d'un cran.

-Pardon?!

-Regardez autour de vous.

-Vous êtes sûr vraiment?

-Vous avez raison. Ne regardez que moi.

-Je vois effectivement qu'Ethan n'avait pas mentit. La luxure est omniprésente ici. Je ne comprends pas. Ce sont pourtant des tableaux sans artifices représentant des scènes de vies communes à tout un chacun...

-C'est votre tour de magie.

-Je crois que je vous apprécie.

-C'est merveilleux! Peut-être pourrions-nous maintenant nous tutoyer?

-Je veux bien. Et... même si c'est moi qui ai franchi le pas, je trouve que... mis à part le tutoiement... nous allons un peu vite.

-Je comprends. J'ai pris un an à te découvrir, à te comprendre et à t'aimer. Tu as eu tout au plus quelques heures pour me découvrir et rien de plus.

-J'ai eu deux mois et quelques semaines pour découvrir une partie de toi... que je n'aime pas vraiment pourquoi faut-il que tu sois si similaire au profil? Mais quelques heures pour te comprendre. Je... n'allons pas trop loin aujourd'hui. Laissons-nous du temps. Même si l'envie ne me manque pas...

-À moi non plus, mon amour.

Victor se glissa donc dans le dos de Spencer et le serra contre lui. Spencer sentit donc une érection habilement caché par le costume de Victor se presser contre ses fesses mais il ne fit rien. Victor plaça ses bras autour de Spencer et lui murmura à nouveau quelque chose à l'oreille. Ça allait vite devenir une habitude entre eux. C'était quelque chose de tellement agréable. Oui, cela deviendrait une habitude. Cette douce voix dans l'oreille ou cette petite chose dans les bras. Ce moment de tendresse. Uniquement de la tendresse.

-Mais nous prendrons tout notre temps, Spencer. Justement parce que j'en ai l'envie mais que je t'aime davantage que cette envie. Je t'aime, mon amour.


Bonjour ou bonsoir,

Que pensez-vous de ce chapitre? J'espère qu'il vous a plut.

Je suis désolée d'être aussi en retard sur ma publication et je crois que je vais arrêté de faire des promesses que je ne peux pas tenir en terme de délai. Par contre je tiendrais toujours promesse en terme de publication, je continuerai toujours!
Mais effectivement en terme de délai il semble qu'au regard de la longueur de mes chapitres et des imprévus qui arrivent toujours au moment où on s'y attend le moins, ce qui est la définition même de l'imprévu... Je suis trop souvent en retard...

Du coup, je vous préviens d'ors et déjà que je poste ce chapitre que j'avais fini il y a quelque temps pour vous aider à patienter encore un peu pour la suite. Parce que je vais encore avoir du retard puisque j'ai mes examens finaux qui arrivent à grand pas. Je ne vais donc pas poster le prochain chapitre tout de suite mais normalement je devrais pouvoir poster le prochain mi-mai.

à la prochaine,
YYY