Bêta Grealyl que je ne remercierai jamais assez.
Note comme dit dans le chapitre précédent, cette fiction NE COMPORTE PAS de m-preg. Je ne suis pas contre mais j'avoue avoir franchement du mal à imaginer un bébé sortir d'un anus (parlons franchement). J'espère que mon explication vous conviendra.
Chapitre 4
« Le rituel de l'union se fait en quatre phases. La première, la déclaration, est la même pour tous les élémentaires. Elle consiste en la demande en mariage de son compagnon ou de sa compagne, montrant ainsi que son âme a trouvé sa moitié. Les trois autres sont l'attente, la marque et enfin l'union. Ces trois étapes se font à un rythme différent selon les élémentaires mais entre la première et la dernière étape, il n'y a, en général pas plus de deux mois et huit jours séparent la deuxième de la dernière. Ces étapes sont uniques à chaque couple, c'est pourquoi je ne les retranscrirai pas ici. »
Extrait de La vie d'un élémental, par Ophiucus Caeli, élémental d'air.
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Drago fixait rageusement son futur époux. Harry déglutit nerveusement, même s'il savait qu'il n'avait rien fait de mal. Rien qui pouvait mettre le jeune homme en face de lui dans cet état.
- Je peux savoir ce que tu as dit à Mère ? cracha Drago furieux en s'approchant dangereusement de Harry.
- Pourquoi ?
- Je pose les questions et tu y réponds !
- On a parlé, bafouilla Harry en se levant précipitamment pour reculer, renouant avec ses anciens instincts de protection contre la violence.
- De quoi !
Harry ne répondit pas, car en voyant le visage furieux de l'élémental, une question lui traversa l'esprit. Il se demanda si Drago était capable d'utiliser son élément. Étrangement, il n'était pas sûr de vouloir savoir la réponse… Pourtant, sa question fusa sans qu'il puisse la retenir. Ce qui arrêta son fiancé.
- Réponds à ma question et je verrai si je répondrai à celle-là ! cingla-t-il en reprenant contenance.
- Madame Malefoy et moi discutions, c'est tout, bredouilla Harry en reculant toujours, s'éloignant de Drago qui n'avait pas bougé.
- À quel propos ? !
- Les... les élémentaires. Elle répondait juste à mes questions.
Drago sembla plus en colère encore si c'était possible que la minute d'avant. Son visage était fermé et sa mâchoire serrée montrait clairement qu'il était furieux. Pourtant Harry n'avait fait que répondre à sa question, il n'avait rien dit ou fait de grave.
- Tu lui as demandé quoi ? !
- Je... Je ne sais plus.
Harry avait peur, d'autant plus depuis qu'il avait lu le journal de Méomnia Potter. Il avait toujours été craintif et se tassait sur lui-même dès que le ton montait par peur de recevoir des coups. Il n'en avait jamais reçu depuis qu'il était redevenu Harry Potter, mais c'était un réflexe qu'il avait acquis dans son enfance et dont il ne parvenait pas à se départir. Il savait que Henry se serait défendu s'il avait été à sa place. Son frère aurait répliqué ou serait parti afin de montrer qu'il n'avait pas peur et que cette histoire l'énervait. Mais pas Harry. Lui était terrifié et ça le clouait sur place.
Pourtant, quand ils se disputaient tous les deux, Henry et lui, Harry ne se tassait pas, au contraire mais c'était parce qu'il savait au plus profond de lui-même que son frère ne lui ferait jamais rien de mal. Ce qui n'était pas le cas des autres. Même s'il faisait confiance à ses oncles, il se tendait invariablement quand le ton montait.
- Alors sers-toi de ce que tu appelles cerveau et fouille ta mémoire ! ordonna Drago d'une voix polaire. Je veux une réponse et si je dois me servir de la légilimancie, je le ferai !
Heureusement pour Harry, Severus était un occlumens accompli qui avait appris à ses neveux à bloquer toute intrusion dans leur esprit. Mais cela n'empêchait pas le jeune homme de ne pas apprécier que quelqu'un entre dans son esprit, surtout avec la brutalité dont Drago ne manquerait pas de faire preuve.
- Alors ! aboya l'élémental, qui perdait patience.
- Les grossesses, le rituel et... et c'est tout, débita Harry très vite sans être certain d'avoir été compris.
- Vraiment ? Et pourquoi ma mère est venue me voir tout à l'heure pour me dire que je devrais montrer plus de bienveillance à ton égard ? Hein ? Pourquoi ? !
Harry se replia un peu plus sur lui-même. Il n'avait pas pensé que Narcissa irait dire à son fils ce genre de choses.
- Je...
- Tu as parlé de notre relation avec ma mère !
- Non, murmura Harry.
Drago le foudroya du regard et s'avança vers lui. Harry rentra la tête dans ses épaules par réflexe mais le coup ne tomba pas. Son fiancé l'attrapa par le bras et le traîna jusqu'à un des canapés.
- La prochaine fois que tu as des questions, tu me les poses ! siffla Drago en prenant place à son tour. Est-ce que c'est clair ? !
- Oui.
La réponse sembla calmer Drago et ça rassura Harry.
- Bien ! Je suppose que ma mère ne t'a pas répondu pour le rituel ni pour les grossesses.
- Non. Elle m'a simplement dit que je verrai. Et pour les grossesses, je devais voir avec toi.
Harry avait fini sa phrase dans un murmure et un silence inconfortable s'installa. Drago ne cessait de le fusiller du regard et Harry essayait par tous les moyens de se fondre dans les coussins du canapé.
- Pour le rituel, commença Drago d'une voix froide, Mère a eu raison de te dire ça. C'est quelque chose de personnel et d'unique à chaque couple. Pour les grossesses mâles, il existe la potion Mascuelementum Gravida. Cette potion étant connue seulement des élémentaires et de leur compagnon, il est normal que tu ne saches pas ce que c'est. Elle se transmet de générations en générations. Seul un élémental peut la réussir et elle ne fonctionne que pour cet élémental et son compagnon. Je te passerai la liste des ingrédients et la préparation. Pour l'instant, tout ce que tu as besoin de savoir, c'est que les ingrédients viennent du compagnon, donc de toi. Une fois celle-ci prête, le compagnon, toi, la boit avant le rapport. La potion fait office d'ovule. Quand on est sûr que l'ovule est fécondé, on extrait la matrice et on la place dans un environnement reproduisant à l'identique les conditions internes du corps féminin. D'autres questions ?
Le ton glacial découragea Harry à poser ses questions. Il se contenta de secouer la tête.
- Bien ! Parce que nous devons parler d'autre chose Ce sujet m'a donné envie de vomir donc passons. La rentrée est dans moins d'une semaine et nous avons encore beaucoup de choses à régler, notamment la vie à Poudlard. Il me paraît évident que je ne veux pas t'avoir dans les pattes ! Alors dès que nous sommes dans le train, tu dégages. Une fois que nous serons mariés, d'ici trois semaines, je suis certain que le directeur nous octroiera une chambre ou des appartements. Mais je refuse de te voir plus que nécessaire parce que rien que l'idée de vivre avec toi me soulève l'estomac.
C'était la deuxième fois en un monologue que Drago montrait clairement son dégoût vis-à-vis de son fiancé, les autres fois, ce n'était que sous-entendu. Harry le savait, ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait depuis qu'il était ici mais à chaque fois, il avait l'impression de recevoir un couteau en plein cœur. Comme les autres fois, il garda le silence.
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Le 1er septembre arriva. Il était dix heures quand la famille Malefoy au complet, Harry inclus, arriva à la gare. Le quai 9 3/4 était presque désert mais la locomotive rouge du Poudlard Express était là, de la fumée s'échappant de sa cheminée.
Harry avait donné rendez-vous à Henry à dix heures quinze et il savait que son frère serait en avance. Aussi ne pouvait-il s'empêcher de regarder autour de lui avec une certaine frénésie dès qu'il arriva.
- Tu vas te tenir tranquille ? maugréa Drago à ses côtés.
Mais Harry ne l'écoutait pas. Il commença doucement à s'éloigner de son fiancé et s'approcha de la barrière qui donnait accès au monde moldu. Henry n'était pas là mais il n'allait pas tarder et le jeune Potter ne voulait pas le manquer.
Henry apparut cinq minutes plus tard, avec près de dix minutes d'avance, devant son frère qui, dès qu'il le vit, lui sauta au cou.
Ils ne s'étaient pas vus depuis un mois et, même s'ils pouvaient désormais supporter la séparation, les retrouvailles se faisaient toujours avec émotion. Dans les bras l'un de l'autre, ils ne virent pas Sirius et Severus arriver à leur tour.
Peu à peu, le quai se remplit de parents et d'étudiants. Harry et Henry regardaient les mouvements de la foule à travers la vitre d'un compartiment dans lequel ils s'étaient installés. Les Malefoy et les Black étaient partis depuis longtemps, non sans faire leurs recommandations aux adolescents.
Dans le compartiment, les jumeaux parlaient de Poudlard et des cours qu'ils auraient, occultant volontairement les fiançailles de Harry, le concerné refusant catégoriquement d'en parler. Ils avaient choisi le même cursus afin de devenir médicomages tous les deux. Henry devait beaucoup à ceux de Sainte Mangouste et à Madame Pomfresh c'était pour lui un moyen de les remercier. Harry, lui, voulait aider les gens, les personnes comme lui, qui avaient souffert de violences et les autres. Pour cela, ils devaient suivre plusieurs cours Potions, Arithmancie, Botanique, Sortilèges et Soins Aux Créatures Magiques.
Quand Drago avait demandé à Harry ses options, il avait grogné en entendant la réponse. Peut-être parce qu'il allait croiser son fiancé un peu trop souvent mais pour Harry, il était hors de question de penser d'abord à son futur époux et à ses envies, il préférait se concentrer sur son avenir.
- J'ai été nommé capitaine, avoua Henry après un temps de silence.
Le jeune homme venait de lâcher ce qu'il retenait depuis près d'un mois. Quand il vit un éclair de jalousie passer dans les yeux de son frère, il se mordit la lèvre.
- Capitaine ? C'est bien. Félicitations.
Le sourire de Harry était faux et Henry le savait.
Ils jouaient dans l'équipe de Quidditch depuis leur deuxième année, Harry en temps qu'attrapeur et Henry comme poursuiveur. Depuis cette année-là, les Gryffondor n'avaient jamais perdu un match. Dans son fort intérieur, Harry était jaloux du choix de Dumbledore même s'il le comprenait aisément. Henry allait être parfait pour le rôle de capitaine.
- Tu lui en veux ? demanda Henry.
- À qui ?
- Dumbledore. Après tout, cette place, tu la mérites autant que moi.
- Non, je ne la mérite pas. Et tu le sais aussi bien que moi. Je serai le pire capitaine qui ait jamais existé. Dumbledore a eu raison. Il faut être réaliste, je n'ai pas l'âme d'un chef.
- Mais tu lui en veux quand même.
Harry ne répondit pas tout de suite. Il regarda par la fenêtre, le visage triste. Son absence de réponse fut éloquente pour son frère. Quand il avait reçu sa lettre, ce dernier avait été comblé de bonheur et il avait voulu le partager avec Harry, mais son frère n'était pas là. Et puis, il s'était calmé. Lui avait reçu la lettre de nomination au poste de capitaine, ce qui voulait dire que Harry n'avait rien eu. Il connaissait son jumeau et avait anticipé sa réaction. Alors il avait gardé ça secret. Mais à Poudlard, tout se savait rapidement. Henry avait préféré le dire lui-même à Harry plutôt que ce dernier l'entende de la bouche de quelqu'un d'autre.
Finalement, la tension qui s'était installée entre les deux frères se dissipa d'elle-même quand Harry reprit la parole afin d'aborder un autre sujet. Moins d'une minute plus tard, la porte de leur compartiment s'ouvrit sur Ginny, Neville et Hannah Abbot.
Dix minutes plus tard, le Poudlard Express partait. Il était onze heures piles. Harry se laissa bercer par les conversations de ses amis, auxquelles il ne prenait pas part. Le front collé à la fenêtre, il regardait le paysage défiler à toute allure. Peu à peu, une torpeur s'empara de lui et il s'endormit, aidé par le léger balancement du train.
Henry regarda son frère, inquiet. Il n'avait pas osé lui demander s'il dormait la nuit, la réponse était évidente non. Harry ne dormait pas, on voyait sous ses yeux des cernes noirs qui commençaient à manger ses joues. Et il avait constamment cet air épuisé.
Dans le compartiment, les autres baissèrent d'un ton en voyant Harry dormir. Henry le laissa même lorsque le chariot à friandises passa. Il lui en prit quelques unes pour le moment où il se réveillerait.
Harry ne se réveilla pas une fois. Quand Hermione, entre-temps revenue avec Ron de leur réunion avec les préfets, leur annonça qu'ils n'allaient pas tarder à arriver, Henry secoua doucement son frère.
- On arrive, fit-il alors que Harry émergeait doucement.
- Ah. D'accord, marmonna Harry, la voix pâteuse.
Une fois arrivés à la gare de Pré-au-Lard, ils montèrent dans une des calèches qui les mena directement au pied du château. Harry commençait à avoir faim, il n'avait rien mangé depuis le petit-déjeuner qui remontait à plus de dix heures, il s'était levé à six heures. Mais il allait devoir attendre la cérémonie de répartition avant de pouvoir remplir son estomac.
Celle-ci se déroula assez rapidement, mais Harry trouvait que c'était toujours trop long et que le Choixpeau mettait des heures avant de donner sa réponse. Il n'avait pas le souvenir que ça avait été si long lors de sa propre répartition. Il n'écouta pas Dumbledore prononcer son discours mais se jeta littéralement sur les plats dès que ceux-ci apparurent, se faisant réprimander par Hermione sur ses manières. Elle fit de même avec Ron qui parlait la bouche pleine et qui mangeait avec les mains mais il n'était pas le seul.
- J'ai l'impression d'être à table avec des porcs ! s'écria Hermione en fusillant ses amis du regard. Pas un pour racheter l'autre !
Elle soupira et préféra se concentrer sur la discussion qu'elle avait avec Parvati Patil et Lavande Brown. Beaucoup pensaient que les deux filles de Septième Année de Gryffondor avaient le quotient intellectuel d'une dinde et le cerveau de la taille d'un poix-chiche. C'était mal les connaître. Certes, elles aimaient bien les sujets futiles mais étaient parfaitement capables de soutenir une conversation plus élevée. Samantha Aguerby et Sandy Pindleton, elles aussi en dernière année et à Gryffondor, s'incrustèrent rapidement.
Harry regarda autour de lui. Ginny conversait avec son petit-ami, Ron parlait activement avec Neville sur la prochaine coupe du monde de Quidditch qui devait se dérouler l'été prochain. Dean Thomas et Seamus Finnigan se disputaient à propos d'une obscure équipe de football. Le reste des Gryffondor faisait un bruit d'enfer et couvrait sans peine les autres tables. À celle d'à côté, les Poufsouffle chuchotaient entre eux Harry retint un sourire en voyant Hannah se tourner régulièrement vers Neville et le gratifier de sourires que beaucoup auraient qualifiés de niais. Plus loin, les Serdaigle, contrairement à ce que voulaient les idées reçues, ne lisaient pas leurs cours ou n'étaient pas plongés dans un silence religieux, non, ils parlaient presque aussi fort que les Gryffondor. Les banquets de début et de fin d'année étaient les seuls repas où ils se permettaient ce genre d'attitude. La dernière table, celle la plus éloignée des Lions, se trouvait être celle des Serpentard. Comme les Blaireaux, la plupart étaient penchés vers leur voisin et discutaient à voix basse.
Étrangement, dans le champ de vision de Harry, se trouvait Drago. Ce dernier semblait se faire ouvertement draguer par une fille de sa maison dont Harry ignorait le nom et apparemment, le blond ne semblait pas indifférent.
Pour la première fois depuis l'annonce de ses fiançailles, Harry se rendit compte qu'il ne s'était jamais posé la question de la sexualité de Drago. Ce dernier n'avait jamais semblé être dégoûté par le fait que Harry soit un garçon. Mais en le voyant répondre avec un sourire aux avances de la fille, le brun se demandait si son fiancé était vraiment homosexuel lui aussi.
Sans ressentir la moindre jalousie ou la moindre gêne vis-à-vis de ce comportement, Harry reporta son attention sur Dean et Seamus qui étaient toujours en train de se disputer. Mais à les entendre, il semblerait que la teneur avait changé.
- Les Bizarr'Sisters ne font pas le poids face à Michael Jackson, s'énerva soudain Dean en tapant du poing sur la table, faisant voler le contenu de son assiette.
- Mais n'importe quoi ! vitupéra Seamus, brandissant son couteau un peu trop près de son ami. Tu as écouté les paroles au moins ? Elles sont vides !
- Quoi ? !
Afin d'éviter d'être pris comme juge afin de départager les deux, Harry préféra se tourner vers son voisin mais manque de chance celui-ci gazouillait encore stupidement avec sa copine. C'était à peine si Henry ne donnait pas la becquée à Ginny.
- On dirait un crétin, le prévint Harry avant de se tourner vers son autre voisin.
Voisin qui se révéla être une voisine. Et plus exactement une certaine Emily Efidium, qui était en Cinquième Année.
Harry la connaissait car il avait eu des problèmes avec elle. Emily n'était pas méchante, juste affreusement collante et opiniâtre. Elle avait en effet décidé que Harry serait à elle, et même s'il avait tenté de lui expliquer dans toutes les langues qu'il connaissait qu'il n'était pas intéressé, elle n'avait pas lâché l'affaire. Excédé par cette obsession, Harry était allé voir le directeur qui avait ordonné à la jeune fille de cesser toute tentative. Et voilà que par un malheureux hasard, ils se retrouvaient l'un à côté de l'autre. Jusque là, elle avait semblé ne pas l'avoir remarqué, Harry comptait bien continuer de la sorte. Alors il se reporta sur la conversation de Dean et Seamus et se demanda s'il devait rire ou pleurer.
Mais Emily avait malheureusement fini par remarquer sa présence à ses côtés, après tout, elle s'était installée là pour être près de lui. Et puis, si on lui posait la question, elle répondrait que c'était une coïncidence si la place à côté de l'homme qu'elle convoitait était libre.
Lentement, et cela pouvait passer pour un accident, la jeune fille toucha la main de son voisin. Un simple effleurement qu'elle réitéra plusieurs fois. Mais ledit voisin ne semblait même pas s'en rendre compte. Pire encore, il retira sa main et se mêla à la conversation des deux crétins en face de lui !
Elle était belle, le savait et le montrait. Elle jouait de ses charmes depuis sa Quatrième Année afin d'attirer ses proies. La seule proie qu'elle voulait se montrait indifférente, voire effrayée. La preuve, Dumbledore lui-même avait ordonné à Emily d'arrêter.
Pourquoi voulait-elle Harry ? Elle-même l'ignorait. Il était mignon avec ses cheveux en bataille et ses grands yeux verts. Peut-être un peu petit mais il restait dans la moyenne. Fabuleux joueur de Quidditch, héritier d'une riche famille. Le mari idéal en somme. Seul hic, il était gay, du moins c'était la rumeur qui courait sur lui. Emily espérait que ce ne soit qu'une rumeur. Et peu importe ce qu'avait ordonné Dumbledore, elle ne lâcherait pas Harry Potter. Elle se faisait la promesse qu'il serait à elle.
De son côté, Harry avait fini de manger et discutait avec Dean et Seamus. Il jouait le rôle de médiateur et devait empêcher les deux crétins d'en venir aux mains, mais la table le séparait des idiots qui débattaient maintenant sur l'animal qui avait le plus de force. Le jeune Potter se demandait qu'il ne devait pas se taper la tête contre la table à écouter des idioties pareilles, ou les gronder et les traiter de crétins, ou encore se sentir admiratif car depuis six ans, les deux garçons avaient réussi l'exploit de ne jamais être d'accord l'un disait noir, l'autre blanc. À croire que c'était viscéral de contredire l'autre.
- Tu en penses quoi Harry ? demanda Dean. Éléphant ou dragon.
- Franchement, je n'en sais rien. Dragon...
Il avait dit ça, en espérant que cela mettrait un terme à la dispute puérile. Le résultat fut tout autre.
- Tu vois ! s'écria Seamus à Dean. Il dit comme moi ! L'animal le plus fort c'est le dragon !
- Mais non ! C'est l'éléphant.
Harry réprima avec difficulté l'envie de leur envoyer son assiette ou le plat en pleine figure. Il allait opter pour l'une des deux solutions lorsque son assiette redevint propre et que les plats disparurent, signe que Dumbledore allait à nouveau prononcer un discours.
Le jeune homme se résigna à écouter, comme le reste de la Grande Salle ou presque. Il bondit sur le banc en sentant une main se poser sur sa cuisse. Ses joues se colorèrent en un magnifique rouge vermeille tandis que la main remontait doucement. Deux secondes plus tard, l'impudente fut éjectée et tapa durement contre le bois de la table. Un hoquet s'éleva, venant d'Emily. Mais la jeune fille ne s'arrêta pas là.
Fort heureusement, Dumbledore ne fut pas long et il laissa les élèves aller se coucher. Harry se leva d'un bond et fut l'un des premiers à quitter la table. Il allait passer les portes quand une main ferme lui attrapa le bras et l'entraîna sans considération. Le Gryffondor se mordit la langue alors que les doigts fins mais puissants de son fiancé s'étaient plantés dans la chair et lui broyaient les os.
Harry ne disait rien, il se laissait faire. Il aurait pu se débattre, crier, frapper mais il ne fit rien de tout cela. Parce que Drago lui faisait peur en cet instant, avec ses yeux gris qui lançaient des éclairs et son visage fermé. Son fiancé était furieux et le brun se demandait s'il n'était responsable même s'il ignorait ce qu'il avait bien pu faire.
Ils descendirent dans les cachots, dévalant les escaliers, Harry manqua de tomber à plusieurs reprises mais sentait, à chaque fois qu'il trébuchait, la prise se resserrer, le faisant couiner de douleur.
Le couple remonta un couloir désert et, après ce qui sembla être des heures à Harry, ils s'arrêtèrent devant un mur nu et humide, Drago marmonna un mot que Harry ne comprit pas et une porte de pierre dissimulée dans le mur s'ouvrit aussitôt. L'instant d'après, le Gryffondor fut propulsé dans une longue pièce souterraine aux murs et au plafond de pierre brute.
La salle commune des Serpentard. Malgré lui, Harry frissonna. Ça n'avait rien à voir avec celle des Lions qui était plus accueillante, à son avis. Il n'eut guère le temps de rester à observer la décoration, son fiancé le tira sans douceur à sa suite dans un des deux escaliers qui devaient mener aux dortoirs.
Jusque là, Harry n'avait eu le temps d'avoir vraiment peur, il s'était contenté de tenter de suivre Drago à travers les couloirs sans tomber. Mais maintenant qu'ils étaient arrivés dans le dortoir, le Gryffondor sentit ses genoux trembler. Qu'allait lui faire Drago ? Pourquoi étaient-ils là ?
Mais avant qu'il n'ait le temps de poser la question à son fiancé, celui-ci le poussa avec une certaine violence sur un des lits.
Harry, terrorisé, tenta de se lever et de s'éloigner le plus possible de Drago. Mais celui-ci ne lui donna pas cette chance. D'un sort, il le colla sur le matelas et s'approcha.
- Laisse-moi partir, supplia Harry d'une petite voix. S'il te plaît, laisse-moi partir.
- Non !
L'instant suivant, il était à côté de Harry et le regardait férocement. Le Gryffondor était de plus en plus inquiet, qui sait ce que Drago allait bien pouvoir lui faire. Il le vit à peine à travers ses yeux brouillés de larmes, s'entailler la main. En revanche, il le sentit prendre la sienne et l'entailler également. Il sursauta et tenta de retirer sa main mais son corps semblait incapable de lui répondre. Un sanglot lui échappa et il ferma les paupières. Pour les ouvrir aussitôt après quand il sentit une brûlure dans la paume de sa main, comme s'il venait de poser sa main sur une flamme. Harry ne put s'empêcher de gémir de douleur.
La brûlure remonta rapidement dans son bras puis s'étendit au reste de son corps. C'était horrible. Le brun hurla et son corps s'arqua violemment.
Tout son être semblait en feu. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, menaçant d'exploser et résonnant à ses oreilles. Son sang semblait fait de lave liquide et irradiait ses veines et ses artères. Le supplice était insupportable et Harry ne voulait qu'une chose, que tout cesse.
Il n'avait pas conscience de pleurer ni de supplier Henry de venir l'aider.
Et puis, tout s'arrêta. Harry se tut et se laissa sombrer dans l'inconscience qui, jusque là, lui avait refusé ses bras.
Quand il ouvrit doucement un œil, Harry se dit qu'il était bien et se rendormit.
La deuxième fois qu'il se réveilla, ce fut à cause d'une chaleur étouffante. Aussitôt, les souvenirs l'assaillirent. Tout avait été réel et ça l'était encore. Il n'avait pas rêvé, Drago l'avait traîné dans le dortoir des Serpentard et l'avait brûlé. Il avait encore cette impression mais elle semblait moins vive.
Suant à grosses gouttes, Harry respirait rapidement sans oser bouger ni même ouvrir les yeux. Il avait trop chaud à l'extérieur comme à l'intérieur, comme si son corps entier venait d'être brûlé. Le contact de sa robe et son uniforme était insupportable sur sa peau mais rien que l'idée de les enlever l'épuisait. Pourtant, rester dans cette tenue était hors de question, il avait l'impression que ses vêtements étaient en feu. Alors, avec une certaine frénésie, il s'assit entre les draps en grimaçant de douleur et se déshabilla entièrement avant de se recoucher. Mais, là encore, la rencontre des draps et de sa peau ressemblait à une brûlure. Il se leva précipitamment du lit, espérant pouvoir s'échapper de là et cria en sentant la pierre sous ses pieds. Ça faisait mal, exactement comme une flamme que l'on touchait.
Harry se recroquevilla entre les draps, essayant d'être le moins possible en contact mais c'était chose impossible.
Plusieurs heures passèrent sans qu'il ne bouge, les larmes lui montant aux yeux.
Il pleurait franchement quand il entendit un craquement.
Sans ses lunettes, il ne voyait que peu de choses, et les larmes n'amélioraient rien. Mais il reconnut la petite voix aiguë de Dobby.
- Maître Harry Monsieur doit se calmer.
- J'ai mal, souffla Harry en se tournant vers l'origine de la voix.
- Dobby sait, Maître Harry Monsieur mais Dobby ne peut rien faire pour aider Maître Harry Monsieur.
- Je... Soif.
- Dobby va chercher de l'eau. Dobby ne sera pas long Maître Harry Monsieur.
Quand Harry entendit le bruit caractéristique du transplanage, il gémit. La seconde suivante, il y en eut un second et un gobelet se pressa contre ses lèvres.
- Non, Maître Harry Monsieur ne doit pas toucher le verre, il doit juste boire, fit Dobby en repoussant la main de Harry alors qu'il allait se saisir du gobelet. Vous devez faire confiance à Dobby.
La première gorgée avait un goût de paradis. La deuxième parut tiède. La troisième semblait plus chaude et la quatrième était brûlante. Il repoussa le verre sans comprendre ce qui lui arrivait.
- Pourquoi...
- Dobby ne peut rien expliquer. Dobby a reçu l'ordre de veiller sur Maître Harry Monsieur, juste veiller. Il ne doit rien dire.
- Qui t'a donné cet ordre ? haleta Harry.
- Maître Drago Monsieur. Et Dobby est un bon elfe de maison. Maître Drago Monsieur a bien dit à Dobby d'interdire à Maître Harry Monsieur de se lever ou de toucher à quoique ce soit. C'est la seule chose que Dobby peut dire.
- Je dois rester au lit ? Mais...
- Oui, Maître Harry Monsieur, vous devez rester au lit.
Harry avait la sensation que l'elfe souriait et il avait envie de l'étriper, de lui faire ravaler son sourire. Il ne comprenait rien, avait mal et non seulement, il n'avait aucune explication mais Dobby ne le soulageait pas de sa douleur.
Dans le brouillard de sa souffrance, il se rendit compte qu'il n'avait pas ses lunettes. Il tendit la main mais, fidèle aux ordres, Dobby la repoussa. Harry couina au contact avec la peau lisse de la créature. C'était pire encore que lorsque ses pieds avaient touché le sol.
- Dobby est désolé d'avoir fait mal à Maître Harry Monsieur mais Maître Harry Monsieur ne doit toucher à rien, rappela Dobby en se tordant les oreilles pour avoir osé levé la main sur le jeune homme.
- S'il te plaît, supplia de nouveau Harry.
- Dobby est désolé.
Harry n'eut pas le temps de demander pourquoi, il sentit une fiole se presser contre ses lèvres et il fut presque forcé d'en avaler le contenu.
Quand il sentit son corps s'alourdir, il sut qu'il venait d'avaler contre son gré une potion de Sommeil. Il aurait voulu maudire l'elfe mais la potion faisait vite effet et il s'endormit avant même d'avoir pu ouvrir la bouche.
Cocon, fraîcheur, bien-être. C'étaient les sensations que Harry ressentit avant d'ouvrir les yeux.
Oui, il était bien.
Il sourit en se disant que finalement tout n'avait été qu'un rêve et que rien de ce qui s'était passé avec Drago n'avait été réel. La preuve, il n'avait plus cette impression de chaleur intense.
Tout était parfait. Pourtant, son cerveau lui hurla que ce n'était pas normal, que rien n'avait été un rêve, que la douleur avait été bien réelle, qu'il devait ouvrir les yeux. Il les ouvrit mais ne vit rien. Il faisait trop sombre pour pouvoir voir quelque chose. À croire que la nuit était tombée.
Lorsqu'il tenta de bouger pour chercher ses lunettes à tâtons sur la table de nuit sans savoir si elles y étaient ni où se trouvait exactement la table de nuit, il se rendit compte que son corps était entravé.
- Arrête, ordonna une voix qu'il commençait à reconnaître.
Entendre Drago le figea. Ce n'était définitivement pas un rêve. Mais si c'était la réalité, où était passée la douleur ? Et, au vu de leur position, que faisait Drago sous lui ? Comment était-il arrivé là ?
Soudain, Harry sentit ses joues le brûler férocement. Il était dans les bras de Drago. Jusque là, il n'avait jamais dormi dans le même lit qu'un garçon, mise à part Henry. C'était la première fois et il se sentait horriblement gêné. Il se tortilla inconsciemment, cherchant à se défaire de son fiancé.
Brusquement, l'étreinte se desserra et Harry se retrouva propulsé sur le côté. La chaleur qui l'avait envahi lors de son précédent réveil refit surface, en plus forte. Il ne put s'empêcher de hurler quand, encore une fois, il eut l'impression que son corps entier se transformait en brasier.
La souffrance le cloua sur le matelas. Il ne ressentait rien d'autre que cette chaleur intense et douloureuse. Il aurait voulu griffer sa peau afin de faire cesser cette torture mais ses doigts rencontrèrent un tee-shirt de coton alors qu'il s'était endormi nu restait à savoir qui l'avait habillé, Drago ou Dobby ? et le moindre contact du tissu sur sa peau était insupportable.
Il s'éloigna involontairement quand, à travers le brouillard de sa souffrance, il sentit Drago le toucher. Puis son fiancé l'attira contre lui et tout disparut.
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Dans la salle commune des Serpentard, les élèves étaient calmes. Certains devisaient tranquillement au coin du feu, d'autres travaillaient avec assiduité leurs devoirs autant ne pas se mettre en retard dès le début de l'année ou aidaient leurs camarades en difficulté. On pouvait dire ce qu'on voulait des Serpents, ils avaient une qualité plus grande encore que la ruse, c'était l'unité. Ils faisaient front ensemble et n'excluaient personne, sauf cas exceptionnel. Pansy Parkinson en était un bon exemple. Elle s'était vue être considérée comme une paria par sa maison en Première Année à cause d'une imbécillité de sa part. Mais dès la Deuxième Année, tout était redevenu normal.
Les Serpentard redoutaient peu de monde. Maintenant que Voldemort était mort et ce, depuis près de seize ans maintenant, seul leur directeur de maison Severus Rogue, et le directeur de Poudlard pouvaient leur faire dresser les cheveux sur la tête. Ils craignaient par dessus tout que Severus entre dans leur salle commune en cours d'année car en général, c'était pour annoncer une mauvaise nouvelle. Il venait en début d'année pour mettre les choses au point avec ses élèves faire front ensemble et surtout ne pas toucher et encore moins de faire de mal à Harry et Henry Potter, règle qu'il valait mieux respecter si les élèves voulaient rester en vie. Pansy avait fait l'erreur une fois et l'avait payé chèrement.
Quand Severus entra dans la salle commune, tous les Serpentard se figèrent. Leur directeur était déjà venu la veille. Qu'avaient-ils pu bien faire pour le revoir si rapidement ?
Mais le professeur de Potions n'était pas seul, il était accompagné par le professeur McGonagall qu'on n'avait jamais vu, de mémoire de château, dans les cachots Dumbledore et les Malefoy.
L'addition n'était pas difficile à faire, Drago avait des problèmes avec un Gryffondor. C'était la seule raison qui expliquait la présence de tout ce monde en ces lieux. Mais d'ordinaire, ça se réglait dans le bureau du directeur de Poudlard. Pas dans une salle commune. C'était à la fois intriguant et inquiétant.
Le groupe disparut dans l'escalier et dès qu'ils furent hors de vue, les conversations explosèrent.
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Severus était anxieux. D'ordinaire, rien ne se lisait sur son visage et peu de personnes pouvaient se vanter de pouvoir le déchiffrer. Sirius était l'un des rares à parvenir à le comprendre malgré son masque, et même lui peinait à le fissurer.
Cette inquiétude l'avait poursuivi toute la journée, depuis qu'il avait vu Henry débarquer dans la Grande Salle, en regardant partout, assez nerveux. Il avait vite découvert la raison. Harry n'était pas là. Il ne s'était pas présenté en cours de Potions qu'il aurait dû avoir en première heure et d'après les autres professeurs qui l'avaient comme élève cette année, il n'était pas venu à leur cours. Personne ne l'avait aperçu depuis la veille.
Et puis, Dumbledore avait convoqué Severus dans son bureau après son dernier cours. Là-bas, il y trouva avec une certaine surprise les Malefoy qui, apparemment, avaient été appelé par Drago, selon leurs dires. Ils avaient recommandé que la directrice des Gryffondor soit présente également car un de ses Lions était concerné. Elle avait eu une rapide explication quant à la nature de Drago et à la condition de Harry. Cela lui avait suffit pour suivre le directeur et les Malefoy.
Maintenant, Severus étant planté devant le lit de Drago Malefoy dont les rideaux fermés prouvaient la présence de quelqu'un. Heureusement que le dortoir était désert.
Narcissa Malefoy, belle comme le jour, s'approcha du lit tandis que Lucius fit comprendre aux autres de rester derrière lui.
- Drago, fit Narcissa. Ton père et moi sommes là. Il y aussi les professeurs Rogue et McGonagall ainsi que le directeur Dumbledore.
- Qu'ils partent, répliqua Drago à travers les rideaux.
- Drago...
- Non !
Le ton était clair et catégorique. En temps normal, personne n'aurait cédé face à ce qu'ils auraient considéré comme un caprice mais tous savaient que Drago était un élémental, il agissait selon son instinct.
Lucius se tourna vers eux.
- Drago a entamé le rituel d'union. Ce qui explique ce comportement. Personne, sauf un élémental ou un compagnon d'élémental déjà uni peut s'approcher. Pouvez-vous attendre derrière la porte ?
Severus vit sa collègue se pincer discrètement le bras tout en gardant un air impassible. Elle devait à peine croire que Lucius ait pu être si aimable et poli, lui qui se montrait hautain et glacial en toute circonstance.
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Confortablement installé dans les bras de Drago, Harry somnolait. Parfois, il avait l'agréable sensation d'un massage léger dans son cuir chevelu mais elle disparaissait dès qu'il se réveillait complètement. Ce n'était pas Drago qui lui aurait fit une telle chose, nul doute que si son fiancé avait pu lui arracher les cheveux, il l'aurait fait.
Ce fut la voix forte de Drago qui le tira cette fois-ci de son sommeil, le faisant sursauter. Il grogna et l'étreinte se resserra. Il entendit des voix étouffées par le rideau et n'essaya pas de se concentrer pour comprendre ce qui se disait, il n'en avait pas la moindre envie.
Il allait se rendormir quand la lumière l'éblouit. Un crétin avait ouvert les rideaux. Sans le vouloir, il gémit et tenta de se cacher dans le cou de Drago.
- Bonsoir Drago, Monsieur Potter.
Le jeune homme aurait bien voulu répondre mais il n'en avait pas la force. Drago, lui, répondit tout aussi poliment à son père.
- Comment vas-tu Drago ?
- Ça va. Ça pourrait être pire.
Harry ne broncha pas à ce qu'il prit pour une remarque vexante.
- Tu lui as expliqué ?
- Non, il a passé son temps à dormir.
- Fais-le. Ta mère se charge de rassembler tes affaires. Le professeur McGonagall fera de même pour ton compagnon. Nous partons au manoir dès que possible.
- Bien Père.
Les rideaux retombèrent et Harry fut de nouveau dans l'obscurité. Il était maintenant parfaitement réveillé et s'inquiétait un peu. De quoi Drago devait-il lui parler ? Et pourquoi devaient-ils partir au manoir Malefoy ? Lucius avait parlé d'affaires à rassembler, ça voulait dire qu'ils partaient longtemps.
- Potter, commença Drago si froidement que Harry tenta de s'éloigner, rapidement retenu par son fiancé. Reste-là ! Tu n'as pas encore compris qu'en t'éloignant de moi, tu aurais mal ? !
Harry ne répondit pas. Il avait vaguement remarqué ce fait mais n'avait pas compris pourquoi.
- Je vois, répliqua Drago. Ouvre bien tes oreilles parce que je ne me répéterai pas ! Nous venons d'entamer la deuxième phase du rituel d'union.
À suivre
