Voici la suite, j'espère que cela vous plaira. Je vous remercie mille fois pour votre soutien. Surtout n'hésitez pas à me donner vos avis cela compte beaucoup pour moi de savoir si mon travail est bon ou mauvais. Merci d'avance.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Chapitre 3 :
Rose repéra vite le bâtiment qui abritait quelques années auparavant le chaudron baveur, il ne se trouvait qu'à quelques centaines de mètres. Un traqueur se trouvait au coin de la rue inspectant chaque personne entrant ou sortant de la rue. James sortit précautionneusement la cape de son sac. Tout trois se recouvrirent de cette étoffe. Après s'être assuré que rien ne sortait de la cape et que leur présence était complètement camouflée, ils avancèrent dans la direction du traqueur. Ils le dépassèrent sans éveiller son attention, Hugo sortit de sa poche une bombe d'artifice que son cousin lui avait confié la veille. Une fois immobilisé dans un angle de la rue, il lança la bombe le plus loin possible. Elle explosa une bonne centaines de mètre plus loin. Le traqueur se précipita dans la direction des éclairs, pensant sans doute qu'il s'agissait d'une attaque quelconque. Ils profitèrent donc de son absence pour se diriger vers le bâtiment. Une fois devant, Rose vérifia d'un coup d'œil qu'il n'y avait personne à l'intérieur avant d'ouvrir les portes à l'aide d'un passe partout récupéré par son père quelques années plus tôt. La porte crissa et s'ouvrit doucement. Une atmosphère pesante régnait dans la pièce principale. On pouvait voir des cadavres de chaises et de tables maintenant inutilisés. Un ancien comptoir couvert de poussière se situait à gauche de la pièce, signe de l'ancienne utilisation de ce bâtiment. Rose revoyait clairement les photos de journaux conservés par ses parents, montrant un endroit chaleureux et accueillant, il n'en restait rien si ce n'est cette atmosphère angoissante. Un escalier en bois étroit se situait dans un coin, mais aucun des trois amis n'auraient prit le risque de le grimper à en juger l'état de décrépitude de la bâtisse. James remarqua la porte arrière donnant sur une cour. Tous s'y dirigèrent toujours protégé par la cape. Hugo s'apprêtait à ouvrir la porte mais avant qu'il n'ait eu le temps de toucher la poignée elle pivota. Prit de panique ils s'écartèrent laissant la place à un grand homme à l'air patibulaire. Il entra dans la pièce tous ses sens en éveils. Il inspecta d'un long regard chaque parcelle de la pièce. Hugo avait l'impression que malgré la cape il pouvait les voir tant son regard était pénétrant. Il ne pouvait s'empêcher de frissonner. L'homme arborait une longue chevelure graisseuse noire comme l'ébène, il avait des petits yeux porcins perçant de couleur grise. Il renifla et un rictus se dessina sur son visage féroce :
« Je sais que vous êtes là, je sens votre présence. »
Rose retint un cri de stupeur. Dotée d'une logique implacable elle ne comprenait pas comment il était possible que l'homme puisse déceler leur présence. Le chasseur avança de quelques pas et sortit sa baguette. Un éclair rougeâtre traversa son regard. Il fouilla consciencieusement chaque parcelle de la pièce :
« Je vous trouverai. Souffla t'il. »
Il commençait à se rapprocher dangereusement de leur cachette quand soudain une des chaises tomba. Il fit volteface et bondit sur ce qui ressemblait à un gros rat gris. Il l'attrapa par la peau du cou :
« A vous voilà. Pourquoi tenter de vous dissimuler à moi.
Le rat se mit à trembler et à grossir, son museau ressembla bientôt à un nez son visage s'allongea ainsi que son corps, quelques secondes plus tard il n'y avait plus trace du rat mais simplement d'un vieillard sale et miteux :
- Je ne cherchais pas à fuir je voulais simplement m'amuser, assura t'il d'un ton peu convainquant.
- Bien entendu, ironisa l'homme, vous êtes attendu à Gringotts immédiatement. Je ne serais vous conseiller de vous dépêcher il n'est pas de bonne humeur aujourd'hui.
- Très bien cher Rookwood, j'y vais de ce pas.
Le petit homme se libéra de la prise du traqueur et commença à avancer précipitamment d'un pas non assuré. Le chasseur le rattrapa en quelques pas et posa une main sur son épaule :
- Je vous accompagne, lança t'il dans un sourire à glacer le sang.
L'homme semblait perturbé :
- Si vous insistez, monsieur. Ajouta t'il terrorisé. »
Tout deux se dirigèrent donc vers la porte du fond et disparurent.
James, Rose et Hugo lâchèrent un long soupir. Jamais ils n'avaient eut aussi peur de leur vie :
« Vous avez entendu, Rookwood, j'ai déjà entendu ce nom quelque part. Si je me souviens bien c'était le nom d'un mangemort. Expliqua Rose.
- Cela ne me surprendrait pas tu sais la plupart des mangemorts qui sont encore en vie se sont reconvertis en traqueur cela correspond assez bien à leurs idéaux. Ironisa James.
- Mangemort ou pas il était flippant. Ajouta Hugo encore tremblant.
- Allons y avant que quelqu'un d'autre ne rentre. »
Les trois adolescents se munirent de ce qu'il leur restait de courage et avancèrent vers la cour. Une fois sur place James sortit sa baguette et exécuta les mouvements appropriés pour ouvrir le chemin de traverse. C'est Teddy qui lui avait enseigné, étant un bon élève il réussit du premier coup et doucement les pierre se séparèrent laissant place à un passage étroit débouchant sur une immense rue à perte de vue. James revoyait clairement les boutiques plus belles et intrigantes les unes que les autres, aujourd'hui il ne restait pour la plupart que des ruines. Témoignant des combats qui avait dut y avoir lieu quelques années plus tôt. Certains bâtiments étaient effondrés les autres étaient dans un état lamentable. Tous furent consternés de ce spectacle, ils se doutaient que cela aurait changé mais jamais ils n'auraient imaginé ce chaos. Ils avancèrent tant bien que mal évitant de percuter une poutre, une porte et autres objets qui jonchaient le sol. Arrivé à hauteur de ce qui était anciennement le magasin de balai, James intima à ses compagnons de stopper :
« Commençons ici, avec un peu de chance nous trouverons des balais réparables. Rose tu as bien le vieux sac de ta mère ?
- Oui, dit elle en secouant le petit sac de tissus devant lui, il lui a beaucoup servit lorsqu'elle était jeune. »
Tous sortirent prudemment de la cape et entreprirent de chercher les restes de balai chacun de leurs cotés. Dés que quelque chose d'intéressant se présentait ils le donnaient à Rose qui le rangeait soigneusement dans son sac sans fond. Ils continuèrent ainsi durant plusieurs heures passant de boutiques en boutiques récupérant tout ce qui pouvait être sauvé et réutilisé. A plusieurs reprises ils avaient du se cacher des chasseurs qui faisaient leur ronde, mais ils ne furent pas repérés.
Le soleil commençait à décliner lorsqu'ils atteignirent finalement la boutique de baguette. Sans doute l'une des boutiques les plus épargnées, elle avait simplement était mise à sac, mais en comparaison de ce qu'ils avaient vu tout au long de la journée c'était presque un luxe. Ils entrèrent joyeusement, pensant déjà au retour triomphant qu'ils allaient faire une fois cette boutique finie.
Une odeur très forte et désagréable remplissait la pièce. Chacun y alla de son petit commentaire. Le boutique était également extrêmement sombre on n'y voyait pas à deux mètres. James sortit sa lampe de poche et éclaira la pièce. Si on pouvait encore appeler cela une pièce. C'était plus proche d'une grotte que d'un magasin. La pluparts des étagères étaient renversées des milliers de boites remplissaient le sol.
Un bruit se fit entendre au fond de la pièce. Ils ne pouvaient rien voir tant c'était sombre. Rose tremblait mais sortie sa baguette avant de prononcer le sort suivant « lumos maxima ». Une pleine lumière emplie la pièce découvrant une énorme toile d'araignée au fond du bâtiment. Hugo lâcha un cri :
« Oh non, souffla t'il en tremblant. »
Sa voix se brisa lorsqu'une énorme forme sortie des profondeurs de la pièce. Un trou béant se trouvait au centre du sol. Et tous purent admirer l'énorme araignée qui s'en dégagea. Les jambes d'Hugo se dérobèrent sous lui, il se laissa tomber sur le sol, tétanisé de peur. James s'avança vers la bête :
« Nous ne voulions pas troubler ton repère, nous partons tout de suite. Nous sommes vraiment désolés.
- Partir ? Gronda l'énorme araignée, je ne pense pas, je n'ai jamais aimé les petits fouineurs et j'ai pour ordre de dévorer quiconque entrera dans mon antre, ce que vous venez de faire. Sa voix était forte et grave, faisant écho sur chaque mur de la tanière.
- Soyons raisonnable… balbutia James, mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase que déjà l'araignée se jetait sur eux. Rose poussa son frère et roula sur le côté pour éviter un des crochets du gigantesque Arachné :
- James, hurla t'elle en extirpant une longue épée de son sac magique. »
Elle la lança à son cousin qui l'attrapa, il se tourna vers l'araignée et de toutes ses forces, brandit l'arme sur une de ses pattes. Il y eut un long cri de douleur qui remplit toute la pièce faisant vibrer tous les objets restants. Rose essaya de réveiller son frère sans succès, elle finit par lui décoller une gifle qui le fit sortir de sa léthargie :
« Qu'est ce qui se passe ? C'est déjà le matin, dit il confus.
Soudain son regard se posa sur l'araignée que son cousin était en train de combattre il faillit de nouveau tourner de l'œil mais sa sœur l'en empêcha :
- Hors de question que tu te rendormes, j'ai besoin de toi, tout de suite, hurla t'elle.
- Mais... essaya t'il d'articuler.
- Pas de mais. Tu vois le trou là bas.
Il acquiesça.
- C'est là qu'on va.
- Mais tu es folle c'est en plein dans le nid.
- Justement je suis sure que les dernières baguettes se trouvent ici, sinon les traqueurs n'auraient jamais mit une Acromantula pour garder cette boutique.
Elle secoua son frère pour le faire reprendre totalement ses esprits :
- Allez Hugo maintenant. Je ne sais pas combien de temps James pourra la retenir. »
Les deux adolescents se précipitèrent vers le trou et sautèrent dedans d'un bon. Rose s'accrocha à un bout de toile et rattrapa son frère au vol. Elle indiqua un tunnel et ils s'y dirigèrent précipitamment. Quelques araignées arrivèrent mais Rose les tua à l'aide du sort que son oncle lui avait appris. Au bout du tunnel ils arrivèrent dans un nid constitué de dizaine de baguette en bon état :
« Couvre moi Hugo. Lança t'elle à son frère. »
Il n'eut pas l'air de comprendre sur le coup jusqu'à ce que plusieurs araignées arrivent les déloger de leur nid. Hugo réussit à contenir sa peur quelques instants et lança à son tour le même sort que sa sœur. Il combattit bravement outrepassant son irrépressible envie de fuir ou de tomber dans les pommes. Laissant à sa sœur le temps de fourrer dans son sac le plus de baguette possible. Elle avait presque fini lorsqu'une araignée sortit de sa cachette juste en face d'elle. Elle n'eut pas le temps de réagir que déjà l'araignée la piquait. Rose sentit le venin se rependre dans ses veines et rendre son corps complètement engourdit. Elle se laissa tomber en arrière et plongea dans un profond coma. Lorsque Hugo comprit se qu'il venait de se passer il tua l'araignée, il était possédé par une colère immense et détruit tout ce qui se présentait devant lui. Quand le flux d'Arachnide se calma il se précipita vers sa sœur inconsciente. Il la porta et l'emmena hors du trou.
Il réussit à s'extirper sans trop de difficulté. James continuait de se battre et dans un dernier coup d'épée, réussit à infliger le coup de grâce à la bête. L'araignée tomba à la renverse faisant trembler le sol. Ses pattes se replièrent sur elles mêmes avant de s'immobiliser complètement. James se laissa tomber à genoux, épuisé. Il n'eut pas le loisir de reprendre son souffle que déjà son regard tomba sur le corps inerte de sa cousine :
« Que s'est il passé ? Interrogea t'il.
Hugo fondit en larme :
- Elle a été piquée par une des araignées, je ne sais pas quoi faire, balbutia t'il.
James essaya de rassurer son cousin, même si il n'était pas sur de savoir ce qu'il fallait faire :
- Teddy va arranger ça on va rentrer le plus rapidement possible et tout va bien se passer. »
Il essayait de s'en convaincre lui même. Il aida son cousin et tout deux sortirent de la boutique portant la jeune fille toujours endormie. A peine avaient ils franchit la porte que des dizaines de baguettes se pointèrent sur eux. Une vingtaine de traqueurs étaient là et les attendaient patiemment. Un des hommes s'avança vers eux tout sourire :
« Bienvenu mes enfant sur le chemin de traverse. Lança t'il d'un air goguenard.
- Là on est dans la merde, souffla Hugo à son cousin.»
James devait l'admettre, ils étaient en plein cauchemar.
Voila j'espère que cela vous a plu. Merci d'avoir prit le temps de lire ce chapitre. La suite ce week end :)
