Titre : À la tête du pays
Auteur : ylg/malurette
Base : Le Prince Eric, Ainsi régna le Prince Eric/Eric le Magnifique
Personnages : Eric V de Swedenborg, Christian d'Ancourt
Genre : gen/politique
Gradation : PG / K-plus
Légalité : propriété de Serge Dalens, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Thème : 3.4, "directions" d'après 5 sens
Continuité/Spoil éventuel : tomes 3, 5 et 6
Nombre de mots : 600

oOo

Eric a été éclaireur en son pays, autrefois, tant qu'il n'était que le fils du frère cadet du prince, le second dans la lignée et pas encore l'héritier lui-même. On croyait que c'était encore bien loin, et puis les choses se sont gâtées...
Il n'a jamais eu le temps de faire suffisamment ses preuves pour passer second de patrouille, encore moins chef. Il lui a fallu néanmoins prendre beaucoup plus tôt que prévu la tête de quelque chose de beaucoup plus grand, beaucoup plus important.
Il était pour cela désigné par le destin ; il n'a pas choisi cette charge : encore et toujours, ces fameux ancêtres qui pèse depuis des siècles sur leur famille, et le peuple qui se laisse faire...
Ça n'est certes pas par ambition, comme certain conseiller, qu'il accède à cette fonction, mais par devoir uniquement.
Il hésite à rendre sa propre gouvernance au peuple, qui pourrait disposer de soi-même, ou à accepter la charge qu'il lui est confiée ?

Christian n'aide pas, la seule fois où ils en discutent. De ses leçons d'histoire il a retenu 1789 et tout et sans qu'ils s'en soient aperçus avant cela, ils possèdent de par leur éducation des valeurs légèrement différentes. Lui aussi est issu de famille noble, et l'histoire de leurs ancêtres est d'ailleurs partagée, comme ils ne le savent que trop bien depuis leur première aventure ensemble. Son père porte un titre de marquis mais gagne sa vie comme médecin.

Et s'il l'avait connu plus tôt, ce médecin ami... un chirurgien de talent, aurait-il pu sauver Maman et la petite sœur, qui sait ? Probablement pas Papa. Le mal qui a été fait à Oncle Sven n'était pas de son ressort mais ses conseils auraient pu l'aider sans doute. Ah, bah ; il ne saura jamais et il ne sert à rien d'avoir des regrets sur ce qu'il ne peut changer.

Mieux vaut qu'il se concentre sur ce qu'il peut effectivement changer par ses décisions personnelles. Il tient à faire quelque chose d'utile des pouvoirs qui lui sont confiés.
Autour de lui, déjà, il peut réunir Jef, Nils, ce garçon dont le seul tort est de ne pas être noble, et il essaie de retenir Silvio car il le doit bien à la mémoire d'Yngve.

Il vient lui rendre hommage parfois, devant cette tombe que le peuple croit vide et le témoin d'une machination différente. Lui sait qui y dort, son nom et un semblant d'identité. Il ne l'a jamais connu, pauvre garçon ! lui aussi il aurait pu adopter comme un frère. Tant de regrets inassouvis...
Pour lui qui s'est retrouvé coincé dans une machination qui le dépassait, pour que sa vie et sa mort n'aient pas été totalement en vain, Eric n'a pas le droit de renoncer. Il continuera donc à diriger ce pays selon sa conscience.

Et surtout, il est hors de question qu'il se laisse mener où ce conseiller insidieux essayait. Il décide de se battre contre cet homme qui s'est infiltré dans son pays avec ses intérêts douteux. Lui seul sait quelle poignée d'hommes fidèles lui reste parmi tant de corrompus.
Il lui est impossible de laisser faire, il ne peut confier cette charge à personne d'autre : il est bien obligé de garder la tête et décider pour les autres pour éviter que d'autres décident pour lui et son peuple. Le temps de faire le ménage dans le gouvernement, de retrouver la confiance et de s'assurer de protéger ses gens, au moins...

Ensuite seulement il pourra repenser la question du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.