Disclamer : même après presque deux ans d'absence ils ne sont toujours pas à moi, j'ai tout essayé mais non ça ne marche pas.
Genre : Yaoi. Toujours pas de lemon dans ce chapitre. Je me contente de développer l'histoire
Couples :1+2, c'est incontournable chez moi, tout comme le 3+4
Baratin de l'auteur : PARDON A TOUS ! Je voudrais sincèrement m'excuser de cette très longue absence bien que ce ne soit qu'un euphémisme j'en ai peur, puisque cela va presque faire 2 ans que j'ai délaissé mes fics et les lecteurs. Pas d'excuse valable sinon une baisse de temps et d'intérêt mais tout est possible, puisque me revoilà. Je voudrais remercier Dylvie qui même si elle ne le sait pas a fortement contribué à ma reprise en main puisque c'est en voyant qu'elle avait ajouté cette histoire dans ses favoris que l'envie de continuer m'est venue.
Voila. Alors quoi de nouveau depuis 2 ans me direz-vous ? Pas grand-chose au niveau de ma vie mais tout le monde s'en fiche. A part ca, j'ai déjà mis à jour le chapitre précédent qui contenait quelques fautes d'orthographe et une légère féminisation de Quatre, puisque le « elle » revenait régulièrement à la place du « il ». Voici maintenant le chapitre suivant. Je n'en dirais pas plus et j'arrête avec mon baratin, bonne lecture à tous.
PS : je n'ai toujours personne pour me corriger, faites pas gaffe aux fautes.
PS2 : On est le 2 janvier 2009, BONNE ANNEE A TOUS !!
Enfin, si vous avez des idées, des remarques, n'hésitez pas à m'en faire part.
VOLEURS
Chapitre 4 : Obsessions.
Et d'un même pas, les deux jeunes gens se dirigèrent vers la piste de danse…
Heero se réveilla en sursaut. Son lit était défait, sa couverture était par terre, ses draps trempés. Son cœur battait la chamade et il était couvert de sueur. C'était déjà la troisième fois cette nuit. La troisième fois qu'il se réveillait après avoir rêvé du musée. Ou plutôt cauchemardé. Il avait pensé pouvoir oublier ce qui s'était passé, et il y était même presque arrivé pendant ses cours. Cela faisait maintenant trois jours que cela s'était produit. Mais il n'avait pas passé une nuit correcte depuis. Le souvenir de ses mains sur son corps, de sa langue contre la sienne, de son sexe… Heero eut une montée d'angoisse et il se précipita dans sa salle de bain pour se passer de l'eau sur le visage. Il fallait qu'il arrête. Il fallait qu'il oublie ! Tout ! Une larme de rage perla à ses yeux. Le japonais se laissa glisser jusqu'au sol contre le battant de la porte et laissa sortir toute trace de son amertume. Il se réveilla le lendemain matin assis sur le sol carrelé de la salle de bain, transit de froid, et courbaturé d'avoir dormi par terre. Il regarda le cadran de sa montre et se redressa brusquement. 7h55. Ses cours commençaient dans cinq minutes ! D'un bond, il se redressa et courut dans sa chambre. Il enfila les premiers vêtements qui lui tombèrent sous les mains, attrapa son manteau, ses clefs et prit le chemin du lycée, en catastrophe. Mais il semblait que tout était contre lui. Les feux semblaient prendre un malin plaisir à passer au rouge à son approche. Après en avoir griller trois, il fut bien obligé de s'arrêter pour le quatrième, juste devant l'école. 8h03. Il avait fait fort ! Même un champion de formule un n'aurait pas pu faire mieux ! D'impatience, il pianota sur le guidon et jeta des coups d'œil rapide alentour. Son cœur faillit s'arrêter. Une longue chevelure châtain lâchée, un corps fin… et une jupe ! C'était une femme. Il resta un long moment à détailler la jeune fille qui déambulait sur le trottoir près de lui. Ses longs cheveux… Il avait réellement crut que c'était lui. « Duo Maxwell, pour vous servir… » Ces mots résonnaient dans sa tête et semblaient ne pas pouvoir en sortir. Un coup de klaxon résonna derrière lui. Le feu était passé au vert. Il démarra en trombe et entra dans le parking du lycée à la même allure. Sa moto garée, il arriva à temps pour rattraper ses élèves avant qu'ils ne partent et les fit rentrer en classe dans des gémissements de tristesse. Ils avaient tous espéré qu'il soit absent. Ce n'est qu'a cet instant que le japonais remarqua qu'il lui manquait quelque chose. Ses cours ! Dans sa précipitation, il avait oublié de les prendre en partant de chez lui. Tant pis. Il ferait sans. Heero détailla ses élèves. Ils avaient la mine morose des personnes auquel un rêve échappe.
_ Désolé pour mon retard, la panne de réveil, ça n'arrive pas qu'aux élèves !
Quelques uns des étudiants esquissèrent un sourire à sa blague, mais sans plus. Où vas-t-on pensa Heero, si je me met a faire des blagues, c'est que ça va vraiment mal ! » Il ne fut apparemment pas le seul a penser cela, car plusieurs des élèves tirèrent une tête de trois mètres de long, voulant signifier « il a blagué ? Il est malade ou quoi ? »
_ Bien. Maintenant, prenez vos livres à la page 32. Lisez le texte et répondez aux questions suivantes. 1- Qu'a voulut exprimer l'auteur en écrivant ces lignes. 2- Quels sont les moyens qu'il utilise pour rendre son texte satirique, et enfin, 3- Prouvez que cet extrait est une scène d'exposition. Vous avez quinze minutes !
Sous les grognements sourds, Heero s'assis à son bureau est ferma les yeux. Il les rouvrit tout aussi tôt. L'image qui s'était imprimé sur la rétine de ses yeux ne lui plaisait pas du tout. Encore lui. La gorge nouée, il regarda sa classe. Une élève levait la main.
_ Oui, demanda-t-il d'un ton las.
_ J'ai pas mon livre monsieur…
_ Moi non plus ! Déclara une jeune fille à l'autre bout de la pièce.
_ Monsieur, moi non plus !
Heero soupira. Il aurait du s'en douter. D'un geste, il prit le livre des élèves assis à la table devant son bureau et se tourna vers le tableau. Avec des gestes rapides, il commença à recopier le texte.
« Eiri était très apprécié. Ses camarades faisaient souvent tout pour être à ses côtés, et il avait beaucoup de succès auprès des jeunes filles de son age, bien qu'il ne chercha pas à en profiter. Il avait un ami d'enfance nommé Ren. Au village, on disait qu'on ne pouvait voir l'un sans trouver l'autre à ses côtés. Leur amitié durait depuis 15 ans déjà. Mais cela n'allait plus durer longtemps. Ren s'était mariée à une jeune femme qu'il trouvait magnifique. Malheureusement, celle-ci était amoureuse d'un autre. Eiri. Jaloux du jeune homme, Ren essaya plusieurs fois de les éloigner l'un de l'autre. Cela ne servit pas à grand chose. Amoureuse folle, la jeune épouse utilisa tous les stratagèmes pour voir Eiri, ne serait-ce que de loin. Le jeune homme n'avait nullement l'intention de voler la femme de son meilleur ami. A vrai dire, il n'était même pas conscient des sentiments de la jeune fille à son égard. Tel était son caractère. Mais décidé à récupérer l'élue de son cœur, Ren se résolut à utiliser les grands moyens. Il dénonça anonymement Eiri comme pratiquant la sorcellerie. Le jeune homme se fit prendre le lendemain sur la place du village. A peine cette action fut-elle achevée, que Ren regrettait déjà ses actes. Comment avait-il pu faire cela à son meilleur ami ? Mais il était déjà trop tard. Eiri reposait déjà, ses beaux yeux clos, ses longs cheveux voletant encore dans la brise. Beaucoup le regrettèrent… »
Heero ne fit pas vraiment attention à ce qu'il écrivait. Il avait la tête ailleurs. « Ses beaux yeux clos ». Duo les avait améthyste. Parfois violets clairs, parfois plus foncés,… parfois rouges… « Ses longs cheveux voletaient encore » Il ne les avait pas beaucoup touchés, mais le peu qu'ils s'étaient baladés sur son corps, Heero avait pu deviner leur douceur. Duo devait en prendre soin comme à la prunelle de ses yeux. C'était le cas de le dire !!!
_ Monsieur ?
Heero se retourna sur un élève.
_ Oui ?
_ Qu'est ce que vous avez écrit après … le jeune homme se fit…
Heero se retourna à nouveau vers le tableau et relit sa phrase à voix haute.
_Le jeune homme se fit Pren…… PENDRE ! Le jeune homme se fit pendre ! Excusez-moi !
Il corrigea rapidement. Mais à quoi pensait-il donc pour écrire des choses si pleines de sous entendus au tableau ????
Heero sortit de ses deux heures de cour complètement exténué. Et pourtant, il n'était pas près d'avoir fini sa journée, puisque c'était la plus chargée de la semaine ! Le jeudi était toujours un enfer ! Il rejoignait Trowa dans la salle des profs pour la pause de 10h00 quand son téléphone sonna.
_ Allo ?
_ Heero, mon chéri ?
_ Réléna ?
_ Je suis désolé mon amour, mais je pense qu'il va falloir reporter notre rendez vous amoureux de demain soir !
_… Pourquoi ? Tu ne vas pas mieux ?
_ Non. Je crois que je me suis chopé une grippe ou quelque chose dans le même genre…
Heero soupira. Cela faisait depuis mardi qu'elle n'assurait pas ses cours.
_ Tu as été voir un médecin ?
_ Oui, il m'a conseillé le lit jusqu'à dimanche.
_ Bien. Alors nous n'avons qu'à reporter notre dîner à…
_ Vendredi prochain ?
_ Non. Disons plutôt celui d'encore après. Vendredi je mange avec Trowa
Le japonais entendit Réléna souffler dans le combiner. Il pouvait deviner la moue boudeuse qu'elle devait avoir en ce moment.
_ Bien ! Soupira-t-elle. Si tu préfères passer ta soirée avec Trowa plutôt qu'avec moi, alors tant pis. D'accord pour dans deux semaines !
_ Voyons Réléna, ne soit pas jalouse ! Je ne le vois pas beaucoup en dehors des cours et ca me fait pourtant beaucoup de bien de le voir, ca me permet de décompresser !
_Je sais Heero. Je sais.
_ Aller, recouche toi et prend du repos. Ne t'occupe de rien et…
_Le restaurant ! Tu feras les réservations ?
_ Oui, ne t'inquiète pas !
_ Il s'appelle les milles et une nuits ! C'est sur la grande rue de…
_ Je le connais, je passe souvent devant. Je ferais les réservations. Vas dormir un peu maintenant ! Je passerais te voir samedi dans la journée !
_ Non, je ne veux pas que tu viennes. Je ne veux pas te refiler cette saloperie !
_ Comme tu veux. Je t'appellerais au moins !
_ D'accord. A plus tard Heero. Je t'aime.
_ Au revoir Réléna. Je t'embrasse.
Il raccrocha et entra dans la salle des professeurs avec une mine plutôt déçue. Trowa le remarqua automatiquement. Il sirotait un café et avait une pile de copie devant lui.
_ Quelque chose ne va pas Heero ?
_ Rien de grave. Réléna vient juste de repousser la date de notre rendez vous. Je suis un peu déçu, c'est tout …
Le jeune homme eut une mine peinée que le japonais ne sembla pas remarquer. Depuis qu'ils étaient ensemble, ce n'était pas la première fois qu'elle blessait Heero. Et ce ne serait sans doute pas la dernière. Seulement, il pensait que le japonais avait le droit d'être heureux, comme les autres, malgré son enfance. Peut être même plus que les autres. Il ne cherchait que son bonheur. Quand il avait décidé de quitter sa région natale, Trowa l'avait suivi sans même demander où il contait aller. Si Heero était heureux avec Réléna, tant mieux. Il voulait juste revoir ces éclats de joie dans ses yeux cobalt, comme lorsqu'ils étaient enfants. Et cela faisait tellement longtemps qu'ils semblaient éteints …
_ Elle…
_ Réléna est malade. Je m'inquiète un peu, mais apparemment, elle est bientôt guérie.
Trowa expira doucement et tenta de se détendre. Se rappeler le passé l'avait crispé à un point qu'il n'aurait pu imaginer.
_ Tant mieux alors. Au fait, demain il y a Star Wars au cinéma. Ca me faisait chier d'y aller tout seule, mais vu que Réléna a décommandé, tu es libre ? Tu viens avec moi ?
Heero sourit. A chaque fois qu'ils faisaient une rediffusion de cette trilogie au cinéma, Trowa y allait.
_ Okay. Je viens te prendre à quelle heure ?
_ 20h00
_ Alors c'est d'accord.
La cloche annonçant la reprise des cours sonna. Dans un grognement plaintif, tous les professeurs se levèrent et regagnèrent leur classe. Qui aurait pu croire que les professeurs étaient aussi motivés que leurs élèves pour aller travailler ?
Duo se réveilla avec le téléphone. Il se redressa et gémit doucement. Sa tête le lançait douloureusement. Il avait bu un peu trop la veille apparemment. D'un pas traînant, il alla décrocher.
_ Oui….
_ Duo ? C'est Aderian.
A ces paroles, Duo fut entièrement réveillé.
_Enfin ! Ca fait trois plombes que j'attends ton coup de fil !
_ Désolé Duo, mais ce salaud c'était vachement bien démerdé pour pas qu'on le retrouve.
_ Et ?
_ L'un de nos indic' l'a repéré hier soir. J'ai appelé mais tu n'étais pas là.
_ Et ?
_ Ce cher revendeur est à mes côtés. Il est pas près de se tirer ! Tu veux lui dire bonjour ?
Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres et une flamme rouge apparut dans ses yeux.
_ Avec joie !
Il y eut un moment de silence et une voix fluette et hésitant se fit entendre dans le combiné. Duo répondit d'une voix doucereuse.
_ A.. Allo ?
_ Mon cher Loroni ! Ca faisait longtemps ! Tu m'as manqué ! Comment vas-tu depuis tout ce temps ?
_ Euh… B.. Bien !
_ Tant mieux ! Et ta famille ! Tes enfants ! Lara et Justine je crois ! C'est ça ?
_ Oui !… E … elles vont bien !
_ C'est bien alors !
_ Ecoute Duo ! Pour ton argent je….
_ Je suppose que tu vas bientôt me l'apporter !
_ Bien sur !
_ Ou alors, tu me rend la statuette que j'ai volé, et je trouverais un nouvel acheteur. Mais je crois savoir de source sûre que tu l'as déjà revendue.
_ Je … Je… Je vais me débrouiller !
_Tout est parfait alors ! Il serait dommage qu'il arrive un accident à tes peux petites filles ! Elles sont si mignonnes à la sortie de l'école !
_ Duo ! Tu … Tu l'auras ton argent ! Bientôt !
_ Voyons, rien ne presse ! Prend ton temps ! Nous sommes entre amis n'est ce pas ?
_ Une semaine ! Laisse-moi juste une semaine et je l'aurais !
_ Tu as cinq jours Loroni ! Tu m'as bien entendu ? Cinq jours ! Pas un de plus !
Duo raccrocha brutalement. Son sourire s'agrandit. Un jappement se fit entendre derrière lui. Duo entra dans le salon où un superbe malinois attendait. Il tenait dans sa gueule une laisse noire et avança vers Duo d'un pas souple comme pour lui tendre la laisse.
_ Et bien Umraho ! Qu'en penses-tu ? C'est une journée qui commence bien non ?
Le malinois lui répondit par un aboiement bref. Les yeux de Duo redevinrent violet clair et il se jeta sur le chien pour jouer avec lui, le caressant et le taquinant. Enfin, après un quart d'heure de jeux, il se redressa, enfila un jogging, attacha le chien et partit courir en ville.
Heero se gara devant une petite maison bien entretenue vers 19h45. La maison comportait deux étages, un jardin avec terrasse et balancelle. Le japonais gara sa moto dans l'allée et toqua à la porte. Un bruit de pas précipités se fit entendre et Trowa ouvrit la porte. Il portait pour unique vêtement une serviette autour des hanches et de l'eau goutait encore sur sont torse. Ses cheveux étaient trempés et il portait trois chats. L'un dans ses bras, les deux autres sur chaque épaule.
_ Tu n'es pas encore prêt ? demanda Heero, un sourire en coin.
_ Presque répondit le jeune homme en lui fourrant un chat entre les mains. Tiens Taniel un moment, que je nettoie ses bêtises !
_ Il a encore frappé ?
_ Il vient de renverser la cafetière sur le sol !
Heero sourit et se dirigea vers la cuisine, tout en caressant le gouttière, qui ronronnait de plaisir.
_ Vas finir de te préparer, je vais m'occuper du café.
Trowa passa dans le salon, posa délicatement les deux chats qui s'étaient postés sur son épaule sur le divan et prit la direction de la salle de bain.
Heero l'entendit monter à l'étage. Il passa dans la cuisine et vit la catastrophe. Il y avait du café partout. Soupirant, il posa Taniel sur le plan de travail et entreprit de passer l'éponge.
Quand Trowa redescendit, enfin prêt, Heero était dans la cuisine et buvait une tasse de ce qu'il restait de café. Il avait Taniel sur les genoux et le caressait d'une main douce. Heureux, le chat ronronnait de bien être. L'entendant arriver, Heero se retourna. Son collègue portait Une légère chemise blanche ouverte qui lassait voir ses clavicules et sa peau pale, ainsi qu'un pantalon noir qui mettait ses longues jambes et son fessier en valeur.
_Tu comptes draguer ce soir ? demanda le japonais, haussant un sourcil.
Trowa eut un petit sourire.
_ On ne sait jamais sur qui on peut tomber. Imagine que je croise mon âme sœur ce soir ?
Heero eut un sourire en coin mais ne dit rien. Ils partirent quelques minutes plus tard, après avoir vérifié qu'il n'y avait rien que les chats puissent renverser. Heero remonta sur sa moto et la démarra pendant que Trowa refermait la maison. Il mit son casque et en tendit un autre au jeune homme qui le prit et l'enfila. D'un mouvement souple, il enfourcha l'engin juste derrière le japonais. Ils arrivèrent au cinéma quelques minutes après. Heero déposa Français juste devant l'entrée pour qu'il réserve les places, et partit garer sa moto dans un endroit plus sûr. Il ne souhaitait pas la laisser dans le parking, aux regards des autres conducteurs et à la portée de tous les petits voyous qui traînaient dans les parages. Il partit donc plus loin, là ou il savait qu'il y aurait un abri, 200 mètres plus loin. Quand il y arriva, il fut surprit d'y voir la moto noire qu'il commençait maintenant à bien connaitre. Heero vit le jeune conducteur sortir sa moto, et s'apprêter à fermer la porte du « garage ». Il s'arrêta à ses côtés, faisant sursauter le conducteur.
_ Salut !
_ Salut.
_ Tu met ta moto la dedans ?
_ Oui, je vais au cinéma, mais je n'aime pas la laisser là bas.
_ Ouais, je te comprends, je fais pareil. Tu vas voir quoi ?
_ Star Wars, ils font une…
_ Ouais, je sais je viens d'en sortir. Ce film est toujours aussi génial !
Heero acquiesça et gara sa moto.
_ Tu veux que je te ramène au ciné ? Je vais chercher quelqu'un là-bas. Je peux te déposer en même temps !
Heero acquiesça et monta derrière le jeune homme et se cola à lui. Lorsque le conducteur de la moto bleu se serra contre lui, Duo sentit avec horreur une agréable chaleur lui parcourir le dos et remonter peu à peu. Qu'est ce qui lui prenait ? S'il se mettait à fantasmer sur des inconnus, ça devenait grave ! Bon, okay, ce n'était pas le premier. Mais là, il n'avait même pas vu son visage ! Il était toujours caché par un casque de moto. La voie calme de son passager le ramena à la réalité.
_ Ca fait bizarre de ne pas conduire.
Duo rit doucement. C'était un rire doux et cristallin.
_ Je veux bien te croire !
En entrant dans le cinéma, Trowa soupira. Il était bondé. Il se mit dans la queue pour prendre les places, puis se décala sur le côté des files d'attente pour ne pas gêner. Le film commençait dans 10 minutes, et Heero ne devrait plus tarder maintenant. Ils avaient l'habitude de fonctionner ainsi. Le japonais le déposait et allait garer la moto pendant qu'il prenait les places, puis ils se retrouvaient toujours au même endroit, près de l'entrée. Le Français avait bien sa moto, mais pour aller au cinéma c'était plutôt une perte de temps, d'essence et d'argent de l'emprunter. Trowa se tourna vers les écrans où des bandes annonce des prochains films passaient en boucle. Il eut juste le temps de voir un jeune homme se diriger vers lui, en train de lire un programme de cinéma, avant que celui-ci ne lui rentre dedans.
_ Oh ! Désolé, s'excusa-t-il.
Trowa le détailla. Il était de taille moyenne, de beaux cheveux blonds ondulés qui tombaient sur sa nuque, des yeux bleu très pâles. Il lui sourit.
_ Ce n'est pas grave !
Le jeune homme loucha sur les tickets qu'il tenait à la main.
_ Vous allez voir Star Wars ?
_ Oui…
_ Il est génial s'exclama-t-il. Je sors de la séance précédente, et je ne suis pas déçu !
Trowa se mit à rire.
_ A vrai dire, je ne sais pas combien de fois j'ai vu ce film. Mais je l'aime tellement que je ne loupe jamais une rediffusion !
_ Un second fan de La trilogie ! S'enthousiasma le blond.
Un bruit de moteur se fit entendre et une moto noire brillante s'arrêta sur la place devant le cinéma. Le blond observa la moto, et s'excusa.
_ Je suis désolé, je vais devoir y aller. Mon chauffeur est arrivé !
Les deux jeunes hommes se saluèrent et se séparèrent.
Heero descendit de la moto.
_ Merci de m'avoir amené !
_ Mais y a pas de quoi, s'exclama le pilote. Au plaisir de recommencer !
Il releva la visière de son casque pour saluer son passager. Heero en fut abasourdit. Ses Yeux ! Ils étaient violets !!! Son interlocuteur n'avait pas remarqué son trouble. Pourtant… cette couleur … Duo avait les mêmes yeux ! Ce ton, si envoûtant, si attirant …
_ Je… Je… peut-être à bientôt… souffla le japonais.
Il se retourna vers le cinéma. Trowa devait l'attendre. Pourtant, son esprit restait tourné vers le jeune homme. « Reprend toi, pensa-t-il. Tu es tellement obsédé que tu le vois partout ! Tout ça ne te mènera nul part ! Oublie-le… »
Duo regarda l'inconnu s'éloigner, pendant que Quatre enfilait ses gants et s'apprêtait à monter derrière lui. C'est alors qu'il le vit enlever son casque. Dessous, ses cheveux en bataille étaient noirs de geais, rebelles.
_ Lui !!!
_ Tu as dit quelque chose ??? Demanda son nouveau passager.
_ Je.. Il… Non, rien.
C'était n'importe quoi ! Ce mec hantait non seulement ses nuits, mais aussi ses journées, maintenant ! Qu'est ce que ça voulait dire ? Il avait l'impression de le voir à chaque coin de rue. D'ailleurs, il ne pouvait absolument pas être certain que c'était bien lui. Le jeune homme était bien trop loin, et qui plus est, il ne l'avait vu que de dos ! Décidé à se le sortir de la tête, il démarra en trombe.
La lumière du cinéma se ralluma. Trowa avait un immense sourire aux lèvres, et c'était pourtant rare chez lui ! Heero, lui semblait encore perdu dans ses pensées. Durant tout le film, il n'avait cessé de penser à Duo. Duo, Duo, Et encore Duo. Pourquoi il n'arrivait pas à se le sortir de la tête ? Qu'avait il de spécial ? La réponse s'imposa à son esprit. Ce qu'il avait fait pour le marquer comme ça ? C'était simple. Il l'avait forcé à coucher avec lui. Heero porta la main à sa bouche.
_ Heero, ça ne va pas ? demanda Trowa inquiet.
_ Ce n'est rien, je … ne t'inquiète pas.
_ …
Heero les ramena chez le français en moto. Le trajet fut silencieux, rapide. Arrivés devant la maison, il s'arrêta.
_ Tu veux boire quelque chose avant de rentrer ?
_ Un café, je veux bien, si Taniel en a laissé un peu dans la cafetière…
Trowa sourit à la marque d'humour et le précéda dans la cuisine. Il leur servi une tasse du liquide à chacun et ils s'assirent à la table du salon. Heero était resté muré dans son silence, aussi, le brun commença à se poser des questions. Il soupiran reposa sa tasse de café et regarda la japonais droit dans les yeux.
_ Tu veux en parler ?
Heero le regarda avec un air perdu
_Aller raconte !
_ Hn …
_Qu'est ce qui te tracasse ?
_Rien…
_…
_C'est juste qu'en se moment, je suis en peu préoccupé. J'ai les idées qui s'embrouillent, je ne sais pas trop comment me dépatouiller, de tout ça. Mais ce n'est pas grand-chose j'ai juste besoin de temps pour démêler les fils de mes pensées…
_ Pas grand chose ? Ca doit faire une bonne semaine que ça te tracasse ! Depuis lundi, tu es comme ça !
Heero soupira, mais resta silencieux.
_ Tu es sur que je ne peu rien faire ? Ne serais-ce qu'un tout petit quelque chose ?
Heero sourit.
_ Non. Sauf me servir une autre tasse de café !
_ Ouais ! Ca je peux faire !
Heero le regarda verser le café dans sa tasse. « Non, Trowa, décidément je ne peux rien te dire. Tu te ferais encore trop de soucis pour moi. Tu as toujours été derrière moi, pour me guider et me soutenir dans les moments les plus difficiles. Mais pas cette fois. Aujourd'hui, tu ne peux rien … C'est à moi de régler ce problème » Ils burent leurs tasses en riants et parlant comme d'habitude, puis Heero rentra chez lui. Il était fatigué. Fatigué de tout ça. Il ne réussissait pas à se sortir cet homme de la tête, ressassait tout ce qui c'était passé, et en plus de ça, il inquiétait son meilleur ami. Le bouquet. Il se coucha en soupirant, et décontractant ses muscles. Son réveil indiquait 1h00 du matin. Il se retourna plusieurs fois. 2h00 du matin. Heero se releva. Il avait trouvé un moyen. S'il réussissait à le retrouver, à lui parler et lui dire tout ce qu'il avait sur le cœur, il réussirait à l'oublier. Oui, c'était ça la solution. Vêtu d'un simple boxer noir, le japonais alluma mon ordinateur. Il avait installé le nouveau disc dur qu'il avait acheté la semaine passée, mais le logiciel de repérage attendrait. Au lieu de cela, il installa une autre fonction. Recherche. Quand ce fut fait, il tenta d'accéder aux dossiers de la police et sourit de satisfaction quand la barrière de protection des officiers de l'ordre s'effaça pour le laisser naviguer tranquillement et farfouiller dans leurs dossiers. Il recherchait quelqu'un. Lentement, Heero remplit un formulaire de recherche.
Nom : Maxwell
Prénom : Duo
Age : ?
Profession : ?
Heero se demanda si « voleur d'œuvres d'art » était une profession.
Signes particuliers :
Le japonais ferma les yeux. Lors de leur « rencontre », il n'avait vu aucun tatouage, aucun piercing sur le corps musclé du jeune homme.
Signes particuliers : Yeux violets.
Il lança la recherche. Rien. Nada. Que Dalle. Rien ne correspondait à sa description. Il essaya de changer quelques paramètres, enleva le nom (après tout, qu'est ce qui lui disait qu'il lui avait dit son vrai prénom ?) mais rien. Il soupira. Après tout, il ne s'était peut être jamais fait prendre par la police. Il changea de méthode et de site. Peut être y aurait-il autre chose à la mairie. Il recommença mais n'eut pas plus de résultat. Ses essais étaient voués à l'échec. Le jeune homme passa la nuit à ses recherches, sans rien trouver. A croire que cet homme était un mirage, le fruit de son imagination. Il était un inconnu. Un fantôme, un esprit venu le hanter.
A suivre …
Voila un bon petit chapitre, pas si petit que ca d'ailleurs ^^ j'avais oublié combien ca demandait de travail mais j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire.
Le chapitre suivant est déjà bien formé dans ma petite tête regorgeant d'imagination mais il faudra surement attendre la fin de la semaine prochaine pour l'avoir, partiels obligent…
Comme d'habitude, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques et idées. Enfin postez vos reviews, je vous assure que c'est cela qui motive le plus un auteur ! Savoir que la suite de sa fic est attendue, que des gens aiment ce qu'on écrit est la chose la plus agréable et la plus motivante qu'il puisse être.
Alors à la semaine prochaine tout le monde !
Inessia Yui
