Première Partie : Chapitre 3
.
Voici donc le Chapitre 3 de Hope ! Je dois dire que j'en suis plutôt satisfaite dans l'ensemble, j'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi ^^
Bonne lecture !
Mais cela n'arriva pas. Les sorts frappèrent dans le vide.
Malefoy m'avait pris la main précipitamment, et nous avions transplané.
J'avais vraiment cru que j'allais mourir. Aussi bêtement que ça, capturée par des mangemorts.
Certains disent que lorsque la mort est plus proche que jamais, on revoit notre vie passée sous nos yeux à toute vitesse. Et c'est ce que j'avais ressenti.
Aucun de nous deux n'avait bougé. Je suppose que c'était parce que nous venions à l'instant de frôler la mort. Je tremblais, j'essayais de calmer ma respiration –en vain. Et je me rendis compte que nos mains étaient toujours liées, il revint soudain à la réalité, et je dégageai ma main de la sienne. Plus par incompréhension que par haine ou rancune, il était tout de même Malefoy, le même Malefoy que pendant toutes ces années à Poudlard. Qu'est ce qui lui avait pris de faire ça ? De me sauver la vie ?
-Un merci suffira Granger.
Et il avait repris son masque froid et indifférent désormais, comme si on avait pas failli se faire tuer, comme si il ne venait pas de me sauver la vie. J'étais méfiante, confuse, je savais bien que Malefoy n'était ni gentil ni bien attentionné. Il faisait parti des partisans du Mage Noir après tout, lui-même l'avait avoué. Alors pourquoi ne pas m'avoir laissée aux mains de ses chers camarades ?
Je le regardais comme s'il venait d'une autre planète, et il semblait trouver cela amusant.
-Pourquoi tu as fais ça Malefoy ? Pourquoi m'as-tu sauvée ?
Il détourna la tête et haussa les épaules. Je sus que je n'aurais pas la réponse à ma question aujourd'hui.
-Il faut qu'on parte, et vite Granger, ou ils risquent de nous retrouver.
-On ? Pourquoi est-ce que je te ferais confiance Malefoy ? C'est vrai après tout tu es un mangemort, qui me dis que tu ne vas pas me capturer à m'emmener jusqu'à lui d'une minute à l'autre.
Je le vis réfléchir un instant, puis il reprit contenance et me dit d'un air hautain, comme si c'était évident.
-Maintenant que je t'ai sauvée je ne peux plus revenir en arrière Granger. Si ils m'attrapent, je suis mort, ils me considèrent désormais comme un traître. On est dans la même galère, donc si tu veux partir toute seule de ton côté, très bien. Mais sache que les mangemorts ont posé des pièges par ici et il se trouve que je sais de quelle façon les déjouer. Tu as besoin de moi Granger.
Il avait prononcé la dernière phrase avec une grande réjouissance, ce qui m'exaspéra au plus haut point. Je n'avais pas besoin de lui, j'étais sûre de pouvoir m'en sortir toute seule. Mais je m'entendis pourtant lui donner une réponse toute autre.
-C'est d'accord, tu m'accompagnes jusqu'à ce qu'on soit assez loin d'ici pour qu'ils ne puissent plus nous suivre. Et après tu t'en vas.
Il hocha la tête, en signe d'approbation. Je regardais autour de nous. Personne à l'horizon. Mais on ne devait tout de même pas rester là, de plus il fallait que j'aille chercher toutes mes affaires que j'avais laissée en partant pour la maisonnette, il y a maintenant trois heures.
-Il faut d'abord que je récupère mes affaires. J'ai une tente magique, et surtout quelques provisions. Plus pratique pour voyager.
Je sortis alors de ma poche une boussole Moldue. Mes parents me l'avaient offerte en cadeau pour mon huitième anniversaire, elle appartenait à ma famille depuis des années, elle était très précieuse. Je vis en périphérie Malefoy regarder bizarrement l'objet que j'avais dans la main.
-Qu'est ce que c'est que ce truc ?
Je ricanai, c'est vrai qu'il n'y connaissait absolument rien aux objets Moldus.
-C'est une boussole.
-Et... A quoi ça sert ?
-C'est un instrument de navigation qui sert à s'orienter.
Il me regardait d'un air perplexe. Je ne m'en occupai pas et marchai dans la direction indiquée sans faire attention à lui.
Nous sommes alors partis en direction du Nord à l'aide de ma boussole Moldue. Durant le trajet, aucun de nous n'a parlé, je dirigeais et il me suivait sans discuter. Au bout d'une petite demi-heure, nous avons retrouvé le sentier qui m'avait menée à la chaumière et l'avons pris à contre-sens. Désormais nous devions compter sur nos seuls sens pour nous guider, étant donné que nous avions perdus tous deux nos baguettes, il fallait juste espérer qu'on ne croise aucun mangemorts et que mon campement n'aie pas attiré l'attention.
Nous avons marché encore une centaine de mètres, lorsque je décidai d'engager la conversation, toujours déterminée à savoir pourquoi il ne m'avait pas abandonnée aux mains de ses confrères. Je me retournai vers lui et lui lança un regard plein de questionnement.
-Alors Malefoy, tu n'as pas répondu à ma question de tout à l'heure.
Il me dévisagea puis sembla comprendre de quoi je voulais parler.
-Granger tu sais quoi ? Laisse tomber, oublie ça. Je sais bien que tu n'es qu'une incroyable Miss-je-sais-tout qui ne cherche qu'à tout savoir et tout comprendre mais il va falloir que tu mettes ça de côté pour l'instant.
Ce gars était quand même très étonnant. Il venait de me secourir, moi, Hermione Granger, sa pire ennemie depuis toujours, pour je ne sais qu'elle raison et il voulait que j'oublie ça ? Il déraillait vraiment alors ! Je n'allais sûrement pas capituler comme ça. Je finirais par savoir. Un jour ou l'autre.
Autour de nous, d'immenses arbres s'élevaient, et le sentier de terre disparaissait pour laisser place à la verdure. Le chemin s'arrêtait là. Maintenant il fallait continuer seuls.
La marche était épuisante, et nous n'avions en notre possession ni eau, ni nourriture, ce qui ne fit qu'aggraver notre périple. Je priai Merlin pour retrouver la tente rapidement, et il sembla m'entendre, car je voyais au loin le ruban bleu que j'avais accroché sur une branche d'arbre à coté pour reconnaitre l'endroit ou je l'avais cachée.
Je soupirai de soulagement, on était enfin arrivées. Derrière moi, Malefoy regardait autour de nous sans rien apercevoir, jusqu'à ce que je rentre à l'intérieur du champ de protection. Et il me suivit sans dire un mot.
