Une suite un peu tard, je sais. J'ai essayé de bien me relire pour corriger le maximum de faute.
Mais malgré mes efforts je sais qu'il en reste des terribles que vous allez surement apercevoir.
Je vous imagine très bien en train de grimacer tout en disant « c'est pas possible, elle n'a pas pu se relire la! » et bien si! Mais j'ai un sérieux problème avec ça. Je vais reprendre les trois premiers chapitres pour en corriger un maximum et n'hésitez pas à me faire remarquer les plus scandaleuses.
Un grand merci pour vos messages qui motivent toujours.
Emmy: tes messages sont toujours aussi plaisant à lire. Pas de Pétunia dans ce chapitre mais j'espère que cette suite te plaira.
Merci à Lulu et adenoide: je sais que la relation entre harry et Rogue n'est pas encore top mais elle évolue petit à petit.
Et un grand merci à tout le monde
bonne lecture
Quand Harry se réveilla le lendemain matin, son corps semblait parfaitement reposé. Aucun cauchemar n'était venu chambouler son sommeil, aucun rire glacial ni de lumière verte. Juste l'agréable sensation d'avoir eu une nuit récupératrice. Le soleil s'était levé, éblouissant dans un ciel parfaitement bleu. Une belle journée. Harry avait l'impression de renaitre. Un sourire s'empara de ses lèvres tandis qu'il descendit prendre son déjeuner.
L'elfe de maison lui apprit que Rogue avait placé des sortilèges pour protéger son courrier et qu'il pouvait ainsi envoyer ses lettres à ses amis. Oui s'était décidément une très belle journée.
…
Dumbledore, le visage tiré, observa vaguement monsieur Milles qui était installé sur le fauteuil faisant face à son bureau. Monsieur Milles travaillait au ministère de la magie, il était rattaché aux affaires familiales. La raie de ses cheveux était impeccable, sa barbe parfaitement taillée et sa robe de sorcier faisait très autoritaire. Il représentait admirablement bien le ministère avec son petit air coincé mais rassurant. Il le représentait encore mieux lorsqu'il s'était montré incompétent pour sa requête.
-Je suis désolé, Monsieur Dumbledore, mais tout est en règle. Je ne peux m'opposer à ces papiers...
-Je peux faire jouer mon influence, tenta le directeur.
-Vous pouvez toujours essayé mais j'ai bien peur que cela ne change rien.
Il fixa les feuilles qu'il avait étalé sur le bureau du directeur quelques minutes plus tôt. Comme pour bien faire, il en reprit une entre ses mains et fit mine de la lire. Il alla même jusqu'à froncer les sourcils, jouant son rôle jusqu'au bout.
-Harry Potter fut adopté dans les règles. De plus la famille du garçon, les...
Il s'empara d'une autre feuille, la parcourant rapidement des yeux.
-Les Dursley ont accepté l'adoption.
Dumbledore se laissa tomber contre le dossier de son fauteuil tout en soupirant. Il se massa les tempes comme pour aider ses idées à se remettre en place sous le regard toujours aussi solennel de Milles.
-Donc si j'ai bien compris, on ne peut rien faire pour attaquer cette adoption?
-J'en suis navré monsieur le directeur.
Et pour accompagner ses mots, Milles lui attribua son regard le plus compatissant destiné à ce genre de situation. Il était peut être un piètre agent du ministère mais un excellent acteur.
...
Tassé sur sa chaise, une main soutenant sa tête, Harry s'amusa à faire tournoyer sa fourchette avec un air absent. En vérité, il était accablé d'ennui. Rogue ne voulait toujours pas le laisser sortir, pas avant d'avoir résolu l'histoire des lettres disparues. Condamné ainsi à la solitude, Harry voyait ses journées s'étirer en longueur, impuissant.
Suite à un mauvais mouvement, sa fourchette tomba et Harry en souffla d'ennuis. Il accorda un vague regard à la fenêtre de la cuisine ou un soleil éblouissant l'invitait à sortir. Chez les Dursley il n'aurait pas hésité une seule seconde mais avec Rogue... lui désobéir reviendrait à signer son arrêt de mort.
Ron, à la gare, lui avait proposé de venir au terrier. Peut-être, avec un peu de chance, il allait recevoir une lettre l'invitant à passer quelques jours avec les Weasley. Vivre au sein d'une famille sorcière dans un milieu beaucoup plus vivant et joyeux. Et pour parfaire le tout, Rémus Lupin viendrait le chercher la-bas, l'arrachant définitivement à cette maison. Un sourire naquit sur ses lèvres, oui se serait parfait.
-Potter! Cessez de vous s'amuser avec cette maudite fourchette!
Harry avait presque oublié la présence de Rogue. L'homme était installé juste en face de lui, occupé à lire le journal. C'était surement la deuxième fois que Rogue était venu manger avec lui pour midi.
-Je peux sortir aujourd'hui? Demanda Harry avec espoir.
-Non, répondit simplement Rogue en tournant une page de son journal.
-Je vois pas pourquoi je dois resté enfermé.
Rogue ne prit même pas la peine de lui répondre, concentré sur sa lecture. Harry se demanda si il pouvait planter sa fourchette entre les deux yeux de l'homme, juste histoire de calmer ses nerfs. Il regarda à nouveau par la fenêtre, le soleil semblait l'appeler.
-Et n'essayez même pas de sortir en cachette Potter, je le saurais...
Harry sursauta. Comment faisait-il pour lire aussi facilement en lui?
-Vous avez des nouvelles du professeur McGonagall? Demanda aussitôt Harry pour vite changé de sujet.
-Vous n'allez quand même pas me poser cette question tous les jours?
Trois fois. C'était le nombre de fois qu'il avait posé cette question à Rogue depuis qu'il avait emménagé ici mais il préféra ne rien dire, inutile de l'énerver pour si peu.
-Je veux juste savoir, c'est tout.
Rogue le regarda brièvement avant de retourné à son journal.
-Croyez moi Potter, vous en seriez vite averti. Je ne compte pas vous garder plus que nécessaire.
« et moi je ne compte pas rester plus que nécessaire » pensa Harry.
-Pourquoi est-ce vous?
Rogue leva un regard interrogateur vers lui, il paraissait fortement agacé.
-Pourquoi je suis ici? Je veux dire que... je suis surement pas le personne que vous appréciez le plus. J'airais pu aller chez quelqu'un d'autre, non?
Cette question le démangeait depuis longtemps mais il n'avait jamais osé la poser. McGonagall ne lui avait pas vraiment fourni une bonne explication et il voulait savoir. Rogue le détestait, alors pourquoi lui rendre ce service?
Rogue l'observa un moment avant de lui répondre d'une voix froide.
-Sachiez Potter que pour votre cas le choix est assez... limité (il sourit). Même inexistant. Connaissez-vous quelqu'un qui voudrait s'encombrer d'une telle responsabilité pour vous?
Une claque. C'était la sensation que lui faisait ces paroles. Devant son manque de réaction, les lèvres de Rogue se courbèrent en un horrible sourire.
-Je vois que vous avez compris. A part votre oncle et votre tante et encore... il semblerait que la célébrité ne fasse pas tout Potter. Croyez-moi, si je pourrais vite me débarrasser de cette corvée... je ne vous cacherez pour rien au monde le retour de Lupin.
Harry sentit aussitôt un picotement dans ses yeux, il refoula ses larmes en battant furieusement des paupières. Il ne voulait pas pleurer devant Rogue, montrer ses faiblesses à cet homme tant détesté. En effet Rogue possédait assez d'arme pour le ridiculiser toute une année, transformer ses cours de potions en véritable cauchemar.
Et pourtant il avait raison. Un atroce sentiment de solitude l'étreignait, l'oppressait. Ses parents étaient morts et son unique famille encore vivante haïssait les monstres de son genre.
Rogue lui jeta un regard étrange mais Harry essaya de contenir son trouble. Il était accablé et il avait la désagréable sensation d'avoir été rejeté, d'être un fardeau pour toutes les personnes qu'il connaissait. La vérité le frappa en pleine face, l'assommant presque. Il était seul. Horriblement seul. A cette constatation les larmes lui montèrent aux yeux et cette fois-ci Harry eut du mal à les refouler. Il fallait qu'il parte et vite. Il se leva brusquement, les yeux de plus en plus brillants.
-Vous avez raison professeur, dit-il d'une voix qu'il voulait calme, je suis seul merci de me le rappeler.
Et avant même que Rogue puisse réagir, Harry tourna les talons et se précipita hors de la pièce.
…
Seul dans sa chambre, Harry se laissa glisser le long du mur, terriblement lasse. Il se couvrit le visage de ses mains et laissa ses larmes couler librement. Il pleura un bon moment, ignorant le temps qui s'écroulé. Il devait s'incliner devant l'évidence: Il était seul, sans famille. Personne pour lui, condamné à vivre dans un premier temps avec son oncle et sa tante qui le détestaient. Et maintenant qu'on l'arrachait à son horrible famille il n'y avait personne pour l'accueillir sauf Rogue, qui le méprisait.
Il était un fardeau, sans famille. Sans personne pour l'aimer. Seul.
Essayant de retrouver son calme, il se leva doucement pour se diriger sur son lit. Il se laissa tomber dans les couvertures et observa la photo de ses parents
James et Lily souriaient, indifférents au chagrin dont était victime leur enfant. Ils étaient beaux tous les deux, si vivant si heureux et cela lui serrait le coeur. Ses parents lui manquaient, terriblement. Il s'allongea sans lâcher des yeux la photo, laissant la fatigue l'envahir.
…
Rogue resta immobile, observant la chaise vide ou se tenait Harry avant de vite disparaître. Il ne comprenait pas vraiment l'attitude du gamin, c'était la première fois qu'il réagissait ainsi. Passant une main lasse sur son visage, il préféra ne pas suivre Potter. Pour la première fois depuis qu'il connaissait le môme, il était arrivé à briser ses défenses. D'habitude Potter était beaucoup plus coriace, ses critiques glissées sur lui comme de l'eau, l'atteignant jamais en plein coeur. Mais cette fois-ci, pour la première fois, il avait touché une corde sensible. Pourtant c'était pas son but aujourd'hui. Ses sarcasmes envers le môme étaient devenus habituels, il les sortait sans réfléchir comme un vieux réflex.
-Vous exagérez maitre Rogue, lui dit Wonka de sa petite voix fluette, se tenant à l'entrée de la cuisine.
Rogue posa lentement son regard vers la petite créature qui se tortillait les mains nerveusement.
-Pardon? Demanda t-il en levant un sourcil perplexe.
-Si je peux me permettre, maitre Rogue, vous avez... un peu... été dur...
L'elfe détourna aussitôt les yeux, tripotant fébrilement le vieux morceau de tissu qui lui servait de gilet.
-Pas plus que d'habitude, dit lentement Rogue tout en observant pensivement Wonka, non?
-C'est juste que... sans peut être l'avoir fait volontairement... vous lui avez dit à quel point il était seul et non désiré...
L'elfe s'inclina respectueusement comme pour se faire pardonner pour sa franchise avant de vite disparaître, laissant un Rogue songeur.
Faire du mal au fils de James Potter pour se venger, c'était son but. Voir les yeux de Lily s'imprégner de larmes... mais surtout découvrir un Potter triste et fragile, les lèvres tremblantes et les yeux brillants, c'était le plus déroutant. Potter lui était apparu soudainement comme un gamin perdu et non comme cet élève insolent. Et cette dernière vision lui arracha une grimace. Pour la première fois il avait réagi comme James Potter, attaquant et blessant avec la force des mots sans réfléchir.. sans savoir.
…
Ce soir la, la lune était radieuse. Presque hypnotisante. Luisante, elle dégageait une douce mélodie envoutante, berçant quiconque qui prenait la peine de l'écouter. Tout était abandonné à la nuit et Severus Rogue s'en réjouissait. Il aimait ce calme mélodieux, ce silence réconfortant.
Pourtant, malgré cette nuit éclatante, il ne pouvait s'empêcher d'être tourmenté. Le gamin n'était pas dans sa chambre et les dernières paroles qu'il avait prononcé raisonnèrent encore lui:
« Vous avez raison professeur, je suis seul, merci de me le rappeler ».
La solitude était un sentiment oppressant qu'il avait connu. Seul, dans son ancienne maison, l'impasse du tisseur. C'était une jolie rousse qui était venue le secourir. Elle n'avait pas eu besoin de faire grand chose, juste un sourire. Un sourire rayonnant sur un visage si doux.
Et aujourd'hui son fils souffrait du même symptôme. Il ne l'appréciait pas, il y avait trop de mauvais souvenir. Et pourtant, il était la. La contradiction de ses sentiments lui donnait le tournis. Il ne savait plus si c 'était pour elle ou... pour lui. Aujourd'hui, alors que Potter l'avait fixé de ses yeux larmoyants, « je suis seul merci de me le rappeler », il avait revu le petit garçon de l'impasse du tisseur en lui. Seul, terriblement seul.
Dans un bruissement de cape, il se dirigea vers son salon. Le gamin était la, assis sur un des canapés. Les coudes plantés sur ses cuisses, son menton calé sur ses mains, il fixait un jeu d'échec version sorcier posé sur la table basse. Les différentes pièces étaient au garde à vous, luisantes sous la douce lumière de la lune. Elles avaient presque un aspect irréel. Silencieusement, Rogue s'installa sur le canapé faisant face à Potter. Le garçon leva à peine le regard, l'air visiblement ailleurs.
Rogue regarda le jeu d'échec, il en avait presque oublié son existence. Le gamin l'avait surement trouvé sur une des étagères qui ornaient les murs, étouffé entre deux épais ouvrages poussiéreux. Un cadeau de Dumbledore ou d'un autre professeur. Surement McGonagall, elle aimait les échecs. Les pièces étaient en bois et semblaient impatientes de suivre les ordres, trop longtemps figées.
-Ce jeu demande beaucoup de concentration et de patience Potter. Savez-vous joué?
-Bien sur que oui!
Une lueur de défi brillait dans ses yeux verts qui se voulaient furieux. Le garçon semblait toujours fâché.
-Vous jouez?
-Avec qui? Demanda t-il bêtement.
Rogue leva un sourcil.
-Avec moi.
Nouveau silence. Le garçon semblait stupéfait, la bouche entrouverte et les yeux ronds. Rogue ne put empêcher un sourire moqueur franchir ses lèvres.
-Avec vous? Dit-il avec méfiance, son regard ne quittant pas le maitre des potions.
-Oui, répondit simplement Rogue, le visage de nouveau impassible.
Harry se mordit la lèvre, son regard allant de Rogue au jeu d'échec, incertain.
-Si vous n'avez pas peur de m'affronter...
Ses lèvres minces s'étirèrent en un sourire goguenard, mettant ainsi au défis l'enfant. Harry le fixa longuement avec un air prudent avant de lui dire lentement « d'accord ».
-Alors à vous de commencer.
Harry semblait encore suspicieux, examinant attentivement le maitre des potions comme si il espérait trouver quelque chose de louche. Mais l'homme restait imperturbable alors l'enfant décida enfin de commencer. Un de ses points s'avança d'une case, fier et droit. Sans même poser un regard sur le jeu, Rogue ordonna à un de ses points d'avancer également d'une case. Harry ne se laissa pas intimidé, les yeux rivés sur l'échiquier, la détermination se lisait sur son visage enfantin. Enfin un domaine ou il avait peut être une chance de remettre Rogue en place.
Le silence régnait, seulement entrecoupé par les ordres qu'adressaient les deux joueurs aux points. Harry semblait même moins crispé, totalement concentré sur sa parti.
A sa grande surprise, Potter était doué. Il esquivait ses attaques avec aisance, protégeant toujours ses points avec d'autre, laissant même à son roi une liberté de mouvement le mettant à l'abri de toute embuscade. Dans un sens il jouait avec Weasley, qui avait royalement triomphé contre l'échiquier géant de McGonagall.
Dommage que Potter était trop prévisible dans ses attaques, sauf si une stratégie très élaborée et vicieuse se cachait derrière.
-Le cavalier, en D5, ordonna Potter.
Le cavalier qui se positionnait en F6 se dirigeait avec assurance vers la tour de Rogue. Il se stoppa devant elle et la détruisit avec agilité. Il traina les restes au bord du plateau, sous le sourire narquois d'Harry. Mais cela ne sembla pas perturbé le maitre des potions qui resta indéchiffrable.
-Le cavalier, s'exclama Rogue sans hésitation, en D5.
L'avantage des cavaliers était qu'ils pouvaient se camoufler facilement entre les pièces. On faisait beaucoup plus attention à un fou ou une reine dont le champ d'attaque était clairement visible. Son cavalier, discrètement positionnait derrière son fou, alla venger sa tour. Mais à la surprise de Rogue, le sourire d'Harry s'accentua. Fièrement, il ordonna à son fou, caché à l'autre bout de l'échiquier, de détruire le cavalier vengeur.
Le môme avait bien joué. Mais malheureusement pour lui, la perte de sa tour et de son cavalier n'allait pas perturber sa stratégie.
La partie se poursuivit, seulement interrompue par Wonka qui apportait des tisanes. L'elfe semblait ravi pour une raison inconnu.
Les différentes pièces continuèrent à s'affronter loyalement, attentives aux ordres des deux joueurs. Harry fixa le roi de Rogue avec hargne, bien décidait à l'abattre. Il avait été étonné que Rogue lui propose une partie, même stupéfait. L'homme agissait parfois curieusement.
-La reine, en B7.
Harry grimaça en voyant la reine de Rogue détruire son dernier fou. Il fallait qu'il trouve un moyen de l'abattre car elle se dirigeait trop dangereusement sur son roi. Battre Rogue aux échecs sera sa petite vengeance personnelle.
Un bâillement franchit ses lèvres malgré ses efforts pour le refouler.
-Fatigué? Demanda Rogue en levant les yeux vers lui.
-Non!
Mais sa réponse fut accompagnée par un deuxième bâillement.
-Vraiment? S'amusa Rogue.
Harry se remit droit, désireux de montrer que sa fougue était toujours la.
-Dans ce cas... passons aux choses sérieuses, reprit Rogue avec un horrible sourire qui présageait rien de bon pour le petit Gryffondor.
Et il avait raison. Malgré ses faibles tentatives pour protéger son roi, Rogue avait fini par le battre en trois tours. Grognon, Harry regarda avec impuissance la reine du maitre des potions éliminer son roi. Ses points restant s'inclinèrent face au vainqueur faisant ainsi grimacer Harry.
D'un coup de baguette, Rogue remit de l'ordre sur l'échiquier qui devint aussitôt silencieux, les pièces à nouveau aux gardes à vous comme si elles n'avaient jamais bougé.
-Je suis étonné Potter, dit soudain Rogue, jamais je vous aurais cru capable d'une tel concentration pour jouer une partie d'échec.
Harry haussa les épaules, ne sachant pas vraiment si s'était un compliment ou pas.
-Une qualité qui vous manque cruellement lorsque vous êtes en potions.
Harry du se retenir pour ne pas lâcher un « en potion vous le cherchiez bien ». Il préféra répondre:
-C'est pas pareil.
Rogue caressa ses lèvres du bout de ses longs doigt fins, ses yeux noirs rivés sur Harry.
-La préparation de potion demande beaucoup de concentration. Et de patience également.
-Je le suis mais...
Harry se stoppa. Il ne pouvait pas dire « mais vous prenez plaisir à venir me déconcentrer » ou alors « vous passez votre temps à me ridiculiser, comment voulez-vous que je reste concentré? ». Non, sinon la trêve entre Rogue et lui exploserait. Soudain Harry se rendit compte de l'étrangeté de la situation, il avait joué aux échecs avec Rogue! Cela semblait irréel.
-Mais?
-Vous me déconcentrez, lâcha prudemment Harry.
Rogue leva les sourcils tandis qu'Harry se mit à rougir.
-Je vous déconcentre? Répéta Rogue d'une voix trop douce.
-Vous le savez très bien. Il faut pas vous étonnez après de mon niveau en potion, dit Harry en évitant Rogue du regard.
Il préféra être franc. Il n'attendait rien de Rogue, alors pourquoi se montrer hypocrite?
-Je vois, dit Rogue le regard impénétrable, vous mettez votre incapacité à préparer une potion correct sur mon compte?
Décidément, Rogue était pro pour lire dans les pensées.
-Vous me ridiculisez dans tout vos cours... et vous...non rien.
Il préféra ne rien ajouté. Il était seul avec Rogue dans sa maison et sous sa garde, il n'était pas suicidaire après tout.
-Je vois, dit Rogue tout en l'observant.
Harry se sentit mal à l'aise, voulant partir au plus vite. Un autre bâillement franchit ses lèvres.
-Vous devez aller vous couchez Potter.
Surpris, Harry ne se laissa pas le dire deux fois. Rogue se leva en même temps que lui. Il le suivit silencieusement jusqu'au premier étage, mais au lieu de continuer jusqu'au deuxième, il se stoppa tout en se tournant vers le petit Gryffondor.
-Sachiez Potter que...
Pour la première fois depuis qu'il connaissait l'homme, Harry le vit hésiter. Rogue se mordit la lèvre avant de reprendre d'une voix froide.
-Vous n'êtes pas seul. Le professeur McGonagall fait beaucoup pour vous et Lupin sera ravi de vous voir. Sans compter vos.. camarades.
Une grimace s'empara de ses lèvres tandis qu'Harry semblait stupéfait. Il fixa bêtement Rogue sans bouger. Les deux sorciers se dévisagèrent un moment, puis Harry finit par sourire timidement.
-Oui. Merci professeur.
Rogue retrouva aussitôt son regard sévère, il tourna les talons mais lâcha par dessus son épaule avant de disparaître dans les ténèbres de l'escalier.
-Demain 10 heures dans mon bureau Potter. Je vais vous prouver que votre déplorable niveau en potion vient uniquement de vous.
Sans vraiment savoir pourquoi, Harry sourit.
…
Merci pour votre passage.
N'hésitez pas à laisser vos impressions...
