Ce qu'on pense être bien

4ème partie

Beaucoup de choses s'étaient passées depuis que Samantha avait obtenu la garde de sa propre fille, de façon peu légale il faut l'avouer. Tout d'abord, elle avait acheté la maison juste derrière celle de Jack. Ils avaient sauté sur l'occasion dès qu'ils avaient appris que… la vieille dame qui y vivait était décédée. Le malheur des uns fait le bonheur des autres ! Quoi qu'il en soit c'était une très bonne couverture. Le soir ils rentraient chacun de leur côté avec leur voiture respective, puis ils se rejoignaient dans la nouvelle maison de Sam, via un passage communicant dans le jardin. C'est là qu'ils vivaient désormais, car cette maison était plus grande. Ils avaient fait une nouvelle chambre pour Grace, avec un plus grand lit, puisque le berceau n'était plus très approprié…

Ensuite, plusieurs événements s'étaient succédés au travail. Ils avaient appris que le kidnappeur de Daniel était en fait une kidnappeuse, qui avait tapé dans l'œil de l'archéologue ils avaient retrouvé Maybourne, proclamé roi d'une planète où la polygamie était autorisée il y avait eu une crise américano-russe ils avaient découvert que Jack et un coiffeur de l'Indiana étaient étroitement liés.

Plus intéressant, les Jaffas avaient pris possession des ruines du temple de Dakara, symbole de liberté pour eux. Malheureusement, cet endroit attirait bien des convoitises. En effet, à la fois Anubis et les réplicateurs souhaitaient s'emparer de cette arme.

Le Goa'uld avait pour projet d'anéantir toute vie dans la Galaxie, sachant que lui seul pourrait survivre à son attaque, et qu'il pourrait par la suite recréer le monde à sa guise. Jacob était arrivé sur Terre afin de se battre au côté des humains et des Jaffas pour contrer ces plans machiavéliques. Sam fut particulièrement ravie de le revoir, car cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas eu de nouvelles de son père. Elle aurait bien des choses à lui raconter…

Du côté des réplicateurs, le double de Samantha, qui avait pris la tête de ses congénères, au détriment de Numéro 5, son créateur, avait pris Daniel en otage. L'archéologue avait effectivement disparu une fois de plus. Elle fouillait aux tréfonds de son esprit pour accéder aux données Anciennes qu'il avait encore en mémoire suite à son ascension. C'est ainsi qu'elle avait découvert l'existence de l'arme de Dakara.

Mais l'opposition avait de la ressource. Sam et son père étaient partis rejoindre Teal'c et Bra'tac sur Dakara afin de trouver un moyen d'utiliser l'arme pour détruire les réplicateurs. Ils souhaitaient en fait adapter le fonctionnement de l'arme qu'avait créé Jack lorsqu'il avait encore les informations Anciennes en tête, à cette arme de plus grande envergure. Et Sam avait son idée pour que cette envergure soit à l'échelle de la galaxie. Elle avait fait appel à leur ennemi juré, Baal. Celui-ci ne souhaitait certainement pas que le plan d'Anubis fonctionne, et avait donc décidé d'apporter son soutien, même si cela le rebutait. D'ailleurs cela était réciproque.

Quoi qu'il en soit cela avait fonctionné puisqu'alors que les réplicateurs commençaient à envahir la Terre, où Jack défendait la base, Sam et son père étaient parvenus à activer l'arme. Toutes les portes s'étant ouvertes simultanément, les réplicateurs de toute la Galaxie avaient été anéantis.

Ce que personne ne savait, même si Jack était persuadé que son ami y était pour quelque chose, c'est que Daniel avait réussi à contrôler pour un temps les réplicateurs alors que Réplicarter sondait son esprit. Lorsqu'elle l'avait découvert, elle l'avait tué.

XXXX

Sam s'approcha du bureau de Jack mais celui-ci se trouvait en charmante compagnie. Elle entendit des rires. Dès que la dame fut partit, elle se permit d'entrer.

- Mon général.

- Carter…

- Qui était-ce ?

- Kerry Johnson, de la CIA.

- Oh, oui, je vois… Elle est jolie.

- Carter… Ce n'est pas l'endroit pour exprimer une jalousie qui n'a pas lieu d'être.

- Désolée. Vous avez raison.

- Vous vouliez me voir ?

- Oui, les réplicateurs sont détruits maintenant, il était entre leurs mains, s'il avait dû revenir il serait déjà là !

- Non, je n'organiserai pas une cérémonie funéraire pour quelqu'un qui n'est pas mort. Combien de fois il nous a fait le coup ? Je suis sûr qu'on le verra franchir cette porte en souriant. Tiens par exemple maintenant… En souriant.

Bien entendu personne ne franchit la porte. Sam voyait bien que Jack niait la réalité. Il est vrai que Daniel avait tendance à disparaitre et revenir, mais là, où pouvait-il bien être s'il était vivant ?

XXXX

Dans la soirée, alors que Sam et son père dinaient ensemble, la jeune femme se demandait par où commencer pour raconter tout ce qui avait pu se passer durant l'absence de Jacob. Elle était un peu vexée que son père ne le lui ait pas demandé. Il lui avait à peine demandé comment elle allait. Quand ils s'étaient quittés elle était encore avec Pete. Elle n'avait même pas osé l'inviter à manger chez elle. Elle se privait donc d'un repas avec sa fille. Jack lui, était rentré.

- Papa… Est-ce que tu comptes passer voir Pete et les enfants ?

- Oui, demain.

- Tu n'as pas beaucoup parlé depuis qu'on est revenu de Dakara. Tu es sûre que ça va ?

- Oui, juste un peu fatigué. La journée a été longue, je vais me coucher.

Jacob partit laissant Sam perplexe. Elle décida finalement de rentrer chez elle.

- Bonsoir !

- Maman, pourquoi t'as pas mangé là ? Demanda Grace, un peu triste

- Désolée ma puce, j'étais avec ton papy Jacob.

- Papy Jacob ? Je l'ai jamais vu. Pourquoi il vient pas ?

- Parce qu'il était fatigué mais promis il viendra demain.

- Ouai ! S'exclama la fillette

Sam alla coucher sa fille pour passer un peu de temps avec elle. Lorsqu'elle redescendit, Jack finissait de débarrasser la table.

- Tu n'as toujours rien dit à ton père n'est-ce pas ?

- Non.

- Ecoute, je comprends que tu ais peur de sa réaction. Si tu veux, tu peux simplement lui présenter Grace, en lui expliquant ce que l'on fait croire à tous : que c'est la fille de Joan. Et tu ne lui parles pas de nous. Proposa Jack

- C'est hors de question. Je ne veux pas lui mentir à propos du fait que Grace soit ma fille. Et fatalement je dois lui dire pour nous. Ne crois surtout pas que j'ai honte de toi Jack, mais tu sais que mon père peut-être assez radical quand il le veut. Et puis il était très bizarre ce soir…

- Viens-là. Dit Jack en tendant les bras

Sam vint se blottir contre son compagnon. Elle oubliait un peu ses soucis quand elle posait sa tête contre son cœur.

- Tout va s'arranger, je suis sûre que ton père comprendra.

- J'espère… Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Sam en gloussant

- Je te remonte le moral !

Jack embrassait Sam dans le cou et remontait son tee-shirt pour caresser sa peau. Il dégrafa son soutien-gorge et empauma ses seins. Il embrassa ses lèvres et Sam, qui aimait la tournure que prenaient les choses, répondit au baiser. Jack continua de déshabiller la jeune femme, il déboutonnait à présent son jean, il le baissa jusqu'à la cheville et le lui retira. Il remonta ses jambes lentement, prenant le temps de les caresser, de les embrasser. Une fois à sa hauteur, Sam retira le tee-shirt de Jack. Elle l'entoura de ses bras pour caresser son dos et l'embrassa de nouveau. Puis elle déboutonna à son tour le jean de son compagnon. Jack plaqua Sam contre le mur et passa sa main entre ses jambes. Il l'excita assez pour qu'elle gémisse. Il retira le vêtement, souleva ses jambes féminines et la prit sans plus attendre. Ils firent l'amour et se couchèrent sur le carrelage froid de la cuisine pour parvenir à calmer leurs émotions affolées.

XXXX

Le lendemain matin, Jack et Sam profitaient de leur dimanche pour dormir plus tard. Jack, qui dormait affalé sur le ventre, était à moitié couché sur sa belle. C'est ainsi qu'il était bien. Il aimait la sentir contre lui. Sam n'y voyait pas tellement d'inconvénient car c'était réciproque, simplement Jack était une vrai bouillote.

Lorsque Jack ouvrit les yeux, sa tête était donc posée sur le ventre de Sam. Il vit alors une petite tête blonde tenter difficilement de monter sur le lit. Il sourit, la scène était tout bonnement adorable. Il tendit donc la main, saisit sa fille par le bras qui dépassait, et la tira sur le lit. Il la souleva et la ramena à lui pour la cajoler.

- Bonjour mon bébé.

- Bonjour papa. Maman dort encore ?

- Non, plus maintenant, vos cabrioles m'ont réveillée ! Bonjour mon poussin. Dit Sam en embrassant sa fille.

- C'est papa qui m'a fait monter.

- Dis-donc toi, c'est pas beau de rapporter ! S'insurgea Jack

- Alors si c'est papa, je crois qu'on devrait le punir ! Proposa Sam

- Oui ! On lui fait des chatouilles !

- Oh non pas les chatouilles pitié ! Protesta Jack

Mais il était trop tard, les deux filles étaient sur lui et une bataille s'engagea.

Mais tout à coup le téléphone portable de Jack sonna. C'était la base. Walter indiqua que Teal'c était revenu et qu'il y avait un problème.

Jack et Sam déposèrent donc Grace chez Janet et filèrent à Cheyenne Moutain.

XXXX

Teal'c, Bra'tac, Jacob, Jack et Sam se retrouvèrent en salle de briefing. Le problème était le suivant : juste après l'attaque des réplicateurs, ils avaient décidé de ne pas détruire l'arme de Dakara au cas où tous les réplicateurs n'auraient pas été vaincu. Malheureusement aujourd'hui le site de Dakara était devenu sacré et anéantir l'arme maintenant serait considérer comme une déclaration de guerre contre les Jaffas. Teal'c et Bra'tac proposèrent donc de se rendre sur Tartarus, dans le but d'exterminer le restant des troupes d'Anubis. Cela permettrait de donner confiance aux Jaffa et les rendrait plus favorable à la destruction de l'arme. Le Général O'neill approuva le plan.

Alors qu'ils sortaient de la salle, Jacob apostropha Sam :

- Sam, je compte aller à San Diego pour voir Marc. Plutôt demain, parce qu'avec ce qu'il se passe ici… Est-ce que tu viens avec moi ?

- Euh, je ne sais pas. Est-ce que tu ne voudrais pas rester un peu ici avec moi ?

- Je voudrais voir mes petits enfants, et j'aimerai que mes deux enfants soient là.

- Peut-être qu'on pourrait leur demander de venir, c'est les vacances scolaires en ce moment.

- On ne va pas les faire tous venir ici alors qu'il n'y a que nous deux… C'est ridicule.

- Mais qui te dit qu'il n'y a que nous deux ?

- Le fait que tu ne m'ais pas parlé de ton petit ami, Pete. Je suppose que vous avez rompus.

- Oui mais…

- Sam, je te connais. Je suis désolée de te dire ça mais j'ai perdu espoir qu'un jour tu serais heureuse en amour, et que tu aurais une famille. Tu pourrais encore avoir tout ce que tu veux, mais tu es trop têtue pour le comprendre.

Samantha était choquée par les propos de son père. Il l'avait laissée là, bouleversée. Jack avait observé la scène du coin de l'œil. Il approcha, même s'il savait qu'il ne pourrait la prendre dans ses bras.

- Carter, est-ce que ça va ?

- Tu as entendu ce que mon père m'a dit.

- Oui. Mais tu sais que c'est faux. Même s'il aurait certainement préféré que tu sois heureuse avec Paul

- Pete

- Pete… Mais tu as cette famille dont il parle. Tu devrais lui demander de venir à la maison avec toi. On est dimanche, et puis tu ne peux rien faire de plus ici. Gracie sera tellement contente que tu passes la journée avec elle. Et puis elle veut connaître son grand-père c'est normal.

- D'accord.

XXXX

Sam frappa à la porte de la chambre de son père.

- Sam, qui a-t-il ?

- Je voulais te demander de venir chez moi cet après-midi.

- Sam je suis fatigué…

- S'il te plaît papa fais un effort. Je sais que je te déçois et tu n'as peut-être pas envie d'être avec moi, mais je te demande de venir avec moi.

- Sam, tu ne me déçois pas enfin. Je suis tellement fière de toi. Tu es lieutenant-colonel, si jeune. Simplement j'ai admis que tu n'aurais jamais une famille à toi. J'en suis triste parce que je sais que ce n'est pas ce que tu aurais voulu.

- Papa, on peut y aller ?

- Oui…

Ils montèrent en voiture dans un grand silence. Au bout d'un kilomètre, Jacob se manifesta :

- Tu as déménagé ?

- Oui, mais d'abord on va chez Janet.

- Ah oui, pourquoi ? Sam je n'ai vraiment pas envie d'aller où que soit tu sais.

- Papa c'est bon maintenant ! Pourquoi tu es si désagréable, qu'est-ce que je t'ai fait ?

- Pardon ma chérie, ce n'est pas du tout contre toi je te le promets. Allons chez Janet.

Sam sonna à la porte de la maison du Docteur Frasier.

- Ah, Sam, tu es revenue tôt finalement ! Dit Janet

- Oui.

- Bonjour Jacob ! Comment allez-vous ?

- Bonjour Janet. Ca va merci.

- Entrez.

Sam et son père se dirigèrent vers l'intérieur de la maison. Cassandra et Grace jouaient aux échecs sur la table de salon.

- Oh Sam, j'en ai marre, elle gagne toujours ! C'est hallucinant. Se plaignit Cassandra. Oh, bonjour Jacob !

- Bonjour Cassandra. Tu as une nouvelle amie je vois !

- Oui… Sam ? Interrogea la jeune fille, se demandant ce que Jacob savait

- Maman, t'es venu me chercher ?

- Oui mon cœur.

Sam s'agenouilla et tendit les bras dans lesquels Grace vint se blottir.

- Sam ? Qui est cette enfant ?

- Et vous vous êtes qui ? Demanda Grace, vexée

- Moi je suis le papa de la grande fille en face de toi.

- Tu es papy Jacob ? S'exclama la fillette soudain joyeuse

- Je suis… quoi ? Sam ! Tu m'expliques ?

- Oui papa, c'est une longue, une très longue histoire, mais je te présente ma fille, Grace, ta petite fille.

- Mais qu'est-ce que tu me fais Sam ? Je t'ai vu pour la dernière fois il y a un an. Cette enfant en a au moins trois !

- Papa, je t'expliquerai tout je te le promets, mais je t'assure que Grace est ma fille. Alors j'aimerai que tu accueilles ta petite fille comme il se doit. Je te demande de ne pas lui faire de peine. Elle voulait tellement te rencontrer… Confia Sam à son père sur un ton bas

- Bien. Dit Jacob, septique. Alors, Grace c'est ça ? S'adressa-t-il à sa petite fille qui acquiesça à la question. Quel âge as-tu ?

- J'ai trois ans papy Jacob. Et toi ?

- Oh, à mon âge on ne compte plus !

- Tu vas rester avec nous ?

- Eh bien, je vais aller voir mon fils Marc et mes petits enfants.

- Tu veux pas jouer avec moi ? Dit la petite fille, très triste

- Oh, je suis un peu trop fatigué pour jouer. Et ça fait longtemps que je ne les ai pas vus tu sais.

- Mais maman et papa aussi il y a longtemps que tu les as pas vus. Et moi tu m'as jamais vu.

- Mais je ne sais pas qui tu es toi ! S'énerva Jacob

Grace partit en courant dès que le ton de son grand-père monta.

- Papa ! Tu sais quoi, tu n'as qu'à aller voir Marc tout seul. Moi je vais rester avec ma fille que tu viens de traumatiser.

- Sam, bon sang si tu m'expliquais ce que c'est que cette histoire. Et puis d'abord qui est son père ?

- Je t'ai dit que je t'expliquerai, tout ce que tu avais à faire c'était être gentil Grace. Mais apparemment tu trouves qu'elle n'est pas digne d'intérêt, ou qu'elle n'est pas assez bien pour être ta petite fille. Je ne veux plus te voir. Débrouille-toi pour rentrer à la base.

Sam en avait fini et chercha à retrouver sa fille. Dans le salon Jacob regarda Janet et Cassandra dans l'espoir d'avoir une explication, mais chacune d'elle secouait la tête négativement. Il n'obtiendrait rien d'elles.

Sam retrouva Grace dans la chambre de Cassandra. Elle boudait sur le lit.

- Gracie, ma puce, est-ce que ça va ?

- Pourquoi papy m'aime pas ?

- Il t'aimera quand il te connaitra, ça c'est certain. Mais il lui faut un peu de temps. Tu veux bien lui donner ce temps ?

- Mais il a crié.

- Je sais, il ne le fera plus.

- Bon. D'accord.

- Merci mon cœur. Je t'aime très fort.

- Moi aussi je t'aime maman.

Samantha fit un gros bisou à sa fille. Il était hors de question que le mauvais comportement de son père fasse penser à son bébé qu'elle n'est pas assez bien pour être aimée.

De retour dans le salon, Sam fit remarquer à son père qu'il devrait être parti.

- Excuse-moi Sam. Et Grace, je suis désolé d'avoir crié. Tu veux bien me pardonner ?

- Oui. Répondit la petite fille

- Merci.

- Si on rentrait à la maison ? Proposa Sam

Ils dirent au revoir à Janet et Cassandra et rentrèrent à la maison familiale.

- Tu as une belle maison ! Beaucoup plus grande que l'autre !

- Oui, il fallait une vraie chambre pour Grace. Et puis c'est plus pratique pour… pleins de choses.

Ils entrèrent mais tout à coup Jacob se sentit mal. Il ne tenait plus debout.

- Papa ! Qu'est-ce qui t'arrive ? S'inquiéta Sam, aidant son père à s'assoir sur le canapé

- Papy ? Demanda Grace effrayée

- Papa tu as mal quelque part ?

- Sam, il faut que je te dise quelque chose. Selmac est mourant.

- Mourant ?

- Oui, tu sais il n'est plus tout jeune.

- Oh, je suis désolée. Je n'ai vécu que très peu de temps avec Jolinar mais j'imagine que ça doit être dur.

- En fait c'est différent de toi et Jolinar. Tu sais qu'avant de mourir un Tok'ra peut sauver son hôte. Mais cela nécessite un effort conscient du symbiote. J'ai retardé la mort de Selmac car je savais qu'on aurait besoin de lui. Mais il est tombé dans le coma après l'activation de l'arme sur Dakara.

- Tu le sais depuis tout ce temps et tu ne m'as rien dit ? Reprocha Sam

- Je pensais qu'on tiendrait jusqu'à ce que je puisse voir mon fils et ses enfants une dernière fois, c'est pourquoi j'insistais autant.

- Tu as dit « qu'on tiendrait »…

- Selmac ne pourra pas me sauver, je suis désolée, je vais mourir aussi.

- Non !

Sam pleurait. Elle ne s'attendait vraiment pas à cela. Elle regrettait maintenant amèrement le temps qu'elle avait perdu à cacher à son père l'existence de sa fille.

- Maman ? Papy va mourir ? Sanglota Grace

- Je suis désolée ma chérie, j'aurais voulu que tu ais plus de temps avec ton grand-père.

Grace monta alors sur les genoux de son grand-père qui était très mal.

- Papy, je veux pas que tu meurs.

- J'ai eu une belle vie tu sais.

- Non je sais pas.

Alors la petite fille prit son grand-père dans ses bras, et Sam revit le même halo de lumière, orange cette fois-ci, que lorsqu'elle était enceinte et que Grace avait communiqué avec Jack. Cela dura dix minutes. Dix minutes pendant lesquelles Sam ne savait que faire. Elle savait que cela s'était bien passé avec Jack, mais il y avait de quoi s'inquiéter tout de même.

Lorsque cela fut terminé, Jacob semblait sonné mais avait l'air d'aller bien, et mieux. Par contre Grace était évanouie.

- Grace ? Grace réveille-toi ! Je t'en prie mon amour, réveille toi !

Sam était paniquée. Elle avait pris le pouls de sa fille et avait constaté qu'il était tout à fait normal. La petite avait l'air de dormir.

- Papa, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu'elle a ? Pleurait Sam

- Elle a réveillé Selmac, pour qu'il ait le temps de me sauver. Il m'a sauvé Sam, je suis vivant, je vais bien !

Sam voulait se réjouir mais elle était bien trop inquiète pour Grace.

- Papa, est-ce que tu sais pourquoi elle est comme ça ?

- Je ne comprends même pas qui est cette enfant !

- C'est mon bébé ! Hurla Sam

- D'accord, d'accord, mais comment a-t-elle pu me guérir ?

- Parce qu'elle a les connaissances des Anciens en elle. Il faut que j'appelle Jack. Dit Sam en allant chercher le téléphone

- Jack ? Reprit son père. Jack O'neill ? Pourquoi ? Et depuis quand tu l'appelles Jack ?

- Depuis qu'il est le père de ma fille.

Sam composa le numéro de téléphone du bureau de Jack.

- Jack c'est moi, je suis à la maison et Grace s'est évanouie.

- Quoi ? Amène-là ici !

- Non, elle… je crois qu'elle a utilisé ses « pouvoirs », et que c'est pour ça qu'elle est comme ça. Je sais, je vais appeler Janet. Est-ce que tu peux venir ?

- J'arrive tout de suite.

Dès que Jack raccrocha elle allait composer le numéro de Janet mais Jacob l'interpella :

- Sam, elle se réveille.

La jeune femme se précipita alors aux pieds de sa fille.

- Ma chérie, ça va ?

- Oui maman, j'étais fatigué mais ça va, j'ai dormi.

- Tu es sûre, que s'est-il passé ?

- J'ai voulu guérir papy, ça a marché ?

- Oui ma grande, tu m'as guéri ! Je ne sais pas comment tu as fait, mais merci ! Dit Jacob qui embrassa sa petite fille

- Je suis contente alors !

Sam appela tout de même Janet pour qu'elle consulte Grace. Puis elle entreprit de tout expliquer à son père.

- Eh bien ma chérie, c'est incroyable ! Finalement, tu m'as bien eu.

- Comment ça ?

- Tu n'as jamais rien fait comme tout le monde. Tu as toujours été une enfant surdouée, en avance. Tu es rentrée très tôt dans l'armée, et tu as gravi les échelons à grande vitesse. Tu es la plus grande scientifique de cette planète. Tout ce que tu fais est extraordinaire. Et moi je voulais que tu ais une vie privée normale, banale. C'était idiot ! Tu es tombée amoureuse de ton supérieur, là encore, il a fallut que tu choisisses le seul homme que tu ne pouvais pas avoir. Un homme plus âgé que toi, torturé, avec un humour douteux. Tu as fait un enfant, et bien sûr, cet enfant est hors normes. Sam, je suis désolée d'avoir cru que tu pourrais être heureuse dans une jolie maison avec un mari ennuyeux et des enfants qui vont à l'école. Tu es exceptionnelle, et tu mérites une vie exceptionnelle.

- Ouah, papa, je te remercie ! Mais tu sais je n'ai pas demandé ça. J'ai simplement essayé d'être avec quelqu'un d'autre que l'homme que j'aimais mais j'ai fini par comprendre que je n'y arriverai pas. Et si mon enfant avait été « normal », ça m'aurait bien été, du moment que c'était l'enfant de Jack…

- Tu seras heureuse Sam, et je serai là pour le voir. C'est formidable. Incroyable et formidable.

- Sam !

Jack avait déboulé dans la pièce en courant.

- Tout va bien Jack. Rassura Sam

- Je vais bien papa t'inquiète pas ! Dit Grace en souriant

- Que s'est-il passé ? Demanda Jack, qui prenait sa fille dans ses bras

- Selmac allait mourir, et allait emporter mon père avec lui. Mais Grace l'a sauvé ! Elle nous a fait le coup de la lumière et ensuite elle s'est évanouie. Mon père était conscient tout de suite après et allait bien. Je t'ai appelé parce que Gracie ne se réveillait pas.

- Mais tu vas bien mon ange ?

- Oui papa, très bien !

- Elle ne cessera jamais de nous étonner… Elle vous a vraiment sauvé Jacob ?

- Vraiment. Selmac est mort, mais il a eu le temps de me sauver parce qu'elle l'a sorti du coma. C'est époustouflant.

- Oui ça l'est.

- Papa, je suis désolée pour Selmac. Réalisa Sam tout à coup

- J'avais accepté sa mort et la mienne, je peux accepter que l'un de nous reste vivant. Selmac a été très heureux de pouvoir me sauver.

Janet arriva peu de temps après et confirma que Grace allait parfaitement bien. Guérir lui avait demandé un gros effort et elle avait eu besoin de reprendre des forces après. Cela avait rappelé à Sam que lorsque Jack avait la bibliothèque de données Anciennes en tête il avait réussi à guérir Bra'tac qui avait une plaie béante. Après il avait eu un léger évanouissement. Ils en conclurent que c'était une réaction normale.

XXXX

A peine remis de leurs émotions, ils durent retourner à la base. Ils apprirent que les Jaffas étaient tombés dans un piège. En effet, Tartarus était vide de monde et ils avaient laissé Dakara avec peu de défense. Trop peu. Anubis était parvenu à s'emparer de l'arme, qu'il avait protégée par un champ de force. L'arme les atteindrait par l'ouverture de la porte. Sam proposa donc d'ouvrir un vortex pour protéger la Terre au moins trente-huit minutes. Mais lorsque Walter commença à enclencher les chevrons, un vortex extérieur se formait déjà. Il était trop tard. Bien que Sam y fût opposé, l'autodestruction fut enclenchée sur ordre de Jack.

- Va-t'en Sam. Chuchota Jack

- Quoi ?

- Va-t'en vite ! Grace ne doit pas être orpheline. Ca ne sert à rien de rester ici. Je t'en prie.

Tout à coup, le mécanisme d'autodestruction ralentit. Peu de temps après le vortex se ferma.

XXXX

En salle de briefing, Bra'tac et Teal'c expliquait ce qu'il s'était passé sur Dakara. Les supersoldats étaient désorientés sans leur maître. Et finalement, cette mésaventure avait convaincu les Jaffas de détruire l'arme, bien trop dangereuse.

Jack et Sam émirent l'hypothèse que Daniel devait être pour quelque chose dans ce revirement étrange de situation.

- Non, je n'y suis pour rien !

- Vous avez entendu vous aussi ? Demanda Jack

Tout le monde acquiesça et la voix se refit entendre. Jack se dirigea donc vers son bureau, d'où venait le bruit. Il y trouva un Daniel totalement nu. Il lui prêta donc le seul « vêtement » qu'il trouva : le drapeau du programme porte des étoiles.

Lorsqu'il apparut vêtu de la sorte, Sam fut gênée et tourna la tête. Teal'c, Bra'tac et Jacob, eux regardait l'homme, ravis de le revoir vivant.

XXXX

- Alors on n'a rien à faire ?

- Non, a priori nous l'avons déjà fait. Nous avons un E2PZ ! Je vais le porter au labo.

- Non ! Je veux voir leurs yeux de scientifiques briller derrière leurs lunettes ! Toi tu vas faire tes valises.

- D'accord.

XXXX

Sam, Jack, Grace et Jacob étaient chez Marc. Ce dernier avait été très surpris de savoir que Joan avait laissé la garde de sa fille à Sam. Mais il était très heureux pour elle car il ne l'avait jamais vu si épanouie. Il avait été en colère lorsqu'il avait appris qu'elle avait rompu avec son ami Pete.

Cela faisait trois jours qu'ils étaient là et ils passaient d'excellentes vacances. L'apaisement à la base avait permis à Jack de prendre enfin sa retraite. Il voulait désormais être un père à temps plein et en profiter au maximum. Il avait donc refusé le poste de Directeur du Home World Security qu'on lui offrait. Quoi qu'il en soit ils pouvaient désormais être ensemble au grand jour, et Jack adopterai bientôt Grace officiellement.

- Maman, j'aime bien jouer avec Debra et Kyle.

- Tant mieux, ce sont tes cousins, tu les verras souvent.

- Oui. J'aimerai bien avoir une petite sœur.

Sam et Jack se regardèrent, un peu gênés. Ils n'avaient jamais parlé de ça…

- En fait, ça n'est pas vraiment prévu…

- Oui, tu sais, moi je ne suis pas tout jeune. Précisa Jack

- Et alors ? Demanda la petite fille

- Et alors, ça demande de l'énergie d'élever un enfant, alors deux…

- Mais alors si vous étiez plus jeunes, j'aurai droit d'avoir une petite sœur ?

- Euh, oui mais ce n'est pas le cas alors, tu vois, tu seras notre seul petit bébé !

Grace semblait très mécontente de cette nouvelle.

Elle s'alongea au milieu de ses parents et ils s'endormirent. Marc manquait de place et tous trois devaient dormir ensemble.

Le lendemain matin, Jack et Sam étaient tous deux dans le lit. Jack se dit que Grace devait être levée. Il décida d'en profiter. Il embrassa Sam qui se réveilla.

- Hum, Jack.

- Gracie est levée…

- Ahh… Voilà qui est intéressant !

Ils savourèrent ce moment, car c'était bien le défaut de ce séjour : ils étaient tous les uns sur les autres et il n'y avait pas beaucoup d'intimité.

Quelques temps après, Jack se redressa pour admirer Sam qui s'était rendormie. Il la trouva magnifique. Encore plus que d'habitude. Elle avait l'air si reposée, plus jeune.

Sam finit par ouvrir les yeux. Elle regarda Jack, et fronça les sourcils.

- Quoi ? Demanda Jack

- Je ne sais pas, tu as l'air… plus jeune.

- C'est marrant, c'est ce que je pensais de toi !

- Ah oui ? Mais attends, tes cheveux sont châtains !

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Jack tira Sam jusqu'à la glace de l'armoire. Ils s'observèrent et constatèrent qu'ils avaient rajeuni d'environ dix ans.

- Grace ! Cria Jack. Viens ici tout de suite !

- Qu'est-ce qu'il y a papa ?

- Qu'est-ce que tu nous as fait à maman et moi ?

- Rien.

- Ce n'est pas beau de mentir Grace ! Gronda Sam

- Je voulais une petite sœur… Dit Grace avec une petite voix. Vous avez dit que si vous aviez été plus jeune j'aurais pu avoir une petite sœur…

- Quoi ? Tu nous as rajeuni pour qu'on ait un bébé ? C'est de la folie. Allez, défais ce que tu as fait.

- Non !

- Grace ! Tu n'as pas le droit de jouer avec notre vie comme ça ! Tu ne dois pas faire ce genre de chose. Pour papy c'était exceptionnel. Tu ne dois pas utiliser tes pouvoirs !

- Mais c'est trop tard maintenant !

- Comment ça c'est trop tard ? S'insurgea Jack

Grace tira sur la liquette de sa mère pour qu'elle s'agenouille. Elle toucha son ventre et confirma :

- Bah oui c'est trop tard. Je vais avoir une petite sœur ! Je suis trop contente !

Sam regarda Jack avec les grands yeux qu'il avait l'habitude de voir il y a quelques années. Ils s'assirent tous les deux l'un à côté de l'autre sur le lit. Ils se prirent la main et restèrent muets en regardant leur fille Grace, ravie d'avoir une petite sœur.

Ils avaient encore un beau problème sur le dos. Beau, c'était le mot.

XXXX

Fin de la 4ème partie.

Bon allez-y franchement. Dites-moi : voulez-vous une suite ?