Je remercie ceux qui suivent mon histoire et aussi, les visiteurs de passer voir :)
Bonne lecture et pardon de mettre du temps à poster la suite, c'est juste que ce n'est pas ma fiction principale.
Chapitre 4 : Une erreur facultatif
" Feel the same,
When your heart in my mind,
Sing with me, Lady
I love you …"
Le CD de Ryan Bieber est joué dans la voiture, monsieur conduit tandis que madame s'endort à chaque km fait. Charles baisse le volume de la radio pour ne pas déranger sa femme.
Nilin chante joyeusement, elle vient de voir son chanteur favoris dans la capital. Lorsqu'elle voit son père baisser le volume de sa chanson préférée, elle murmure des mots que je n'arrive pas à comprendre mais d'après son visage ce ne sont pour le moins des mots de tendresses.
Les bâtiments défilent dans les vitres, les lumières ressemblent à des lucioles volantes. La vie de la nuit reprend sa place.
Ah...ce concert, c'était...comment dire ? Pas mon style, il y avait tant de filles à côté d'elle qui criaient le nom du chanteur. Elles étaient déchaînées et hystériques, j'en étais plus intéressé par elles que par le chanteur. Je suis content de ne pas y avoir assister directement dans cette foule, j'étais bien resté dans mes circuits pour mon plus grand plaisir, c'est comme si regardais le concert par la télévision.
Nilin continue de chanter mais d'une voix plus calme à la limite du murmure.
« Tu n'es pas fatiguée, Nilin ? Il sera minuit dans exactement deux minutes, tu devrais au moins faire un somme. »
En m'entendant, elle s'arrête. D'un chuchotement elle me répond en faisant semblant de regarder par la fenêtre :
« - Non, non ! Je suis hyper, super en forme. »
Son père regarde discrètement sa fille par le pare-brise, il a dû entendre quelques mots.
« Comme tu voudras mais ne te plains pas après, je t'aurais prévenu... »
La fillette s'arrête de chanter pour regarder l'environnement à l'extérieur. Son coude se pose prés de la vitre, elle appuie sa tête sur sa main.
Il est rare de la voir silencieusement muette, j'ai tellement l'habitude de la voir comme une puce.
Nous arrivons enfin devant la maison, a voiture arrive au niveau du portail de la villa.
« - H3O peux-tu m'ouvrir le portail ? » Demande Monsieur Cartier-Wells.
J'ouvre le portail en délicatesse. Les deux portes s'écartent des deux côtés laissant la voiture traverser le chemin gris jusqu'au foyer.
Le père de Nilin me laisse occuper la sécurité, c'est étonnant comment les humains donnent leur accord rapidement à des machines alors qu'ils prennent du temps pour donner leur confiance entre eux.
« - Tu crois qu'un jour, H3O tu deviendras un humain ? » Me questionne Nilin.
Au même moment, Charles ouvre la porte pour sortir Nilin de son siège.
« - Ce sont dans mes plans, pourquoi ? Tu veux qu'il devienne un de tes amis, ma chérie ? »
J'allais lui répondre quand son père prend la parole avant moi. Pour information, je suis déjà l'ami de votre fille, monsieur !
« Nilin, tout dépendra de l'avancée technologique...je ne peux supposer avec de simples espérances vois-tu... »
« - D'accord...et merci papa ! Je crois que j'ai eu l'autre réponse que je voulais. »
Par habitude, j'ouvre la grande porte automatique de la maison. La voiture redémarre pour rentrer dans la propriété. Elle s'arrête devant le hall d'entrée.
Charles aide Scylla à se remettre debout sur pied, elle est encore à moitié endormie et n'a pas vu que le trajet s'est terminé.
Au même moment, je remarque qu'une ombre escalade la façade de la clôture. J'envoie tous de suite l'alerte dans mes micros.
" Intrus au secteur 2 ! Intrus au secteur 2 ! "
Les lumières à l'extérieur s'illuminent pour mieux apercevoir le suspect. Il tombe de tout son poids sur l'herbe, il a l'air d'être sévèrement blessé mais il continue à s'approcher sans écouter sa douleur. C'est un homme chauve, la peau est grisâtre et les yeux nous regardent dans le vide, des yeux dans un désespoir profond. L'inconnu portant un manteau de pluie noir semble savoir ce qu'il fait, il semble avoir attendu dehors la famille. Je n'ai même pas eu le temps de le voir en dehors de la clôture. C'est dangereux, il n'a pas toute sa tête et il court à toute vitesse vers Nilin, prêt à l'attraper.
Le père de Nilin arrive à intercepter l'inconnu avant qu'il se jette sur elle. Il bouscule alors l'inconnu et tombent tout les deux sur le côté alors que sa femme a déjà pris la peine d'appeler les forces de police pour cette infraction, Scylla est morte de trouille et elle comprend à peine ce qu'il vient de se passer.
Sur le choc, Nilin court se réfugier dans sa maison en refermant automatiquement la grande porte derrière elle.
« Nilin, je t'en pris, calmes-toi.. »
Son regard s'appuie vers tous les côtés à la recherche d'une cachette en sécurité. Elle se précipite vers la cuisine pour se cacher en dessous du comptoir.
J'allume les lumières pour essayer de l'apaiser. D'abord la cuisine, le salon, et le couloir avec l'escalier.
Dehors on ne peut rien voir, la nuit est sombre le plus totale mais à l'intérieur, les meubles font leurs apparitions silencieusement dans le rayon lumineux.
« - Chose...lumière..trop..mal yeux...horrible image ! »
Surpris, je coupe toute la lumière d'un seul coup. D'où vient cette voix ? Il a la même voix, la même tonalité que l'homme bousculé par Charles. Ce fou ne peut pas être rentré dans cette maison aussi rapidement alors qu'il s'est fait intercepté, il y a donc une autre personne dans ces lieux.
Et comment ai-je fait pour ne pas l'avoir remarqué ? Ne suis-je pas en charge de surveiller cette maison ?
« Nilin, restes cachée, il semblerait qu'une autre personne est à l'intérieur. »
« - J'ai trop peur H...il va me trouver », chuchote-t-elle effrayée.
Un objet se casse au même moment, peut-être le vase rose dessiné d'un dragon. Un bruit de fracas fait sursauter Nilin alors qu'elle est encore sous le choc et déjà nerveuse à en perdre connaissance.
Cette personne l'a fait tomber, je ne crois pas que ce soit accidentelle plutôt qu'il l'a voulu. Il l'a fait pour nous demander de sortir de notre cachette, enfin il ou elle demande à Nilin. Je penche plutôt à un homme de la même envergure que celui à l'extérieur.
« - Où sont..MES SOUVENIRS ?!...détruire..TOUT ! »
Le silence est de nouveau bombardé par de nombreux objets détruits à la suite. Il y a assez de bruits pour faire peur à un enfant et pourquoi pas un adulte aussi.
Le noir de toute la maison ne m'aide pas non plus. Si j'avais eu des infrarouges, j'aurai pu voir ce foutu cambrioleur. Il vaut mieux ne pas allumer la lumière sinon Nilin serait à coup sûr retrouvé.
« - H3O ! La porte est bloquée, qu'est-ce qui se passe ?! »
J'opte tout de suite ma vision sur les caméras extérieurs pour connaître la situation des parents. Charles tape sur la porte en vain, quelque chose a l'air d'avoir bloqué la porte, et de l'intérieur. L'autre inconnu est allongé par terre bâillonné des mains tandis que madame a la main sur sa bouche, choquée par les événements.
Il va falloir que je trouve un moyen pour enlever ce qu'il bloque la porte. Il n'y a pas d'autres solutions, les fenêtres sont closes et rien ne peut les casser. Merci la bonne qualité...
« Nilin écoutes-moi attentivement...Je vais devoir apparaître pour que tes parents puissent rentrer dans la maison le temps que les policiers arrivent. Tu ne pourras pas m'entendre pendant un certain moment d'accord ? »
« - Me laisses..pas », sanglote-t-elle.
« Non, non ! Nilin écoutes-moi...je sais que tu es une grande fille, tu es forte. Je suis sûre que tu peux m'attendre. Tu n'as pas à t'inquiéter, je reviendrais et puis si tu veux...je peux te raconter une histoire entre temps... »
Nilin reste sceptique, on peut voir dans la lueur de ses yeux qu'elle était détruite. Si j'avais su protéger mieux cette maison, elle n'aurait pas à subir cela, je me sens si coupable.
Ne voyant pas qu'elle se décide, j'apparais petit à petit devant elle. Il n'y a pas de temps à perdre, il faut faire vite avant qu'il la retrouve.
Ma main caresse du bout des doigts sa joue, elle a la peau si douce... Nilin me regarde les yeux envahis de peur mais elle est rapidement prise d'une lueur de tendresse.
« - Oui, j-je je...veux bien.
- Où es-tu misérable vermine ?! Rends moi ma tête ! » Cria la voix.
J'enlève ma main pour me relever de cette cachette, ça devrait être un jeu d'enfant n'est-ce pas ?
« Il était une fois...dans un monde dicté par des politiciens corrompus, un jeune homme du nom de Edge s'enfuit de sa maison pour se révolter... »
Un autre chahut violent me coupe dans ma narration, je me suis plaqué contre un recoin. D'où je suis, je ne sais pas la situation de l'homme. J'espère qu'il ne m'a pas vu..enfin, il ne peut me voir, seul ceux comme Nilin qui ont le sensen débloqué le peuvent.
Je continue mon chemin pour sortir de la cuisine. Je longe le couloir sur la pointe tes pieds en évitant les débris des statuts cassés et des pots en miettes.
« C'était un homme bon, et généreux à la fois. Il a toujours aimé la littérature et plus précisément les poèmes. Un poème l'a beaucoup touché, c'était un poète renommé qui, par son poème appelé à la révolte et à la résistance. C'est ainsi que le petit Edge a décidé de se révolter et redonner le pouvoir au peuple... »
Je m'arrête en apercevant vaguement ce qui doit être une porte, Charles doit être en train d'essayer de bousculer la porte par l'extérieur mais celle-ci ne fait que trembler.
« Et pour former sa propre résistance, il avait besoin d'une troupe de combattants. Ils formèrent les Errorists, des membres à l'allure révolutionnaire tel de grands sportifs. Ils étaient forts, Edge était leurs chefs mais une certaine Nilin était beaucoup plus importante, la main droite de Edge. Cette femme était surtout, la chasseuse de souvenir la plus combattante qu'il n'a jamais rencontré de toute sa vie... »
Je m'approche de cette chaise dans le noir complet, je n'ai plu qu'à la décaler et le tour est joué.
« - Edge, devant toi en haut ! » S'écrie une petite voix familière.
Brusquement, une chose se heurte contre moi, j'arrive à la dernière minute à enlever cette chaise en décalant mon pied tout en tombant sur le dos.
« - Jolie histoire...grand frère de sang ! Racontes...suite ! »
L'homme me donne des coups au visage. Entre mes bras croisés sur mon visage et lui qui tape sans arrêt, je peux à peine le voir. Son visage est noir, et ses yeux blancs vident me regardent comme si il cherchait la chaleur dans mes yeux.
Au même moment, la porte s'ouvre violemment alors que je donne un grand coup de pied dans cet homme fou qui m'appelle son frère.
Deux hommes portant des casques rentrent et attrapent l'homme par terre.
« - Alors mon gars, qu'est-ce que tu fais à quatre pattes face à cette fille ? Tu as perdu contre cette petit ? Ha ha ! La bonne blague ! » S'amuse l'un des policiers.
Je me retourne pour voir Nilin derrière moi, elle me regarde dans le blanc des yeux. Je ne savais pas vraiment pas lui dire d'autre à part...
« Tu vas bien ?...Tu aurais rester cacher... »
Elle ne me répond pas me laissant planer ma question. Je ne comprends pas à quoi elle pense, peut-être elle pense que cet homme est mon frère, et que j'étais fautif...Non je ne sais vraiment pas.
Ces parents se précipitent vers elle pour la serrer dans leurs bras, un beau câlin familiale.
Pour ne pas gêner la famille pendant ce moment de tendresse, je regarde l'homme se faire relever par les deux gaillards. Il a l'air plus calme maintenant, on dirait qu'il avait réussi à avoir ce qu'il voulait...mais quoi ?
« - Frère...pourquoi ? Pourquoi es-tu avec eux ?! Méchant frère...ouvres les yeux... !
- Tais-toi !(il lui donne un coup de matraque dans la tête) Ce mec est complètement dégénéré...
- Ouais..on ramène les deux au poste pour les interroger, réplique l'autre policier blond. Monsieur Cartier-Wells pouvez-vous venir avec notre pour faire votre déposition s'il-vous-plaît ?
- Oui, j'arrive messieurs. Nilin restes avec ta mère, je reviens tout à l'heure. »
Charles me transperce le corps, il ne me voit pas lui et tout les autres personnes ici sauf...cet homme pourquoi ? Je ne le connais pas, comment peut-il me voir ? Alors que je suis riche en connaissance, cette fois je suis mis dans le doute le plus profond. Est-ce son sensen qui lui permet seulement ? Ou alors a-t-il raison, suis-je son frère ? Qui suis-je exactement ?
« - On est frère...tu es mon frère...frères de sang...nous sommes liés...ha...nous sommes liés...je te vois...et on se connaît. Tu es dans le mauvais camp..frère...reviens vers nous... »
