Un grand merci à la vague folle, Jill-Valentine76 et Feknow pour leurs reviews encourageantes !
la vague folle : Zoro est dans ce chapitre -) !
Feknow : Roooo... Une autre fan du NaSan ? Dans mes bras ^^ ! Belle vient en fait de Bellemere, mais je voulais aussi faire un clin d'œil à Sanji et son amour de la beauté. Et pour moi, dans « Bellemere, il y a le mot « mère » qui convenait bien au personnage mais je n'aimais pas pour une petite fille… Sauro va être présenté dans ce chapitre ^^ !
Bonne lecture, il y aura plus d'action à partir du prochain chapitre, promis ^^ ! Les descriptions complètes des enfants aussi d'ailleurs !
- Papa ! Papa !
Le blond fit volte-face en entendant la voix de sa fille.
- Oui princesse ?
- On peut venir avec toi faire les courses, dis ? Hein, dis, dis ? S'il te plaît !
- Nous aussi on veut venir tonton Sanji ! s'écrièrent Kuina et Sauro.
Le cuisinier eut un sourire amusé, qui s'élargit en baissant le regard sur l'adorable bébé, âgé à présent d'un an et demi, qui tirait sur sa jambe de pantalon.
- 'Plaît ! s'exclama-t-il lui aussi.
Il se baissa pour prendre son petit bonhomme dans ses bras avant de reporter son attention aux trois frimousses suppliantes qui lui faisaient face.
- Vous avez demandé la permission à vos mamans d'abord ?
- Tu peux pas leur demander toi ? réclama la petite rouquine de cinq ans avec un air de chaton abandonné.
- S'il te plaît tonton ! renchérirent ses deux cousins.
Le dernier bambin s'agita contre son père et posa une main douce et chaude sur sa joue :
- 'Plaît ! répéta-t-il en y mettent tout son cœur et toute sa conviction.
Sanji se senti fondre. Il soupira :
- D'accord, vous avez gagnés bande de fripons !
Les enfants sautèrent de joie autour de lui en le remerciant. Nami et Robin arrivèrent à la cuisine sur ces entre-faits. La navigatrice fronça les sourcils et l'archéologue croisa ses bras sur son ventre, mais ni l'une ni l'autre ne put retenir un sourire en coin. Nami planta son regard dans celui de son chef-cuistot :
- Sanji…, fit-elle d'une voix qui se voulait menaçante, tu leur as encore cédé quelque chose, je me trompe ?
L'homme lui adressa son sourire le plus charmeur, ainsi que les quatre plus jeunes.
- Ils voulaient seulement que je vous demande s'ils pouvaient m'accompagner en ville, se justifia-t-il.
Les deux femmes ne retinrent pas leur gaieté plus longtemps. Elles donnèrent leur accord avec plaisir, au plus grand bonheur des enfants. Elles les embrassèrent en les avertissant :
- Soyez bien sages et très obéissants !
Ils promirent.
Au début, la sortie se passa plutôt tranquillement. Le cuisinier avait placé son fils dans son dos et tirait une charrette en bois. Les deux petites sautillaient juste devant lui, s'extasiant devant les différentes et boutiques et faisant céder le chef-cuistot à tous leurs caprices qui étaient, il faut le préciser, peu nombreux et raisonnables. À cinq et sept ans, les fillettes avaient bien heureusement hérité du sens des affaires de leurs mères. Tout-à-coup, Sauro, qui jusque là avait marché tranquillement à hauteur de la charrette, aperçut quelque chose qui attira son attention et il se rua dessus au milieu des passants. Sanji le héla aussitôt :
- Sauro ! Reviens immédiatement !
Mais le petit garçon n'écoutait pas. Sanji était prit au dépourvu. Il ne pouvait pas laisser les petites seules pour aller chercher ce satané gamin ! D'autant plus que celui-ci avait hérité de son père en ce qui concernait le sens de l'orientation. Il le perdit vite de vue à cause de la foule.
- SAURO ! appela-t-il encore, sans succès.
Paniquées, les deux petites se collèrent contre lui. Même le bébé se tut, sentant la tension dans le dos de son père. Le cuisinier se reprit. Il entraîna les trois enfants dans la boutique la plus proche, soit une librairie dirigée par un vieux monsieur. Ce dernier accepta volontiers de lui garder les petits pendant qu'il partait à la recherche du quatrième. Cela fait, l'homme blond se rua à l'extérieur et courut aussi vite que possible à travers les rues. Il finit par retrouver le garçonnet assis sous un porche, bras autour des genoux remontés à la poitrine, au bord des larmes. Sanji se précipita, laissant exploser sa peur sous forme de colère. Il attrapa le gamin par les épaules, le souleva de terre et le secoua comme un prunier :
- BON SANG, SAURO, NE REFAIT JAMAIS ÇA ! QU'EST-CE QUI T'ES PASSÉ PAR LA TÊTE, JEUNE INCONSCIENT ?!
Il se calma en entendant l'enfant se mettre à pleurer pour de bon. Le cuisinier lui avait flanqué une frousse terrible et c'était trop pour lui après la frayeur qu'il venait d'avoir. Sanji le serra contre lui et Sauro passa ses petits bras autour de son cou.
- Pardon…, s'excusa-t-il en sanglotant.
L'homme soupira.
- C'est bon, c'est fini. Chut…, le consola-t-il en lui frictionnant le dos. Chut…
Le gamin renifla et essuya ses larmes. Il prit appui sur les épaules de l'adulte pour se reculer et le regarder, avec des yeux suppliants.
- Dis, tonton Sanji, tu vas le dire à papa et maman ?
- Oui.
- Non, s'il te plaît ! Punis-moi comme tu veux, mais ne leur dit pas, s'il te plaît.
Sanji secoua la tête, presque compatissant, en lui débarrassant le front d'une mèche verte.
- Non, bonhomme. C'est mon devoir de te gronder quand tu fais une bêtise, mais ce n'est pas mon rôle de te punir alors que tes parents sont à même de le faire.
Le garçonnet baissa les yeux et se tut.
- Bien, il faut retrouver les autres.
Ils retournèrent à la boutique où les filles et le bébé les attendait, anxieux. Les petites se jetèrent sur le berger et la brebis galleuse. Sauro s'excusa et les embrassa. Elles l'embrassèrent à leur tour et Sanji sourit, attendri par la scène. Il remercia chaleureusement le libraire.
- De rien mon bon monsieur, vos enfants sont adorables, c'était un vrai plaisir !
Après avoir salué le vieil homme, ils sortirent. Le cuisinier tenait son petit dernier dans ses bras et, cette fois, les autres, qui tenaient les paquets de victuailles, se tinrent plus que sagement à ses côtés.
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De retour sur le Sunny, ils furent accueillis par le reste de l'équipage.
- En retard ! fit gentiment remarquer l'archéologue.
- Il faudra en demander l'explication à ce monsieur, répondit le blond d'une voix neutre en désignant le petit garçon du menton.
À ces mots, Robin et Zoro adressèrent des mines sévères à leur fils. Kuina prit doucement la main de son frère pour l'encourager à avancer. Suivant l'exemple du cuistot qui porta, avec l'aide de sa fille, les commissions à la cuisine, les autres se dispersèrent. Seule sur le pont, la famille Roronoa pouvait se consacrer à son problème.
- Pardon papa, pardon maman. Tonton Sanji m'a grondé mais il a dit que c'est vous qui deviez me punir. Je suis désolé, je regrette vraiment, je ne recommencerais plus jamais, j'ai eu trop peur, débita Sauro, hoquetant.
- Si tu nous disais d'abord ce que tu as fait ? l'interrogea sa mère.
- J'ai… J'ai vu quelque chose par terre, ça brillait, c'était long. J'ai cru que c'était une lame et j'ai voulu aller voir… mais je me suis perdu, il y avait beaucoup de gens. Heureusement, tonton m'a retrouvé.
- Il nous a laissés, Belle, Zeff et moi, dans le magasin d'un vieux monsieur très gentil. Il nous a raconté pleins d'histoires et il a même empêché Zeff de pleurer.
Les parents sourirent brièvement pour remercier leur fille de cette précision puis se concentrèrent à nouveau sur le cas de leur fils. Ils se consultèrent du regard un bref instant puis Zoro demanda :
- Et toi, jeune homme, quelle punition penses-tu avoir mérité ?
Le garçonnet se mordit la lèvre en se dandinant. Même à cinq ans, il avait un grand sens des responsabilités et de l'honneur, tout comme son père. Il se savait par ailleurs déjà chanceux qu'on lui demande son avis. Il réfléchit un moment puis releva la tête pour regarder ses parents droit dans les yeux, avec soumission.
- D'être privé de dessert et d'aller me coucher tout de suite à la place, répondit-il enfin.
Zoro afficha une mine satisfaite.
- Très bien. J'avais pensé à te donner une bonne fessée mais, étant donné que tu semble avoir eu peur, que Sanji t'as fait la leçon et que tu proposes une punition raisonnable, je suis d'accord.
Robin opina pour montrer son approbation.
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Après le repas, Zoro se chargea d'emmener son fils au lit. Il l'aida à se déshabiller, à revêtir son pyjama, puis à grimper dans son lit. Alors qu'il le bordait, il sentit une petite main agripper sa manche. Il posa son regard sur le petit garçon.
- Papa… ?
- Oui ? répondit le sabreur, étonné.
Les larmes, brûlantes, montèrent aux yeux de l'enfant, et roulèrent bientôt sur ses joues.
- Est-ce que toi et maman pourrez me pardonner et m'aimer de nouveau un jour ?
Zoro écarta aussitôt les draps et cueillit tendrement Sauro dans ses bras pour le serrer fort contre lui.
- Mon trésor, nous t'avons déjà pardonné. Et surtout, nous n'avons jamais cessé de t'aimer. Et nous t'aimerons toujours, tu entends ? N'oublies jamais ça ! Sauro, quand ta maman et moi, et les autres, te punissons ou te disputons, c'est parce que nous t'aimons. Nous ne voulons pas qu'il t'arrive du mal.
Le père couvrit le visage de son cadet de baisers.
- Calme-toi mon chéri. Je t'aime. Tellement fort ! Dors maintenant.
La punition n'en fut plus vraiment une. Le garçonnet était épuisé par cet après-midi mouvementé et toutes les peurs qu'il avait ressenties successivement : celle d'être perdu pour toujours, celle que Sanji en colère lui avait faite, celle d'être puni, celle que ses parents ne l'aiment plus… Aller au lit plus tôt que d'ordinaire n'était plus un vrai sacrifice. D'autant plus que Zoro le berça en lui caressant les cheveux jusqu'à ce qu'il s'endorme. Le sabreur sourit devant le spectacle de son fils détendu dans son sommeil en songeant combien il avait changé depuis la naissance de ses enfants. Il n'avait plus peur d'exprimer ouvertement ses sentiments envers eux ou envers Robin et il avait gagné en maturité, en compassion et en douceur.
Il était devenu père.
Voilà, voilà ! Laissez des reviews s'il vous plaît, j'aime avoir votre avis ^^ !
