Me revoila avec un nouveau chapitre de Drôle de Périple ! Je suis assez contente de voir le nombres de lecteurs car dimanche on était 200 et là je viens de m'apercevoir qu'on n'ai 306 ! Alors un ENOOOOORME merci et surtout n'hésiter pas à reviewer j'adore répondre aux lecteurs et lectrices :D
Disclaimer : L'écriture à Mirandae et les personnages et le monde HP à notre reine J.K.
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Réponse aux reviews :
Charliee3216 : Abruti ? Je suis d'accord, mais je tiens à prévenir qu'il est loin d'arrêter ses bêtises ! Bien au contraire !
Franchement ouiii il a de la chance ! Si Hermione aurait été violente il aurait plus de dents à l'heure qu'il est ^^
FanHPTW : ... Il a pleins d'idée, malheureusement ^^'
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VOILAAA, alors n'hésiter pas à reviewer et je vous souhaite une bonne lecture !
Lorsque j'ouvre les yeux, je réalise que je ne suis pas dans ma chambre. Ron et moi avons discuté un long moment hier soir et nous avons dû nous endormir sur le canapé du petit salon de l'hôtel. Ron ronfle doucement tout contre moi et je sens son souffle léger dans mes cheveux. Je remue un peu pour mieux me blottir contre lui. Dans ses bras, je me sens bien. Il se réveille quelques minutes plus tard et à son regard, je comprend que lui aussi met quelques secondes à se souvenir de ce qui s'est passé hier soir.
-Je me disais bien que mon rêve était vraiment réaliste...Me dit-il avant de me donner un léger baiser en guise de bonjour.
Je souris à ses mots. Après sept années de jeu d'indifférence, c'est très étrange de pouvoir ainsi se montrer ses sentiments. Très étrange mais très plaisant aussi. Alors j'en profite pour l'embrasser à mon tour.
Mais il faut bien se résigner à se remettre en route. Alors, après un rapide détour par nos chambres pour un brin de toilette, nous voilà partis en direction de la sortie du village où est resté garé le camping Eustache est un village fascinant. Les rues sont très animées, même en cette heure matinale. On dirait le Chemin de Traverse, en plus grand. Les gens se déplacent à pied ou sur des balais et il faut parfois se pousser pour les éviter. Des sorciers mais aussi des centaures, des gobelins et des vélanes marchent dans les rues à la recherche de la boutique qui saura les combler. Des dizaines d'hiboux survolent le bâtiment de la poste et forment un étrange ballet de décollages et d'atterrissages incessants. Je sens la main de Ron se glisser dans la mienne et je souris :
Je vais retrouver mes parents avec l'homme que j'aime à mes côtés, tout va bien.
- J'savais bien que vous étiez des zamoureux !
C'est Jamie, le petit frère de Lily, qui a parlé. Appuyé contre un mur, il nous observe les bras croisés. Comme nous le regardons d'un air un peu intrigué, il s'explique :
-Quand elle m'a ramené à la maison, je lui ai dit que vous aviez l'air d'amoureux et Lily m'a répondu que non, que vous étiez rien que des copains et que si vous étiez amoureux alors elle le découvrirait bien en s'amusant un peu avec Ron...J'ai pas bien compris ce qu'elle a voulu dire par là d'ailleurs...Ajoute Jamie en fronçant des sourcils.
Ron me regarde avec une drôle de grimace.
-Moi qui croyait que c'était mon charme qui l'avait fait craqué...
Je rifougne un peu et Jamie continue :
-J'avais parié deux patacitrouilles avec elle que vous étiez des zamoureux !
- Et bien tu diras à ta sœur que tu as gagné ton pari! Lui répond Ron avec un clin d'œil puis il se tourne vers moi : Ca me fait penser que j'en mangerai bien quelques-unes, moi, des patacitrouilles ! Et puis une ou deux bulles baveuses aussi...
- J'ai fait les courses hier pendant que tu louais ton carrosse à moteur ! Il est rempli de nourriture que nous n'avons même pas encore touché !
- Je ne te parle pas de nourriture, je te parle de friandises, ça n'a absolument rien à voir ! Me lance Ron d'un air presque choqué.
- Ron on a assez perdu de temps comme ça ! Ronald !
Mais il s'est déjà engouffré dans un magasin et je n'ai plus qu'à me résigner à le suivre.
-J'arrive ! Lance une grosse voix en provenance de l'arrière boutique lorsque je fais tinter la petite cloche de la porte d'entrée.
L'échoppe est minuscule et le silence qui y règne contraste avec le bruit de la rue. Elle n'est éclairée que par une toute petite fenêtre qui donne une lumière poussiéreuse. Le gérant de la boutique arrive enfin et si il ne ressemblait pas tant à Hagrid, je crois qu'il me ferait peur. Sa barbe, hirsute et d'un noir de jais, dissimule les trois quarts de son visage et même Ron est obligé de lever la tête pour le regarder tant il est grand.
- Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? Aboie-t-il de son énorme voix qui me fait sursauter.
- Pas possible...La ressemblance est frappante ! Murmure Ron. Vous auriez pas de la famille demi-géante en Angleterre par hasard ?
Un coup de coude bien placé dans les côtes lui remet les idées en place et Ron change de sujet :
- Euh...Je voudrais vous acheter quelques bonbons...
- Servez-vous jeune homme ! Lance l'homme d'un air jovial. Puis il se tourne vers moi et après avoir jeter un coup d'œil à mon petit sac de voyage, il demande : Où vous allez comme ça ?
- A Birdsville.
- Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Demande Ron en désignant un petit paquet de bâtons colorés.
- Ca, jeune homme, ce sont les pétards tonitruants du prof. Wedpecker. Si vous en jeter un au sol, vous créerez un véritable feu d'artifice !
- Je vous prends un paquet. Puis se tournant vers moi, Ron ajoute : Je suis sûr que ça plaira à George !
- Vous comptez vous rendre à Birdsville par la route de l'Est ? Me demande le vendeur.
- C'est l'itinéraire le plus rapide.
- Et le plus dangereux aussi. Vous allez devoir traverser le désert O'Ell. Il est rempli de créatures magiques de toutes sortes. C'est pas pour rien que la région est infestée de sortilèges repousse moldus. C'est le seul moyen qu'on a trouvé pour que les espèces magiques puissent se développer et vivre en toute liberté sans que les moldus ne prennent peur. Sont pas bien courageux ces gens-là... Conclut l'homme d'une voix pensive comme si cette dernière phrase n'était que pour lui.
- Comment font les gens pour se rendre à Birdsville ? Demande Ron qui continue, mine de rien, de remplir son sachet de bonbons déjà plein aux deux tiers.
- Grâce aux sortilèges, ceux qui n'ont pas de pouvoirs magiques ont l'envie soudaine de faire le tour par le Nord, pour visiter le pays. Ils en ont pour cinq jours. Les sorciers, eux, traversent le désert. Le voyage dure deux jours mais il faut rester sur vos gardes.
- Pourquoi cette histoire ne me rassure pas vraiment ? Me demande Ron en faisant la grimace alors que nous sortons du petit magasin.
Je souris.
- Le vendeur a sûrement exagéré. Tu l'as entendu, les sorciers ont l'habitude de traverser le désert.
- Il a dit qu'ils le traversaient, il n'a pas dit qu'ils en sortaient vivants !
- Si on se fait attaquer par des créatures, tu n'auras qu'à leur jeter deux ou trois chocogrenouilles ! Il parait que le sucre, ça calme ! Et vu tout ce que tu as acheté, ça ne te manquera pas.
Ron grommelle quelque chose à propos de mon humour « pas vraiment drôle » et grimpe dans le camping car.
Le soleil est en train de disparaître totalement. Ron et moi avons roulé toute la journée, ne nous arrêtant que pour de courtes pauses.
Le gérant du magasin de Ste Eustache ne s'est pas moqué de nous. Tout au long de la journée, nous avons croisés de drôles de créatures dont les silhouettes remplacent celles des kangourous sur les fameux panneaux australiens de signalisations jaunes. C'est fascinant. Mais Ron est fatigué d'avoir conduit et nous décidons de nous arrêter pour la nuit. Quelques formules prononcées plus tard et nous voilà installés devant un feu de camp.
Les yeux de Ron se ferment déjà alors pour être sympathique, je lui dis :
-Tu n'as qu'à te reposer un peu, je vais préparer le repas.
Ron se redresse vivement :
-Tu es sûre ?
- Evidemment !
Suspicieuse, je soulève un sourcil :
- Pourquoi je ne le ferai pas ?
- Euh...Je...Parce que...Enfin...Tu n'es pas connu pour être très douée en cuisine...
Alors là, c'est du grand n'importe quoi! Agacée et vexée, je croise les bras et je lance :
-Excuse-moi mais je suis une parfaite petite cuisinière ! En cuisine tout est question de proportion, ce n'est pas plus compliqué que la préparation d'une potion !
- Bien sûr mais je pourrais t'aider à trouver la juste dose entre le sel et...
Oh qu'il m'énerve ! Moi, besoin d'aide en cuisine ? Et puis quoi encore ? Je le fusille du regard et jette, d'un air menaçant :
-Je m'en occupe, seule ! Toi, tu restes ici et tu te détends !
Ron se rasseoit immédiatement :
-J'me détends, j'me détends ! Regarde, je suis déjà vachement détendu, là !
Satisfaite, j'entre dans le camping car pour commencer à préparer quelque chose. Tout en remuant les casseroles, je secoue la tête. « Pas douée pour la cuisine... » Pfff ! Je ne vois vraiment pas où Ron est allé chercher ça ! L'année dernière, en pleine forêt, je leur préparais de délicieuses poêlées aux champignons avec trois fois rien tout de même...Bon d'accord, elles étaient un peu fades...Bon d'accord elles étaient dégoûtantes ! Mais pas plus que quand c'était Ron ou Harry qui faisait la cuisine !Attrapant deux assiettes, je sors du camping car pour mettre le couvert mais je stoppe mon geste de stupeur.
Ron est toujours assis là où je l'ai laissé. Il fixe deux énormes loups garous qui se tiennent debouts, de l'autre côté du feu de camp. Je laisse échapper les assiettes qui se brisent à mes pieds. Mon pouls s'accélère. Au même moment, un rayon de lune éclaire un peu plus la scène qui se déroule sous mes yeux.
- Qu'est-ce que disait le vendeur de ce matin à propos des moldus déjà ? Murmure Ron.
- Qu'ils n'étaient pas bien courageux...
-Je me sens soudainement une âme de moldu !
- Tu...Tu as ta baguette?
- Dans la poche de mon jean. Et toi ?
- Je l'ai laissé dans la boîte à gants.
- Alors tu rentres immédiatement.
- Je ne peux pas te laisser tout seul!..
- Hermione, rentre tout de suite !
Son ton n'a jamais été aussi autoritaire et pour une fois, je n'ose pas le contredire. Je recule aussitôt et ferme la porte derrière moi. Aussitôt j'entends Ron prononcer une formule. Des éclairs colorés se reflètent dans la vitre et les loups garous grognent et hurlent. Pour l'instant, le feu de camp les effraye suffisamment pour les maintenir un peu à distance de Ron mais leur férocité va bientôt reprendre le dessus, je le sais, et ils n'hésiteront plus à l'attaquer. Mon cerveau fonctionne à toute vitesse, je dois l'aider. Ma baguette est inaccessible, coincée dans l'habitacle alors je cherche autre chose qui pourrait faire l'affaire. C'est là que j'aperçois les pétards tonitruants que Ron a acheté ce matin. Sans plus attendre, j'en attrape deux, ouvre la fenêtre et les jette de toutes mes forces. Le bruit et la lumière qu'ils dégagent détourne l'attention des loups garous seulement quelques secondes mais c'est suffisant pour que Ron puisse sauter dans le véhicule et démarrer en trombe. Toujours debout dans le camping car, je m'accroche à la table pour ne pas tomber sous les coups de volants de Ron. Les deux créatures se sont lancer à notre poursuite mais avec la vitesse, nous réussissons enfin à les semer et après plusieurs miles, Ron freine brusquement. La décélération soudaine me fait perdre l'équilibre et je m'étale par terre. Ron ouvre la porte et plonge sur moi. Soulagée de constater qu'il n'est pas blessé, je le serre dans mes bras :
- Ca va ?
- Ca va !
Nous sourions d'avoir posé cette question en même temps et puis Ron m'aide à me relever :
-Tu ferais bien d'installer des sorts de protection comme tu le faisais l'année dernière qu'est-ce que tu en penses ?
-...Que c'est une excellente idée !
Je m'apprête à sortir du van quand Ron ajoute :
- Et moi pendant ce temps là, je ferai la cuisine...
Je stoppe net et quand je me retourne, Ron a le sourire aux lèvres et lève ses mains en signe de défense :
- Avoue que nous n'avons pas le choix ! Tu es bien meilleure que moi dans les formules de protection !
- Rattrape-toi, Weasley ! Rattrape-toi...
Allongée dans mon lit, les yeux grands ouverts, je réfléchis à la journée qui vient de se dérouler. Du réveil dans les bras de Ron à l'attaque de ce soir, j'ai l'impression que des mois se sont passés. Je n'arrive pas à dormir. J'ai beau savoir que j'ai installé toutes les protections nécessaires, je n'arrive pas à me laisser aller au sommeil. Un ronronnement me fait sursauter avant que je ne réalise que ce n'est que le frigo du camping car qui s'est mis en route. L'année dernière, nous avons passé des nuits et des nuits à dormir avec la peur au ventre et aujourd'hui, revivre ces conditions me paraît insupportables. Ca me rappelle la peur, la faim et la menace qui rôdaient jusque dans nos rêves. Juste en face de moi, sur l'autre banquette, Ron a déjà fermé les yeux. J'hésite encore quelques secondes puis me décide enfin : Sans un bruit je me lève et je le rejoins, m'accroupissant au pied de son lit. Je pose une main sur son bras pour le secouer doucement.
-Ron ?
-Koa...
-Tu dors ?
-Oui.
-...Bah alors comment tu fais pour me répondre si tu dors ?
-Et toi comment tu fais pour venir me casser les pieds jusque dans mon sommeil?
-Crétin !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
-J'ai...Un peu peur...Est-ce que...Est-ce que je peux dormir... avec toi ?
Mes joues surchauffent et je parierai que s'il y avait de la lumière, on les verrait fumer. Ca paraît peut-être idiot mais depuis que nous nous connaissons, Ron et moi, nous avons toujours eu beaucoup de mal à...Comment dire...Entrer en contact. Ca ma toujours paru naturel de serrer Harry dans mes bras mais avec Ron c'était plus difficile. Alors lui demander de dormir avec lui, avec tout le sous-entendus que cela peut suggérer...C'est un peu gênant... J'ai soudainement l'impression étrange que l'univers entier s'est arrêté, suspendu à ses lèvres, dans l'attente de sa réponse. L'effet ne dure que quelques secondes et puis il bredouille un :« Euh...Je...Oui...Je...Euh » et remue un peu pour me laisser une place.
Dès que je me glisse dans le lit, je sens la chaleur de Ron qui me regonfle le cœur. Les draps portent son odeur et curieusement, ça me rassure déjà. Mais je sens bien que lui est tendu. Si tendu qu'il n'ose même pas me prendre dans ses bras alors que c'est ce dont j'ai le plus besoin à cet instant. Alors timidement, je cherche sa main sous les couvertures et la serre. Ron tourne sa tête vers moi et quand il me murmure :
-Est-ce que ça va aller ?
Je sens son souffle me chatouiller la joue. Je hoche la tête pour lui répondre. Près de lui, je me sens bien mieux. Dans la nuit seulement éclairée par la pleine lune, je distingue ses yeux qui m'observent. Il est inquiet pour moi et je trouve cela attendrissant.
-Bonne nuit, alors. Dit-il.
-Bonne nuit.
Silence. Ron veut dormir à présent. Sa respiration a déjà pris le rythme régulier du sommeil mais moi, je suis totalement éveillée. Je regarde ses lèvres : Dans la pénombre, elles ont l'air encore plus appétissantes. Je m'approche pour lui voler un baiser. Après une seconde de surprise, Ron y répond ardemment. En ce qui me concerne, j'ignore si c'est l'obscurité environnante qui me rend plus audacieuse mais je n'ai aucune envie de mettre fin à cette caresse. Mes mains non plus d'ailleurs, puisqu'elles sont déjà parties s'aventurer dans son dos. C'est comme de l'électricité statique : mon corps est attiré par celui de Ron et d'ailleurs, nous sommes à présent collés l'un à l'autre. Des boursoufflets dansent la samba dans mon estomac, ses mains font naître une série de frissons partout où elles me caressent et nos baisers n'ont jamais été aussi délicieux. Bon, c'est vrai que nous n'en avons pas non plus échangés des centaines, de baisers, mais ce soir, ils ont un goût différent. J'ai envie de le toucher, de connaître sa peau alors mes bras glissent sous son tee-shirt et découvrent les cambrures de son dos puis de son ventre.
Et soudain, Ron se recule. Il se met sur le dos, m'enlace de ses grands bras et colle ma tête contre son torse avant d'embrasser sagement mes cheveux.
-Fais de beaux rêves...Murmure-t-il doucement.
De beaux rêves ? De beaux rêves ? Mais j'étais entrain d'en faire un, de rêve, là tout de suite. Un rêve éveillé ! Pourquoi Ron a-t-il cessé ses câlins ? Je sais bien que pour lui, dormir est quelque chose de sacré mais tout de même ! Moins que de...Je rougis aux pensées lubriques qui me traversent soudain l'esprit et je comprends : Ron s'est arrêté avant qu'on n'aille trop loin. Parce qu'il ne veut pas précipiter les choses. Après tout, nous sommes officiellement ensemble que depuis 24 heures et comme il est quelqu'un de très respectueux, il ne veut pas me brusquer.
C'est trop mignon ! J'adore...Je craque ! Ce garçon est le plus gentil de la Terre (comment ça, je n'ai pas toujours dit ça ?). Son attention pour moi fait accélérer le rythme de la danse des boursoufflets dans mon ventre. Je réalise qu'en réalité, j'ai envie de lui. Mais déjà plongé dans un demi-sommeil, Ron ignore totalement le pouvoir qu'il vient d'acquérir sur moi et si je ne veux pas qu'il me prenne pour une gourgandine, j'ai intérêt à me calmer un peu...
Et puis franchement, moi, avoir des idées pareilles ? Voyons voyons, ça ne me ressemble pas ! Essayons de penser à autre chose...Les cours d'histoires de la magie par exemple. Alors...En quelle année les centaures ont-ils protesté pour que les sorciers cessent de les considérer comme des créatures ?
Je souris en me rappelant les cours de ce pauvre professeur Binns et la tête d'Harry et surtout de Ron, quand ils faisaient semblant de l'écouter, les trente premières secondes. Les trente premières secondes, seulement parce qu'après, ils ne tentaient même plus de prendre des notes. Ils savaient que le soir, ils obtiendraient les miennes. Ron connaissait le moyen de me les soutirer. En me lançant ce regard, LE regard auquel je n'ai jamais su dire non.
Je remue un peu la tête pour me faire une place au creux de son épaule, m'enivrant de son odeur. Je n'ai toujours pas sommeil mais j'ai encore envie de l'embrasser. Un mince soupir traverse mes lèvres : je sens que la nuit va être longue...
