Je remercie Bevy qui a décidé de me donner un petit coup de main ;
Thandie77 pour avoir eu le courage de se proposer à corriger mes fautes (attention, elle n'est pas encore dessus, donc y aura quelques "rééditions" des histoires ;
Xander182 pour être toujours là ;
Bonne lecture !

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Mrs. Weasley lançait des regards inquiets vers son fils. Il était rentré, trempé et s'était assis dans la cuisine, la tête sur la table, silencieux. Il n'avait même pas pris des cookies qui étaient posés devant lui, il n'avait même pas demandé à sa mère de finir les plats. Il semblait triste, démoralisé.

« Ron, tu vas me dire ce qu'il se passe ? »

Il ne répondit pas. Elle souffla en finissant d'essuyer un saladier et s'assit à côté de lui.

« Est-ce que tu sais où est Ginny ? »

Il agita négativement la tête.

« Et Harry ? »

Même réponse.

« Mais, Ron. Enfin ! Dis-moi ce qui ne va pas. »

Ron se leva simplement en murmurant un « je vais dans ma chambre », laissant sa mère perplexe. Elle ne l'avait jamais vu dans cette état depuis là mort de son rat Croûtard. Il s'était certainement passé quelque chose à l'école.

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Harry était aux anges. Même s'il était dans des magasins de vêtements féminins, il ne se lassait pas de voir Ginny essayer diverses tenues. Il était sagement assis par terre, à côté de la cabine d'essayage. Une douce musique s'échappait des hauts parleurs des magasins alors que Ginny sortie, portant une magnifique robe d'été blanche.

« T'en penses quoi ? »

« Elle te va vraiment bien. »

« Tu dis ça tout le temps, Harry ! »

« Mais parce que c'est vrai ! »

Elle rougit légèrement et repartit dans la cabine, refermant le rideau derrière elle.

Cette robe lui allait vraiment bien… Harry s'imagina Ginny au bord d'une rivière, assise dans les hautes herbes. Elle aurait enlevé ses petites sandales pour ne pas les mouiller et tremperait ses pieds dans l'eau fraîche. Elle rirait et Harry l'embrasserait délicatement sur l'épaule en lui murmurant « Je t'aime ».

« Harry ? »

Il sortit de sa rêverie et vit la tête de Ginny sortir de derrière le rideau.

« J'ai… J'ai un petit souci… Tu peux m'aider s'il te plait. »

« Oui bien sûr, qu'est-ce qu'il y a ? »

Elle lança un regard allant tour avant de l'attraper par le col et de le faire rentrer avec elle.

« Qu'est-ce que tu… »

Elle lui tournait le dos, la robe blanche ouverte, dévoilant son dos et une partie de sa… Harry rougit devant la petite culotte blanche de la jeune fille.

« La fermeture s'est coincée, j'arrive pas à la débloquer… »

Il déglutit difficilement. La pièce était étroite, tout comme son pantalon.

« J'ai peur de déchirer le tissus… »

Elle lui lança un regard intimidé et rougit de plus belle. Harry se pencha, fermant les yeux au maximum. La fermeture était en effet coincée. Toujours les yeux fermés, il tira dessus.

« Attention à ne pas déchirer. »

« T'en fais pas. »

« Tu t'en sors ? »

« J'essaye. »

Elle rit en le voyant fermer les yeux le plus fort possible.

« Désolée de te mettre dans l'embarras… »

« Tu dois l'être autant que moi. »

Elle eu un petit rire en réponse au garçon.

L'aide apportée, Harry ressortit de la cabine d'essayage, nez à nez avec la Conseillère Principale d'Education des Seconde : Mrs. Ombrage. Elle le fixa, d'abord outrée, avant qu'un sourire large se dessine sur son visage.

« Mr. Potter… Vous deviez être en charmante compagnie ? Est-ce cela que de montrer l'exemple de notre école ? »

Harry haussa les sourcils. Depuis quand son école devait montrer son prestige à travers ses élèves, quand ceux-ci étaient libres… Et puis que faisait-elle dans un magasin de vêtements pour midinette ? Le regard d'Harry se porta sur une affreuse robe jaune poussin parsemée d'horrible iris bleue qu'elle tenait dans ses mains.

« Harry ? »

Ginny ressortie de la cabine et sursauta devant l'horrible femme.

« Oh, mais ne serait-ce pas la petite sœur Weasley ? »

Harry échangea un regard avec elle signifiant qu'elle avait tout vu. Ginny déglutie difficilement.

« Et bien, à défaut de vous mettre des heures de colles pour vous apprendre à vous conduire en parfait gentleman ; je pense qu'une convocation avec messieurs Weasley et puis Mrs. et M. Weasley pourrait être des plus intéressante. Vous y êtes vous aussi convié, Mr. Potter. »

Le garçon la regarda d'un air mauvais qui la fit rire.

« Et je pense qu'il sera dur pour vous de donner une quelconque explication plausible… »

« Nous sommes fiancés ! »

Ombrage faillit s'étrangler en tournant son regard vers une Ginny rouge de colère. Harry la regarda aussi, ahurit.

« Fi… Fiancés ? »

« Oui, et nos parents sont parfaitement au courant, et sachez que ce que nous faisons de notre temps libre ne vous regarde absolument pas ! Nos parents nous ont donné leur consentement ! »

Elle avait attrapé le bras de Harry, se collant contre lui. Le teint d'Ombrage devint livide avant de lui lancer un nouveau sourire assuré. Mais Ginny ne se laissa pas faire.

« Vous pourrez même leur demander si cela vous arrange ! Et puis je pense que ceci est une preuve assez valide ! »

Elle agita sa main sous ses yeux. Une petite bague dorée, ornée d'un brillant violet se tenait à son annulaire. Le cœur de Harry s'agita : il avait offert cette bague à Ginny alors qu'ils étaient en primaire. Elle avait pleuré parce qu'une de ses amies lui avait dit qu'elle ne serait jamais une bonne épouse, et pour la calmer, Harry était allé lui chercher cette petite bague en toc dans un distributeur. « A défaut d'être une bonne épouse, tu auras au moins déjà la bague. ». Et même en plastique, le garçon n'en revenait pas de l'effet qu'elle faisait.

Ombrage plissa les yeux, semblant chercher une nouvelle excuse pour ridiculiser le jeune homme qu'elle ne portait absolument pas dans son cœur. Ginny lui lança un dernier regard noir avant de tirer Harry vers la sortie du magasin. Ils n'échangèrent aucune paroles durant le trajet du retour. Ginny était restée pendue à son bras, mais son regard semblait fixer un point au loin. Harry, quant à lui, lui lançait de temps en temps des regards, espérant savoir ce qu'elle pensait. Il n'en revenait toujours pas. Elle avait tenu tête à cette horrible C.P.E. mais en plus elle avait dit qu'ils étaient fiancés ! Et elle avait gardé sa bague !! Il ne se rappela pas avoir déjà fait vraiment attention à ses mains… Est-ce que cela signifiait quelque chose pour Ginny. Il sorti de ses pensées en se rendant compte qu'elle s'était arrêtée. Elle releva les yeux vers lui, lui dédiant un grand sourire.

« On est quitte ! Tu m'as consolé aujourd'hui, et moi je t'ai débarrassé d'Ombrage ! »

Il la regarda avec tendresse. Il l'aimait. Vraiment. Elle se détacha de lui doucement et recula de quelques pas.

« Je te laisse rentrer de ton côté. Je dois passer récupérer quelque chose au collège. Encore merci pour cette journée ! »

Elle partit sans même lui laisser le temps de lui dire au revoir. Il aurait tant voulu parler avec elle. Il aimerait tant pouvoir se confier à quelqu'un, mais ses amis étaient tous des frères de la jeune fille ou bien des lourdaud en relation amoureuse. Il soupira quand ses yeux s'illuminèrent : son parrain serait un bon confident !

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Mrs. Weasley resta perplexe : son fils n'avait pas quitté la chambre et son était l'inquiétait. Il lui était arrivé de se disputer avec Harry, mais jamais au point de rendre Ron aussi malade… Mrs. Weasley eut un sourire triste : la cause devait être autre chose ; comme une fille par exemple. Elle devra en parler à son mari pour qu'il aille en discuter lui-même avec son fils ; bien qu'elle mourrait d'envie d'en savoir plus.

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Ron s'était couché sur son lit, à plat ventre, son oreiller couvrant sa tête. Il se repassait mentalement la scène en boucle : Krum, le rencard avec Hermione, l'avance de Lavande, le baiser, Hermione qui les surprends, Hermione qui embrasse Krum… Il s'écrasa encore plus le coussin sur sa tête, marmonnant des paroles incompréhensibles. Elle le considérait vraiment juste comme un ami, mais il ne pouvais pas le supporter : il ne pourrait jamais la regarder flirter avec Krum sans rien faire… Maudit bulgare ! Il l'avait vu le premier et il l'avait choisit, mais il avait été trop lent… Beaucoup trop lent. Et méchant en plus, en l'insultant ou en se moquant d'elle. Pas étonnant qu'elle soit allée vers lui.

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Hermione était couché sous une tonne de couvertures. Elle ne voulait pas bouger. Elle ne voulait pas retourner dans ce maudit lycée et croiser Krum. Pourquoi l'avait-elle embrassé ?! Elle s'était servit de lui et maintenant elle sortait avec le garçon le plus côté de l'école, après deux jours de cours seulement ! Elle n'avait jamais songé aux garçons avant, ses études étant sa priorité, mais elle s'était laissée emporté malgré elle. Il ne l'avait même pas forcé ! Elle se sentait coupable de s'être servie de lui, sans même savoir à quoi elle s'en était servit. Ses idées étaient chamboulées. C'était vraiment stupide d'avoir une relation avec quelqu'un quand on veut avoir de bonnes notes. Elle ne savait pas où elle s'était embarqué, mais en tout cas elle le regrettait.

Machinalement elle porta sa main à ses lèvres. Ils s'étaient embrassés… Elle rougit en secouant violemment la tête. Pourquoi avait-elle réagit comme ça ?!

« Stupide ! Stupide ! Stupide ! Stupide ! »

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Sirius s'assit aux côtés d'Harry.

« Tu voulais me parler ? »

Le garçon tourna la tête vers la cuisine où ses parents discutaient, voulant être sûr qu'il ne serait pas entendu. Sirius sourit.

« Ah… C'est au sujet d'une fille ? »

Harry devint aussi rouge qu'une pivoine en se tournant vers son parrain qui eut un petit rire.

« Ne t'en fais pas, ça restera entre nous. Tu veux des conseils ? Une fille te plait ? Tu sors avec ? »

« Doucement, je… Non on ne sort pas ensemble… »

« Ah… Elle t'intéresse ? »

Il eut un petit moment d'hésitation avant de répondre.

« Je ne peux pas dire que le mot « intéresser » soit le plus approprié. »

« Alors peut-être que tu préfèrerais « amoureux » ? Elle est mignonne ? »

Le brun sourit.

« Belle. Vraiment belle. »

« Et quelle genre de relation vous entretenez ? »

Harry se gratta l'arrière du crâne, un petit rire nerveux.

« Et bien, euh… Je ne sais pas vraiment, c'est dur à définir, mais euh… Je suis comme… Un frère pour elle… »

« Tu en es sûr ou c'est elle qui le dit ? »

« Et bien, disons que j'ai toujours était prêt d'elle d'une certaine manière… »

« Les rouquines sont les favorites des mâles Potter. »

Harry faillit s'étouffer. Son parrain était vraiment perspicace et cela le perturbait en partie. Il garda le silence.

« Il me semble qu'elle a bon nombre de soupirants et qu'elle a eu beaucoup de petits amis, je me trompe ? »

Il acquiesça simplement.

« Et ses frères sont tes amis ; et ils sont très protecteurs envers leur petite sœur. »

Il acquiesça encore.

« Ca sera dur, mais tu peux y arriver, garçon. Tu es brave et courageux. C'est juste à toi d'attendre le bon moment. A moins bien sûr qu'elle fasse le premier pas. »

Le sourire de son parrain le rassura.

Il savait qu'il mettrait du temps à aller vers elle, mais il le ferait : il ne la perdrait pour rien au monde.