« Petit message d'excuse avant de vous laisser à la fin de cette fanfiction. Je pensais l'avoir déjà postée :x… Finalement non, héhé. Pour la petite histoire : j'étais censée voir une copine le soir de sa sortie et cette même copine lit la fanfic, et je voulais éclaircir quelques trucs avec elle afin de savoir ce que j'allais laisser dans ce dernier chapitre (Plancton, tu me vnr è.é). Finalement, on n'a pas eu l'occasion de boire un coup et j'ai oublié. Navrance ! Du coup, je laisse le chapitre tel quel. Avec un lemon dont j'étais pas sûre de la pertinence. Après relecture : Meh, ça devrait le faire !
Bonne lecture ! »
Partie IV :
Shikamaru sentait ses vêtements le gratter et rendre inconfortable la position dans laquelle il se trouvait. S'endormir avec ses vêtements de la veille se révélait être une mauvaise idée maintenant qu'il se sentait engoncé dedans. Lentement, il ouvrit ses yeux et observa le plafond, allongé sur le dos. Décoré d'un ciel de lit qui voletait au gré du vent, ce plafond lui rappela qu'il ne se trouvait pas dans sa chambre mais dans celle de Temari après une soirée lourde en péripéties.
Il se réveillait à Suna pour la quatrième fois. Mais, pour la première fois, aucunes de ses pensées ne furent pour Konoha ; il était ici pour reprendre du poil de la bête. Maintenant qu'il l'acceptait, il comptait bien profiter du peu de repos qu'il lui restait avant de reprendre la route.
À sa droite, il sentit Temari se mettre sur le dos et son cœur fit un bond prodigieux avant de se souvenir qu'il ne s'était rien passé de plus fou qu'une conversation entre amis.
Il y avait longtemps eu un véritable débat à Konoha pour savoir si oui ou non il fallait considérer les ninjas de Suna de leur promotion comme des amis. Après tout, ils avaient comploté contre eux avant de virer de bord. Près de six ans plus tard, la question ne se posait plus à l'esprit de Shikamaru. Il se sentait serein d'avoir le soutien de ces trois ninjas.
« On a vraiment dormi dans nos vêtements de soirée ? demanda la voix ensommeillée de Temari.
- J'imagine. On aura au moins eu le temps de se sécher les cheveux avant ça… »
Il sentit Temari pouffer et ils se tournèrent de côté, l'un vers l'autre.
« Merci.
- Merci. »
Ils avaient tous les deux fait une erreur, le reconnaitre était une avancé dans leur relation, l'accepter valait mille fois un pardon. On ne pouvait pas en dire autant de toutes les relations qu'ils entretenaient.
Serrant le poing, il constata avec effarement la main de Temari toujours dans la sienne, comme la veille lorsqu'ils s'étaient endormis. La blonde dû se faire la même réflexion puisqu'elle relâcha sa main dans un geste désordonné avant de plonger la tête dans son oreiller.
La soudaineté de cet acte réveilla quelque chose en lui : n'étaient-ils qu'amis ?
Avant que la guerre ne débute, avant que Naruto ne revienne de son entrainement avec Jiraiya, Shikamaru et Temari s'étaient retrouvés à être ambassadeurs pour le compte de leurs pays respectifs et entretenaient une relation professionnelle qui les faisait se fréquenter régulièrement. Si régulièrement, d'ailleurs, qu'il n'était pas rare que l'un de ses amis en vienne à imaginer un coup de cœur entre les deux ninjas.
Ça n'avait rien d'exagéré. Ils avaient flirté innocemment, parfois. Rien qui vaille la peine d'être noté mais ça ne lui avait jamais déplu d'imaginer qu'il plaisait à Temari. Ne serait-ce qu'un tout petit peu. Maintenant qu'il se retrouvait dans cette situation inconfortable, allongé dans un lit avec elle, le regard rivé sur les yeux de Temari, il se permettait de penser à autre chose qu'à son père mort et à ses responsabilités de chef de clan.
« Je t'aime. »
Soupiré comme un silence, Shikamaru prononça ces quelques mots sans y voir aucune connotation. Il aimait Temari. Pas de cette manière si conventionnelle qu'on imaginait en lisant des livres à l'eau de rose. Il aimait Temari comme il pouvait se permettre d'aimer Ino ou Chôji. Voir même un peu plus que ces deux derniers, tout du moins d'une manière différente. Elle lui devenait précieuse par sa simple présence.
La blonde sembla le comprendre puisqu'elle ne cilla pas en reprenant la main du jeune homme dans la sienne. Cette soirée de la veille leur permettait d'enfin savoir où situer leurs problèmes et, ils le sentaient, d'être capable d'y faire face. Aussi imprévue serai la réalité.
-•-
Les rires d'enfants s'estompaient maintenant que la pluie se faisait plus intense et laissait une place aux orages. Il était tard, il faisait nuit et Shikamaru, en sous-vêtements, se trouvait toujours sur le lit de la jeune femme, en tailleur à lire l'un des livres de chevet qu'elle avait laissé là.
Assise sur sa causeuse à l'autre bout de la pièce, Temari délaissa les documents qu'elle lisait pour observer le jeune homme. Elle n'avait pas résolu les problèmes de Shikamaru comme son frère le lui avait demandé. Pire ; il lui avait créé de nouvelles questions auxquelles elle ne trouvait pas encore de réponse. Il ne se trouvait à Suna que depuis cinq jours et, plus rapidement que n'importe qui, il avait trouvé le moyen de la secouer.
Durant le Tsukuyomi Infini, Temari s'était retrouvée dans un monde où seule sa famille comptait et où elle était enfin maitresse de ses propres décisions. En revenant à la réalité, le choc se fit d'autant plus grand quand elle réalisa que, finalement, ni elle, ni ses frères n'avaient veillé au bienêtre de leur famille. Il n'y avait toujours eue que la guerre. En lui parlant de sa peur de mourir, Shikamaru ne s'était pas gardé d'évoquer le revirement de sa carrière et c'était ce qui la chiffonnait le plus.
Elle avait été l'une des kunoichis les plus reconnue de ses pairs. Elle avait abandonné l'œuvre de sa vie pour vivre dans une zone de confort.
Le regrettait-elle maintenant ? Pas du tout. Temari avait acquis tout ce qu'elle possédait à la force de sa verve et de ses idéaux. Mais…
Mais elle restait un ninja à qui les missions manquaient. C'était le point de chute de toute sa jeune vie : y avait-il un choix à faire pour enfin se sentir entière ? Était-ce les combats, les voyages ou les relations qui avaient de l'importance ?
Le grondement sourd d'un coup de tonnerre fit vaciller les lumières de la pièce et Shikamaru capta le regard de son amie.
Toutes ces questions n'avaient d'importance que si l'envie de se les poser avait un semblant d'intérêt. Souriant pour elle-même, Temari balaya ses interrogations en fermant les yeux.
Il ne restait plus que deux jours à Shikamaru. Elle n'allait pas lui faire l'affront de ne s'intéresser qu'à sa petite personne alors qu'elle avait pour charge de surveiller le Nara.
« Il commence à faire froid, souleva Shikamaru en se frottant les bras. »
Forcément, laissé en sous-vêtements depuis qu'il avait prit sa douche dans les appartements de la jeune femme, il n'avait pas trouvé utile de retourner dans sa chambre et elle ne l'en blâmait pas. Il avait une certaine présence qui lui reposait l'esprit. Ne pas sortir de la pièce, même sans se parler, leur apportait à l'un comme à l'autre une certaine preuve de confiance et d'unicité.
Temari reposa ses dossiers sur la causeuse et s'avança jusqu'au balcon pour refermer les fenêtres. Tenant le battant de l'une des deux, elle s'arrêta et observa le ciel. La nuit était déjà bien présente et seules quelques étoiles faisaient encore leur apparition à travers les nuages gris et la pluie plus forte que jamais. Un nouveau coup de tonnerre résonna dans le lointain et éclaira ses yeux d'un flash.
C'était la Semaine des sept pluies. Dix ans plus tôt, l'eau avait créé de graves problèmes de sécurité dans le village et causé de nombreuses pertes. Ça ne serait plus jamais le cas, elle s'en faisait la promesse.
« Il y a un problème ? demanda Shikamaru depuis le lit.
- J'admire la vue. La dernière fois j'avais neuf ou dix ans et je n'entendais que le brouhaha des gens apeurés. »
Sa tête se posa contre le cadre de la fenêtre et elle se perdit dans la vue qu'elle avait de son village submergé par les eaux mais à l'abri des intempéries. Consciente que Shikamaru venait à sa rencontre, elle ne se détourna pas et s'écarta pour lui faire une place. La main contre sa hanche, il posa son menton sur les cheveux de la blonde.
Shikamaru avait des mains chaleureuses qu'elle sentait contre son ventre à peine couvert d'un t-shirt de fond de placard. Il avait tout un corps chaleureux qu'elle sentait contre son dos et qui la réchauffait d'une étrange manière.
Il lui avait dit qu'il l'aimait. Sans qu'il n'ait à en rajouter plus, elle avait compris qu'il parlait de leur amitié. Mais le sentir ainsi, contre elle, lui rappelait les quelques fois où ils s'étaient permis quelques écarts de comportement.
Ce soir-là, alors qu'ils n'avaient fait que végéter, sans manger ni parler, Temari avait envie d'ignorer tout ses acquis. Ses acquis de Princesse, de Seconde, de Ninja. D'amie.
« Shikamaru.
- Temari.
- Faisons l'amour. »
Elle sentit le ventre du brun se contracter contre son dos sans qu'aucun mouvement ne suive immédiatement. Sûrement qu'elle l'avait surpris en lui proposant aussi abruptement. Puis les mains de Shikamaru se resserrèrent contre son bassin et elle se rassura.
Ils avaient le droit de s'aimer de cette manière, ça ne regardait qu'eux.
Lentement, elle sentit les lèvres du brun trouver une place au creux de son cou et elle ferma les yeux. Cette fichue alchimie reprenait le dessus sur tout le reste et elle priait pour que ça ne s'arrête plus jamais.
Décidée à profiter des sensations que le Nara provoquait, la blonde lâcha le battant de fenêtre qu'elle tenait du bout des doigts et laissa de nouveau la pluie s'engouffrer dans la pièce. Le froid la réveilla un instant tandis qu'elle voyait la main du brun prendre place dans sa petite culotte, à l'abri de ce vulgaire short de sport élimé.
Pour Shikamaru, si certain de n'avoir été qu'un abruti tout du long, l'entendre évoquer une pareille proposition avait des airs de fantasme. Elle était Temari, la Seconde du Kazekage voyons ; une personne si importante que, maintenant qu'il glissait un doigt en elle, il se sentait être un criminel.
La fenêtre grande ouverte, il les avança jusqu'à la bloquer contre la balustrade et la laissa soupirer d'aise sous la pluie folle. À la vue de tous, il fallait espérer que personne n'ait l'idée de passer le nez par la fenêtre pour se faire une idée du temps. Mais, trop absorbé par Temari qui gémissait à mesure qu'il la caressait, le brun ferma les yeux en sentant ces sensations se diriger vers un unique endroit.
Il lui avait dit qu'il l'aimait.
Est-ce que ça signifiait qu'il n'aimait qu'elle ? N'avait-elle comprit que ce sens-là pour lui avoir proposé de lui faire l'amour ? Elle n'avait pourtant pas montré une quelconque marque d'affection quand il lui avait murmuré…
« Nara…, l'entendit-il soupirer, ses mains agrippant son sous-vêtement avec force. »
La simple évocation de son nom réveilla Shikamaru qui éclipsa ses questions dérisoires. Il avait la possibilité de faire l'amour à Temari. Une femme dont il avait fantasmé les formes pendant toute son adolescence, une femme dont il avait à peine conscience d'être attiré. Son habileté à penser à n'importe quoi s'avérait inutile ici-même et il se détestait d'être incapable de se détacher de sa conscience.
Temari avait été une kunoichi à la force de frappe impressionnante et c'était à présent sa douceur qui l'impressionnait. Les quelques fois où il s'était imaginé dans une situation qui s'approchait de celle-ci, Shikamaru avait toujours imaginé d'elle qu'elle le dominerait et ferait de lui sa chose.
Ce n'était pourtant pas le cas et, alors qu'il faisait descendre son short et sa culotte de son autre main libre, il sourit avant de retourner embrasser son cou.
Sa peau douce le subjuguait, les mouvements suggestifs que son bassin avait pour rythmer ses doigts l'enhardissaient. Elle était l'ainée de la fratrie du Sable, celle qui lui avait remis les pendules à l'heure. Et elle se perdait autant que lui dans leur ébat à peine entamé.
Sèchement, la blonde baissa le sous-vêtement du brun et se colla plus contre lui, les yeux fermés pour se protéger de la pluie battante. Le temps ne leur manquait pas mais la passion qu'il sentait de la part de Temari le précipitait et bientôt, il se retrouva à la pénétrer sans même la prévenir.
Elle soupirait divinement bien, aussi fort que chacun de ses coups de rein en elle. La balustrade crissait sous leurs mouvements et Shikamaru laissa un rire lui échapper. S'ils finissaient trois étages plus bas, complètements nus, ça risquait de ne pas plaire au Kazekage…
Mais la cambrure du dos de Temari prit bientôt tout l'esprit du brun. Elle avait une peau claire, des hanches si amples que sa poigne restait ferme à mesure qu'il la possédait. Et qu'est-ce qu'il appréciait ça ! Jamais auparavant, avec personne d'autre, Shikamaru n'avait eu la sensation d'être aussi comblé par l'acte. Son étroitesse, ses cris, son regard en coin… avaient le talent de lui retourner le cerveau. Il aimait ça. Il aimait lui faire l'amour. Plus que ça, il l'aimait, elle.
« Plus fort ! »
La discrétion n'était plus de mise tant leur ardeur se faisait brûlante sous les coups de tonnerre, tant le fait de la prendre le faisait frissonner de plaisir. Elle aimait la brutalité et, dans un coin de son esprit, il y avait une certaine logique qui suivait ce qu'il imaginait d'elle.
Une main contre la nuque de la blonde et l'autre agrippée à ses hanches, Shikamaru s'activa plus vite, plus fort, contre elle, s'évertuant à l'entendre pousser des sons qui lui plaisaient tant.
La pluie, à l'unisson de leur ébat, les frappa plus violement, et Temari se retrouva muette au dernier coup de rein du Nara qui se crispa en la sentant se contracter de l'intérieur.
Venait-il de faire jouir la Seconde du Kazekage ? Lui, Shikamaru, le couard du clan Nara ? À cette simple constatation, il se sentit à son tour partir et rumina en se sentant à la merci des contractions de la blonde.
Le temps qu'il reprenne son souffle et réalise que la pluie lui meurtrissait la peau, Shikamaru sentit son amie rire. D'un rire moqueur qu'il reconnut et qu'il apprécia immédiatement. Fidèle à elle-même, la blonde se redressa et s'étira en se tournant vers lui, son débardeur mouillé dévoilant le peu d'intimité qu'il lui restait encore.
« Ça serait bête de s'arrêter en si bon chemin, soupira la jeune femme en se rapprochant de lui pour caresser son torse du bout des doigts. »
Ce geste connoté le fit frissonner encore une fois, Temari passant son autre main contre la nuque du brun pour le regarder gravement. Ce simple échange révéla une nouvelle donnée à Shikamaru qui retrouva ses lèvres à quelques centimètres de celles de la blonde.
Ils ne s'étaient encore jamais embrassés.
Ils venaient de faire l'amour sous une pluie battante, il l'avait fait crier au vent, il avait joui en elle. Il lui avait dit qu'il l'aimait !
Mais ce geste si simple, si anodin… L'embrasser, c'était faire une croix sur cette amitié platonique qu'ils avaient entretenu. C'était prendre en compte leurs différends et les accepter. C'était rajouter une notion à ses définitions d'amour et d'Amour.
Il était complètement prêt à y faire face.
Comblant leurs derniers centimètres, Shikamaru ferma les yeux et posa ses lèvres contre celles de la blonde en la ramenant à l'intérieur de sa chambre. Il était peut-être trop tôt pour réflechir au sens que prenait leur relation maintenant, mais il y avait quelque chose de terriblement évident : il était déjà tombé sous son charme depuis longtemps. Il avait fallu une terrible semaine, de la pluie et les soupirs de Temari pour qu'il reconnaisse cette idée-là, à défaut d'y adhérer encore entièrement.
Mais son adhésion, il le sentait, couvait dans son esprit tandis qu'il l'invitait à s'allonger sur le lit.
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Gaara du désert avait appris à dormir à la suite du Tsukuyomi. Un soir, après une réunion fatigante avec ses conseillers, il s'était endormi sur l'épaule de son frère et s'était réveillé le lendemain dans le lit de sa chambre qu'il n'avait jamais utilisé auparavant. Shukaku avait déserté son corps, de même que ses griefs avec son environnement. Son corps découvrait une nouvelle liberté dont il ne se privait jamais. Il avait dix-huit ans, il avait encore la physiologie d'un adolescent et, comme tel, prenait un plaisir fou à tomber de fatigue.
Mais, depuis que le temps était devenu orageux, le jeune homme avait un peu plus de mal à trouver la sérénité dans les bras de Morphée. C'est pourquoi, à cinq heures du matin, se trouvait-il déjà réveillé à lire des bouquins dans la grande salle jouxtant les chambres du palais.
Fatigué mais toujours alerte, voir Shikamaru Nara sortir de la chambre de sa sœur sans un bruit l'avait rendu perplexe. Yeux plissés dans l'obscurité, il avait étudié la démarche du ninja qui retournait à sa chambre, habillé d'un unique caleçon.
D'abord étonné, Gaara se rappela d'un fait qu'il avait oublié : depuis la veille au soir, ni Temari, ni Shikamaru n'avaient donné signe de vie. Finalement, tout trouvait un sens à qui prenait la peine de s'y intéresser.
Son livre toujours en main, il le referma et le posa contre sa poitrine, un sourire d'appoint le transfigurant. Temari avait finalement donné de sa personne pour arranger l'humeur du jeune Nara, si Kankurô l'apprenait, les deux ninjas n'auraient plus une seconde de répit.
Combien de temps restait-il encore à leur invité avant qu'il ne retourne à son pays ? Une journée tout au plus avant qu'il ne soit renvoyé à ses pénates de Konoha. Ça leur laissait amplement le temps de profiter l'un de l'autre. Ça leur laissait aussi amplement le temps de faire le tour de leurs émotions et de leurs récriminations.
Passant une main contre son cou, Gaara se releva et se frotta les mains. Kankurô n'en saurait rien pour l'instant. Mais il mourait d'envie d'en parler à quelqu'un d'autre…
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Il y avait à Suna, tous les dix ans, un évènement météorologique qui faisait prendre au ciel sans fin du pays du Vent un aspect terne et violent. La légende voulait qu'un vieux père mourant fût peiné par des évènements qui n'avaient qu'une incidence minime, tandis que ceux qui méritaient son attention se soient perdus dans l'oubli et les larmes de dépit.
Lors de la première cérémonie de la Semaine des sept pluies, l'Étranger, vint trouver refuge auprès de la famille royale. C'était un garçon morne, sa joie de vivre l'ayant déserté pour différentes raisons. Accueilli par la bonté des souverains, il se lia d'amitié à la Princesse et découvrit auprès d'elle les affres de la haine, de la honte et du refus. Grand bien lui en prit quand, au court de l'une de leurs soirées pluvieuses passées ensemble, la subtilité de leur alchimie les fit chavirer l'un comme l'autre. D'une alchimie qu'ils avaient voulue platonique, se révélait quelque chose de plus profond.
Le jour de son départ, quand les pluies torrentielles s'estompèrent, la Princesse retrouva l'Étranger aux portes du village et lui glissa quelques mots avant de le laisser partir. Des mots si connotés mais aussi tellement dénués de leur sens premier qu'il se demanda si, un jour, il aurait la chance de s'y pencher de plus près et d'y trouver une signification qui leur serait propre.
C'est ainsi que, alors que la dernière goutte d'eau tombait sur le sable, l'Étranger fit un pas en avant, balayant les peines qu'il avait emmené. La seule pensée qu'il avait, dirigée vers la Princesse étouffait le reste. Une pensée dont il ne se séparerait pas et qui n'appartenait qu'à eux deux.
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Kakashi Hatake, Rokudaime Hokage depuis une petite année à peine, prenait son mal en patience depuis qu'il était en charge de l'organisation des futures équipes de genins. Il passait des heures à mettre en ordre les dossiers pour trouver des correspondances intéressantes et lire les descriptions des étudiants lui pesait progressivement sur le système. Mais c'était un mal nécessaire pour faire prospérer son village.
Regardant l'horloge au-dessus de la porte de son bureau, il se permit de sourire sous son masque et reposa les dossiers pour les ranger dans un coin. Cela faisait bientôt deux semaines que Shikamaru Nara avait quitté le village de Konoha sans un regard en arrière. Depuis, plus une nouvelle, pas même du Kage de Suna ; ça n'avait rien d'étonnant quand on songeait aux festivités qui s'y déroulaient.
Mais, Kakashi le ressentait au plus profond de lui, son ninja allait lui revenir dans les heures à venir. Et, il l'espérait, avec une amélioration radicale de son humeur.
« Kakashi-sensei ! »
Déboulant comme une fusée, Naruto Uzumaki ouvrit la porte d'un coup de pied et sauta sur le bureau de son ancien maitre pour lui sourire de toutes ses dents.
« Les sentinelles disent que Shikamaru est bientôt aux portes du village. »
Une pareille nouvelle ne méritait pas une telle folie de la part du jeune Uzumaki et Kakashi fronça les sourcils. Il n'y avait qu'à regarder le petit bout de papier qu'il serrait dans le poing -d'où dépassait le seau de Suna- pour s'imaginer sans peine que c'était en rapport avec le Nara. Restait à savoir ce qui provoquait son engouement.
« Vous ne savez pas la meilleure ?! »
Kakashi soupira.
Ça n'allait pas tarder à être su partout et surtout ailleurs.
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« Encore une fois : sorry for the late ! Enfin, je vois le bout de cette aventure, ça fait du mal à mon âme de laisser une fic être postée de bout en bout mais ça fait du bien à mon cœur en même temps :cœur:. Tout ça pour dire que : YOUPI ! j'ai finalement posté les 37 PAGES DE CETTE FICTION !
J'me sens libérée, c'est fou :3.
Je me souviens de l'avoir commencée pour la Semaine du ShikaTema et voilà qu'elle prend enfin fin plus d'un an plus tard. C'est nul, olala. Surtout de poster le dernier chapitre après cent ans x.x ! J'suis contente et tout ! A la prochaine (peut-être, hein, faites pas les fous, wallah).
Amour dans vos fesses :love: »
Sandou-Soudy'
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EDIT : Olala, je suis la plus nulle des auteures de cet univers. Un petit merci à tout ceux qui ont suivi cette courte fic ! Vous êtes un puits intarissable de sentiments de bonheur dans mon âme. Anonymes ou non, je vous remercie chaleureusement de ces petits commentaires qui font plaisir. Merci aussi à ceux qui lisent, ceux qui suivent, ceux qui favorisent. On ne vous voit pas, mais je sais que vous êtes passé là et c'est le principal ! parce qu'on ne le dit jamais assez mais : Le principal, c'est de participer :3.
