Bonjour à tous ! Je suis ravi de vous retrouver pour ce quatrième chapitre, qui porte sur le train que chacun a un jour rêvé de prendre. Vous l'avez compris, le chapitre d'aujourd'hui s'intitule Le Poudlard Express !

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Chapitre 4 - Le Poudlard Express

Neville et sa grand-mère arrivèrent le 1er Septembre à dix heures trente dans la gare de King's Cross. Elle était bondée, des gens tous plus pressés les uns que les autres se bousculaient dans le hall, mettant le jeune sorcier bien mal à l'aise.

- Dépêche-toi, tu vas rater le train !

- Mais, grand-mère, je me dépêche ! Ce chariot est lourd à pousser ! Et où est Trevor ?

- Oh, mon garçon, ne me dis pas que tu l'as encore égaré !

- Il reviendra, répondit Neville. Il revient toujours.

Partout autour de lui, le jeune sorcier pouvait voir et entendre les gens se presser. À gauche, une employée se faisait littéralement lyncher par un passager qui avait raté son train. À droite, Un jeune garçon brun traînait les deux hommes qui l'accompagnaient vers le quai numéro 10, en leur criant de se dépêcher.

Bousculé de tous les cotés, Neville était plus que mal à l'aise, au milieu de toute cette foule. Sentant sa gorge se serrer, il se rapprocha de sa grand-mère

Les Londubat arrivèrent devant une barrière, entre la voie 9 et la voie 10.

- Est-ce vraiment le seul moyen, grand-mère ? Demanda Neville

- Allons, mon garçon, prends ton courage à deux mains et franchis-moi donc cette barrière !

Neville fronça les sourcils, retroussa ses manches, et, rassemblant son courage, s'élança en direction de la barrière et, au moment où son chariot allait se fracasser contre la barrière, il disparut.

Derrière la barrière, c'est un tout autre paysage qui s'offrit à lui. Assez vite rejoint par Augusta, il put découvrir un quai coloré, plus chaleureux et qui, bien que moins bondé que la gare moldue, était remplie d'enfants venus prendre le Poudlard Express, et de leurs parents venus les accompagner. Assez vite, Lady Londubat fit monter son petit-fils dans le train avec ses bagages, et Neville choisit un compartiment vide à l'arrière du train. Il préférait éviter de se faire remarquer et se concentrer sur ses affaires, afin de n'en oublier aucune. Par ailleurs, Trevor était toujours introuvable. Il devait avoir peur d'Ébène, et s'était sans doute caché dans un recoin des bagages.

Quinze minutes plus tard, le Poudlard Express partait.

Seul dans son wagon, Neville pensa qu'il le resterait sans doute jusqu'à la fin du trajet. Cependant, une vingtaine de minutes après le départ du train, une jeune fille, déjà vêtue de sa robe de Poudlard flambant neuve, passa la tête par la porte du compartiment. Ses cheveux bruns étaient en bataille, tels une crinière de lion. Ses yeux, marrons, étaient empreints d'une curiosité apparente, et elle demanda au jeune sorcier :

- Bonjour ! Tu es tout seul dans ton compartiment, à ce que je vois. Ça ne te dérange pas si je te tiens compagnie ?

Neville vit l'opportunité de se faire une bonne amie. Cette fille avait l'air sympathique. Il acquiesça en silence.

-Super ! Je me présente : je m'appelle Hermione Granger.

Elle prit un instant pour détailler son interlocuteur de fond en comble. Puis, elle le fixa droit dans les yeux et dit :

- Toi, tu es Neville Londubat, n'est-ce-pas ?

Hébété, Neville ne sut quoi répondre. Ce ne fut que quelques instants plus tard qu'il demanda à sa camarade :

- Comment le sais-tu ?

- Facile, répondit Hermione en souriant. Tout d'abord, tu t'es installé dans un wagon vide, au fond du train, là où personne ne vient. J'en déduis que tu ne veux pas te faire remarquer. Tu as d'ailleurs eu raison, car personne ne viendra te chercher ici. Enfin, mise à part moi…

Hermione eut un rictus amusé.

- Ensuite, la Gazette du Sorcier a publié un article qui affirmait que tu rentrais à Poudlard cette année. Et surtout, tu as cette… cicatrice, très reconnaissable.

La brune était très intelligente, Neville n'en doutait pas une seconde.

- Bravo, la félicita-t-il. Très surprenant. Tu es vraiment brillante !

-En fait, renchérit-elle, je ne pouvais qu'émettre des hypothèses. Après tout, n'importe qui a le droit d'être timide, et puis, ta cicatrice n'est pas si voyante que ça. L'ensemble de ma théorie était basée sur la réponse que tu donnerais, et tu m'as confirmé que j'avais raison. Les autres éléments n'étaient que des indices, je ne pouvais être sûre de rien.

- Ah… répondit le garçon, décontenancé

Hermione dût s'en rendre compte car elle changea d'attitude aussitôt.

- Je te comprends, tu sais. J'aurais fait pareil, à ta place. Je suis une née-moldue, tu sais. Je n'ai découvert la magie qu'en Juin dernier. Un professeur est venu nous rendre visite, à mes parents et à moi, pour nous annoncer la nouvelle. Ça a été un choc !

Cette fille était décidément bavarde ! Neville pouvait dire adieu à la tranquillité qu'il espérait en venant se cloîtrer au fond du train. Toutefois, elle était très gentille et sa compagnie était plaisante. Et puis, le jeune Londubat étant peu loquace, il fallait bien équilibrer la balance…

- Mais alors, demanda-t-il, comment as-tu appris autant sur la magie en seulement trois mois ?

Les yeux d'Hermione s'allumèrent.

- J'ai toujours été une grande passionnée de lecture, alors j'ai lu tout ce que j'ai pu trouver sur la magie : Histoire de la Magie, Sorciers de Renom, L'Histoire de Poudlard, Guide du Monde Magique, et plein d'autres !

À son expression, on sentait qu'elle avait savouré chaque livre qu'elle avait mentionné. La jeune sorcière renchérit alors :

- Tu penses aller dans une maison en particulier ?

- Ma grand-mère voudrait que j'aille à Gryffondor, comme mon père, mais je suis sûr que j'irai à Poufsouffle. Je suis un vrai tête en l'air, répondit le jeune garçon, je perds toujours tout. Je vais encore la décevoir… Mais toi, où est-ce que tu pense aller ?

- Eh bien, je pense que je m'épanouirais vraiment à Serdaigle ou à Gryffondor. Mais tu sais, j'ai lu dans L'Histoire de Poudlard que Poufsouffle était une maison qui mettait en avant le travail, la loyauté, l'humilité et la tolérance. Ces valeurs sont, je pense, vraiment importantes. Mais certains pensent que le Choixpeau, qui répartit les élèves dans les maisons, prend en compte tes préférences et ce que chaque maison peut t'apporter, pas uniquement ton caractère.

Sentant qu'elle cherchait à se justifier tant bien que mal, Neville décida de changer de sujet.

- Voudrais-tu m'aider à retrouver mon crapaud, Trevor ? Demanda-t-il. Il se cache toujours dans mes affaires, mais je ne l'ai pas vu depuis que je suis dans le train.

Hermione acquiesça avec gentillesse.

- Bien sûr !

Ils se mirent à chercher dans les affaires de Neville, fouillèrent les valises et soulevèrent les livres. Il fut introuvable.

- Tant pis, dit Neville. Il ne doit pas avoir envie qu'on le trouve.

Neville raconta à Hermione toute la complexité du lien qui l'unissait à Trevor. Depuis que son grand-oncle le lui avait offert pour son huitième anniversaire, Neville et Trevor en avaient vécu, des aventures dans le jardin familial des Londubat. Hermione répondit qu'elle n'avait jamais eu que des poissons rouges, qu'elle gagnait dans des fêtes foraines. Elle renchérit sur son enfance, dans le monde moldu, expliquant à Neville les concepts des mathématiques, des sciences physiques ou de la chimie.

Ils discutèrent ainsi jusqu'à ce qu'un garçon brun à lunettes, vêtu d'un sweat vert émeraude, ouvre la porte du compartiment et leur demande :

- Excusez-moi, dit-il gentiment, vous n'auriez pas vu un rat ? Celui de Ron Weasley s'est échappé. Il est gris et gros, et il a une patte arrière qui ne bouge pas.

Hermione répondit du tac au tac.

- Désolé, mais non. D'ailleurs, Neville a perdu son crapaud, Trevor. Si jamais tu le croise, préviens nous.

C'est en voyant l'expression estomaquée du nouveau venu que la jeune sorcière comprit qu'elle avait trahi le « secret » de son ami. Le regard du garçon brun se posa sur Neville.

- Ça alors ! Tu es Neville Londubat ? Enchanté, dit-il en lui serrant vigoureusement la main. J'ai tellement entendu parler de toi ! Il faut dire que tu as détruit Tu-Sais-Qui! Mais je ne pensais pas que tu viendrais par le Poudlard Express. Mes oncles m'avaient dit que Dumbledore te ferait venir par transplanage d'escorte. Je suppose qu'ils m'ont fait marcher, encore une fois.

Le jeune garçon décida de rester avec eux dans le wagon. C'est à peu près à ce moment que passa une vieille sorcière qui distribuait des bonbons.

- Qui-est-ce qui voudrait quelque chose ? Scandait-elle toutes les trente secondes

Elle s'arrêta devant le compartiment des trois amis.

- Vous voulez une petite douceur, les enfants ? Demanda-t-elle gentiment

Hermione fut surprise de découvrir la panoplie de friandises sorcières, toutes plus farfelues les unes que les autres.

Voulant lui faire découvrir, Neville prit un peu de tout : Dragées Surprises de Bertie Crochue, Chocogrenouilles, Patacitrouilles, Fizwizbiz, et bien d'autres.

- Servez-vous, dit-il à ses amis.

Hermione prit poliment une Chocogrenouille, mais s'arrêta là, expliquant à Neville qu'elle évitait les sucreries, car ses parents, tous deux des moldus, étaient dentistes, et par conséquent conscients que le sucre était mauvais pour les dents. Elle se laissa néanmoins convaincre par les garçons à une dégustation de Dragées Surprises.

Gazon, Poubelle, Foie, Steak, Cire d'oreille… Les goûts immondes s'enchaînèrent jusqu'à ce que Neville tombe sur une dragée au caramel. Hermione décida alors d'ouvrir sa boîte de Chocogrenouille. Malheureusement pour elle, la grenouille en chocolat qu'elle contenait s'échappa par la fenêtre. Neville fit remarquer qu'aujourd'hui, ils n'avaient pas de chance avec les batraciens. Les enfants reportèrent leur attention sur la carte qui, elle, était restée immobile dans la boîte. Il s'agissait de celle de Nicolas Flamel, un alchimiste français de renom né au quatorzième siècle , si l'on en croyait la description. L'image montrait un homme grisonnant, de taille moyenne, assez trapu, avec une moustache imposante. Neville fut enchanté qu'Hermione ne s'y intéresse pas, car c'était l'une des quinze cartes qui manquaient à sa collection. Elle lui offrit gentiment, et, jetant un œil par la fenêtre, dit à ses camarades :

- Vous feriez mieux de mettre vos robes de sorciers, tous les deux, on arrive bientôt.

Et comme on pouvait s'y attendre, elle avait raison. La silhouette sombre du château de Poudlard apparut seulement quinze minutes après que les garçons aient enfilé leurs robes. Le train arriva à la gare de Pré-au-Lard vers dix-huit heures trente. Épuisés par les sept heures de voyage, les trois amis descendirent tant bien que mal leurs valises du porte-bagage. Trevor, quant à lui, était toujours introuvable, et Neville commença à se faire du souci pour lui.

- Au fait, demanda-il à son nouvel ami, tu ne nous a pas dit comment tu t'appelais…

- Exact, répondit le jeune sorcier aux cheveux bruns hirsutes, tout en redressant ses lunettes rondes. Je m'appelle Harry Potter.

Les trois compères descendirent du Poudlard Express pour rencontrer un homme si grand que Neville douta qu'il soit humain. Il devait facilement atteindre les trois mètres cinquante de haut, et avait un air un peu pataud.

- Les premières années, par ici, s'il vous plaît ! Dit-il en agitant sa main grosse comme une raquette de tennis. Je suis Rubeus Hagrid, Garde-chasse et Gardien des Clés et des Lieux de Poudlard. Suivez-moi !

- C'est un demi-géant, dit Hermione alors qu'ils s'exécutaient. C'est lui qui nous a guidés, mes parents et moi, sur le Chemin de Traverse. Il est très gentil.

- Nous allons passer par le lac noir pour atteindre le château, poursuivit Hagrid. Aussi, faites attention à ne pas tomber dans l'eau, sinon vous passerez le bonjour au calmar géant. L'eau est à huit degrés, et j'imagine que vous ne voulez pas être trempés pour votre première soirée à Poudlard.

Devant l'incrédulité des jeunes sorciers, le garde-chasse désigna des embarcations au bord de l'étendue d'eau sombre.

- Allons, installez vous dans les barques par groupes de quatre!

Neville, Hermione et Harry s'installèrent tous trois dans la même barque, en compagnie d'une rouquine qui s'appelait Hannah Abbot, alors que Hagrid occupait une barque entière à lui seul. Pendant la traversée, Neville put voir des visages familiers, qu'il avait déjà croisé au Chemin de Traverse, à King's Cross et dans le Poudlard Express. Il reconnut de loin Pansy Parkinson, qui était en train de parler avec un blond au teint blafard, ainsi que la jeune Sally-Anne qui était dans la même barque qu'un rouquin,

Une fois qu'ils eurent accosté, le géant tapa trois fois de son énorme poing sur la porte, et elle s'ouvrit.


C'est tout pour aujourd'hui ! On se retrouve dans deux semaines pour le chapitre 5 qui, vous vous en doutez, portera sur la Répartition !

N'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir, autant de la lire que d'y répondre !