Aïe je m'attends à me faire taper sur les doigts ! Je sais nous sommes mardi, et non Lundi, mais avant de crier que par Merlin, vous ne suivrez plus cette fic, soyez indulgents ! Je me suis fait une entorse à la cheville et au pied, passé 4h30 aux urgences (oui ça porte bien son nom dis donc ^^) et alors que je pensais toujours pouvoir poster le soir, BIM BADABOUM (nan je suis pas retombée) , j'ai découvert d'une façon peu agréable que je ne supportais pas les antidouleurs... Bref, il ne me reste qu'une chose à dire : PARDON !
J'espère que vous n'êtes pas trop en colère, et si c'est le cas, j'espère que ce chapitre, presque un Dramione complet, arrivera à vous déridez ! ;)
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Hermione s'était brutalement retournée vers la personne qui manifestement était dans la pièce. Elle eut un choc :
"Malefoy ?!"
"Ton esprit de déduction me sidère"
"Mais je comprends pas , qu'est ce que tu fais ici ?"
"Je te retourne la question. J'étais le premier présent dans cette pièce et tout d'un coup, j'entends un bruit infernal, et je te voie frapper une malheureuse « œuvre d'art » si j'ose l'appeler ainsi, et de toutes tes forces qui plus est. Et à ce que je vois, tu n'as pas non plus épargné ce vase"
"J'vais besoin de me défouler " marmonna t'elle.
"Bien maintenant que c'est fait, aurais tu l'aimable obligeance de dégager ? C'est pas que j'apprécies pas ta présence mais.. ah bah si en fait, c'est ça."
Hermione se redressa. Saisit la batte de baseball. Malefoy suivit son geste, une lueur qu' Hermione se permit de qualifier d'inquiète dans le regard.
"Granger, tu n'as pas intérêt à oser me frapper avec ça"
"Ce n'est pas mon intention. Mais je n'aurai aucun srupule à le faire"
"Comme si la gentille et philanthropique sang-de-bourbe allait frapper le méchant et condescendant sang-pur. Tttt ttt.. aucune crédibilité"
"Tu ne serais pas le premier mec que je frapperai aujourd'hui. Je n'ai aucune raison de m'arrêter en si bon chemin. Et ne prends même pas ta baguette tu n'as aucune chance au duel contre moi."
"Attends, tu n'as quand même pas frappé Zabini juste parce qu'il a dit que t'avais cauchemardé ? Ah moins que c'était plus tôt dans la journée ? Peut-être ce Brendon qui te tournait autour ?"
"Je m'en bat la race que Zabini est parlé de ça. Si je le frappais, ce ne serait pas pour ça. Plutôt pour la fois où il a renversé mon chaudron et que j'ai dû nettoyer alors que c'était la fin du cours ce qui fait que je me suis retrouvée seule et .. heu.. Et je ne frapperais pas Brendon alors qu'il me laisse tranquille pour une fois ! C'était si visible que ça qu'il me draguait ? Comment tu as remarqué ça toi ?"
"Je suis très observateur Granger, ne t'en déplaise. Bon qui as-tu frappé alors ?"
Hermione ne répondit pas. Par Merlin, pourquoi ne pouvait-elle être seule ? Elle ne frapperait pas Malefoy, ça c'était sûr, elle avait assez vu Rogue pour cette semaine. Hors de question d'avoir une retenue avec lui ! Elle devait quitter la pièce car elle se doutait qu'y faire partir Malefoy serait très compliqué. Mais voilà : elle n'en avait aucune envie. Dehors, il y avait Ron et leur dispute et elle voyait mal comment les choses allaient s'arranger, qu'avec le temps probablement. Il y avait Ginny, avec qui elle n'avait pas encore parler de cette nuit. Mais surtout, il y avait Rogue, Rogue et sa menace, Rogue et son harcèlement. Dehors, il y avait sa peur, alors que dans cette salle, elle se sentait en sécurité. Voilà à quoi elle en était réduite : préférer partager une salle avec Malefoy plutôt que d'être dans le château qui était censé être sa deuxième maison. Qui l'avait était jusque là. Elle soupira :
"C'est Ron que j'ai frappé."
"Toi, tu as frappé la belette.. ?"
"Oui"
"Mais pourquoi ? Il regardait une autre fille ?"
"Non ! Absolument rien à voir ! "
"Wouaw, qui aurait cru que j'adorerais une des actions d'Hermione Granger"
"Pas moi"
"Dis moi pourquoi Granger"
"Ça ne te regarde pas"
"Certes, mais je veux savoir"
"Et pourquoi ?"
"Sans doute par curiosité"
"Elle est malsaine ta curiosité Malefoy"
"Tout de suite les grands mots ! Je veux juste savoir, tu me dois bien ça !"
"Pardon ? Explique moi en quoi je te dois quelque chose ?!"
"Je « m'intéresses » à pourquoi tu ne vas pas bien, je fais plutôt preuve de courtoisie, ou disons plutôt que je t'insultes moins, en plus j'ai supporté ta présence en potions, et tu m'as privé de la Salle-sur-Demande lundi !"
"Ah et je te dois de la reconnaissance parce que tu as enfin appris à te comporter comme une personne civilisée.. ? Argument irrecevable. Et qui t'as dit que je n'allais pas bien ? Je vais très bien !"
"Prends moi pour un con. Pas besoin de te connaitre ou d'être Merlin pour voir que tu ne vas pas bien. Tu es comme absente, tu ne la ramènes plus autant en cours, tu sursautes quand quelqu'un s'approche de toi, tu as une mine affreuse, tu cauchemardes et tu as frappé un de tes meilleurs amis, entre autre !"
Hermione le dévisagea :
"En effet, tu es observateur."
Elle décida de s'asseoir sur la moquette blanche qui couvrait le sol de la Salle-sur-Demande. Elle passa doucement la main sur les poils molletonneux, dans un sens puis dans l'autre. Puis, presque malgré elle, elle raconta à son pire ennemi la dispute qu'elle avait eu avec un de ses meilleurs amis. "Comme les choses sont étranges, pensa t'elle, je me confie à Malefoy."
"Tu as eu raison de le frapper"
"Je sais, mais je le regrette"
"Tu devrais pas"
"Si ! Ron est comme ça, quand il est en colère ou que ça ne vas pas, il est blessant, mais ses mots dépassent sa pensée. Je le sais, c'était stupide de réagir, encore plus comme ça."
"Donc Potter et toi vous vous contentez de subir , vous vous transformez en défouloir humain juste parce que Ronny ne vas pas bien. Pitoyable."
"C'est ce qu'on appelle de l'amitié Malefoy. C'est sur que pour vous, les Serpentard, c'est une notion abstraite."
"Jamais mon meilleur ami ne m'aurait dit ce genre de chose"
"Oui parce que Crabbe ou Goyle n'arrive pas à aligner deux phrases de suite !"
"C'est Blaise mon meilleur ami, pas eux", répliqua sèchement Malefoy.
"Soit, dit-elle en haussant les épaules, toujours est-il que tu ne vas pas me faire croire que vous êtes tendre entre vous"
"Plus que tu n'as l'air de le croire, vous êtes si prompt à juger vous les Gryffondor"
"Ah oui c'est vrai, c'est tout à fait nous qui jugeons les gens sur leurs sang, chose qu'on ne choisit pas et qui n'est pas jugeable. Putain Malefoy, du sang, c'est .. du sang. Je veux dire, de l'hémoglobine, qui permet à nos organes de fonctionner correctement, point barre ! Comment peut-on reprocher à quelqu'un ce qui est pareil pour tout le monde ?"
"Je crois que tu t'éloignes du sujet. Certes le sang qui coule dans nos veines est peut-être semblable, mais il n'a pas la même extraction."
Hermione prit sa baguette et Malefoy recula instinctivement. La jeune fille n'y prit pas garde. Elle fit une entaille sur sa main et s'approchant du garçon, elle saisit la sienne et fit de même. Deux perles de sang apparaissaient sur les index mit côte à côte. Hermione leva la tête et fixa Malefoy. Intensément. Mettant toute la conviction dont elle était capable dans les mots qu'elle allait prononcer. Elle se mit à parler, doucement.
"Malefoy, regarde nos doigts. Mon sang est rouge, identique au tien. Le sang n'est pas ce qui définit une personne. Ni un signe distinctif. Les pauvres et les riches ont le même sang. Les noirs et les blancs aussi. Les femmes et les hommes également. Les moldus et les sorciers, c'est la même chose. Je t'en prie, réfléchit, oublie ce qu'on t'as répété et que tu as inconsciemment acquis comme une vérité. Le sang, c'est comme la couleur de peau ou le sexe. On ne le choisit pas, et ça n'a pas d'importance, car ils ont la même valeur, ils sont égaux. Ils sont pareils tu sais ..."
"Tu penses vraiment que les femmes valent autant que les hommes ?"
"Penses tu que ta mère soit inférieure à ton père ? répondit Hermione avec colère. Penses-tu que ton père vaut plus qu'elle ?Si tu devais en choisir qu'un, la vie de ton père vaut plus que celle de ta mère ? Tu n'hésiteras donc pas ?"
"Non ! Pas du tout, c'est pas ce que j'ai dit mais…"
"Si Malefoy, c'est ce que tu as dit, dit-elle,cette fois de la tristesse dans la voix et dans le regard. Tu m'as côtoyé et méprisé pendant 6 ans, alors que j'ai plus que maintes fois démontrer ma valeur, en tant que femme et née moldue. Mais ça ne suffit pas à faire comprendre à quelqu'un d'aussi intelligent que toi la vérité. Je crois que c'est sans espoir. Personne ne change d'avis sur ses préjugés, mon père m'a toujours reproché d'être idéaliste et de refuser de voir les gens tels qu'ils étaient."
Elle se rallongea sur la moquette, plus fatiguée que jamais.
"Parle moi de tes parents Granger"
"Jamais"
"Cela pourrait m'aider à comprendre"
"Ouvre les yeux, mais je ne te parlerai pas de mes parents"
"Pourquoi ?"
"Il y a tellement de raisons que je ne sais pas par où commencer. Parce que c'est douloureux d'être toute l'année loin d'eux, que je n'ai pas envie de te confier mes souvenirs, que je ne vais pas t'offrir des possibilités en plus pour m'insulter, que je ne vais pas te faire rentrer dans ma vie privée, que c'est bien trop personnel, que tu ne comprendrais pas ou pire, jugerais. Débrouille toi autrement."
"Tu ne veux donc pas m'aider à évoluer"
"Pas en te parlant de mes parents. Et je ne suis pas la seule née moldue Malefoy, regarde autour de toi, presque la moitié du château est comme moi."
"Vous n'êtes pas tant que ça à avoir deux parents moldus. Je veux dire, comment tu as pu avoir tes pouvoirs magiques ? C'est bizarre, c'est..."
"Tu redeviens blessant Malefoy et je sens mon envie de frapper sur quelque chose revenir. Tais toi."
Le silence se fit. Hermione ferma les yeux. Elle ne put donc que percevoir Malefoy s'allongeant pas très loin d'elle.
"Désolé"
Hermione ouvrit les yeux, se demandant si elle avait eu une hallucination auditive. Elle était pourtant certaine que non. Elle rigola alors, un peu comme ça au début, peut-être pour cacher sa gêne et son manque de réponse, puis son rire se transforma en fou rire, incontrôlable, fort. Elle pleura, et pour la première fois depuis quelque temps, de joie. Elle se tenait le ventre. Malefoy la regardait perplexe, attendant qu'elle se calme. Voyant que ce n'était pas le cas, il décida d'intervenir :
"Tu es toute aussi vexante que j'ai été blessant. Rire seul devant quelqu'un est impoli. Surtout quand cette personne s'est excusé, ce qui tu le sais, n'est vraiment pas dans mes habitudes, ni même dans mes mœurs familiales."
"Je suis désolée Malefoy. C'était tellement incongru. Toi qui t'excuses, et c'était sincère en plus. Tu ne vois pas la situation complètement improbable dans laquelle nous sommes ? On se croirait dans une pièce de Ionesco. Nous deux, qui discutons, comme ça, ensemble. Et tu t'excuses en plus. Il m'arrive tellement de choses anormales et perturbantes en ce moment que de t'entendre t'excuser, c'était comme la confirmation que j'étais tombé dans un univers parallèle, tu vois."
"Non pas vraiment, mais je pense avoir saisi l'idée."
Le silence revint. Mais il n'était ni lourd, ni gêné, ni gênant. Il était juste partagé.
"Pourquoi tu viens dans la Salle-sur-Demande Malefoy ? " demanda rêveusement Hermione
"On aurait dit Lovegood, la façon dont t'as sorti ça !"
"Et ?"
"Et rien"
"Hmm . Alors, pourquoi ?"
La sonnerie de fin des cours retentit. Encore une heure de liberté avant de revoir Ron. Elle était, peut-être pour la première fois de sa vie, ravie d'avoir séché les cours. Elle n'aurait jamais pu affronter Ron. Pas après ce qui s'était passé entre eux. Malefoy se leva, coupant le fil de pensées d'Hermione.
"Où tu vas?"
"Ça te regarde ?"
"Non"
"En cours. Tu devrais faire pareil"
"Non, certainement pas."
"Le message que tu envoies c'est : je suis désolée Ronny, j'ai honte, je me cache, je préfère louper ma seule raison de vivre plutôt que de t'affronter."
"Les cours ne sont pas ma raison de vivre"
"C'est l'impression que tu donnes"
"Une impression est souvent mauvaise."
"Va en cours"
"Non, et je m'en fous du message que j'envoie, soit disant, en restant planquée ici, car oui j'assume je me cache, et alors ?e
"Ok"
"Bon cours"
"Granger"
"Hmm ?"
"Étrange moment"
"En effet, une des heures les plus étrange de ma vie."
"J'y vais"
"En effet, plus qu'étrange." murmura Hermione pour elle seule. Elle était peut être vraiment tomber dans un univers parallèle ?
Hermione resta ainsi , allongée sur le sol, réfléchissant à tout ce qui se passait dernièrement dans sa vie. Elle n'en pouvait plus, elle ressentait tellement de choses différentes, et rien ne paraissait positif. Les problèmes continuaient à surgir, comme si l'univers lui en voulait. Elle n'avait pourtant rien fait de mal. Elle ne méritait pas ça.
Lorsque la cloche sonna, elle se leva enfin. Bien, McGonagall. Il était temps d'aller lui parler. Alors que ses pas raisonnaient dans le couloir, elle sentait un malaise grandissant s'insinuait en elle. Comment allait-elle pouvoir expliquer ce qui se passait ? Comment avouer, comment dire qu'un professeur respecté, un adulte, lui faisait ça ? Elle n'était qu'une enfant aux yeux des adultes ! Même pas majeure.
Pourtant, elle continua à avancer. Il était hors de question de continuer à se laisser intimider. Elle n'était peut-être pas une adulte juridiquement mais elle avait la maturité nécessaire. Elle n'avait aucune raison de mentir, ou d'inventer une pareille histoire. Elle était honnête, juste et avait des valeurs. Elle était à Gryffondor, et n'étais pas une menteuse, en tout cas, on ne mentait pas sur des sujets aussi grave. Sa bonne foi serait évidente auprès de MacGonagall, elle la croirait. Et si ce n'était pas le cas, Hermione ferait tout pour prouver ses dires.
D'un pas assurée, elle franchit la porte de la salle de Métamorphose. Elle fronça les sourcils, la salle était vide. Elle se résigna donc à aller dans la salle des professeurs. Elle connaissait bien cet endroit pour avoir souvent discuté avec Flitwick dedans. Elle la trouvait réconfortante et chaleureuse. Empreinte d'une certaine magie aussi. Une pièce réservée seulement aux professeurs. Mais elle redoutait un peu de devoir y aller. Elle ne pouvait quand même pas exposer son problème au professeur McGonagall avec toutes ces oreilles indiscrètes qui seraient très vite alertées par ses propos ! Elle allait devoir attirer son professeure en dehors. Pourquoi rien n'était-il simple en ce moment ?
Elle continua cependant son chemin. Une fois devant la porte, elle respira un grand coup, vérifia son allure, rajusta sa cravate et toqua légérement à la porte. Elle l'ouvrit doucement sans attendre de réponse, ne souhaitant pas se faire trop remarquer. Son regard balaya rapidement la pièce mais elle ne trouva point McGonagall. C'est alors qu'une voix s'éleva dans son dos :
"Vous m'empêchez de passer Miss Granger"
"Professeur Rogue "bégaya Hermione, prise de panique, se retournant vivement.
"Puis je vous aider ?"
"Non, euh, je voulais juste, euh, c'est-à-dire que je voulais simplement m'entretenir avec le professeur McGonagall"
"Vraiment Miss Granger, vous en êtes sûre ?"
"Oui, oui… c'est à propos d'un devoir, une nuance que je ne comprend pas et je souhaitais qu'on m'explique."
"Vous semblez stressée Miss Granger, ou bien mal à l'aise, vous ne devriez pas."
Rogue passa devant elle et entra dans la salle. Les genoux tremblants, Hermione crut qu'elle allait s'effondrer. Trelawney, qui descendait enfin de sa tour, l'invita à entrer s'asseoir pour patienter. Invitation qu'Hermione s'empressa de refuser.
"A vrai dire, c'est parfait que vous soyez la Miss Granger, car moi aussi voyez vous, je dois « m'entretenir » avec vous" déclara Rogue.
"Ah très bien"
Hermione fit mine d'entrer mais Rogue fit non de la tête :
"J'aimerai que vous m'attendiez dehors Miss Granger, je ne veux pas importuner mes collègues en parlant avec vous de potions ennuyeuses. Attendez dehors, et ne partez pas. Est-ce clair ?"
"En fait, j'avais oublié mais je dois.."
"Miss Granger, attendez-moi dehors !"
"Oui professeur."
Trelawney fit un sourire d'encouragement à Hermione, pensant que celle-ci devrait subir un discours long et peu intéressant sur diverses potions. Si seulement elle savait, pensa Hermione, si seulement.
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Et voilà ! Bon j'espère que ce chapitre presque entièrement basé sur la discussion entre Drago et Hermione vous a fait plaisir, moi j'ai adoré l'écrire en tout cas ! J'espère que ça ne vous paraît pas allez trop vite, ou quoi que ce soit !
N'hésitez pas à me laissez vos impressions bande de filous !
En tout cas, ne vous inquiétez pas mes petits lecteurs, le prochain chapitre sera posté en temps et en heure lundi prochain !
Ciao, bisous bisous à vous ;)
