DISCLAIMER : L'univers de Harry Potter appartient à J.K Rowling. Iris et les caractères secondaires (comme Julian) m'appartiennent !

Merci à ceux qui ont pris du temps pour me laisser une review 😊

AYO, je me suis dit qu'étant donné que je débute, je vais prendre le temps de répondre aux reviews qu'on me laisse, ça m'intéresse énormément d'avoir cette notion d'échange avec vous les lecteurs, parce que c'est quelque chose que j'adore avoir quand je lis ici !

Kalima : heeeeey, c'est ta deuxième review, ça me fait plaisir de voir que certains décide de suivre cette histoire ! je suis totalement en stress quant au résultat que ça aura, et aux retours que les gens vont me donner ! en tout cas ravie qu'elle te plaise, et à l'heure où j'écris ceci le chap 3 est bien terminé !

IceQueen38 : merci pour ta review, j'espère que la suite te plaira tout autant !

22adel : mercii j'espère que la suite te plait et te plaira !

Liliana : hey (j'adore ton username), merci pour ta review, j'espère que tu es satisfaite de la suite !

TheProudHufflepuff ; merci beaucoup ! j'espère que ce chapitre te plaira 😊 !

Je m'excuse d'avance pour les fautes d'orthographe qu'il peut y avoir, même si pour l'instant je n'ai eu aucune remarques dessus, et que je tente d'en corriger le plus possible ! Bonne lecture !


CHAPITRE TROIS :

Je me réveillais bien trop tôt à mon goût et l'esprit complètement éveillé. Je restais sous ma couette pendant bien 45 minutes, avant que le réveil d'une de mes compagnes de chambres ne sonne 8h30, mettant en route un morceau de Célestina Moldubec. J'imaginais plus que je ne vis le cousin d'Amélia voler à travers la pièce sous le coup du réveil brusque et au combien désagréable. M'asseyant en tailleur, je m'étirais de tout mon long en frottant mes yeux et mon visage pour effacer les dernières traces de paresse. Prenant l'élastique qui entourait quotidiennement mon poignet je m'en servis pour remonter ma tignasse en un chignon hideux, mais bien pratique. En ouvrant les rideaux du baldaquin je tombais sur le visage crispée d'Amélia, passant à côté d'elle je lui tapotais fortement l'épaule en lui souriant.

A peine arriver dans la salle de bain, je me précipitais dans une douche en envoyant valser mon pyjama. L'eau chaude finit de me réveiller, et détendit mes muscles au possible. J'adorais l'eau, sous toutes ces formes, la pluie, la glace, un ruisseau, une mer, l'océan…froide, chaude, qu'importe elle m'apaisait toujours. J'entendais à peine les filles bataillant pour laisser ou enlever Moldubec, et quand je sortis en serviette de la salle de bain ce fut pour trouver Killy Jensen les bras autour de son réveil qui chantait, enfin gueulait toujours à qui mieux mieux, et ma chère cousine rouge de colère, un chausson à la main prête à le lancer. Je me dépêchais de la choper par le bras pour l'envoyer directement dans la salle de bain. Killy me lança un regard reconnaissant que j'ignorais. Killy était une grande brune aux yeux bruns, gentille, pas bête, mais grande groupie des maraudeurs, ce qui la rendait plus cruche encore qu'habituellement. Elle était même vice-présidente du fan-club. Oui un fan-club. Et oui elle était vice-présidente, mais seulement parce que la présidente était une septième année de Gryffondor, qui lui céderait, d'après elle, sa place l'année prochaine. Bref, l'intérêt du fan-club ne m'ayant toujours pas percuté, elle avait décidé avec l'aide de sa copine de toujours, Addy Lee, de nous snober Amélia et moi. Grand bien leur fasse. J'imaginais en m'habillant leur réaction si elles savaient que nous avions réussi à faire ce qu'elles deux voulaient depuis des années, c'est-à-dire partager plus que deux heures de cours avec les maraudeurs.

Etant dimanche, j'enfilais un slim noir et une chemise blanche assez large, le temps étant encore clément en ce début septembre. Je chaussais mes converses au même moment ou Amélia sortie de la salle de bain. Je la regardais fouiller sa valise pour en sortir une jupe camel et un pull noir. Lâchant mes cheveux, je donnais un coup de baguette pour les ordonner. Il suffit d'un coup de mascara et de baume à lèvres pour que je sois prête au même moment qu'Amélia. Côte à côté, nous descendions les escaliers pour retrouver Julian au fond de la salle commune, devant une fenêtre donnant sur le lac.

« - Hey ! Bien dormi ? »

Haussant légèrement les épaules, je laissais une Amélia échauffée répondre.

« -Oh ce n'est pas le sommeil le problème mais plutôt le réveil ! Je jure que je vais finir par jeter Jensen et sa saloperie de réveil à travers la fenêtre. Ou alors on peut faire une pétition pour interdire Moldubec dans l'enceinte de Poudlard… Non définitivement la fenêtre…

-Oooooook, il se tourna légèrement vers moi. Et toi mon Iris ? »

J'esquissais un léger sourire à ce surnom. Julian était vraiment mon meilleur ami. Il n'y avait jamais rien eu d'ambigu entre nous, par contre avec Amélia…Si c'est avec moi que Julian avait eu directement une affinité presque fraternelle, les débuts avaient été plus que rudes avec la blonde. Amélia n'acceptant absolument pas de ne plus être l'amie centrale de ma vie.

« -Ça va très bien Ju ! Je me suis endormie d'un seul trait, mais je me suis réveillée bieeeeen trop tôt ! J'aurais bien profité de quelques minutes de plus de sommeil ! Mais bon…je suis bien contente de m'être réveiller avant le retour fracassant de Moldubec ! N'est-ce pas Amé ? »

Je levais mon bras pour me frotter l'arrière de la tête. Un geste récurrent quand j'étais gênée, sarcastique ou même énervée. De même que je faisais claquer l'élastique autour de mon poignet, ce qui avait tendance à fortement crisper les personnes proches de moi. Je me retournai pour marcher à reculons et ainsi faire face à mes deux meilleurs amis, repartis dans leurs désormais quotidiennes chamailleries. En tournant la tête pour voir si je ne me dirigeais pas vers un mur, je trébuchais sur une aspérité du sol, mais étais rattrapée avant même de me sentir chuter.

Ça aurait pu être un beau sauvetage, du style des bras forts autour de ma taille, mon regard qui en accroche un autre. Sauf que même si les bras étaient forts, j'avais trébuché avec le corps légèrement tordu…Résultat, l'une des mains de mon « sauveur » s'était quasiment glissé sous ma chemise large dans mon dos tandis que l'autre était posé sur ma hanche. J'avais le visage écrasé contre un torse qui se soulevait lentement. Je me sentie être remise sur mes pieds avant de pouvoir voir qui avait empêché la suicide de ma dignité. Relevant la tête et rejetant les cheveux venus se mettre devant mes yeux, j'observais stupéfaite le dos de Remus s'éloigner de moi, laissant derrière lui Sirius et James, qui éclatèrent de rire devant mon air ébahie. A vrai dire ils ne firent que suivre mes imbéciles d'amis, qui évidemment quand il était question de se moquer de moi rangeaient leurs querelles de merd*. Fronçant les sourcils je les écoutais se moquer de moi.

« -Whoa superbe cascade Iris ! Songerais-tu à en faire ton métier ?

- Ouf je crois que j'ai jamais autant ris une première journée à Poudlard, s'exclama Potter en essuyant en suivant Julian dans sa remarque. »

Sirius vint accrocher son bras gauche à mes épaules pour me serrer doucement contre lui.

« - Heureusement que Mus était là, la chute promettait d'être douloureuse, drôle mais douloureuse. »

J'entendais sans mal le rire contenu dans sa voix. Accentuant le froncement de mes sourcils et installant une moue vexée sur mes lèvres, je vis Sirius détourner le regard et serrer ses lèvres entre elles pour retenir un rire. Je laissais donc échapper un grognement.

« -Tu peux rire Black… »

Il explosa littéralement de rire, s'appuyant désormais sur James qui semblait avoir repris son fou rire de plus belle.

« -T'aurais dû voir ta tête Iris ! Magique ! Fantastique !

-Je dirais même inoubliable ! suivit Potter. »

Je levais les yeux au ciel, exaspérée, faisant augmenter leur rire encore.

« - Rira bien qui rira le dernier les gars ! »

Relevant le menton, je m'avançais vers les portes de la Grande Salle, empêchant un sourire de s'étaler niaisement sur ma face…Remus m'avait rattrapé. Bon pour m'ignorer et même me snober directement après mais il n'empêche. J'avais toujours eu ce fond de naïveté enfantine, très représentatif de ma situation de fille unique, et de la volonté de mes parents de me protéger du monde extérieur.

En pensant à eux, je me rembruni en un éclair, les paroles de Dumbledore me revenant de plein fouet. Les instructions du Directeur ne laissaient pas de doutes. La guerre était aux portes de l'école. Le recrutement de Voldemort serait cette fois-ci visible… Assise à ma table, j'inspirais fortement et un souffle tremblant m'échappa en pensant au fait que nous étions décidément une génération qui devrait plus survivre que vivre.

J'aperçu Amélia s'asseoir à ma droite et Julian en face de nous deux. Je me servais en restant plongée dans mes pensées. Remus totalement disparut de l'équation pour le coup… L'avenir qui se profilait ne me remplissait absolument pas de confiance. Je pouvais sentir une peur se répandre en moi. Les mots de ma tante résonnait dans mon esprit. Faire attention, rester sur le qui-vive constamment. Ne pas se reposer sur ses lauriers et être attentif en cours pour pouvoir se défendre le mieux possible. Je m'étais toujours sentie en sécurité à Poudlard, mais le fait même que Albus Dumbledore se sente obligé de nous prévenir des risques extérieurs n'était pas pour rassurer.

« -…ris…Iris ! »

Je retenais mon sursaut pour tourner la tête vers Chuck Roft, préfet en chef des Serdaigle, qui était désormais penché vers moi, un morceau de parchemin entre les mains. Me ressaisissant je saisis mon emploi du temps en lui adressant un sourire de remerciement, évitant ainsi toutes questions sur mon absence. Il s'éloigna en secouant légèrement la tête. Tournant la mienne vers mon assiette, je croisais le regard de ma cousine. Elle me regarda fixement, de ses yeux bleus, typiques de notre famille maternelle, les Bones. Le clin d'œil qu'elle fit me permit de comprendre qu'elle ne relèverait pas mon attitude. Mais la malice qui pétillait dans ce dernier me refroidit.

« - Chuck a chargé les préfets de 5ième année de distribuer l'emploi du temps…sauf le tien… »

Elle glissa un coup d'œil vers moi avec son air innocent, et je sentais mes joues rougirent. Je savais bien que Chuck avait un faible pour moi. Maison des intelligents oui mais maison des fouines aussi. Aucun secret ne restait secret bien longtemps. Heureusement rien ne quittait la maison volontairement. Je touchais du bois quant à mon gros faible pour Lupin. Julian lui trouvait ça absolument hilarant qu'un 7ième année craque « sur moi » alors même que je ne parlais que rarement à d'autres personnes que Julian, Amé et Lily…

« -Franchement 'Ris, tu devrais lui montrer que tu n'es absolument pas intéressée !

-Je m'entends bien avec lui ! m'exclamais-je. Je ne veux pas me le mettre à dos juste parce que son attirance n'est pas réciproque… »

Menteuse. J'étais une véritable menteuse si je disais que je ne trouvais pas Chuck attirant. Mais mon cœur d'adolescente de 16ans ne voyait que par un garçon, quand bien même l'impossibilité de la chose me frappait et ne me quittait pas. Je restais focalisée sur lui. Le fait qu'Amélia me poussait dans cette direction ne m'aidait pas. Mais alors pas du tout à faire abstraction de sa présence, et de mes sentiments pour lui. Julian, en riait tout en étant très présent lorsque j'en avais assez. Et Lily n'était pas au courant…enfin je ne lui avais rien confié mais elle devait être au courant. J'étais pour le moins transparente pour mes amis.

Finissant de manger je me levais accompagner des deux zigotos pour rejoindre le parc voulant profiter des derniers rayons de soleil. A peine on eu franchit les portes que Lily me fonça dessus pour m'enlacer, et elle fit subir le même traitement à Julian et Amé. Un grand sourire aux lèvres elle s'exclama

« -Vous allez dans le parc ? »

Souriant doucement devant son enthousiasme, j'hochais énergiquement de la tête, et riais lorsqu'elle crocheta son bras au mien. Je me souviens avoir espérer l'avoir avec moi à Serdaigle. Mais Lily méritait bien son placement à Gryffondor, malgré sa remarque logique et son intelligence, elle restait une jeune fille au caractère volcanique, parfois même elle fonçait dans le tas sans distinction du danger. Mais ce qui décrivait le mieux le tempérament de la jolie Lily Evans était son impétueuse relation avec James Potter. Tournant légèrement la tête, j'aperçu d'ailleurs le groupe de garçons debout face à l'entrée de la Grande Salle, les yeux de James rivés sur nous…enfin sur Lily. Amélia suivant mon regard, fit demi-tour et vint se planter devant les Maraudeurs.

« -Eh bien les gars, c'est d'une rareté de vous voir si immobile…C'est un coup des Serpentard c'est ça ? »

Le ton faussement compatissant fit réagir Sirius, qui, dans un éclat de rire, se dirigea vers moi, dépassant ma cousine sans aucune considération.

« -Dis moi ma petite Iris, ta cousine a un sacré soucis non ? J'ai ouïe dire, que nous les Maraudeurs, nous nous serions fait avoir par des …Serpentard. »

Il plissa le nez comme ayant senti une sale odeur en posant son coude sur mon épaule. Décidément c'était devenu une habitude. Ma blonde se retourna d'un coup d'un seul faisant voler ses cheveux autour de son visage.

« -Non mais Sirius Orion Black, c'est pas des manières d'ignorer une jeune fille pour une autre ! Que dirait ton fan-club devant cette preuve évidente de snobisme ! Ce n'est pas digne d'un tel gentleman enfin diantre !

-Oh ma chère veuillez excuser mon comportement inqualifiable, et comble de l'horreur, je n'ai d'excuse autre que la couleur flamboyante de ces deux petites têtes, qui a détourné mon regard de votre somptueuse blondeur…malfoyenne ! »

L'exclamation outrée d'Amélia me ravit au plus haut point et entraîna mon fou rire sans sommation. Tous ceux présent dans le Hall ne retinrent pas leurs éclats de joie face au comique de la scène. Amélia était dotée d'un tel talent mélodramatique, et elle en usait à bon escient, de même que Sirius. Je vis même du coin de l'œil McGonagall esquisser un sourire en passant près de nous. Montant le menton bien haut Amélia s'empara des bras de James et Remus pour descendre les marches menant au parc, ne laissant aucune solution de replis aux autres qui emboîtèrent le pas un sourire aux lèvres. Lily toujours attachée à mon bras j'entendis très distinctement le soupir énervé qui lui échappa, contrarié par un sourire amusé par la scène qui avait eu lieu.

Sentant le soleil réchauffer mon visage je me permis d'inspirer une grande bouffé d'air. Ça laissait présager une bonne après-midi avant le début officiel de l'année scolaire.