IV: Une journée pleine de surprises
« Depuis cinq mois, Charlie et moi sommes un couple... Jusqu'à présent nous avons maintenu les apparences, nous avons veillé à ne pas trahir nos sentiments l'un envers l'autre, mais aujourd'hui tout ça va changer... », songea Don en se dirigeant vers l'entrée principale du bâtiment fédéral. Il s'apprêtait à traverser le hall, lorsque son téléphone portable sonna; l'écran affichait « numéro inconnu » et l'agent du FBI fut alors pris d'une étrange intuition...qui se confirma lorsqu'il entendit la voix à l'autre bout du fil:
« Ici l'agent Eppes. A qui ai-je l'honneur ?
- ... ? ... !
- Monsieur Tanner ! Oh, euh... Non, vous ne me dérangez pas !, répondit Don en montrant son badge aux vigiles de l'entrée. Je... Que puis-je faire pour vous ?
- ... ? ... ?
- Eh bien... il ne va pas bien non plus, Monsieur Tanner... Et depuis notre rencontre, il est persuadé qu'il a fait une erreur en essayant de retrouver votre épouse... »
Flash-back
Une semaine auparavant, dans un restaurant de San Francisco:
« Bon dieu, c'est pas vrai... Vous seriez le fils que ma femme a eu lorsqu'elle était étudiante ! »
John Tanner regarda par la fenêtre pour s'assurer que sa femme était toujours là, puis il ajouta:
« Je... Je ne sais pas quoi vous dire, messieurs, je ne m'attendais vraiment pas à ça... Quand je pense que Gabriella voulait entamer des recherches pour vous retrouver...
- Je... Nous allons vous laisser, Monsieur Tanner, intervint Don d'une voix mal assurée. Votre épouse vient d'avoir un choc émotionnel important, et je crois qu'elle va avoir besoin de temps pour s'en remettre... Nous... Nous ne repartons que demain après-midi à Los Angeles, alors si jamais d'ici là votre femme voulait recontacter Charlie...ou plus tard... », ajouta l'agent du FBI en tendant à l'ingénieur sa carte de visite.
Fin du flash-back
- ... ? ... !... . ... ? ... !
- Oui, je sais bien, mais le problème c'est qu'ils sont aussi bornés l'un que l'autre j'ai l'impression ! L'idéal serait de les inciter à vouloir rétablir le contact, mais pour ça il faudrait qu'on leur fasse croire que l'idée vienne d'eux !
- ... ! ... ? ... ?
- Pourquoi pas, oui... Mais connaissant Charlie, il aura beaucoup de mal à faire le premier pas, il a été très blessé par l'attitude de votre femme... Vous savez, Charlie est quelqu'un de très sensible, et le fait d'avoir des aptitudes intellectuelles bien au-dessus de la normale n'a rien arrangé, au contraire... Pour être honnête, mon... frère – Don se retint de justesse de dire « petit ami » - m'a toujours fait l'effet d'être un peu comme... « Rain Man »...
- ... ! ... ?
- Mais bien sûr qu'il le sait, que je lui trouve des points communs avec Dustin Hoffman... dans ce rôle-là s'entend !, ajouta Don en riant.
- ... ? ... ! ... : .. .. .. .. ... ?
- Oui, c'est bon, je l'ai mémorisé, Monsieur Tanner ! Je n'ai peut-être pas les aptitudes de Charlie pour les chiffres, mais je suis tout de même capable de retenir un numéro de téléphone !
- ... . ... !
- Au revoir, Monsieur Tanner, et encore merci d'avoir appelé !
- ...
- Oui, moi aussi, j'espère que ça marchera, mais là encore, seul le temps pourra répondre à cette question ! Au revoir ! »
Don rangea son téléphone dans la poche de sa veste et s'aperçut qu'il était presque parvenu à son bureau: pour ne pas risquer de perdre la communication, l'agent fédéral avait délaissé les ascenseurs pour emprunter les escaliers et durant sa conversation avec John Tanner, il avait grimpé deux étages sur les trois qui le séparaient de son bureau. Un petit sourire naquit sur le visage de Don Eppes. « Finalement tout n'est peut-être pas perdu entre Charlie et sa mère... Je serais tellement heureux s'ils pouvaient se retrouver tous les deux... Et pour moi leurs retrouvailles symboliseraient définitivement que Charlie n'est plus mon frère, même adoptif, mais mon petit ami !»
L'agent du FBI en était là de ses pensées, lorsque la voix de son collègue David Sinclair le ramena à la réalité:
« Don ! Tu prends les escaliers toi maintenant ? C'est nouveau !
- Mon portable a sonné alors que j'étais dans le hall... donc j'ai dû éviter l'ascenseur pour ne pas couper la communication ! Et depuis quand tu t'intéresses à mes déplacements, David ?
- Oh non, c'est pas pour ça que je disais ça, c'est juste que j'ai tellement l'habitude de te voir arriver par l'ascenseur...
- Les habitudes sont faites pour en changer, agent Sinclair ! Surtout au FBI ! Il n'y a rien de pire qu'un agent au comportement prévisible !
- Ah oui ? Et c'est pour ça qu'invariablement chaque après-midi, tu te verses une bonne rasade de café noir - avec un sucre - , accompagnée d'un beignet au chocolat ? Et qu'après avoir dégusté ledit beignet, tu fais systématiquement une boulette avec la serviette en papier pour la balancer dans la poubelle à l'autre bout de la pièce ? », ajouta David avec un grand sourire, avant d'éclater de rire devant la mine contrariée de son chef et ami.
Don venait de réaliser qu'il avait lui-même tendu la perche – et sans le faire exprès en plus ! - mais, beau joueur, il répliqua:
« Bien envoyé, David, répondit-il avant de mordre dans le fameux beignet au chocolat, vraiment bien envoyé ! J'avoue que je ne l'avais pas vue venir, celle-là ! Et je constate que tu es plus observateur que je ne le pensais !
- Comme quoi, on croit connaître les gens, et ce sont eux qui nous surprennent ! Et parfois de façon incroyable !
- C'est vrai..., dit doucement Don. Il y a parfois des choses qui arrivent et que personne n'aurait pu prévoir... comme Charlie et moi en couple, par exemple... », ajouta-t-il pour lui-même.
L'agent Eppes avait à peine achevé sa phrase que Colby Granger et Megan Reeves firent leur apparition et le saluèrent. Cette dernière prit la parole:
« Je viens d'avoir un appel de Larry Fleinhardt: il est à l'université en ce moment et souhaiterait que nous y fassions un saut, car il aurait apparemment un programme intéressant à nous montrer ! Charlie et lui travaillaient dessus depuis un moment et ils sont parvenus à le finaliser !
- Un programme ? Et pour quoi faire ?, demanda Don, intrigué.
- Il... il ne m'a pas donné de détails, il a juste dit que cela pourrait nous servir... Mais comme ce programme n'est pas encore totalement au point, il préfère que nous allions sur place pour le voir plutôt que de l'amener ici au FBI», ajouta la jeune femme en regardant rapidement David et Colby.
Megan avait dû faire appel à toute son expérience du profilage pour paraître aussi sérieuse que possible: depuis le début du mois, toute l'équipe, à l'initiative de Charlie, avait organisé un anniversaire surprise pour Don ! Le « programme intéressant » de Larry Fleinhardt n'était rien d'autre que le pot de l'amitié que l'on prévoit généralement pour ce genre d'occasions ! Mais encore fallait-il convaincre l'intéressé de se déplacer ! La jeune femme reprit:
« Larry était désolé de ne pas pouvoir m'en raconter davantage au téléphone, le programme est assez complexe, et il vaut mieux avoir l'image avec les explications plutôt que ces dernières toutes seules, ce sont ses propres paroles !
- Ok, Ok, c'est bon, on y va, soupira Don. David, tu conduis ? »
oooooooooo
« Surprise ! Bon anniversaire Don !" lancèrent Charlie, Larry, Amita, David, Colby et Megan lorsque ce dernier fut entré dans le bureau de son frère adoptif.
- Quoi ?
- Bon anniversaire fiston !, lança Alan Eppes en lui amenant une coupe de champagne.
- Papa ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- La même chose que toi, Don ! Je suis venu fêter ton anniversaire !
- Euh... Alors c'était ça le « programme intéressant » à me montrer à l'université !, dit l'agent du FBI en souriant. Et depuis combien de temps vous complotez, tous ensemble ? Et moi qui pensait vous inviter au resto ce samedi ! Je n'ai plus qu'à annuler ma réservation !
- Depuis le début du mois !, répondit David. Ton frère nous a soumis l'idée, et voilà ! J'avais espéré que ma copine pourrait venir cette après-midi comme lors de l'anniversaire de Charlie, mais elle bosse !
- Bon anniversaire, Don, de la part de nous tous !, déclara Amita en lui tendant un paquet. Là c'est juste la première partie, l'autre est sur le bureau de Charlie !
- Eh bien merci Amita, répondit l'intéressé en l'embrassant, merci à vous tous ! Bon, je crois que je n'ai plus trop le choix, je n'ai plus qu'à ouvrir mes cadeaux !
- Et gare à toi si tu nous dis que ça ne te plaît pas !, lança Colby en riant. Sinon David et moi on se fera un plaisir de tout récupérer ! »
Don se mit alors en devoir d'ouvrir les paquets: le premier, remis par Amita, contenait une encyclopédie sportive et une « bible » sur le base-ball. Quant au second, il renfermait ce que ses collègues étaient prêts à reprendre: un whisky 12 ans d'âge et une bouteille de Saint-Emilion, un vin rouge français réputé ! L'agent du FBI remercia chaleureusement l'assemblée puis, après avoir inspiré profondément, il regarda Charlie qui lui répondit par un petit signe de tête:
« Eh bien... Encore merci pour ce pot d'anniversaire surprise, et je... je crois que j'ai moi aussi une surprise pour vous... Alors voilà... Vous savez qu'il y a quelques mois, nous avons fêté l'anniversaire de Charlie et qu'à cette occasion, il vous a révélé qu'il avait été adopté... »
Don regarda à nouveau son petit ami et poursuivit:
« Donc Charlie n'est pas mon frère biologique, et depuis que nous le savons lui et moi, eh bien... On va dire que ça a quelque peu modifié les relations que nous avions... Depuis environ trois mois et demi... - les deux hommes avaient volontairement décidé de mentir sur la date de début de leur liaison pour ne pas trop choquer leurs amis – Charlie et moi...
- Charlie et toi sortez ensemble comme un couple », déclara tranquillement Megan.
« Quoi ! Cof, cof..., s'exclama Amita, juste avant de manquer de s'étrangler en avalant son champagne. C'est une blague, agent Reeves ? , se reprit-elle.
- Euh... Megan, t'es pas sérieuse, là, dis ?, lui demanda un Colby complètement interloqué.
- Même question de ma part, lança David, aussi sidéré que son collègue.
- Bonté divine, murmura Larry. Charles et Don... ensemble... Quelle... évolution pour le moins inattendue !, ajouta-t-il en se parlant à lui-même.
- Je suis on ne peut plus sérieuse, les garçons, répondit la jeune femme. J'avais tout d'abord cru que mon imagination me jouait des tours, mais en observant nos amis de plus près, j'ai fini par m'apercevoir que certaines choses avaient changé, vos regards notamment, dit Megan en s'adressant aux deux hommes.
-Que... Comment as-tu... compris ?, murmura Don, stupéfait.
-Oui...Comment as-tu fait, Megan ?, s'exclama Charlie, tout aussi abasourdi que son petit ami. Nous avions pourtant toujours fait attention jusqu'à aujourd'hui ! Comment avons-nous pu éveiller des doutes chez toi ?
- Je suis profiler, c'est mon job que de savoir décrypter les gestes et attitudes des personnes qui m'entourent, répondit la jeune femme en souriant. Et quand j'y réfléchis, le fait que vous soyiez ensemble aujourd'hui ne m'étonne pas tant que ça... Je peux bien vous le dire maintenant, j'ai toujours pensé que la... cette espèce de tension que je percevais entre vous était en fait l'expression de l'attirance physique que vous éprouviez – inconsciemment, bien sûr ! - l'un pour l'autre...
- Alors c'est vrai, Charlie ?, souffla Amita avec une pointe de dépit dans la voix. Toi et Don, vous sortez vraiment ensemble ?
- Oui, Amita, répondit simplement Charlie. Oui, Don et moi sommes amoureux l'un de l'autre, et cela depuis un peu plus de trois mois !
- Mais enfin, comment...
- Eh bien..., intervint Don, le fait de savoir que nous n'étions pas frères a fait disparaître cette « tension » dont vient de parler Megan, et un soir, en discutant dans le garage, nous nous sommes regardés, et... on s'est embrassés... C'était pas calculé, c'est venu comme ça... »
oooooooooo
Un peu plus tard dans la soirée.
« Alors tu vois que finalement ça s'est bien passé !, s'exclama Don en enlevant sa veste pour l'accrocher au porte-manteau dans l'entrée. Nos amis ont été secoués sur le coup, ce qu'on peut comprendre, mais ils ont fini par accepter la chose, à savoir toi et moi ensemble !, ajouta-t-il en enlaçant Charlie, lequel se laissa faire, la tête baissée.
L'agent du FBI, surpris par le manque de réaction de son compagnon, attrapa le visage de celui-ci par le menton pour l'obliger à le regarder, et eut un coup au coeur en voyant des larmes couler le long des joues de son amant:
« Charlie ! Mais qu'est-ce qu'il y a ? Te mets pas dans un état pareil, tu as vu nos amis, non ? Ils ont bien réagi ! Larry a mis plus de temps que les autres pour assimiler l'info, mais après ça vous avez discuté ensemble des journées portes ouvertes de demain et d'après-demain, ainsi que de la rentrée début octobre !
- Don..., murmura Charlie. C'est pas ça...
- C'est quoi, alors ?
- Ma mère... Depuis que je l'ai rencontrée, j'arrête pas de revoir le film dans ma tête, et d'essayer de comprendre ce qui a pu se passer pour qu'elle me... qu'elle me rejette...
- Charlie..., soupira Don en le serrant dans ses bras. Tu te rappelles de ce que Larry et moi nous t'avons dit à ce sujet ? Au fil du temps, ta mère a certainement dû "faire son deuil " de toi, tu es devenu pour elle un beau souvenir... Et quand elle a été confrontée à la réalité, elle a eu peur; elle a eu un choc en découvrant que le fils qu'elle voulait retrouver n'était autre que le célèbre mathématicien qu'elle admirait ! Laisse du temps à ta mère, Charlie, laisse-lui le temps de faire la paix avec son passé...
-Qu'elle prenne tout le temps qu'elle veut si ça lui chante, moi je ne veux plus entendre parler d'elle !, s'exclama le mathématicien en partant vers le garage.
- Charlie ! »
Don ne put retenir un soupir de découragement: depuis qu'ils étaient ensemble, son petit ami sortait plus souvent la tête des maths, mais à chaque contrariété, le naturel revenait au galop: le jeune homme partait se réfugier au milieu des chiffres... L'agent du FBI décida néanmoins de ne pas rester sans rien faire: Charlie n'allait pas bien, et il était de son devoir – un comble pour un agent fédéral !- de soutenir son amant.
Lorsque l'aîné des deux hommes parvint dans le garage, le plus jeune était déjà en train de noircir l'un des nombreux tableaux qui cachaient les murs de la pièce, pestant lorsqu'il ne trouvait pas du premier coup la formulation adéquate. Don s'approcha doucement de Charlie et posa une main sur son épaule, ce qui fit sursauter le mathématicien:
« Oh ! Oh, Don, c'est toi... Je ne t'avais pas entendu arriver...
- Oui, je sais, je commence à en avoir l'habitude... Tu crois vraiment que tes chiffres vont t'aider à te sentir mieux ?
- J'en sais rien, souffla le jeune homme. Mais c'est ça ou repasser inlassablement dans ma tête le film de San Francisco !
- Et moi ?
- Quoi, toi ?
- Je ne pourrais pas t'aider à aller mieux ? Je ne pourrais pas... t'écouter, soulager ton chagrin ? Je sais bien que j'ai encore du mal à exprimer mes sentiments, mais il me semble que je suis tout de même capable de réconforter mon petit ami quand il va mal, non ?
- Je n'ai jamais dit le contraire, Don..., murmura Charlie, étonné.
- Tu ne l'as peut-être pas dit, mais c'est ce que ton comportement laisse entendre ! Tu as un coup de blues, et au lieu de m'en parler alors que nous sommes quand même ensemble depuis cinq mois, tu pars te planquer dans le garage, dans ce fichu garage où tu as pour ainsi dire passé la moitié de ta vie ! Et moi qui croyais que j'avais réussi à t'en faire sortir !
-Don... Mais qu'est-ce qui te prend ?, demanda le mathématicien, surpris.
- Il me prend que je voudrais que tu viennes me parler quand tu ne vas pas bien, au lieu de toujours te réfugier derrière tes chiffres ! Et j'aimerais assez que tes chères mathématiques ne soient plus « le troisième homme » entre nous ! C'est vrai, quoi, j'ai toujours l'impression d'avoir 36 équations à résoudre avant de pouvoir te prendre dans mes bras !
- C'est vraiment ce que tu penses ?, murmura Charlie, pleurant à nouveau. C'est vraiment ce que tu penses de moi ?
- Charlie..., soupira Don en l'enlaçant. Essaye de comprendre: nous sommes un couple, et il est donc plutôt normal que j'aie envie de passer du temps avec toi, non ? Surtout qu'avec nos activités respectives, il y a parfois des semaines où on ne se voit pas avant le week-end !
- Oui, c'est vrai..., sanglota le mathématicien. Je suis désolé, Don...
- C'est pas grave, Charlie... Et je m'excuse, je viens de m'énerver sur toi alors que tu n'as vraiment pas besoin de ça en ce moment !
- Mais c'était justifié... Non, tu as raison, il faut que j'apprenne à me détacher des maths pour être un peu plus dans notre relation... Et tu as aussi raison pour ma mère... »
Le mathématicien approcha ses lèvres de celles de son compagnon et les deux hommes échangèrent un tendre baiser, suivi d'autres tout aussi doux. Don prit Charlie par la main et l'amena vers le canapé – le garage était pratiquement une « pièce à vivre » comme le reste de la maison – non sans avoir au préalable vérifié que des mouchoirs se trouvaient dans la place. Les deux hommes s'allongèrent l'un sur l'autre et leurs lèvres s'unirent à nouveau, pendant que leurs mains se glissaient doucement sous leurs vêtements. L'agent du FBI allait descendre l'une des siennes vers l'entrejambe de son petit ami lorsque ce dernier lui murmura en rougissant:
« Don... Tu as ce qu'il faut sur toi ?
- Non, mais il y a des mouchoirs à proximité du canapé... Pourquoi ?
- Parce que... depuis qu'on est ensemble, il y a une chose à laquelle je pense et je crois que ça pourrait être sympa d'essayer...
- Quoi donc ?
- Faire l'amour...ici... Il n'y peut-être pas de chauffage, mais je pense que tu saurais quoi faire pour réchauffer l'atmosphère...
- Ici ? Mmmm... Dans ce garage, au milieu de tous ces tableaux pleins de chiffres... Ça demande réflexion... Pourquoi pas ? J'aurais justement une équation à te proposer, mais un peu spéciale... Tu sais, du genre avec plein de « X » dedans et interdite aux moins de 18 ans...
- Plein de « X », dis-tu ? Une équation complexe si je comprends bien ? Eh bien dans ce cas, il me semble que je vais devoir m'emparer du problème à bras-le-corps..., répondit Charlie avec un sourire gourmand avant d'embrasser à nouveau son petit ami.
- Vraiment ? Alors je serai plus que ravi que tu prennes les choses en main... », murmura Don en fondant sur les lèvres du mathématicien.
