La Transformation I

"Arthur! On a reçu un coup de fil de ton lycée et tu vas m'expliquer tout ça!" lança Ahlidita en frappant contre la porte des dortoirs. Un grognement lui répondit et elle ouvrit la porte avec force. "Arthur! Cesse de faire l'enfant!"

Arthur, enroulé en boule sous sa couverture grogna lorsque la lumière envahit la pièce. Sa grany tira sur le couverture sans ménagement. Il était vêtu d'un simple bas de pyjama un peu grand. Il avait enlevé tout ses piercings, tout ses apparats de punk. En le voyant ainsi, l'indienne avait l'impression de revoir le petit Arthur avant sa période rebelle. Bon il y avait toujours les mèches vertes et une cigarette à la main mais c'étaient de petits détails.

"C'est comme ça que je t'ai élevé? Tu sais que Monsieur Honda est inquiet que tu ne donne plus de nouvelles? Et tes cours? Tu dois travailler! Oh! Et toute cette fumée! Tu ne devrais pas fumer aussi jeune.

"J'ai d'autres problèmes... Et pas de solutions..." soupira Arthur qui roula sur son ventre. "I'm fucked... AIE!" cria-t-il lorsqu'il sentit une claque sur l'arrière de sa tête.

"Langage jeune homme! Tu vas venir m'expliquer tout ça. Oh, et sache que Alfred était inquiet à te voir ainsi. "

Le jeune ado se mordit les lèvres, honteux. Pendant ses deux jours à se renfermer sur lui-même, il n'avait pas pris soin de son petit frère. Il se leva et suivit Grany qui l'emmena dans les cuisines.

"Je vais te faire un chocolat et on va en parler d'accord? Je suis là pour toi si jamais t'as besoin de parler mais c'est toujours à moi de faire le premier pas." elle soupira et commença à préparer la boisson. "Un jour, je ne verrai pas ton problème et ça te rongera. Il faut que tu me parle parfois tu sais?"

L'adolescent croisa les bras et s'appuya sur la table, toujours silencieux. Ils restèrent un moment dans ce silence avant qu'Arthur annonce.

"Il y a une personne... Une personne que j'aime bien. Assez bien.

"Aaaaah... une affaire de cœur?

"WHAT? No! I'm.. Just a friend!" comme elle se mettait à rire, Arthur rougit furieusement. "Ne ris pas!

"Tu es tellement facile à lire mon Arthur. Alors, tu es attiré par quelqu'un. Je me demandais quand es ce que tu allait l'être. Tu ne laisse personne t'approcher.

"Le problème... C'est que... Il...

"Il?" elle se tourna vers lui. "Si c'est un homme prend garde que Henning ne soit pas au courant: il en sortira un prétexte pour te virer d'ici et je ne veux pas, je ferai un scandale!" lança-t-elle d'une voix forte.

Arthur sourit. Au moins, elle n'était contre le fait que ce soit un homme. Un doute s'installa dans l'esprit d'Arthur. Mais... Francis sortait souvent avec des filles. Il parlait de ses conquêtes à ses amis parfois et plus d'une fois il s'était arrêter sur son chemin pour flirter avec des filles du lycée.

Et il y avait le fait qu'il était de la bourgeoisie et Arthur... Ben, il était pas né dans des draps de soie.

"Il fait partie de la 'haute société'" fit il en mimant les guillemets. "Et je sais que sa mère, en tout cas, ne peut pas me voir.

"Oh mais la solution est toute simple!" s'écria-t-elle. Ahlidita lui donna son chocolat avec un sourire. "Il suffit de faire en sorte qu'il t'accepte. Tout anglais à un gentleman qui dort en soi et toi... "ria-t-elle en le pointant du doigt. "Il faudra peut être que tu le réveille."

Le jeune homme grimaça. Mais cela semblait être la solution. Comme la petite sirène qui se transforma en humaine... C'est tellement cucu la praline... pensa-t-il en prenant son visage entre ses mains.

"Bon... On va dire que t'as raison mais je doute que cela suffisse."

"Ce qui veut dire... Que tu vas changer de style. Plus de piercing, plus de bottes et de colliers en pique. Quand tu auras finis ton chocolat, on ira faire des courses.

"What?

"Je ne pense pas qu'en punk tu arriveras à le faire craquer. Et si ses parents n'aiment pas ton genre, autant leur prouver que tu peux être aussi élégant qu'eux.

"Maieuh, j'aime bien mes colliers moi." ronchonna-t-il.

"Allez! Et ne râle pas!"

Arthur le fit tout de même alors qu'ils sortaient hors du bâtiments pour faire du shopping. Cela le touchait qu'elle allait l'aider avec son problème mais l'idée de changer radicalement de style et de comportement l'enchantait pas vraiment. Alfred en le voyant enfin sortir de son humeur noire se jeta sur lui.

"Arthur! Enfin, pourquoi t'étais tout triste? Tu voulais même pas jouer avec moi! Et... Et pourquoi tu venais pas me chercher à l'école? Je préfère quand c'est toi qui viens, parce que tu passes toujours par le parc pour entrer. "

Le grand frère prit son protégé dans ses bras et lui frotta le dos. Il s'en voulait un peu de l'avoir délaissé étant donné qu'ils étaient très proches. Sur le coup il demanda:

"Et si tu venais avec Grany et moi? On doit m'acheter des vêtements à ce qui paraît.

"Oui! Arthur va se refaire une beauté! On coupera ces fichus mèches vertes aussi.

"Eh?!" cria Alfred, son regard alternait entre la vieille femme et son frère. Enfin il pointa Arthur du doigt. "Tu fais ça pour quelqu'un.

"En quelque sorte..." fit le futur ex-punk mal à l'aise.

"Tu dois 50 euros à Grany et tu te déguiseras en fille."

Au rappel du pari, Arthur jura et croisa le regard rieur de sa protectrice.

"Donne les 2euros à Alfred, et du coup on en profitera pour t'acheter une robe.

"Dis moi que t'es pas sérieuse. ... Grany... Tu n'est PAS sérieuse?!"

OoOoOo

"Awww... T'es mignonne Arthur!" lança Alfred lorsque l'anglais ressortir dans une robe bleue. La silhouette déjà assez fine d'Arthur n'aidait pas au fait que la robe lui allait... Bien. C'est peut être ça qui le tuait le plus. Ahlidita l'acheva en lui disant qu'avec une perruque et du maquillage il passerait pour une très belle dame.

"On va pas acheter ça?

"Non, t'en fais pas." gloussa l'indienne. "Tu peux aller te changer, on va aller te trouver des chemises et des t-shirts et ensuite on ira prendre des chaussures."

Alors qu'Arthur se retournait pour rentrer dans la cabine d'essayage, un flash se fit entendre suivit de rire bien particulier.

"Ksesesesesesese! On dirai que notre punk à des désirs cachés!"

Lentement, très lentement, l'anglais se retourna vous voir un certain albinos, son smartphone en main et un immense sourire sur les lèvres.

"Très jolie robe. Comment doit-on t'appeler maintenant? Miss Artie?"

Arthur poussa un cri d'indignation et se mit à courir après Gilbert qui tentait d'envoyer le message au reste du trio tout en continuant de rire. L'infirmière de la pension les suivait en appelant Arthur, elle même suivit d'Alfred qui trouvait la situation plus qu'hilarante.

"Et voiiiilà! Francis va être ravi de cette photo si réussite!

"YOU'RE DEAD!" gronda Arthur en tentant d'étrangler l'albinos.

"Arthur! Arrête!" l'anglais fut tirer en arrière et fit soudain face à une Ahlidita énervée et essoufflée. Oh mince... Je vais prendre cher moi aussi...

"Sir Arthur Kirkland! Combien de fois je t'ai dit que se battre n'était pas la solution?" elle lui tira l'oreille et le ramena avec elle. "Tu géreras ce problème plus tard, en attendant vas rendre cette robe! Non mais." Le rire étrange de Gilbert retentit et l'indienne se retourna avec un regard noir "Et vous! SI jamais vous re croisez mon chemin vous allez voir pourquoi on ne risque jamais de me mettre en colère."

L'allemand déglutit devant le regard sombre de la femme et Arthur put enfin se changer.

Mais il voulait plus sortir de la cabine après.

"Maintenant TOUT le putain -tiens deux euros Al- de lycée va être au courant. J'avais réussi à me construire une réputation et la voilà détruite!

"Arrête de gémir! Il l'a prit quand tu étais de dos: on ne voit sans doute pas ton visage.

"Mais Francis va le savoir!" se plaignit Arthur en sortant, les joues toujours rouges de honte. "My god... Pourquoi j'ai accepté ce fichu pari?

"Mais t'étais très belle Arthur!" lança son petit frère d'un air sincère. Pendant un moment, l'ado le regarda et dit d'une voix fatigué.

"Mais je m'en fiche que ça m'allait bien, le fait est qu'un homme n'est pas sensé mettre de robe."

OoOoOoOo

Arthur sortait de chez le coiffeur et avait enfin finit le shopping. Il se regarda dans une vitre et renifla avec dédain à la vue de ses cheveux de blonds sans couleurs.

"J'aime pas.

"Arrête de te plaindre! Tu as de joli cheveux blonds, même sans mèches de couleurs.

"C'est de la paille. Regarde moi ça!" il tenta d'aplatir quelques mèches mais sans réussite. "Au moins avec de la couleur cette chose semblait potable!" fit il en pointant ses cheveux.

Alfred cligna des yeux rapidement, légèrement confus. "Tu aimes pas tes cheveux?

"Quand tu vois la tête que ça a..."

Ahlidita soupira et les ramena à la pension.

"Bon, va mettre des nouveaux vêtements et sors quand t'es prêt!"

L'ado grogna et alla se changer.

Il se déshabilla devant un miroir et pendant un moment il regarda son torse maigre. Il était pâle de peau à la base et presque nu il semblait assez fragile. Il tourna sur lui même. Un tatouage serait cool... Dans le bas du dos... Ou l'omoplate. Des coups à la porte le tirèrent de ses pensées et il enfila vite ses nouveaux vêtements.

Il sortit devant les applaudissements de son frère et il tira la langue devant les sifflements d'Ahlidita.

"Arrête de te moquer.

"Mais ça te va à ravir! Il te manque juste des lunettes et tu passe pour un élève modèle."

Arthur fixa l'homme dans le miroir. Ses cheveux blonds qu'il trouvait ennuyeux sans une touche de couleur, une chemise blanche, de simple converse noire (oui, il a insisté), et un jean bleu.

Il était banal. Banal c'était le mot. Il allait séduire Francis comme ça? Eh ben putain, il allait y avoir du boulot.

Il soupira et demanda d'une voix plaintive.

"Je peux au moins avoir un piercing et une bague? Please?"

OoOoOo

Arthur s'assit à sa place en essayant d'ignorer les regards étonnés et insistants de ses camarades. La prof l'avait à peine reconnut quand il était entré dans la classe. Le punk avait changé d'apparence. Ainsi vêtu Arthur n'avait eut droit qu'à une boucle d'oreille et il se sentait mal à l'aise. Mal parce qu'il se sentait démuni sans ses atouts pour intimider les personnes autours.

Il regarda par la fenêtre et soupira. Il en avait déjà marre, il aurait aimé pouvoir s'enfuir et allez composer avec sa guitare ou son violon.

"Oh mon dieu." fit une voix derrière lui.

Il se retourna et croisa le regard azur de Francis. Le blond aux yeux bleus en avait la mâchoire décrochée. Il observa de haut en bat le nouvel homme devant lui avant de croiser ses mains en signe de croix.

"Maudit démon! Sort de ce corps et rends Arthur!"

Arthur se retint de déglutir: il aimait pas son changement? ça commençait mal...

"Arrête de faire ton idiot, frog! C'est... C'est pour faire plaisir à quelqu'un." merde, merde, merde, SHIT! Une excuse! Une meilleure! Je peux dire que c'est à cause de Henning? Oui, ça c'est pas mal! Même si cela ne se lisait pas sur son visage, Arthur réfléchissait à toute vitesse et ne remarqua pas le regard troublé de son ami.

"Faire plaisir à quelqu'un?

"Oui... Le sous-directeur de la pension en avait marre de ma tenue et j'ai dû changer.

"C'est pas pour lui faire plaisir du coup." remarqua le français en fronçant les sourcils. Devant le silence gêné d'Arthur il haussa les épaules, prit une chaise et s'assit plus près de lui.

"J'ai deux petites questions pour toi.

"Haleluja!" grogna l'anglais. La première sera sans doute pour mon absence.

"Déjà, pourquoi t'es pas hier et avant hier? » Bingo !

"J'étais en train de préparer un piège à ours pour te le balancer dessus.

"Quelle délicate attention de ta part..." il n'insista pas là-dessus. Comme s'il allait dire la vérité!

"C'est quoi la deuxième question?"

A cette question, Francis sourit et montra l'écran de son portable. Une belle robe bleue, un regard fatigué, des cheveux blonds encore méché de vert et des sourcils qui révélait indiscutablement l'identité de cette personne.

"FFFFFF-" la main fine de son homologue se plaqua sur ses lèvres et un sourire narquois apparut sur les siennes.

"Pas de gros mots mon lapin! On est en classe.

"Mfnot your fmucking mabbit" tenta de dire l'anglais tout en essayant d'attraper le portable qui était tenu hors de porté.

"Je dois avouer... Tu étais adorable." ria Francis

« C'était juste un pari idiot ! Efface cette photo ! Now !

« Mmmmmm… Je sais pas j'aimerai bien la garder. » se moqua le français qui se leva pour l'éloigner encore plus du portable. Il ria deux fois plus lorsque Arthur se leva et il remarqua qu'il était légèrement plus petit que lui.

« Qu'es ce qu'il de si drôle frog ?!

« Rien ! Je vais devoir t'appeler 'petit lapin' maintenant. »

Des mains saisirent son col et il poussa un glapissement alors que l'anglais le maintenait, menaçant.

« Stop. With. The. Rabbit. » Articula-t-il lentement. Francis lui fit juste un grand sourire.

« D'accord mon petit lapin. » le coup de poing partit trèèèèès vite.

5 minutes plus tard, ils étaient dans le bureau du proviseur.

« J'aimerai bien savoir d'où vous viens cette aversion l'un pour l'autre. » marmonna le chef de l'école. Il était chauve et bien portant ce qui le rendait assez laid aux yeux d'Arthur. Plus d'une fois Arthur c'était retrouvé dans ce bureau et plus d'une fois il en était ressorti sans tenir compte de ce qu'on lui avait dit.

Francis avait posé son menton dans sa paume et ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'œil moqueur à son voisin. Oui, parce que c'était Arthur qui avait donné le premier coup et c'est lui qui allait se taper une heure de colle samedi prochain.

« Vous savez Monsieur, à part le taquiner avec un petit surnom je ne fais rien de mal. Vous me connaissez, j'ai toujours été d'une grande politesse envers mes camarades.

« Votre discours ne marche pas avec moi jeune homme : vous, Gilbert et Antonio vous êtes le trio le plus incontrôlable de cet établissement. »

La grimace de la part de la grenouille causa Arthur de ricaner doucement.

« Mais vous Kirkland vous n'êtes pas mieux. Vos notes ne volent pas haut et vous refusez le contact des professeurs et des élèves. Si en plus vous commencez à vous battre…

« Je n'ai rien à vous dire là-dessus» lança Arthur froidement.

« Au moins vous avez arrêté de croire que chaque jour c'est carnaval. Mais je vous préviens : si vous ne réglez pas vos notes ni votre comportement cela pourrait mal se finir. »

Devant la porte Arthur ignora son Nemesis et alla s'asseoir dans le couloir, déjà fatigué par cette journée. Francis se balança un moment sur ses pieds, voulu le rejoindre puis se retint.

« Je te fais peur ou quoi ? » grogna l'anglais. Francis se mordit les lèvres et fit demi-tour. Il ne répondit pas et se passait sa main dans ses cheveux. Comme s'il était embêté.

OoOoOoOo

Arthur, comme à son habitude, prenait les assiettes et la nourriture qu'on lui donnait. Il prit une assiette pas trop rempli et un yaourt et un fruit. Il n'avait jamais vraiment faim, il mangeait peu à part si c'est un de ses plats favoris.

Il regarda autour de lui pour trouver une table où il pourrait manger seul et prêt d'une fenêtre si possible. C'était sa manie. Se caser dans un endroit calme et rêvasser sans que personne n'ose l'approchait. Alors qu'il s'avançait en jetant des regards autour de lui ce fut Antonio qui s'approcha de lui et annonça tout sourire:

"Hey! Arthuro, vient manger avec nous.

"Rêve, ça fait trois ans que je mange près de ma fenêtre: je vais pas changer maintenant.

"Francis serait content tu sais... » tenta Antonio. Mais pourquoi il voulait qu'il vienne? Et pourquoi l'argument de Francis?

"Je m'en tamponne l'oreille avec une babouche." cracha Arthur avant de s'assoir à une table.

"Arthuuuuuur..." lança une voix trop familière. Le français avait posé son plateau et avait attrapé le bras d'Arthur. "Viens manger avec nous, on pourra parler un peu de notre exposé!"

En réponse, l'anglais commença à manger après avoir dégagé son bras. Francis soupira et lança à Antonio.

« Collons une autre table à celle-là sinon y aura pas la place pour tout le monde. » après cela, il s'assit face à Arthur.

« …. Pourquoi soudain tout le monde veut s'asseoir avec moi ? On s'est pas battu il y a…

2H au moins ?

« Oui, mais on doit parler de l'exposé mon lap… » il se prit une cuillerée de nourriture sur le t-shirt. Blanc. Arthur écarquilla les yeux. On l'avait vengé! Ou presque... Mais le résultat

Il resta un moment silencieux puis il releva la tête pour voir un Arthur en train de glousser. Le présumé coupable leva les mains toujours hilare.

« C'est même pas moi ! » il pointa derrière et effectivement c'était d'autres personne qui se battait et qui avait balancé la sauce. Francis se leva et les maudit avec toute son âme. Arthur se retourna vers lui souriant et tendit sa main.

« Allez, donne.

« Quoi ?

« On dit 'pardon' » minauda Arthur. « Enlève moi ce haut je vais te le laver. Je doute qu'avec des mains de bourgeois tu laveras correctement.

« je pense que ça va un peu vite entre nous mais si tu y tiens… » sourit Francis sa mauvaise humeur passée. Lorsqu'il se mit torse nu devant quasiment toute la salle, Arthur rougit furieusement alors que son regard s'accrocha à la peau pâle et légèrement musclée de l'homme face à lui.

« Alors là… T'as pas honte de te mettre à poil en plein milieu du self ?

« Vu ta tête le spectacle te plaît alors de quoi tu te plains ? » ricana le français en s'asseyant, devant la tête encore plus rouge d'Arthur. « Merci de me laver le t-shi… » il se prit un coup avec le dit vêtements et se fit traîner par Arthur.

« Je suis pas ta boniche, le minimum du respect c'est de me suivre et de me remercier frog !

« Mais je t'ai remercié ! » gémit Francis bien qu'il se laissa trainer aux toilettes. Antonio regarda le couple disparaître et demanda à Gilbert à coté:

"T'as compris ce qu'il vient de se passer?"

Dans les toilettes, Francis regardait le nouveau Arthur en train de laver avec une certaine habilité son haut.

« Tu fais ça souvent ?

« A chaque fois que mon frère ou les autres enfants salissent leur vêtements. Ce qui est assez souvent » ria Arthur.

« Tu vis… En pension c'est ça ? » devant le silence de son camarade, il tenta de demander. « Tu.. Tes parents ont….

« Je les connais pas. J'avais des grands frères à un moment mais je m'en souviens plus. La pension est plus un orphelinat de mon point de vue. » dit rapidement Arthur. A aucun moment il se tourna vers Francis qui lui ne cessait de l'observer.

Une main se posa sur son épaule mais rien ne fut dit. Arthur ne dégagea pas cette main. Elle était douce et chaude… Shit, am I really falling for him ?

« Allez, il est suffisamment propre merci. » il prit le vêtement mouillé et lança « Mais… Je vais pas mettre ça, c'est mouillé. Alors… » il regarda son torse nu et Arthur éclata de rire.

« Tu vas devoir traîner torse nu encore un peu. »

Francis le regarda rire, un sourire sur ses lèvres.

« Avoue tu es ravi ! »

OoOoOo

En rentrant chez lui. Il fit part à Ahlidita de sa journée.

« Maintenant mon petit, il va falloir te faire suivre un entrainement. Maintenant que toi et lui être proche… Va falloir que tu plaises aux parents.

« Un entrainement ? » geignit Arthur.

Ahlidita hocha la tête d'un air grave. « Et première étape… Les couverts. »

J'espère que ça vous plaît! Je compte faire une deuxième partie sur sa 'transformation'! J'essaie de trouver le temps pour écrire mais je serai sans doute un peu plus longue, désolée!^^