Chapitre 3: Le rêve
Je ne savais pas si je rêvais ou non mais je n'avais pas la force d'ouvrir les yeux pour vérifier que ce que l'on me faisait était bien le fruit de mon imagination ou la réalité.
Je sentais une paire de mains glacées caresser doucement mon épaule nue avant de glisser vers mon ventre tendrement. Un souffle saccadé se fit entendre près de mon oreille et je sentis une haleine fraîche contre ma peau. Un frisson de plaisir mélangé à de la peur et de l'excitation me parcourus et je poussais un faible gémissement quand une main prit possession d'une de mes jambes pour l'écarter doucement. Le souffle glacé descendit jusqu'à mon entre jambe et je sentis que tout doucement on rapprochait son visage de mon intimité. Mes doigts se crispèrent sur les draps de soie noir lorsque de long cheveux frôlèrent mes cuisses. J'entendis un soupir provenant d'entre mes jambes et je dû retenir non pas un soupir mais un cri de frustration lorsque je sentis que cet inconnu se retira de l'endroit où il était pour remettre sagement la couverture sur moi et me laisser seule, mon désir inassouvie...
Je me levais sur mes coudes et ouvrit brusquement les yeux pour supplier cet homme de continuer ce qu'il faisait mais je découvris que ma chambre était vide et que j'avais rêver ce qu'il venait de se produire. Mais j'avais déjà fait des rêves érotiques auparavant et aucun d'eux ne ressemblaient à celui ci. Il m'avait procuré le même sentiment que lorsque j'avais été près de Démétri, de la rage, de la colère, du désir et par dessus tout, une sensation de bien être. Ce qui n'était pas normal puisque la rage et la colère ne pouvaient être associées au désir et au bien être en même temps. Ca n'avait ni queue ni tête!
J'avais soudainement envie d'une cigarette, je me levais et allais chercher mon paquet dans la poche de ma veste avec mon zippo. Je pris un verre dans la salle de bain et y mis un peu d'eau pour faire un cendrier. La première bouffée me remplis vite la bouche et la gorge et je la sentis descendre le long de ma gorge pour aller trouver mes poumons, comme une bouffée d'air fraîche. Comme le souffle de mon rêve...
Petit à petit je commençais à me détendre et je regardais l'heure sur ma montre, 6H59. Je devais être prête pour 7h30. Donc dans une demi heure quelqu'un viendrait me chercher pour m'emmener à mon nouveau bureau. Je finissais ma cigarette et pris des vêtements dans l'armoire avant d'aller prendre une douche bien chaude pour finir de me relaxer.
Une fois vêtus, coiffée et maquillée, rien de très osé bien sur, un trait de crayon au dessus des yeux et en dessous, je retournais dans ma chambre où j'eus la surprise de trouver Heidi et Démétri assit tous les deux sur mon lit. Heidi me regarda avec froideur et Démétri se contenta de me saluer de la tête.
-Ton petit déjeuner est sur la table alors dépêche toi de manger et suis nous. Me lança la jeune femme.
Je ne sais pas pourquoi mais je sentais qu'elle n'était pas aimable de son pleins gré, surement une décision d'Aro pour que je sache à quoi m'en tenir avec les autres membres de sa « communauté » .
Par contre j'étais sûre que Démétri, lui, était distant et froid volontairement. J'avais surement du le froisser hier soir en osant le défier. Bah! Peut importait.
Une fois mon petit déjeuner engloutit, je suivais mes deux gardes jusqu'à mon nouveau bureau. Heidi partit, me laissant seule avec l'étrange et mystérieux Démétri. Je sortis une cigarette de ma veste et l'alluma.
Il me fixait d'un air amusé ce que je ne compris pas bien évidemment. Alors aussi sèche que je le pu je lui demandais:
-Qu'est ce qui t'amuse?
-Doucement ma petite lionne, je suis juste amusé par le fait que les hommes aiment à s'auto-détruire avec ce genre de produit. La vie est tellement fragile mais vous, vous n'y faîte pas attention. Vous pensez que tout vous est dû, que vous avez tout les droits alors qu'il serait si simple de vous réduire à néant.
Le surnom qu'il m'avait attribué m'énervait au plus au point et aussi froide que tout à l'heure je me rebiffais:
-Ecoute moi sale serpent, je ne suis pas ta petite lionne, et je fais ce que je veux de ma santé! Ensuite, tout les hommes ne sont pas stupides et égoïstes. Sache que je sais très bien que l'homme à des droits mais il à surtout des devoirs ce qu'il à tendance à oublier un peu trop souvent. Alors toi et tes préjugés à la con vous pouvez aller vous faire voir c'est clair?
Avant qu'il n'est eu le temps de me répondre Aro arriva et me prit la main pour l'embrasser. Instinctivement je reculais et me retrouvais collée contre le torse de Démétri. Il enroula son bras autour de ma taille et me serra un peu plus contre lui. Aro nous sourit et dit d'une voix teinté de bonne humeur:
-Déjà entrain de se disputer de si bon matin? Remarquez que vous voir vous énerver contre ce pauvre Démétri est très divertissant mais vous avez du travail et je n'aimerais pas que vous vous mettiez en retard pour votre premier jour. Vous a t-il expliqué ce que vous devrez faire ici, vos temps de pause, vos week end et votre salaire?
-Vos...amis, m'ont expliqué ce que je devais faire mais pour le reste, non.
-Bien, je laisse Démétri vous expliquer tout cela alors. Bonne journée et à ce soir.
Je ne lui répondis pas et me tournais vers cet affreux bonhomme qu'était Démétri. Malheureusement, j'avais oublié un peu vite que j'étais dans ses bras et donc un peu trop proche de lui. Nos visages étaient pratiquement collés l'un à l'autre et malgré moi je sentis le rouge me monter aux joues. Je me dégageais habillement de son étreinte et allais m'asseoir derrière le bureau qui m'avais été attribué en attendant qu'il veuille bien me donner les informations qu'il fallait.
S'appuyant de ses mains sur le bureau, il me regarda pendant quelques secondes avant de pousser un soupir las et de m'informer sur ce que venait de me dire Aro.
-Tu travailleras de 8h à 18h avec une pause d'une heure pour déjeuner. Dés le vendredi soir tu seras en week end donc tu pourras sortir en dehors du château mais seulement accompagnée par l'un de nous c'est à dire, Heidi, Félix Chelsea ou moi. Quand à ton salaire, il sera en fonction de la qualité de ton travail. Des questions?
-Non pas pour l'instant. Maintenant si tu le permets, j'aimerais commencer avant de me mettre encore plus en retard.
Il ne pipa mot et tourna rapidement les talons avant de disparaître à l'angle d'un couloir.
Dieu qu'il pouvait me taper sur le système ce type! En moins de 24h il avait déjà réussis à me faire rentrer dans une colère noir. A ce rythme la je ne savais pas si mes nerfs allaient tenir encore longtemps.
Si j'arrive à rester le plus loin possible de lui peut être que je pourrais faire semblant de ne pas être retenue contre ma volonté. Enfin, il y a pire quand même comme situation. Là je serais nourris, logée et payée pour le travail que je ferais. D'ailleurs je ferais bien de m'y mettre si je veux finir à l'heure.
Je mis donc à travailler mais il fallait bien avouer que ce n'était pas très passionnant de répondre au téléphone et de classer des dossiers. Au bout d'une heure et demi tout les dossiers étaient classés et rangés ordre alphabétique. Conclusion, je ne savais pas quoi faire pour faire passer le temps...
