Bien le bonjour ! Je suis heureuse de vous retrouvez pour le chapitre 3. Un grand merci à ceux qui me suivent et un grand bienvenu à ceux ont atterri devant cette fiction par le hasard des choses. Je crois que mes introductions sont condamnés à vous faire l'éloge d'œuvres que je n'ai pas écrites mais quand j'ai lu vos commentaires j'ai pensé à one piece, mon manga préféré (Eishiro, je t'en prie ne t'arrête pas avant la fin, je ne sais pas si je pourrais continuer à vivre sans mes scans du jeudi !).
Il y a quelque chose que je trouve formidable dans ce manga : il n'y a pas vraiment de grand méchant. Tout ceux qui s'opposent à l'équipage des Mugiwara sont des personnages complets, attachants, qui finissent d'une manière ou d'une autre par se rallier à eux où du moins a abandonner les hostilités.
Dans le chapitre précédent je vous ai livré une morale en deux parties même si pour l'instant je n'ai donné sens qu'à la première. Cette histoire ne serait quand même pas très originale si Harry finissait par devenir un petit serpent vindicatif ne pensant qu'à détruire la réputation de Dumby vous ne trouvez pas ?
A ce propos j'ai été très frustrée cette semaine. Je lis toujours des fanfictions en anglais et je n'avais pas encore jeté un œil au travail de mes collègues francophones. Après réflexion je trouve mes choix pour cette fiction assez banals, pardonnez moi. J'espère qu'elle continuera à vous intéresser j'y consacre du temps et de la bonne volonté.
Pour accompagner ce chapitre, pas de conte mais une petite présentation:
Yggdrasil dans la mythologie scandinave:
"C'était au premier âge
Où il n'y avait rien,
Ni sable, ni mer,
Ni froides vagues.
De terre il n'y avait pas
Ni de ciel élevé.
Béant était le vide
Et d'herbe nulle part."
(Völupsa, strophe 9, trad. Régis Boyer, la religion des anciens scandinaves, pp-52&169.)
Au commencement le cosmos était constitué d'un immense serpent qui se mordait la queue sur le dos duquel poussait le plus grand et le plus beau de tous les frênes. Dans les poèmes de l'Edda nordique, on le nomme Yggdrasil. Ses trois racines s'enfoncaient profondément dans les chaires de l'animal, maintenant l'arbre des mondes bien droit. Il s'érigeait fièrement en piler de l'univers, soutenant Midgard la terre des hommes (littéralement terre du milieu) et les huit royaumes contraires.
Il était le symbole de l'équillibre embrassant à la fois le ciel et la terre, de la sagesse et du destin: en effet, il était voué à être détruit par la calamité lors du Ragnarök, la fin du monde.
Dans les épisodes précédents:
Bonjour, je m'appelle Harry, j'ai onze ans, mon meilleur ami se nomme Camille et je suis un sorcier un peu particulier. D'ailleurs, depuis que je suis passé chez Ollivander acheter ma baguette, je commence à me dire que le mot "particulier" n'exprime pas assez bien mon niveau de bizarrerie.
Chapitre 3: Où Harry découvre Poudlard, ou peut être l'inverse…
Le retour avait été des plus rapide. Ils avaient disparût dans une petite allée derrière le chaudron baveur et, en un dixième de seconde, s'étaient retrouvés au salon. Vernon avait bondit du canapé en jurant par tous les Dieux. Il ne s'y ferait jamais.
Les paquets d'Harry avaient été soigneusement rangés dans sa petite chambre à l'étage à l'exception de ses nouveaux livres qu'il avait laissés sur le bureau en les manipulant avec une infinie précaution.
Il s'était d'abord jeté sur les recueils de sortilèges avec curiosité. Il fut très déçu de voir que, même si c'était amusant, les grands mouvements de baguettes et les incantations lui étaient parfaitement inutiles. Ce rituel lui parût d'ailleurs bien pompeux. Les sorciers étaient-ils donc à ce point attachés au stéréotype du vieux barbu en robe longue marmonnant des vers latins en brassant l'air d'un bout de bois? Harry se dit qu'on ferait mieux de supprimer ces matières superflues au profit d'un bon vieux cour de théâtre et l'affaire serait réglée. Il tergiversa encore quelques minutes puis, la mort dans l'âme, et finit par accepter que c'était au programme et qu'il faudrait bien apprendre cela si il voulait réussir ses examens. Dépité, il avait balancé les livres sans ménagement dans sa valise. Il n'était pas fainéant loin de là, toutefois l'idée de passer des heures des heures à retenir des choses inutiles lui avait un peu passé le goût de se rendre à Poudlard.
Cependant il lui restait encore beaucoup à découvrir. Il s'installa confortablement sur son lit avec les bouquins qu'il estima les moins ''poudre aux yeux '' et se mit à les feuilleter avidement. Dans son carnet bleu azur, il notait machinalement tous les détails qu'il trouvait remarquables.
Il consacra ses dernières semaines à leur étude, ne prenant de poses que pour voir Camille. Il lisait beaucoup, concentré, et retenait la plupart des informations à la première lecture. Il avait la curieuse impression de redécouvrir ces matières comme si il les avait déjà pratiquées. Les quatre premiers livres (« Mille et une plantes qu'il vaut mieux connaître », « L'art subtil des potions », « Notions diverses d'astrologie » et « Le vrai pouvoir des runes ») furent bientôt rangés au coté de ses ''cours de théâtre'' tandis qu'il s'attaquait à un gros volume sur le culte du sang pur chez les sorciers.
Le livre était fascinant. Il commençait par un tour d'horizon de l'aristocratie sorcière dont les lignées s'étendaient sur des centaines d'années sans qu'elles ne croisent jamais le moindre né moldu. Harry décida de les appeler affectueusement les consanguins. Il se ravisa lorsqu'il tomba nez à nez avec l'arbre généalogique des Potter. Il les surnommerait plutôt les Targaryens*, c'était quand même plus glorieux pour ses ancêtres et pour lui même. Malheureusement le livre avait été publié il y a longtemps, il ne put savoir à quelle branche de l'arbre il appartenait.
Plus loin, on expliquait que cette soi disant suprématie du sang avait permis aux familles anciennes d'asseoir leur légitimité politique en créant une chambre des Lords qui discutait les projets de loi et influait sur la justice. Comme toute caste privilégiée qui se respecte, les sangs purs souhaitaient maintenir leur statut social et leur fortune. Pour parvenir à leurs fins ils s'assuraient qu'aucun ''être inférieur '' ne puisse avoir une importance suffisante pour les écarter du pouvoir. On mentionnait à cette occasion quelques passages de la loi sorcière qui ne laissaient que peu de place à l'interprétation. « Quelle injustice ! », s'indigna le garçon. Il avait pesé le pour et le contre dans ce qu'il avait lu et la théorie d'un complot orchestré par les nobles lui avait paru crédible.
La deuxième partie du livre s'avéra encore plus intéressante. Il s'agissait d'une compilation d'études qui visait à valider ou non la théorie du sang pur comme magiquement plus puissant. On statuait d'abord que le sang ne contenait pas que de l'hémoglobine et des plaquettes mais qu'il véhiculait également de minuscules particules qu'un scientifique avait nommé midichloriens*. Contrairement aux autres constituants, ils n'étaient pas produits par l'organisme mais plutôt captés dans des circonstances encore inconnues. Le tau de particules variait d'une personne à l'autre et était corrélé à leur puissance magique. Il n'était en moyenne pas plus élevé chez les sang purs que chez des sangs mêlés ou autres nés moldus . On ne pouvait pas les transférer d'une personne à l'autre. La recherche avait perdu tout financement et s'arrêtait là.
Une autre se basait sur la génétique. Dans certaines lignées, on avait vu naître des dons caractéristiques : le métamorphisme chez les Black, la nécromancie chez les Lestrange, la légimencie chez les Dumbledore et d'autres. Bien sur ces particularités étaient accessibles à tous monnayant de gros efforts. On parlait de don car certains avaient y avoir recourt sans baguette ni cours préalables. On avait alors analysé l'ADN des membres (morts ou vifs) de plusieurs grandes familles et on s'était aperçu qu'une modification légère du gène B-41 se transmettait aux descendants du premier élu. La génétique avait donc une importance prépondérante sur le type de magie dont était capable un sorcier. Toutefois, pour la plupart de ces descendant, le pouvoir ne s'était jamais manifesté et son apparition restait un phénomène mystérieux.
L'auteur du livre rapprochait les deux thèses. Il déclarait qu'il était égocentrique de penser que la génétique influait sur la magie et non l'inverse. Les midichloriens pouvaient très bien être responsables de la mutation du gène B-quelque chose. Ces particules permettrait d'avoir accès à la magie et était il probable qu'elles modifient également l'organisme. Par exemple on avait déjà vu de grands sorciers vivre plus de cent cinquante ans. Si la magie pouvait préserver le corps, pourquoi ne pourrait-elle pas modifier un tout petit gène ? A le croire, cela arrivait si rarement que seules les familles les plus anciennes avaient eu le temps de développer ce genre de pouvoirs. C'était d'ailleurs là leur unique supériorité concluait le livre.
Cela fit réfléchir Harry. Avait-il réveillé le don de la famille Potter ? Il faudrait qu'il fasse des recherches sur ses ancêtres.. En revanche cela ne collait pas avec cette histoire de volonté antique qu'Ollivander lui avait raconté avec assurance. Il ne pensait pas qu'il lui ait menti. Comment recoller les pièces du puzzle ? Et si il était le premier élu de sa ligné ? Elu ça veut dire choisit, mais choisit par quoi ? La volonté d'une créature ancienne ? Les midichloriens en seraient l'expression ? Il avait parlé tout haut et sa petite chouette, Athéna, s'était mise à battre l'air de ses ailes pelucheuses en le regardant avec fierté.
-Toi tu as faim ! Dit Harry en riant.
Athéna prit un air très intéressé, oubliant bien vite qu'elle essayait de faire passer un message. Elle se délecta d'un croc hibou et entreprit de faire une longue sieste avant sa balade nocturne. Harry la regarda avec affection. Qu'elle était attachante !
oOo
A une semaine de la rentrée, il relisait tranquillement ce qu'il avait écrit dans son carnet. Il s'en fit mentalement un bref résumé :
-Je peux exaucer les vœux à condition qu'ils n'impliquent pas les sentiments et la vie/mort.
-Je vois les auras des gens bien que j'en sache toujours très peu à ce sujet. Il n'en existerait pas deux pareilles. La couleur en elle-même donnerait plutôt des informations sur le caractère de la personne (ah Camille et son aura rose trompeuse) mais je ne sais pas encore comment l'interpréter. La nuance pourrait indiquer -si elle est sombre- que la personne est encline à faire de mauvaises actions ce qui dépend beaucoup de son bien être. L'intensité de l'éclat parait liée à la puissance.
-Je n'ai besoin ni de baguette, ni de mots, ni de geste pour faire appel à ma magie. Seulement de la concentration et de la volonté.
-Les êtres possèdent des midichloriens qui sont surement plus que des particules inertes et qui les lient à la Magie.
-Certaines familles de sorciers ont développé des dons qui se rapprochent un peu du mien. Ollivander dit que ces dons sont l'expression d'une volonté antique.
-La société sorcière est inégalitaire, corrompue et perpétuellement soumise à des guerres. Ces dernières ont bien souvent pour origine l'avènement d'un seigneur des ténèbres (d'après le livre « Les Seigneurs des ténèbres : de leur montée au pouvoir à leur chute »).
-Un d'entre eux, appelons le Voldi, a massacré mes parents et tenté de me tuer d'un Avada Kedavra avant que son sort ne se retourne contre lui (je ne vous cache pas le choque que le jeune Harry avait ressenti lorsqu'il avait lu la dernière page du livre précédent, consacrée à la triste histoire du garçon-qui-a-survécu).
-Ce sort appartient à la catégorie des impardonnables, il ne faut donc pas jouer avec sinon on va dans la même prison que Mme Lestrange qui est visiblement une grosse tarée.
-Le livre à vingt galions est très intéressant, plein de créatures magiques qu'il me tarde plus ou moins de rencontrer. La seule qui correspond à mes facultés est un arbre ayant appartenu à une forêt anglaise et maintenant disparut. Oh déception.
Bizarre, Harry a hérité de la volonté d'un arbre ? Du moins c'est ce qu'il croit, il y a bien plus qu'une vérité dans ce monde.
oOo
Le jour J il fit des adieux déchirant à Camille auquel il avait annoncé quelques semaines au part avant qu'il irait en internat et que par conséquent ils ne fréquenteraient pas le même collège.
-Tu vas tellement me manquer.. Tu m'écriras hein Harry ? Avait-il dit doucement en contenant ses larmes de son mieux.
-Bien sur bouclette, aussi souvent que je peux, répondit Harry qui avait bien du mal à cacher sa tristesse. Et puis on se verra aux vacances. Tu sais, reprit-il, je ne peut pas m'empêcher de repenser à quelque chose. Ca ne sort jamais de ma tête. J'en rêve même des fois..
-Tu parles de ce jour là dans le champs ?
-Oui…
-Moi pareil, souffla-t-il.
Leurs petites bouches timides s'avancèrent l'une vers l'autres et s'unirent dans un chaste baisé. Le cœur d'Harry tambourinait dans sa poitrine, le sang pulsait dans ses veines, colorant ses joues d'un rouge soutenu. Camille n'en menait pas large non plus. Il respirait fort contre lui. Ses bras l'étreignaient de toutes leur force.
-Harry ! HARRY ! Viens ici trésor ! VIENS ! Tu ne voudrais tout de même pas louper ton train ?!
C'était Petunia qui s'époumonait depuis l'entrée du 4 Privet Drive. Ponctuelle comme elle était, la perspective d'arriver en retard pour quelque chose d'aussi important la sortait quelque peu de ses gonds. Les enfants se séparèrent à contre cœur en échangeant un regard plein de promesses puis Harry monta dans la berline noire.
A King Cross station, ils furent bien embêtés. Comment trouver le train ? La date de la rentrée leur avait été indiqué par la lettre d'invitation ainsi qu'un numéro de quais qui à priori n'existait pas. Petunia pesta contre le monde magique et les sorciers idiots qui n'expliquaient même pas comment se rendre dans leur école stupide. Alors qu'elle était en plein monologue, Harry se saisit doucement de sa manche et attira son attention sur une famille de rouquins qui se pressait entre les quais neuf et dix.
-Aller Fred, vas y ! Ordonna une petite dame replète qui était sans doute à la tête de la tribu.
-Moi c'est Georges, mère indigne ! Répondit effrontément un grand jeune homme.
-Oh, pardon mon chéri.
-Mais non ! Georges c'est moi ! Un second exemplaire du roux fit mine de s'indigner.
-Mais qui est qui à la fin ? Grogna la femme agacée. Ce n'était surement pas la première fois que les jumeaux lui faisaient le coup dans la journée. Harry gloussa.
-Je suis Gred !
-Et moi Forges !
Ils éclatèrent de rire et prirent leurs jambes à leurs coups avant que la furie ne les rattrape.
« Mais ils vont heurté le mur ! » cria Harry mentalement. Il cligna des yeux, les jumeaux avaient disparu. « C'est très louche tout ça » pensa-t-il. Comme pour confirmer ses soupçons le plus jeune des garçon passa à travers le dit mur en toute sérénité, talonné par la dame qui beuglait et le reste de la famille.
Harry et Petunia pouffèrent et les imitèrent. Ils se trouvaient maintenant devant un grand train rouge et noir qui était sans nul doute la réplique grandeur nature d'un jouet pour gosse. La locomotive fumait déjà, crachant une lourde vapeur noire qui s'élevait vers les cieux et disparaissait comme par enchantement quand elle atteignait le plafond. Petunia déclama THE topo comme une tirade de Shakespeare, celui qu'elle avait répété devant la glace le matin même et qui concernait les nouvelles qu'il devait donner et la conduite exemplaire qu'il devait tenir. Un instant plus tard, c'était le moment de dire au revoir.
Alors qu'Harry prenait place dans un compartiment inoccupé avec toute ses affaires, il repéra sa tante par la fenêtre qui lui faisait coucou et lui envoyait des bisous téléguidés. Il en attrapa un au vol et lui offrit son plus beau sourire qui signifiait : ''tout ira bien pour moi, je suis grand, je t'aime''. Comme si elle avait le décodeur elle sourit à son tour : ''tout ira bien, je sais que tu es grand, je suis fière de toi''. Le train démarra, le sourire d'Harry s'affaissa et il se dit qu'il était vraiment dans la mouise. Il ne connaissait presque rien à ce monde, n'avait encore rencontré personne, et, comble du comble, il ne savait même pas où il allait ! Pourquoi ne donnaient-ils pas l'adresse de cette fichue l'école à la fin ? Il se demandait si il avait fait le bon choix.. Il voulais juste être au calme pour penser. C'était sans compter sur monde entier qui adorait interrompre ses réflexions. Le bruit d'une course poursuite éclata dans le wagon.
-Vite ! Planque toi là ! Avait déclaré une voix avec empressement.
Les jumeaux de toute à l'heure avaient déboulé à toute blinde dans le compartiment d'Harry. Ils firent une drôle de grimace, si rigoureusement identique sur leurs deux visages semblables que cela paraissait surnaturel, avant de se jeter sous les banquettes en croisant les doigts. « Encore une fois très louche, tout ça. Ca à l'air d'être des sacrés lascars. Je crois que je les aime bien, ils sont marrants ».
-Les garçons… je sais que c'est vous... Une voix mielleuse avait soufflé devant la porte. Vous allez creuvez comme des merdes les gars. Vous allez regretter ces molestations... Ca devenait flippant.
Les deux roux se mirent à suer à grosses gouttes et devinrent anormalement pâles. En écoutant la dernière phrase, ils partagèrent un regard complice. La porte vola en éclats soulevant un nuage crasse. Un jeune homme déchainé entra dans le compartiment, tombant nez à nez avec le petit Potter, diamant d'innocence au cœur du tourbillon de poussière qui ne semblait épargner que lui. De son coté, le brun était surpris : il ne s'attendait pas à voir un Apollon gracieux débarquer plutôt une sorte de harpie en rogne. Les deux restèrent plantés là, finalement le plus grand se racla la gorge et prononça :
-Désolé pour cette, disons, effraction. D'un geste de baguette, il remit la porte en place. Tu n'aurais pas entendu deux grands dadais courir dans le couloir par hasard ?
-Si.
-Ah, il parut gêné par quelque chose. Je n'aurais pas du défoncé cette porte mais j'étais convaincu qu'ils étaient là…
-Ce n'est pas grave. Et puis tu as tout réparé. Je suis Harry, première année! Le garçon sourit et lui tendit la main, il voyait là une bonne occasion de rencontrer quelqu'un. On la serra.
-Cédric, quatrième année. Harry, ce qui vient de se passer peut rester entre nous n'est ce pas ? Tu vois je suis un Poufsouffle, j'ai une image à préserver. Tu as entendu parlé de Poufsouffle ?
Harry fit non de la tête.
-Tu dois être né moldu. Ca veut dire que tes parents n'ont pas de magie, avait-il expliqué. N'ais pas peur je m'en fiche. Il faut que tu sache que quand tu arriveras à l'école on va te repartir. Il y a beaucoup trop d'élève à Poudlard pour ne faire qu'une classe par niveau du coup on a décidé de regrouper les gens par ''maisons'' en fonction de leurs qualités principales. On va juger de ton caractère, je te laisse la surprise de voir comment, et tu seras envoyé à table avec les personne qui sont comme toi. Tu les verras pendant les cours, tu dormiras avec eux, au final, vous serez comme une petite famille. Son air se durcit un peu. Pour entrer à Poufsouffle, il faut être loyal et dévoué. Tout le monde nous voit comme de gros bisounours et, puisqu'on joue le jeu, personne ne se méfie de nous tu vois ? On est surtout très loyaux envers les nôtres en fait. Moi je suis leur chef alors si on me grille à défoncer des portes en menaçant de castrer des gens on va être découvert et adieu notre petit buisiness. Tu comprends ?
-Quel genre de buisiness ?
Cédric lui lança un regard de mafieux.
-Tu n'as pas à le savoir. Si un Poufsouffle t'embête, dit que tu es un de mes amis ok ? T'es un bon gamin j'ai pas envie que tu ais des ennuis.
-Et donc tu parlais de castrer les rouquins c'est bien ça ? Dit malicieusement Harry.
On entendit distinctement le bruit de deux gorges qui déglutissent. Le visage de Cédric passa du calme à la tempête, il fit craquer chacune de ses phalanges et se leva calmement.
-Je vais vous tuer ~~ ! Sa voix enjouée avait de quoi en terrifier plus d'un. Il adressa un clin d'œil complice à Harry.
Cédric se dit que le gosse était malin. En une petite phrase il avait balancé les jumeaux sans se les mettre à dos et avait réussit à entrer dans ses bonnes grâces ! Un bon calculateur. Mais Harry rigolait comme un fou en regardant les Weasley qui tentaient de sortir furtivement de sous la banquette. Non, il n'avait pas calculé de les lui livrer afin d'obtenir quelque chose en retour. Il voulait juste se foutre de leur gueule gentiment. Un bon gamin. Vraiment chou en plus, avec une belle gueule. Cédric décida qu'il allait garder un œil sur lui, il enverrait ses petits oiseaux*.
-Merde ! pesta Cédric, les jumeaux avaient eu le temps de se volatiliser. A une prochaine Harry ! Et il disparût à toute vitesse dans le couloir.
-A bientôt Cédric, cria le plus jeune. Ils étaient vraiment trop rigolos ces trois là.
Si tôt parti, la présence du jeune homme aux cheveux de miel fut troquée pour celle d'un blond platine qui avait l'air d'avoir à peut près son âge. Il était déjà habillé d'une robe de sorcier de bonne facture, son nez était droit et aristocratique et ses yeux couleur tempête. Il appartenait surement à une famille de sangs purs, observa Harry. Alors que la plupart des enfants était dotés d'auras très claires et peu intenses, la personne qui se tenait devant lui était entouré par un halo crépitant d'une nuance de marine assez sombre.
-Qu'est ce que c'était que ce bouquant ? Avait-il demandé de sa voix trainante.
-Juste une bande de quatrièmes années qui se chamaille. Ils sont partis.
-Décevant, je croyais qu'il y avait enfin de l'animation. Je m'ennuis à mourir.
Il y eut un silence.
-Excuse mon indiscrétion. Tu ne serais pas un sang pur par hasard ?
A ces mots, le regard du garçon en face de lui s'éclaira. Il avait du se dire qu'il y avait matière à discussion.
-Evidement ! Tu as l'œil ! Je m'appelle Draco Malfoy, enchanté. Il paraissait ravi qu'on ait pu l'associer si facilement à son noble statu. Cela lui avait rappelé ses manières.
-Pareillement. Harry, première année. Il ne commenta pas la présence des deux garçons qui gardaient la porte.
-Harry ? J'imagine que tes parents sont sorciers alors, tant mieux je déteste les moldus. Ils t'ont nommé après Harry Potter ? Il parait qu'il va arriver à Poudlard cette année ! Je payerai cher pour le rencontrer et je te garanti que j'ai les moyens ! Tiens tiens.
Le blondinet marqua une pose pour observer avec amusement le jeune rouquin de tout à l'heure qui se tenait devant la porte sans oser entrer (les gardes l'intimidaient sans doute).
-Ca alors ! Un Weasley ! Tu t'es perdu ? Pour les bouseux c'était l'autre wagon.
Le roux devient écarlate sous l'affront.
-Ecarte toi de Harry salle fouine !
-Excuse moi, nous nous connaissons ? Avait demandé le principal intéressé.
-Non mais on m'a dit à quoi tu ressemblais. Le garçon aux cheveux de feu lui décrocha un sourire de crocodile.
-Qu'est ce que tu veux à Harry hein ? Laisse le tranquille face de rat. Contrattaqua Malfoy.
-Le survivant ne devrait pas traîner avec un sale fils de Mangemort comme toi !
-Tu veux dire que ce mec c'est LE Harry Potter ? Attends, REPETES? Sale traitre à ton sang comment oses tu ?!
Ils continuèrent à se crêper le chignon pendant un bonne minute. Dans la tête d'Harry une petite lumière clignotait, il avait déjà entendu ce mot. Quand il tilta enfin il se mit en colère. Il avait du culot celui là.
-Ecoute moi bien. Il s'adressait au roux. Tu ne t'es pas présenté je trouve ça très impoli. Tu fais preuve d'une bêtise qui me désole. Primo, je suis assez grand pour décider de mes fréquentations seul, merci bien. Secundo, traiter les gens de Mangemort sans preuves c'est grave, c'est désobligeant et c'est stupide. Tertio, tu n'as aucun droit de juger un fils sur les actions de ses parents. Draco est son propre homme et il ne t'a rien fait. Bon je reconnais qu'il n'aurait pas du commencer cette querelle ridicule mais tu vas beaucoup trop loin.
Draco le regarda comme si il le voyait pour la première fois. Il se mit à le détailler des pieds à la tête, une légère rougeur prit place sur ses joues pâles.
-Tu devrais t'excuser avant que je prévienne un professeur.
-Pardon, murmura-t-il triste et honteux puis il disparut du seuil. Il fit de la peine à Harry, le garçon avait l'aura aussi rouge que ses cheveux et était trop impulsif pour son propre bien.
-Harry tu es incroyable ! Même si je me défendais très bien tout seul. Tu lui as cloué le bec ! s'exclama-t-il avec enthousiasme. Je ne savais pas que tu étais le fils Potter ! Où étais-tu toutes ces années ?
Ils se plongèrent dans une conversation mouvementé à propos des moldus de Harry, de la magie qu'ils avaient accomplie (Harry ne préféra pas trop en dire), de Quidditch et de Monsieur Malfoy, le sujet favori de Draco.
oOo
Le train était à l'arrêt depuis quelque temps déjà. Harry en était descendu un peu après son ami et ne l'avait pas retrouvé sur le quais. Un demi-géant du nom de Hagrid les avait accueillis en leur demandant de laisser leurs affaires là pour qu'on puisse les amener directement au château. « Un château ? Génial ! » avait-il pensé.
En passant la grille de fer forgé, tous les sens d'Harry furent décuplés. Il percevait tout : l'odeur de l'humus provenant de la forêt, le grand lac dont les eaux lisses et noires reflétaient la pâle lueur de la lune, un foisonnement de bruits indissociables qui résonnaient comme une symphonie à ses oreilles, le vent frais qui lui hérissait le poil… Harry était submergé de sensations délicieuses. Le cœur de cette terre semblait battre en rythme avec le siens, il respirait avec la brise, enracinait chacun de ses pieds dans le sol comme un arbre millénaire, se remplissant les yeux des rayons d'argent de l'astre de la nuit. C'était une harmonie parfaite entre l'homme et le lieu comme il en existe rarement. Le garçon se sentait à sa place, et il savait, il savait que l'endroit l'acceptait tout autant. Il appelait sa magie comme on appelle une vielle amie ; d'abord en se saluant poliment puis, au grès de la discussion, on se désinhibe, on se retrouve, on partage. Il lui semblait que quelqu'un était là avec lui, qu'on lui disait des choses plaisantes, qu'on lui soufflait d'agréables poèmes.
« Voici des fruits, des fleurs et des branches, et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le froissez pas avec vos deux mains blanches, et qu'à vos yeux l'humble présent soit doux. »**
** Verlaine, Romances sans paroles
-C'est beau, avait-il lâché dans le vide.
-Bienvenu chez toi, faiseur d'aurore. Un chœur de voix tremblantes s'était élevé de nulle part pour lui répondre. Soudain, un éclair blanc déchira le ciel pour venir mourir à ses pieds. Ou bien était ce à l'inverse sa magie qui avait percé les nuages dans un sursaut de communion suprême ?
Cela eût pour mérite de sortir le jeune Harry de sa torpeur. Il prit conscience qu'il était maintenant seul dans la pénombre. Le demi-géant avait du l'oublier en chemin. Loin de paniquer, il se dirigea vers le lac d'un pas décidé comme si il savait parfaitement où il devait se rendre. Le garçon ne douta pas un instant qu'il serait au château dans l'heure. « Arriver en retard le premier jour, pensa-t-il, quand même, ça fait mauvais genre. Si Petunia l'apprend je suis un homme mort». Zut, ils allaient peut être le renvoyer pour en faire un exemple ! Il serait déçu mais il pourrait toujours se payer des cours de théâtre, et puis il verrait Camille tous les jours ! Il lui manquait déjà tant.
Arrivé devant le lac, une petite barque vient à sa rencontre. C'est ainsi qu'Harry commença son ascension vers le château.
oOo
Dans la grande salle, la répartition avait déjà commencé. Le professeur de métamorphose, Mme McGonagall, déposait tour à tour un vieux chapeau à l'aspect miteux sur la tête des nouveaux élèves. Ils étaient appelés selon une liste qui ne suivait non pas l'ordre alphabétique mais celui dans lequel leurs noms étaient apparus dans le grand registre dont nous avions parlé précédemment. Ayant été inscrit l'année dernière, Dumbledore avait pris la liberté de rajouter Harry tout à la fin, imaginant que cela serait du plus bel effet pour achever la cérémonie. Il n'avait pas remarqué qu'un première année manquait et pas des moindres. Au moment où McGonagall appela avec émotion le jeune Harry Potter un grand silence accueillit sa demande, suivit de longs murmures.
-Harry Potter ? Répéta-t-elle avec un soupçon de panique dans la voix, remarquant enfin qu'il n'y avait plus personne à répartir.
A la table des professeurs, on s'afférait déjà et le pauvre Hagrid se confondait en excuses toutes plus lamentables les unes que les autres. Un grand bruit résonna alors dans le hall puis les portes de salle s'ouvrirent avec fracas comme si elles avaient été enfoncées par deux gros trolls invisibles. Tous dévisagèrent la petite forme à l'origine de cet exploit. Sur le porche se tenait un garçon magnifique, assez grand pour son âge, avec une silhouette gracieuse et élancée. Il avait de longs cheveux noir de jais, noués à la nuque par un petit lacet de cuir. Le soleil estival avait halé sa peau. Il portait une élégante robe de soie d'acromentule d'un profond vert émeraude qui faisait ressortir ses beaux yeux. Ses pommettes était hautes et bien faites, ses lèvres d'un rouge soutenu. Alors que garçon s'apprêtait à parler, chaque personne dans l'assistance retenait son souffle.
-Excusez moi, je me suis perdu. Balbutia-t-il finalement de sa voix mélodieuse.
-Harry Potter ? Répéta Minerva McGonagall avec indulgence.
-Oui Mme.
-Approchez.. dit-elle sympathiquement. Cela devait être très intimidant pour un jeune homme visiblement réservé de se tenir là, des centaines d'yeux curieux fixés sur lui.
Il avança le long de l'allée centrale, les regards rivés sur lui suivaient sa progression au millimètre, certains le regardaient même bouche ouverte. Il était si gêné qu'il marchait tête baissée, préférant observer ses pieds plutôt que tout le reste, ne remarquant pas le plafond enchanté. Cette traversé de la grande salle, pour ne pas dire du désert, le traumatisa à vie de la foule (Shame. *).
Il s'assit sur un petit tabouret et on lui posa le vieux chapeau sur la tête.
« Incroyable, s'exclama l'objet par la pensée. Tu es un petit garçon formidable Harry ! »
« Merci Mr »
« Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu quelqu'un avec ce don. Impressionnant. J'envie les jeunes gens qui vivent à ton époque. On assiste pas à cela tous les cinq cent ans ! Avait-il déclaré avec enthousiasme. Mais me voila très embêté, reprit-il, très très embêté ! Tu sais que tous les élèves sont répartis dans quatre maisons n'est ce pas ? »
« Oui, je l'ai entendu dire. »
« Eh bien mes créateurs m'ont désigné, après leur mort, pour départager et envoyer chacun dans LA bonne maison. Ils m'ont donné leurs critères de sélection ainsi que la capacité à lire dans les esprits pour que je ne puisse pas me tromper. J'en ai vu des têtes ! » L'objet sembla nostalgique.
« Qu'est ce qu'il parle ce chapeau ! » songea Harry.
« Je t'entend abruti ! Ou en étais-je ? Ah oui ! Avec toi, je ne peux me décider. Tu donne le meilleur de toi-même et tu as le cœur si loyal qu'Helga Poufsouffle aurait tué pour t'avoir. Tu es courageux et tu n'as pas peur de te dresser contre l'ordre établit pour être juste, Goldric Gryffondor aurait fait de toi son protégé. Tu es intelligent, tu as soif de connaissance et ton pouvoir aurait captivé Rowena Serdaigle (je suis convaincu qu'elle aurait essayé de te disséquer d'ailleurs, je la regrette beaucoup). Enfin, tu es beau, malin et destiné à la grandeur, Salazar Serpentard aurait surement voulu que tu deviennes son consule. Si je te place quelque part je trahis la confiance de trois d'entre eux. C'est une décision difficile tu comprends ? Heureusement que tu n'as pas débarqué de leur vivant, ils se seraient battus à mort. »
« Qu'allez vous faire ? Il faut pourtant bien me répartir. On me renverrait chez moi. »
« Malheureux ! Ca serait encore pire, je trahirai les quatre ! Un enfant comme toi, c'était le rêve de mes maîtres, tu es l'apprenti parfait.. l'apprenti sorcier.. EUREKA ! »
-YGGDRASIL ! Tonna le chapeau comme gronde l'orage.
« Je n'ai pas entendu parlé de celle là » pensa Harry.
« C'est normal, ce n'est pas courant ! Tu appartiens à la maison parme et or, la licorne en est le blason. Ce n'est pas très viril. Ca ne te dérange pas j'espère ? »
Comme tout le monde dans la grande salle demeurait statufié et qu'il avait loupé le reste de la répartition, Harry se dit c'était normal de devoir attendre pour aller s'asseoir. Il décida de continuer à parler au chapeau comme ça le calmait un peu.
« Non pas de problème, j'aime les belles choses et je suis convaincu que c'est très beau une licorne. Il balaya brièvement la salle du regard puis fixa de nouveau ses chaussures. Je ne vois pas de table violette, laquelle est la mienne ? »
« Aucune voyons, Yggdrasil n'a jamais eu de table ! Tu vas devoir choisir où t'asseoir, nous faisions comme ça par le passé. »
« Quoi ? Je ne suis pas dans une des quatre maisons dont tu me parlais ? »
« Bien sur que non ! J'ai du en inventé une cinquième il y a longtemps pour un autre garçon. C'est lui qui en à choisit le nom, le blason et les couleurs. Peut être qu'on te laissera faire de même ? Je suppose que tout le monde à déjà oublié ce que c'était de toute façon. »
*petit empreint à Game of thrones et nom/concept tiré de StarWars la menace fantôme
Ce chapitre est terminé, la suite la semaine prochaine !
Pas trop déçus que Harry soit en fait un arbre à vœux ? Ne vous rendez pas malades, ce n'est qu'une partie de la vérité ! Elle vous sera révélée par le biais d'un conte dans un prochain texte.
Comment va se dérouler la scolarité de Harry ? Quel est son lien avec Poudlard ? Qui a été le premier à appartenir à la maison parme et or ? Beaucoup de questions se posent, la plus importante de toute : Va-t-il pouvoir se tenir à l'écart de la mafia de Poufsouffle ?
Ps : j'adore Cédric mais je trouvais le personnage trop lisse. Une sorte de « Mary-Sue » au masculin si vous préférez. Du coup j'ai décidé de me l'approprier un peu, nous sommes dans un UA après tout.
Dans le prochain chapitre : des révélations sur Harry, une routine confortable et la tant attendu rencontre avec le beau Tom Marvolo Riddle.
N'oubliez pas de commenter, même si j'ai un plan de bataille pour le contenu de mes chapitres vous m'inspirez beaucoup.
