SOUS PROTECTION
Alors, prêt pour un nouveau voyage? Vos ceintures sont bien attachées? Bien. Maintenant, ouvrez bien grand les yeux, laissez votre esprit faire corps avec l'histoire. Vous êtes maintenant en état d'hypnose, vous êtes sous mon contrôle ; répétez cela : "Nous obéissons à Melinda Potauxroses!". C'est bien, maintenant, "Nous allons poster une review", OUI, excellent!
Quand vous aurez lu le nombre 3, la seule chose que vous désirerez le plus au monde sera de poster une review, et vous n'aurez plus aucuns souvenirs de ce qui vient de se passer :
1...
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2...
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3!
Et un chapitre, UN! Sortit tout droit de mon cerveau bouillant d'imagination, le plus créatif...hum, j'arrête! C'est le thé, c'est pas bon pour mes pauvres petits neurones en manque de synapses! Je vais plutôt vous laissez lire le chapitre qui suit!
Bonne lecture !
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Chapitre 4 : Mon Dieu, que votre volonté soit fête
Hermione tiqua à l'évocation de son professeur de potion. Elle n'avait jamais eu l'idée des tartes. Elle fixa le directeur, perplexe, et vit dans le fond de ses yeux bleu quelque chose qui la glaça : les étincelles qui y dansaient normalement s'éclataient maintenant sur un morceau de lambada. C'était sûr, Albus Dumbledore venait de faire un sale coup.
«Par Merlin !… » La folie du directeur n'était manifestement pas qu'une rumeur. Elle jeta un coup d'œil en direction de Rogue : il était passé d'un joli blanc-aspirine à un vert cadavérique. Elle se demanda alors s'il n'allait pas mourir dans les prochaines secondes.
Il réussit tout de même à reprendre son air morne habituel, mais ce au prix d'un effort surhumain. Il planta son regard d'onyx dans celui de la gryffondor, elle crut un bref instant qu'il allait lui lancer un Avada Kedavra.
Elle tourna rapidement son visage vers son assiette et essaya de se faire toute petite. Peine perdue, tous les 7e années (sauf serpentard) vinrent la remercier de ce si beau cadeau de fin d'année, il leur était enfin possible de se venger du Bâtard des cachots. Les autres années, en revanche, se firent plus discrètes. Ils leur restaient encore quelques années à survivre en potions, mais ils jubilaient quant au sort de Rogue.
Un brouhaha s'éleva dans la grande salle et le directeur du intervenir :
« Je sais combien cette nouvelle est enthousiasmante mais vous aurez tout le temps d'en parler dans vos dortoirs. »
Il fit mine de se rasseoir mais reprit la parole :
« Bien entendu, tous les élèves sont invités à proposer des projets pour l'ouverture de stands ce samedi. Vous avez jusqu'à mercredi soir pour les donner à vos préfets qui viendront ensuite me les remettre. »
Cette fois, ce furent les chuchotements qui emplirent la salle. S'en fut trop pour notre cher Severus qui préféra se réfugier dans ses appartements.
Hermione imita son professeur en prétextant du travail à terminer. Elle se rendit à son dortoir pour faire le programme de samedi. Elle avait terriblement peur que ce jour arrive, et surtout du concours de baiser…
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Le vendredi matin on pouvait voir dans chacune des salles communes l'affiche suivante :
« Programme de la soirée caritative
(Rendez-vous dans la grande salle !)
A 19h, elle débutera par un repas payant (5 noises par personne). Etant donné que ce sont eux les premiers concernés, les elfes vous présenteront une danse qu'ils auront eux-mêmes composé et qui remplacera de ce fait, les jeux prévus.
A 20h, seront ouverts les stands suivants (2 noises pour chaque entrée) :
- « Weasley and co » : présentation avec démonstrations des dernières nouveautés des jumeaux Weasley.
- « Aux portes du mystère » : Le professeur Trelawney avec l'aide de ses deux assistantes (Pavarti Patil et Lavande Brown), vous dévoilera votre avenir par la méthode de votre choix (tarot, boule de cristal, feuille de thé ou de choux, coquillage, bâtonnets).
- « A la découverte des potopouilles disparus » : après ses multiples aventures passées dans L'Himalaya, Luna Lovegood nous retrace l'histoire de ses charmantes bestioles.
- « Amour, Sorcellerie et beauté » : ou comment en trois coups de baguettes, Cho chang peut vous faire passer de grenouille à Princesse.
- « Nott et Menottes » : exposition sur les méthodes de tortures dans le monde sorcier, du XVe siècle à nos jours.
- « Ch'est bon mais ch'ais chaussettes » : Dobby, un elfe affranchi, nous présente tous les plaisirs de la liberté, notamment celui de pouvoir collectionner les chaussettes.
A 21h30, le concours de baisers :
Dans une première partie, ce seront les filles qui désigneront le « Roi des patins ».
Ensuite les rôles s'inverseront et ce seront aux garçons d'élire la « Reine des pelles ».
Les juges ne pourront pas voir les concurrents(es) et ce, dans un soucis de partialité. (ceux-ci seront camouflés à l'aide d'une forme de sortilège de désillusion).
Les juges auront comme tache d'attribuer une note de 1 à 10 à chaque concurrent. Le gagnant sera donc celui qui aura la meilleure moyenne.
Pour les inscriptions, veuillez noter vos noms et prénoms en bas de la feuille. Colonne de gauche pour les garçons et colonne de droite pour les filles.
Quant à ceux qui ne désirent pas participer à ce concours, le lancer de tartes sera ouvert au même moment (3 noises la tarte + 10 mornilles pour choisir un autre parfum).
A minuit, le bal pourra commencer.
Je tiens à remercier Miss Granger pour m'avoir fait part de cette si brillante idée et tous les élèves pour leurs propositions.
L'ensemble des gains sera reversé à la SALE, et servira à améliorer la condition de vie des elfes de maison.
Pensez à leur donner un bonbon au citron, ils sont excellents pour la gorge.
Le directeur,
Albus Dumbledore »
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Le reste de la journée fut un véritable calvaire pour toute l'équipe professorale :
Par exemple, pendant les cours de métamorphose, les élèves envoyaient des confettis magiques qui scandaient à travers la classe « Vive Poudlard ! Vive Poudlard ! Et ses têtes de lards » et d'autres slogans aussi peu élaborés.
En Enchantement, c'était des « pêtaproutes » qui pleuvaient dans tous les coins de la pièce. Encore une invention made in Weasley : ce pétard avait la fâcheuse manie de libérer des odeurs nauséabondes quand il éclatait au sol, et on pouvait ainsi sentir les délicats parfums de l'œuf pourri et de la nourriture en décomposition, celui plus épicé des égouts, ou encore l'odeur plus âcre du pet.
En botanique, ce n'était guère mieux : ces sales cornichons n'avaient pas manqué d'imagination ! Entre les mandragores transformées en œufs de Pâques ou les lierres enroulés de 1001 rubans colorés, la pauvre Madame Chourave ne savait plus où donner de la tête.
Cependant, c'est dans les cachots que se passaient les choses les plus horribles et les plus inimaginables. Depuis 17 ans d'enseignement, la salle de potions n'avait enregistré pas plus de 50 décibels pendant les cours causés par le bruit des sacs et des chaudrons. Et voilà qu'un nouveau record s'établissait : 80 décibels à cause des bavardages. Rogue lui-même n'en revenait pas ! A croire que toute son autorité s'était envolée ! Il intima le silence et continua son cours dans une atmosphère des plus morbides.
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Tout le monde fut heureux de voir les cours se terminer. Tous sauf un.
Le pauvre et tendre Sévérus se morfondait dans son salon, un verre de Whisky pur feu à la main et dans l'autre, une bouteille de vodka.
Sur sa table s'étalait tous les alcools qu'il avait en réserve, en espérant que la cuite qu'il allait se prendre provoquerait une gueule de bois monstrueuse, et qu'il l'empêcherait de participer à ce maudit concours de tartes.
Son plan aurait pu réussir si ce cher Albus n'était pas passé le voir aux aurores. Il le trouva dans un état plus que pitoyable et s'empressa de le remettre d'aplomb en quelques coups de baguettes. Il était hors de question que le clou du spectacle soit indisponible.
« -Sévérus, allez prendre une douche, je vous prie. Cela vous fera le plus grand bien.
-Quoi… ? Son cerveau semblait être HS, et sortir une phrase complète était trop demander pour le moment.
-Allez vous laver. Le sortilège est en train d'agir et l'eau fraîche ne fera qu'accélérer son processus.
-hurrg..oui…douche.
Il alla s'enfermer dans la salle d'eau et n'en ressortit que pour aller déjeuner. L'après-midi se déroula dans un calme morne. Tous les élèves étaient partis s'enfermer dans leur tour pour se faire une beauté.
Les affiches avaient été enlevé et les professeurs, à l'aide des elfes, préparaient la grande salle pour le soir.
Sur le mur de droite s'étalaient des tables rondes où les élèves pourraient s'installer pour manger et un buffet dirigé par Flitwick et MacGonagall (il fallait s'assurer que tous le monde paye).
Au fond, la table des professeurs avait été enlevée, laissant l'estrade vide pour la danse des elfes et le concours de baiser.
A gauche les stands formaient un grand cercle, le tout surveillé par des elfes. Ils avaient pour ordre de transformer en gnomes les élèves qui ne donnaient pas les 2 noises pour chaque stand.
Puis l'horloge située dans le hall sonna 19h. Les portes de la grande salle s'ouvrirent et une multitude s'élève se précipita à l'intérieur, bourse à la main.
Les festivités pouvaient commencer !
Pendant une heure, les adolescents regardèrent les elfes se trémousser, affublés de toges à l'effigie de Poudlard.
Certains avaient un sourire aux lèvres ou riaient franchement. D'autres préféraient fermer les yeux et se boucher les oreilles, de peur d'en avoir des nausées.
Le reste de la soirée se passa plutôt calmement. « Weasley and co » attira bien entendu les foules, au plus grand damne des professeurs. Et chose étonnante, « A la découverte des potopouilles disparus » eut également son petit succès.
Les greluches se précipitaient chez « Amour, sorcellerie et beauté », et les futurs mangemorts chez « Nott et menottes ».
Dobby ne reçut que deux visites : celles de Harry et Ron, Hermione ne pouvant pas se dégager de ses obligations de superviseur. Elle préparait le concours de baiser qui approchait à grands pas. Pour l'occasion, elle avait remonté ses cheveux en un savant chignon qui laissait échapper quelques mèches rebelles.
Pour le maquillage, elle avait demandé à ses « copines de chambres » de la mettre en valeur.
Un trait noir sous ses yeux en soulignait toute la profondeur et les tons légèrement ocres de ses paupières lui donnaient une sensualité toute particulière. Ces lèvres paraissaient charnues grâce au baume transparent qu'elle y avait apposé, et les garçons la regardaient avec envie.
Son corps lui-même invitait au plaisir charnel, ses courbes étaient montrées avec une volupté et une pointe de pudeur grâce au tissu satiné de sa robe noire. Les garçons la regardaient d'un œil nouveau, comme si l'écrin venait de s'ouvrir pour laisser voir au monde le trésor qu'il renfermait.
Le moment tant attendu arriva enfin. Les garçons se mirent en place derrière un cadre en bois de plusieurs mètres de long qui avait été enchanté pour masquer leurs identités. On ne voyait plus que des silhouettes filiformes et identiques. Les filles purent enfin tester leurs prouesses buccales.
Au premier candidat, Hermione hésita quelques instants puis posa simplement ses lèvres sur les siennes. Rien ne se produisit et il en fut de même pour les cinquante autres candidats qu'elle nota au pif.
La première partie s'acheva par l'élection de Blaise Zabini. Elle ne participa pas à la deuxième, sachant qu'il y aurait les même garçons, mais cette fois dans le rôle de juges.
Elle alla se chercher une bière-au-beurre et aperçut, dans un coin sombre, le professeur Rogue occupé à se nettoyer le visage.
Elle eut alors un pincement au cœur en pensant à l'humiliation qu'il avait dû subir par sa faute. Elle alla à sa rencontre et lui proposa la bouteille qu'elle avait à la main.
« -Non merci Miss Granger. Je pense qu'un Whisky pur-feu serait plus approprié. »
Elle ne sut que répondre et fut soudain obnubilée par les lèvres de son professeur.
Et si c'était lui, pensa-t-elle.
Elle tendit de nouveau la bouteille vers son professeur : « Tenez-moi ça ». Alors qu'il prenait l'objet, Hermione passa sa main derrière sa nuque et d'un geste vif, plaqua ses lèvres contre celle de Rogue.
Elle sentit une douce chaleur pulser au niveau de son nombril, comme un signal.
Le bruit du verre cassé la fit cesser ce doux contact. Sévérus la regardait avec des yeux exorbités. Il recula d'un pas et s'enfuit presque en courant de la grande salle.
Heureusement, leur échange était passé inaperçu : Susan Bones venait d'être élue reine.
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Alors, ça vous a plu ? Vous avez une envie folle de cliquer sur le bouton violet, à gauche? C'est une bonn chose! (o)
