Le Prince des Neige

Arc de l'enfance

Chapitre 4 : anniversaire

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Arendelle était une merveille à l'été. Le soleil brillait de mille feux et faisait scintiller l'océan d'un côté tandis que les montagnes qui entouraient la hanse au fond de laquelle était niché Arendelle brillaient d'un éclat émeraude. Il était pourtant tôt, à peine moins de sept heure du matin, mais dans ce pays au nord du monde, le soleil se levait tellement tôt qu'à cette heure-ci, il embrasait déjà le monde.

C'est ce que voyait le jeune Prince Erik de sa fenêtre, attendant patiemment que l'horloge de sa chambre sonne sept heures.

« C'est magnifique, n'est-ce pas Archimède ? » demanda Erik au hibou mécanique posé à côté de lui, sur le rebord de la fenêtre. Il sentit quelque chose sur son épaule. Le pégase avait déployé ses ailes et s'y était posé en poussant un petit hennissement. Erik caressa sa crinière d'un blanc aussi pur que sa robe et ses ailes puis fit de même avec le dragon d'un noir ébène qui s'était posé sur l'autre épaule et qui à présent ronronnait de plaisir. Erik sourit. Comme à chaque fois, il se dit qu'il n'aurait jamais imaginé que les dragons étaient apparentés aux chats.

« Hum. Monseigneur » toussota une voix dans son dos.

Erik se retourna et souris au Chevalier et à son Seigneur. Les deux poupées, incapables de voler aimeraient bien aussi profiter du spectacle. Erik descendit du banc qui lui permettait d'atteindre le bord de sa fenêtre et prit dans ses bras les deux figurines pour les poser à côté d'Archimède.

Les minutes avant sept heures était un moment de calme dans le château. Il s'était réveillé au moins une heure plus tôt et était allé en pyjama dans la chambre de sa mère pour prendre le petit-déjeuner avec elle. Puis une servante l'avait ramené à sa chambre pour qu'il se lave et s'habille, deux choses qu'il commençait à présent à faire tout seul, même lacer ses chaussures. Et maintenant, tout frais et habillé, il attendait que sonne sept heures.

Il ne portait pas de riches vêtements bien qu'ils soient de bonne qualité. Ils étaient simple mais solides et lui permettaient de bouger s'amuser.

Enfin, sept heures sonna. Erik poussa un cri joyeux et se précipita hors de sa chambre, oubliant le dragon et le pégase qui durent s'envoler en urgence pour ne pas tomber. Il oublia aussi le Chevalier et son Seigneur qui devraient demander l'aide des jouets volants pour descendre.

Erik bouscula Sirius en sortant de la chambre.

« Holà ! » dit le sorcier en retenant l'enfant par le bras. « Où cours-tu comme ça ? »

« C'est 7 heure, oncle Sirius ! »

« Ah...» dit-il avec un sourire en lâchant le bras de l'enfant qui se précipita le long du couloir.

Il fut rapidement suivi par un boulet de canon marron qui hulula : « Ouhou Maître Erik ! Attendez m...» le reste se perdit.

Le sourire de Sirius s'agrandit et jeta un coup d'œil dans la chambre de son filleul. Le Chevalier semblait l'aise assis à califourchon sur le dos du dragon, brandissant son épée comme à la bataille tandis que son Seigneur était monté sur le pégase qui descendait gracieusement au sol. Sirius s'avança dans la chambre, provoquant un hennissement joyeux du pégase qui, une fois le Seigneur ramené au sol, trotta jusqu'au sorcier comme pour lui faire la fête. Sirius se baissa et caressa des doigts le museau velouté du jouet dont la douceur n'était pas sans rappeler celle de ses homologues réels. Le pégase poussait des petits hennissements de plaisirs comme il le faisait avec Erik. En revanche, lorsqu'il s'approcha du dragon, celui-ci se détourna comme avec dédain et quand Sirius insista, il lui envoya un jet de flamme. Celui-ci n'aurait même pas blessé une mouche mais le message était clair : "ne m'approches pas"

Sirius haussa les épaules et n'insista pas. Il n'avait jamais eu de chance avec les dragons. Il ne s'agissait pas bien sur des vrai dragons (bien que Sirius doutait avoir plus d'atomes crochus avec eux) mais des jouets dragon.

La chose qu'il faut savoir, c'est que les jouets sorciers ont une raison d'être ce qu'ils sont. Ils ne sont jamais conçus au hasard et correspondent à un schéma permettant à l'enfant de mieux se développer et à ses parents de mieux l'aider dans son développement futur. Tous, ou tout au moins les sang-purs, possédaient les mêmes jouets à quelques différences près.

Le livre était l'un des éléments vraiment immuable du set de jouets offert à un enfant sorcier. Il contenait en majorité des histoires destiné à apprendre à l'enfant les valeurs que les parents souhaitent pour leur enfant. Archibald avait en lui des histoires de chevaliers honorables, mais aussi de sages magiciens et de rois justes pour que l'enfant s'inspire de ces qualités quand il grandira.

Archimède, lui, était un Gardien. Psychiquement lié à son maître, il était le mieux placé pour prévenir les parents si le bébé pleurait la nuit, mais quand l'enfant grandissait, il devenait le parfait confident. Le Gardien n'est pas toujours un hibou. Chaque famille demandait une forme différente, le plus souvent celle d'un animal symbole de la famille, mais ce n'était pas une obligation.

Les jouets du Chevalier et de son Seigneur étaient, eux, un peu particulier et vraiment quasi exclusif aux grandes familles car ils dévoilaient la sexualité future de l'enfant. En effet, les figures changeaient de sexe selon leur possesseur. Le fait que les deux figures soient des hommes, signifiait que le jeune Erik serait plus tard attiré par les garçons. Lily avait trouvé cela affreusement inutile et quand James lui avait dit que c'était, au départ, afin de mieux assortir les enfants en vue de former des contrats de mariage, elle avait trouvé cela encore plus inutile. James l'avait convaincu quand il lui avait dit que de cette façon, ils seraient préparés pour plus tard et que leur enfant n'aurait pas à s'angoisser sur le fait de leur avouer sa sexualité ou non. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que James était tout heureux que son fils lui épargne la douloureuse expérience de La Discussion, celle au sujet du sexe d'où lui et son père en étaient sortis assez traumatisés et l'un et l'autre. Sirius en riait encore.

Enfin, le dragon et le pégase servaient savoir l'inclinaison magique de l'enfant. S'il jouait plus avec la licorne et que celle-ci l'aimait, alors l'enfant avait plus d'affinités avec la magie blanche. Si c'était avec le dragon, alors il avait plus d'affinités avec la magie noire.

C'était le seul point sur lequel, selon Sirius, ses parents et Dumbledore étaient, à tort, d'accord : "la magie noire c'est le mal et la magie blanche c'est le bien". C'est pour cela que des familles dites "de la lumière" n'offraient que le pégase à leurs enfants et des familles "sombres" seulement le dragon. La famille Potter était beaucoup plus équilibrée comme le montrait la présence des deux jouets en même temps. Ils étaient d'ailleurs si équilibrés que, comme pour Erik, ils étaient aimés à la fois par le pégase et par le dragon. Bien sûr, au début, Elsa avait fait la même erreur que tout le monde en craignant que la magie noire soit mauvaise. Mais Sirius l'avait rassuré.

La différence entre les deux magies provenait de leur origine. La magie blanche venait du ciel et les sorciers y accèdent par la voie de la raison et de la réflexion alors que la magie noire, qui provenait de la terre était plus intuitive, lié aux sentiments. C'est pour cela que la plupart des sorts d'attaques et de défense ainsi que quelques sorts de guérisons mineures étaient des sorts de magie noire. Même le Patronus, considéré par tous les incultes comme un sort de pur magie blanche était en fait un sort de magie noire puisqu'il faisait appel aux souvenirs heureux et donc au sentiment de bonheur qui en découlait. Et ironiquement, l'Imperium, l'un des trois impardonnables, parce que son exécution nécessite de la réflexion et de la concentration, est un sort de magie blanche.

Tout cela, il l'avait appris de son oncle Alphard Black. C'était le seul de sa famille qui se souvenait encore des vieilles traditions et des véritables origines de la magie. C'était son oncle préféré.

Sirius n'avait pas vraiment eut une enfance heureuse. Lui aussi avait disposé des jouets magiques sorciers, mais ceux de la famille Black étaient bien différents de ceux de la famille Potter. Le Gardien était un lévrier dédaigneux qui le mordait quand il faisait une bêtise ou qu'il ne se comportait pas comme un Black le devait. Les histoires du livre lui faisait avoir des cauchemars tellement il était question de la domination des moldus et des tortures qu'il fallait leur faire subir. De plus, le dragon l'ignorait.

C'était aussi pour cette raison que sa famille le détestait et qu'elle adorait son frère. Regulus riait des histoires du livre et le chien était très fier de lui. Et surtout le dragon jouait avec lui. Sa mère comme son père ne cessaient de lui dire à quel point ils auraient préférés que Regulus soit l'aîné parce qu'il était un vrai Black.

Un jour qu'ils se trouvaient chez un artisan afin de faire faire des jouets supplémentaires pour Regulus, Sirius s'était fait cajolé par tous les pégases des magasins. Ils s'étaient frottés contre ses jambes et avaient voleté autour de sa tête pour lui caresser les joués de leur museau. La colère de Walburga Black avait été monumentale. Blanche de rage, elle avait saisi Sirius par les cheveux pour le tirer hors du magasin. La punition du soir avait été terriblement injuste pour l'enfant d'à peine six ans qu'il était.

Et puis son père, Orion Black, était mort. Selon la tradition, il aurait dut hériter de l'anneau Black, mais il était beaucoup trop jeune. C'était donc Alphard, le jeune frère de sa mère, qui était devenu le seigneur par intérim de la maison des Black. Sa sœur avait eu beau protesté, elle ne put rien faire et du accueillir chez elle ce petit frère qu'elle n'avait jamais aimé. Elle aurait voulu qu'une autre personne reprenne l'anneau mais les traditions de la famille étaient clairs, seul le mâle le plus âgé de la branche principale pouvait devenir Seigneur et s'il était trop jeune, le Seigneur par intérim devait être le male le plus âgé de n'importe quelle autre branche même secondaire comme l'était Walburga et son frère.

Ce fut le période la plus heureuse de la vie de Sirius. Alphard était gentil. C'était in homme doux et simple. Un peu fou aussi. Il remplaça les jouets Black par de nouveaux, plus proche des jouets Potter. Regulus garda les anciens et Sirius, prit les nouveaux. Le Gardien était un gros chien noir en peluche et le livre plein d'histoires merveilleuses. Et surtout, il avait un pégase. C'était un bel animal énergique et farceur, un peu comme lui. Ce fut la période la plus heureuse de sa vie.

Mais elle ne dura pas.

Sirius avait treize ans quand il est mort. Alphard avait été un maître en enchantement mais il avait fini par baisser sa garde et le reste de la famille en avait profité. Il ne savait pas quand ni comment s'était arrivé. Seulement, quand il était rentré chez lui à la fin de sa troisième année, un autre homme portait l'anneau des Black, Son oncle, Cygnus Black, le plus jeune frère de sa mère. Il était venu s'installer à la maison avec sa femme Druella et ses trois filles, Andromeda, Bellatrix et Narcissa. Les deux dernières étaient des pestes mais l'aînée lui donnait l'impression d'une cendrillon. Andromeda avait tenté de protéger Sirius mais elle avait dû partir. Amoureuse d'un né-de-moldus, elle s'était enfuit pour se marier et avait été désavoué. Toute l'attention était alors revenue sur lui.

Parce qu'il était l'aîné de la branche principale, ils ne pouvaient le tuer mais ils pouvaient toujours le faire souffrir. Seulement, à la moitié de l'été, son oncle lui avait dit qu'en tant que Black, il irait servir le Maître.

Sirius savait parfaitement de quel maître il s'agissait et il refusa tout net. C'était bien évidemment ce qu'attendait Cygnus. La seule façon de se débarrasser de l'héritier était qu'il trahisse le chef de famille même si celui-ci ne l'était que par intérim. Sirius avait encore des cicatrices de la séance de torture qui avait suivi. Son oncle l'avait laissé pour mort dans son salon. Sirius n'avait eu que la force de sortir le portoloin d'urgence que James lui avait envoyé au début de l'été quand il lui avait dit que son oncle était mort et l'activa.

Sirius frémit à ses souvenirs et décida d'aller retrouver Remus. Alors qu'il allait partir, les yeux tombèrent sur le Chevalier qui étreignait son Seigneur. Cela lui rappela son propre Chevalier et sa Dame. C'était une femme forte qui s'habillait souvent en homme et qui les soirs de pleine lune...Sirius rit. Finalement, les poupées avaient deviné qu'il ne pourrait être vraiment heureux qu'avec Remus.

0OoO0

Erik courrait à travers le château. Il passait en trombe devant des courtisans et des domestiques qui s'écartaient sur son passage et devant des tableaux qui le regardaient en riant. Il passa rapidement dans la galerie en criant un " B'jour maman ! B'jour papa ! B'jour grand-mère ! B'jour grand-père !" avant de disparaître au coin.

Il sortit de l'aile principale et traversa la cour vers les portes du château qui s'ouvraient. Alors même que les battants de bois géants n'étaient qu'à peine entrouvert, quatre enfants, trois garçons et une fille, se glissèrent à l'intérieur. Erik alla cueillir ses amis en riant.

Depuis que le château avait rouvert ses portes, la Reine avait décidé que l'école se découlerait dans une salle du château vu que celle qui servait jusque-là de salle de classe aux enfants d Arendelle était trop petite et délabré. Le maître d'école venait tous les matins à huit heures pour enseigner aux plus jeunes jusqu'à midi et ensuite l'après-midi aux plus âgés. C'est comme ça qu'Erik avait rencontré Hansel, Wolf, Hotun et Ingrid. Ils étaient les seul de leur âgé et avaient commencé l'école ensemble. C'était donc tout naturellement qu'ils avaient en quelque sorte fait front contre les plus grands en devenant les meilleurs amis du monde.

Hansel, qu'on appelait Hans (sauf devant sa tante Anna) était un garçon excité, toujours joyeux et rieur. Ses cheveux blonds pouvaient, en été, éclipser le soleil mais ils n'étaient pas aussi brillants que ses yeux bleus qui brillaient de malice. Il aimait par-dessus tout faire la sieste au soleil, le visage caressé par le vent.

Wolf, lui, était le plus silencieux du groupe. Mais il n'avait pas besoin de parler tant il en imposait. Il avait beau avoir cinq ans comme le reste de ses amis, il était déjà presque aussi grand que les plus âgés de leurs cours du matin. De plus, comme il était fils de fermier et habitué aux travaux de la ferme qu'il effectuait avec son père l'après-midi quand ses frères étaient en cours, il avait développé une musculature assez impressionnante pour son âge. Ses cheveux et ses yeux noir corbeau achevaient de le rendre suffisamment intimidant pour que même les Grands les laissent tranquille.

À l'opposé, Hotun était une sorte de force tranquille. C'était le plus petit et le plus chétif du groupe. Il avait des cheveux châtains et des yeux noisette. Toujours calme, il parlait d'une voix fluette, un peu comme un chuchotement. On pouvait parfois oublier qu'il était là. Mais gare à sa colère. Hans s'était promis un jour de ne plus jamais l'énerver tellement il s'était senti humilié après le sermon que lui avait fait Hotun.

Ingrid, elle, était souvent considérée comme le cinquième garçon du groupe. Elle avait abandonné les robes depuis longtemps parce qu'elles la gênaient pour jouer avec les garçons et portait, tout comme eux, pantalon et chemise ou tunique. Les cheveux auburn court, de grands yeux gris vert et des tâches de rousseurs, c'était une jeune fille aux allures et aux manières de garçon manqué accompagner d'un caractère de cochon et d'une fierté qui frôlait la stratosphère. Ses plus nombreux éclats de colères étaient contre Hans qui ne pouvait s'empêcher de la taquiner. À chaque fois, Erik, Hotun et Wolf devaient les séparer mais ce n'étaient pas bien méchant et les deux rivaux se réconciliaient à chaque fois.

Ces cinq-là étaient inséparables le statut principe d'Erik n'avait jamais été un problème même quand il avait commencé à avoir des cours supplémentaires l'après-midi pour le préparer à ses devoirs princiers. Comme il apprenait déjà là lecture, l'écriture, le calcul et l'histoire dans ses cours du matin, ceux de l'après-midi consistaient en des matières étudiés par les Grands, ceux qui avaient plus de onze ans. Il y avait de la géographie, de la littérature, des sciences mais aussi des matières propre à son éducation princière comme l'économie, la politique, l'étiquette...Il avait aussi des cours de musique, de danse, d'équitation et d'escrime.

Quitter ses amis, même seulement pour l'après-midi, était un déchirement pour Erik. Les autres non plus ne trouvaient pas le goût de s'amuser sans lui. Quand il était à l'intérieur, ils restaient à trainer près des fenêtres de sa salle de classe et quand il était dehors, ils le regardaient s'entrainer.

Voyant la peine de son fils et aussi à quel point le fait que ses amis lui manquait ralentissent son apprentissage, Elsa avait décidé d'inclure Hans, Wolf, Hotun et Ingrid aux cours d'Erik, mais seulement à titre d'essai. L'effet avait été...magique, elle n'avait pas d'autre mots pour ça. Non seulement son fils travaillait mieux, mais ses amis étaient également très doués et les faire travailler ensemble permettait à ses professeur d'avancer plus vite que ce que ses professeurs pensaient. La situation temporaire était donc devenue définitive.

Mais ce que les enfants n'avaient pas prévus, c'est que d'aller en cours ensemble n'allait pas leur donner plus de temps pour s'amuser. Ils avaient donc décidé de se retrouver une heure avant le début des cours du matin pour jouer ensemble.

Cependant, aujourd'hui, était un jour un peu différent des autres. Il était content, certes, mais ils appréhendaient ce qui allait se passer. On était le 30 juillet. Les cours de l'après-midi avaient été annulé en prévision de la fêté du soir, l'anniversaire du Prince Erik. Mais les enfants n'arrivaient pas à être contents car dès demain, Erik devrait se rendre chez les trolls et il n'aurait plus le temps de jouer avec eux.

Erik avait toujours jusque ce jour devrait arriver. Sa famille ne lui avait jamais rien caché. Il savait à propos de la mort de ses parents par le sorcier noir, à propos de son adoption par sa mère, de la magie et de son propre pouvoir. Il savait qu'il ne pourrait pas attendre plus de temps pour rester avec eux car il deviendrait un danger pour eux. Il avait pleuré lorsqu'il avait compris qu'il n'aurait plus le temps d'être avec ses amis mais il l'avait accepté. Cependant, il n'allait pas baisser les bras. Il en avait discuté avec eux et ils avaient tous les cinq décidés de faire en sorte de ne jamais vraiment être séparé et de toujours être là les uns pour les autres. En attendant, ils avaient décidés de de s'amuser autant que possible durant leur dernière journée ensemble.

0OoO0

La fête battait son plein en bas. Le couvre-feu d'Erik avait été un peu repoussé pour qu'il profite de la fête mais à présent, il avait été envoyé se coucher avec ses amis qui restaient eux aussi pour la nuit. Des lits avaient été ajoutés dans la chambre princière afin qu'ils ne soient pas séparés cette nuit. Une fois que la Reine fut parti après les avoirs bordé, ils attendirent quelques instant avait de se relever.

« Vous êtes sûr que c'est une bonne idée ? » demanda Hotun alors qu'Erik vérifiant qu'il n'y avait personne dans le couloir.

« T'en fais pas ! » lui répondit Hans, un peu trop fort.

Les autres se retournèrent vers lui en lui faisant signe de se taire.

« T'es vraiment qu'un crétin ! » L'invectiva Ingrid. « Tu veux nous faire repérer ? »

« Là c'est toi qui risque nous faire repérer avec ta voix grinçante »

« Quoi ! »

« Suffi vous deux. Ce n'est pas le moment. »

Celui qui venait de parler était Wolf. Il parlait tellement peu que son intervention fit se calmer Hans et Ingrid immédiatement.

« C'est bon, on peut y aller » dit finalement Erik.

Les cinq enfants se faufilèrent hors de la chambre et avencèrent dans le couloir à la queue leu-leu. Ils devaient faire particulièrement attention car même désert, les couloirs recelaient des dizaines d'yeux. En effet, le trajet qu'ils avaient à parcourir les faisait passer à des endroits où il y avait des tableaux et donc des personnes qui pouvaient potentiellement avertir la Reine de leur escalade. Heureusement, la majorité des personnages s'étaient déplacés afin assister à la fête depuis les peintures de la salle de balle. Il fallait seulement éviter ceux qui restaient mais qui étaient tous pour la plupart somnolant.

Ils devaient donc se déplacer le plus doucement possible pour ne pas faire craquer le parquet sous eux. Heureusement, Erik avait plusieurs fois fait le trajet et repéré les endroits qui étaient sans danger. Les autres le suivaient sans le moindre bruit.

Ils arrivèrent enfin au bout du dernier couloir, il leur suffirait juste ensuite de monter un petit escalier de service et le tour serait joué. Il n'y avait ici qu'un seul tableau, celui d'une vielle tante d'Erik qui ronflait dans son cadre. Ils s'avancèrent sur le tapis qui étouffait les bruits de leurs pieds nus et arrivèrent au niveau du cadre. Un ronflement plus fort que les autres fit s'arrêter brusquement Erik. Les autres se cognèrent derrière lui mais tentèrent de faire le moins de bruit possible. Malheureusement, Hans était trop près d'Ingrid et ses cheveux un peu fous lui chatouillèrent le nez. Il se mit à renifler. Les autres se tournèrent vers lui, paniqués, et Ingrid tenta de lui mettre un doigt sous le nez pour l'empêcher d'éternuer mais trop tard. Le bruit transperça le silence du couloir, paraissant plus fort que ce qu'il était en réalité. Les enfants se mirent à retenir leur respiration. La seule chose qu'ils entendaient à présent était le sang qui battait à leurs oreilles.

La vieille tante cessa de ronfler et commença à se redresser...avant de changer de côté et de se rendormir.

Cinq soupirs de soulagement se firent entendre. Les enfants gagnèrent rapidement l'escalier et le montèrent aussi vite que le leur permettait leur petites jambes. Tout le long de la montée, Ingrid proférait des menaces à l'encontre de Hans qui ne cessait de s'excuser, le tout en chuchotant le plus bas possible.

Enfin, ils arrivèrent au comment de l'escalier. Il y avait une porte. Erik savait qu'elle était verrouillée. La clé se trouvait suspendue à côté mais assez haut. Même Wolf, le plus grand d'entre eux ne pouvait que l'effleurer en se mettant sur la pointe des pieds et en tendant le bras au maximum. Mais il lui suffit de porter Hotun qui était le plus léger pour résoudre le problème.

Derrière la porte, il y avait un grenier. Erik fouilla dans un coffre à côté de la porte et en sortit un petit poignard, un plat en terre, cinq bougies et un briquet à amadou. Puis, suivi de ses amis, il avança dans le grenier jusqu'à un vieux lit de bébé qui prenait la poussière dans un coin.

Erik savait parfaitement que ce lit avait été le sien. Aujourd'hui encore, il représentait pour lui l'assassin de ses parents.

Ce n'était pas pour rien qu'Erik avait voulu qu'ils soient ici pour faire ce qu'ils allaient faire. Il avait décidé, ils avaient tous décidé de devenir frères et sœurs de sang ce soir. Et quelle serait la meilleur marque de défi envers Voldemort, l'homme qui avait voulu le priver de sa famille, que de lui prouver, à travers ce qui le représentait aux yeux d'Erik, qu'il avait échoué et que sa famille s'agrandissait ?

Les enfants posèrent les bougies en cercle à côté du lit et Wolf, le seul qui avait suffisamment de force pour allumer le briquet d'amadou, les alluma. Ils posèrent le plat au milieu du cercle des bougies et se mirent à genoux autour d'elle.

« Vous êtes prêt ? » demanda Erik.

« Bien sûr » Dirent Hans et Ingrid en même temps

Wolf ne dit rien mais hocha la tête.

« Ça va faire mal ? » Demanda Hotun timidement.

Les autres se tournèrent vers lui. Il soupira et dit : « ok ».

Erik prit le poignard et plaça sa main droite au-dessus de l'assiette en pressants la lame contre sa paume. Il gémit lorsque métal mordit sa chair. Le sang se mit à couler et tomba dans le récipient. Il souffla de douleur et passa le poignard à Hotun qui se trouvait juste à sa gauche. Le garçon regarda le couteau ensanglanté avec appréhensions.

« Et si ça s'infecte ? »

Les autres soufflèrent, un peu exaspéré. Il y eut même un "Hotun !" soupiré de l'autre côté du cercle, du côté d'Ingrid et Hans sans que personne ne sache lequel l'avait dit.

« Il y a des potions magiques dans le coffre ou j'avais rangé les affaires pour le serment...»

Hotun hocha la tête et prit le poignard et coupa sa chaire aussi rapidement qu'il put.

« Mais comme c'est Oncle Sirius qui les a faites, ce n'est pas sûr qu'elles marchent. » rajouta malicieusement Erik.

Hotun gémit et passa le couteau à Wolf qui s'entailla rapidement avant de le passer à Ingrid qui le passa ensuite à Hans. À présent, leurs petites mains ensanglantées étaient posés à plat dans l'assiette.

« Et maintenant ? » demanda Hans à Erik.

« Je réfléchis »

« Quoi ! T'as oublié ton rituel ? » Hurla Ingrid.

« En fait, j'invente au fur et à mesure »

« Tu quoi ! »

Elle allait relever mais Wolf la retint en lui posant la main sur l'épaule. Elle le regarda puis soupira.

« Alors, Mon Prince, » dit-elle d'un ton acide, « c'est quoi la suite du prog...? »

« Je sais ! » S'exclama Erik « Il faut mélanger notre sang. Pour ça euh...on va garder nos mains dans l'assiette mais on va la faire tourner avec l'autre. »

« Dans quel sens ? »

« Euh...de la droite vers la gauche ? »

« On va dire que oui » Soupira Ingrid.

Avec leur main gauche, ils prirent le bord de l'assiette. Erik compta jusqu'à trois et, ensembles, ils poussèrent pour faire tourner le récipient. Ils continuèrent à la faire tourner ainsi dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à être sûr qu'ils aient au moins fais un tour complet pour que leurs sangs soient bien mélangés.

« Maintenant, le serment. Je vais commencer, d'accord ? »

Les autres acquiescèrent. Erik prit une grande inspiration et prononça le serment :

« Moi, Erik, Fils d'Elsa d'Arendelle, Prince d'Arendelle par adoption, héritier du duché Potter par le sang, fait le serment de prendre Hotun, fils de Konrad, Wolf, fils de Dolf, Hansel, fils de Jorg et Ingrid, fille de Gudrun, comme frères et sœurs de sang. Ils seront les alliés de mes combats, les réconforts de mes cauchemars, les lumières sur mon chemin. Quiconque en défie un, nous défie tous. Qu'il en soit ainsi. »

« Prince d'Arendelle ? Héritier Potter ? Sérieux ? »

« Shht » dit Hans en donnant un coup de coude à Ingrid pour la faire taire.

Ingrid grogna mais prêta serment à son tour. Puis se fit au tour d'Hans puis de Wolf et enfin d'Hotun. Aucun des enfants ne remarquait que la pression de l'air autour eux s'était faite plus forte, les choses vibraient autour d'eux et en particulier le petit lit. Il ne faisait pas que vibrer, il ondulait. On avait presque l'impression qu'il se dressait comme un chat en colère. Ils ne se rendirent pas compte que la puissance qui se dégageait d'eux avait dépassé les limites du grenier et qu'à présent, toutes personnes pourvus de pouvoirs magiques pouvait la sentir.

Mais ils ne se rendaient compte de rien et Hotun, le dernier du cercle prononça son serment. Pendant quelques instants, il ne se passa rien, comme si la pression était retombée. Mais ce n'était que le calme avant la tempête. Les enfants se regardèrent en souriant, content d'être à présent comme frères et sœurs. Mais dans l'assiette, le sang se mit à briller. La lumière rouge éclaira les visages paniqués des enfants et le vent se mit à souffler autour d'eux.

« Qu'est ce qui se passe ? » cria Hotun d'une voix rendue plus aiguë par la panique.

« J'en sais rien ! »

« Il faut retirer nos mains de l'assiette ! »

« J'y arrive pas ! »

En effet, leurs mains semblaient collées à l'assiette. Ils tiraient tous de toutes leurs forces mais même Wolf ne pouvaient pas à l'enlever.

Le sang se mit à frémir et l'assiette se brisa. L'onde de choc propulsa les enfants en arrière. Erik, qui était dos au lit de bébé, s'écrasa dessus de plein fouet. Wolf, lui, traversa la porte d'une armoire dont les échardes de bois lui entaillèrent profondément les bras, y laissant de profondes balafres. Ingrid percuta un miroir qui se brisa en milliers de fragments. Elle tomba face contre terre, le dos lacéré. Hansel fut soufflé par explosion et c'est la tête en bas qu'il percuta une commode avec un plateau de pierre qui lui brisa les deux jambes. Il retomba lourdement sur le dos, le sang pouvant à peine dissimuler les morceaux d'os qui ressortait en dessous de ses genoux. Hotun fut le plus touché. Bien qu'il tomba sur le sol, l'un des fragments du miroir sur lequel s'était écrasé Ingrid traversa la pièce et lui entailla le visage, crevant son œil droit.

Erik avait mal. Son dos avait percuté le lit tellement fort qu'il s'était brisé plusieurs côtes. Il tentait de reprendre ses esprits quand il sentit quelque chose derrière lui, comme des mains qui l'avaient saisie. Il cria quand sa cicatrice se mit à le brûler. Son front s'ouvrit et un flot de sang se mit à couler sur son visage. C'est alors qu'il les vit. Les mains semblaient faites de ténèbres. Non, pas de ténèbres, plutôt de mal, de la malveillance à l'état pur qui avait prise forme…et qui provenait du lit. L'une des mains le saisit à la gorge tandis que la seconde remonta le long de son visage pour se planter dans son front. Erik se mit à se débattre mais les mains malveillantes ne lâchement pas prises.

Les autres, encore dans les vapes virent ce qui se passait. Wolf tenta de s'extirper de l'armoire tandis qu'Ingrid, celle qui était la plus proche, essayait par tous les moyens de ramper jusqu'à lui. Les deux autres essayaient tant bien que mal de bouger. Mais peine perdue, la douleur était trop forte. Désespérés, ils tendirent la main vers leur ami sans se rendre compte qu'il s'agissait de la main qu'ils avaient entaillée pour le rituel.

Malgré sa vue brouillée par la douleur, Erik réussit à voire les mains de ses amis tendus vers lui. Les larmes aux yeux, il tandis sa main à son tour. Ses lèvres formèrent des mots, mais à cause de la main qui comprimait sa gorge, aucun son n'en sortit.

C'est à ce moment que le sang dans l'assiette brisé se remit à briller. Comme un écho, les blessures sur les mains des enfants se mirent à briller elles-aussi. La lumière rouge se mit alors à se rependre dans leur corps. Chacune de leurs veines brillait d'une couleur carmin, dessinant des motifs à la fois fascinant et écœurant sur leurs corps. Le sang qui sortait de leurs blessures brillait lui de la même couleur rubis que celui qui se trouvait au centre du cercle. Celui-ci se mit à frémir et de longs filaments sanglants se mirent à s'élever dans les airs et s'arrêtant à mi-hauteur du plafond, se mit à former une sphère, une sphère miroitante et brillante comme une pierre précieuse. C'est alors que, surgissant des plaies de leurs mains, le sang des enfants jaillit de leur corps pour aller fusionner avec la sphère. La sensation était étrange pour les enfants. Ils auraient dut se sentir terrifier de voir leur sang les quitter de cette façon. Pourtant, ils ressentaient une sorte de plénitude. Leurs blessures cessèrent de les faire souffrir et même la présence de la main malveillante dans l'esprit d'Erik sembla se faire moins oppressive.

C'était comme si leur sang n'avait pas vraiment quitté leur corps mais plus comme si leurs esprits se mélangeaient. L'énorme sphère rutilante brillait encore plus fort et finalement, explosa. Le sang, dispersé en milliards de gouttelettes se précipita à nouveau dans le corps des enfants par l'entaille à la main qui se referma après son passage.

La pression semblait être retombée. C'est alors que la réalité frappa à nouveau les enfants. Chacun ressenti la douleur à nouveau, la leur puis, comme un écho désagréable, celle des autres.

C'est alors qu'un autre miracle se produisit. Les mains des enfants, celles qui venaient de guérir, se mirent à briller.

Dans le brouillard causé par sa douleur, Erik vit parfaitement sa main briller d'une lueur bleue glacée, des flocons de neiges ressemblant à de petites étincelles brillantes s en échappant. Si la douleur ne l'empêchait pas autant de réfléchir, il aurait pu comprendre que le rituel qu'ils avaient fait et qui était indéniablement magique, avait fait sauter les sceaux sur ses pouvoirs.

Mais le plus étrange, c'était les autres. Jamais Erik n'aurait pu imaginer que le rituel qu'il avait imaginé aurait pu réellement fonctionner et réellement mélanger leurs sangs. Sirius et Remus le lui avaient répété, le pouvoir ne vient peut-être pas du sang comme le pense les sang-pur, mais il est dans le sang. La magie du sang est l'une des plus puissante qui existe parce qu'elle manipule le pouvoir à l'état pur. Mais maintenant, le pouvoir n'était plus seulement dans son corps, mais aussi dans celui de ses amis, de ses frères et sœurs.

Ingrid tenait sa main qui brillait d'une couleur jaune, des éclairs courant sur sa peau sans lui faire le moindre mal. Celle de Hansel brillait d'une couleur dorée et des grains de sable scintillants s en échappaient. Wolf regardait, éberlué, sa main d'une couleur noir d'où s'échappait des volutes d'un violet sombre. Hotun, lui, ne voyait rien, la douleur avait finalement eut raison de lui et il s'était évanoui. Sa main brillait d'une lueur verte et de petites feuilles semblables à des joyaux brillants tourbillonnaient tout autour.

Cependant, ce qu'ils ne voyaient pas, c'est que le pouvoir progressait dans leur corps, fusionnant avec leur corps, devenant de plus en plus fort, cherchant un endroit ou émerger. Et il le trouva.

Le pouvoir jaillit de leur corps par les blessures qui parsemaient leur corps. Ingrid arqua son dos lorsque la foudre se mit à en jaillir. Hansel et Wolf tentaient de disperser le sable et la fumée violette et noire qui leur sortait respectivement des jambes et des bras. Quant à Hotun il se réveilla de sentir une plante luminescente émerger de son œil disparu.

Dans le front d'Erik, la main avait atteint son but, un microscopique morceaux de malveillance enterré au fond de la cicatrice de l'enfant, il ne lui restait plus qu'à l'assimiler et à se fondre dans ce réceptacle bien plus digne de lui que ce misérable lit de bébé. La malveillance jubilait tellement qu'elle ne vit pas arriver le pouvoir qui déferlait avant qu'il soit sur elle. Elle voulut se dégager et s'extirpa de l'esprit et du front de l'enfant, mais c'était trop tard. Le pouvoir jaillit de la cicatrice et la main se mit à geler. L'autre lâcha sa prise sur le cou d'Erik et se précipita pour tenter de la libérer. Ses griffes noires lacérèrent la glace, mais celle-ci, au lieu de tomber se mit à l'envahir elle aussi. Rapidement la glace s'étendit le long de la malveillance jusqu'au lit qu'elle prit aussi. Le bloc de glace sifflait et se mit à se fendre. Il explosa avec un long cri alors que la malveillance s évaporait dans les airs.

Mais le pouvoir, libéré, continuait à se déchaîner, détruisant tout autour de lui. Pour le moment, il n'avait touché que des meubles mais rapidement ce fut dangereux pour les enfants. Erik vit l'une de ses flèches de glaces se rapprocher d'Hans qui voyait un fouet de sable se précipité vers Hotun, que la brusque montée de puissance avait réveillé et qui pouvait voir des feuilles d'arbres tranchante comme des lames filer vers Ingrid dont les éclairs semblaient vouloir viser Wolf qui tentait de retenir ses langues ténébreuses d'attaquer Erik. Loin de penser à leur propre sécurité, chaque enfant pensa la même chose au même moment : « Pas mes amis ! ».

Le pouvoir se figea. Le temps semblait comme arrêté. On n'entendait même pas un soufflé. La foudre, les ténèbres, la glace, le sable et les feuilles étaient suspendu dans les aires comme suspendu.

Puis le temps sembla reprendre son court mais en sens inverse. Le pouvoir brusquement libéré retourna dans son propriétaire par là où il était rentré. Les enfants criaient de sentir le pouvoir bouillonner à l'intérieur de leur corps. Finalement le pouvoir disparu complètement. Il ne restait de traces de son passages que des meubles détruits, brûlés, mais aussi, là où il y avait avant des blessures sur le corps des enfants, une peau neuve et sans la moindre trace de cicatrice, ou si peu. Chacun des enfants portaient, à l'endroit de la blessure, un symbole brillant. Le dos d'Ingrid s'ornait d'un immense motif d'éclairs, les bras de Wolf, des langues sombres et les jambes d'Hans des tourbillons de sable. L'œil d'Hotun était totalement reconstruit mais avait maintenant une couleur vert forêt avec, au centre de sa pupille, un dessin d'arbre brillant et des volutes végétales partant du coin de son œil pour s'étendre sur plus de la moitié. Même la cicatrice d'Erik qui n'avait jamais vraiment guérie depuis qu'il était enfant avait disparu, remplacée par l'image d'une étoile de neige et d'une nuée de flocons qui descendaient sur le côté de son visage jusqu'à sa gorge.

L'éclat des symboles se dispersèrent lentement avant de disparaître, de même que les symboles qui laissèrent leur peau nue. Épuisés, les enfants s affaissèrent et tombèrent dans l'inconscience. La luminosité de leur main, qui n'était jamais partie pendant le déferlement de pouvoir, se mit à s'étendre sur le reste de leur corps jusqu'à les envelopper dans des cocons de lumières jaunes, dorés, vertes, violettes et bleus.

À suivre...


...Ok...c'était pas prévu. Dans un sens, c'est pas mal, mais ça change de l'histoire que j'avais imaginée au départ. Dans le premier jet, Erik devait être seul et se mettre à maîtriser plusieurs éléments grâce à des cristaux (idée venue du film quand un troll dit à Kristof qu'il a obtenu son cristal de feu). Puis, dans ce chapitre, je lui ai donné des amis parce que sinon...ben il foutait rien dans l'intrigue le petit Erik. En plus, j'avais dès le début du chapitre l'intention de faire lâcher le sceau d'Erik mais pour cela je voulais qu'il tombe par hasard sur le lit alors qu'il explorait le château et que le souvenir de la nuit fasse tout sauter, mais c'était trop chiant. En plus, je me disais que le truc de Erik, tout puissant avec son pouvoir de glace et qui en plus peut manipuler d'autres éléments grâce à des cristaux, ça faisait un peu too much, limite Gary Stue (le masculin de Mary Sue...cherchez sur wiki, vous allez trouver si vous savez pas) donc j'ai laissé tomber et à la place, j'ai donné des pouvoirs à ses amis. Au fait, si y en a certain qui se sont dit : "un pouvoir de glace, un pouvoir de ténèbres, un pouvoir de sable...ça fait penser aux cinq légendes" ben ils ont raison, j'avais pas de pouvoir satisfaisant pour Hansel alors je lui ai donné celui du marchand de sable du film. Ah, vous faits bien de ne rappeler, le petit laïus sur Sirius et son oncle Alphard, j'espère que vous l'avez pas trouvé trop long. Je voulais faire en sorte d'expliquer le truc entre magie noire et magie blanche et aussi rappeler aux gens que cette fic est un Slash.

Voilà pour le blabla de l'auteur, merci de me supporter. Le prochains chapitre prochainement, peut-être que je vais faire comme d'habitude et le poster le dimanche ou le lundi soir. De toute façon, je m'y met tout de suite

PS : À LIRE ABSOLUMENT ! Je voulais avoir votre avis. Plus tard dans la fic, je voudrais mettre Elsa avec quelqu'un et je voulais savoir ce que vous pensiez d'un Elsa/Severus ? Revievez pour répondre et aussi m'encourager à continuer !