Finalement, j'ai fini ce chapitre plus tôt que prévu. Merci (ironique) aux bloqueurs. Un chapitre que j'ai eu du mal à écrire. Les mots ne venaient pas. Beaucoup de blabla, mais vous jugerez…

Chapitre 4 :

« Gil, puis-je vous parler ? demanda Ecklie en entrant dans la salle de repos où l'entomologiste se trouvait.

_ C'est ce que vous faites déjà, lui répondit ce dernier en buvant une gorgée de café.

_ Je vous ai laissé un mémo sur votre bureau au sujet d'une réunion d'information sur le harcèlement sexuel sur les lieux de travail.

Sara, Catherine et Warrick levèrent la tête de leur dossier et regardèrent le chef du labo.

_ Ah ? fit Grissom. Et ?

_ Cette réunion est dans une heure, Gil. Et elle est obligatoire !

_Y aura-t-il une retenue de salaire si on n'y va pas ? demanda Sara.

_ Cela se pourrait. C'est une réunion très importante ! Hors, je ne vois que Sara, Catherine et Warrick. Où sont les autres ?

_ Ils travaillent. Partis interroger le couple d'amis de la pharmacienne, fit Catherine.

_ Non, ils arrivent, rectifia Sara, en regardant son portable. Greg vient de m'envoyer un message. Le couple est parti en voyageet ne rentre que dans deux jours. Nick et lui sont sur le chemin du retour. Ils ne devraient plus tarder.

_ Conrad, nous n'avons pas de temps à perdre pour une réunion aussi futile ! On a trois meurtres sur les bras et aucun indice menant au tueur ! Alors, pardonnez-moi, mais nous n'irons pas.

_ Vous ne diriez pas cela si une de vos deux co-équipières en était victime.

_ Il n'y a aucune chance que ça arrive, répondit tranquillement Gil. Catherine et Sara sont mieux protégées que la reine d'Angleterre. Si quelqu'un s'avisait de toucher à l'une des deux, il aurait intérêt à décamper, n'est-ce pas Warrick ?

_ Absolument d'accord, fit ce dernier en échangeant un regard avec Catherine.

_ En attendant, appelez Sanders et Stokes et dites-leur de rentrer. Je vous attends dans une heure dans la salle de conférence. Et prenez de quoi écrire.

_ Impossible, Brass m'attend ! fit Catherine, nous devons aller voir la boîte de Westfold.

_ Non, il arrive dans cinq minutes. Lui aussi doit venir à cette réunion, en fait, tout le personnel de la police y a droit… Et ce n'est pas parce que vous êtes un entomologiste et un criminologue reconnu que vous avez le droit de vous y soustraire ! »

Avec force soupirs, Grissom finit par accepter d'y aller, il s'enferma dans son bureau sous les sourires de ses collègues. Catherine alla retrouver Archie au labo vidéo, accompagnée de Warrick, espérant qu'il avait trouvé quelque chose.

****

« Gil, qu'est-ce qui t'arrive ? demanda doucement la jeune femme à son amant, alors que celui-ci était penché sur un dossier.

L'entomologiste leva les yeux et sourit en voyant sa moitié.

_ C'est juste qu'aller à une réunion m'ennuie déjà. Et puis, nous avons ces trois meurtres non résolu, et rien qui puisse nous aider. On se demande où le shérif a la tête ! Il devrait revoir ses priorités !

_ Bien, allez viens là, ça te détendra un peu.

La porte était fermée, Grissom sourit de nouveau et se leva. Il enserra la taille fine de la jeune femme dans ses bras et l'embrassa. Il se rassit et l'installa sur ses genoux. Elle se pelotonna contre lui, nichant sa tête au creux de son cou. Il déposa un baiser sur ses cheveux bruns. Ils restèrent ainsi quelques instants, perdus dans leur bulle, jusqu'à ce que Sara sursaute en sentant la main de son amant sur sa peau nue sous son pull.

_ Gil… nous sommes au labo, le réprimanda-t-elle en se relevant.

_ C'est vrai… un instant je me suis cru à la maison. Tu me rends fou mon Amour !

Il sourit et elle fondit. Mais il redevint sérieux lorsque ses yeux tombèrent sur la photo de cadavre de la pharmacienne.

_ Où sont Catherine et Warrick ? demanda-t-il.

_ Le Grissom en mode labo est de retour, sourit Sara. Normalement avec Archie. Ils ont reçu les vidéos de surveillance de l'hôtel de Westfold. On les rejoint ?

_ Tes désirs sont des ordres !

_ Méfie-toi ! Je pourrais te prendre au mot ! »

Ils éclatèrent de rire.

****

Ils trouvèrent Archie dans son labo, mais aucunes traces des deux CSI. Le laborantin leur annonça qu'il n'avait rien pour le moment.

« Merci Archie, continuez !

Ils le laissèrent et continuèrent leur recherche. Mais firent choux blanc.

_ Dis-moi, chérie…

_ Griss, nous sommes au labo, le gronda gentiment la « chérie », en lui mettant une petite tape sur le bras.

_ Dites-moi, Mlle Sidle, se reprit le superviseur, un sourire malicieux aux lèvres. S'est-on penché sur les affaires de Westfold ? Celles qu'il a jugé ?

_ Non, docteur Grissom. Mais je vais demander une commission rogatoire. En attendant, on peut réexaminer les indices, on a peut-être laissé passer quelque chose.

_ Très bonne idée. Allons-y.

_ Un instant, j'aimerai passer par le vestiaire. Je ne me suis pas changée depuis hier soir ! J'ai l'impression de sentir le phoque ! Une horreur !

_ Mais c'est mignon comme animal !

_ Tu trouves que je ressemble à un phoque ? Je ne suis pas grosse il me semble !

_ Ce n'est pas ce que j'ai dit, et tu ne m'entendras jamais dire cela !

_ Tu viens de le dire !

_ Non c'est faux ! J'ai dit que c'était mignon comme animal, pas que tu lui ressemblais !

_ Mais tu trouves le phoque plus beau que moi !

_ Sara… soupira Grissom désespéré. Je t'en supplie…

_ Oh… j'aime quand tu me supplie !

_ Attends voir, tu me supplieras bientôt à ton tour… En attendant, direction les vestiaires. »

Dans un coin, ils ne virent pas un couple enlacé…

****

« Tu sais, on ne devrait peut-être pas… pas ici, murmura l'homme en prenant sa compagne dans ses bras.

_ Mais tu manques tellement. On a beau travailler ensemble, c'est dur…

Ils échangèrent un baiser plein de tendresse. Un doux sourire fleurit sur les lèvres de la femme.

_ Je t'aime, chuchota-t-il.

_ Moi aussi…

Il l'embrassa à nouveau, tandis qu'elle approfondissait leur baiser en nouant ses bras autour de son cou.

_ Dis, on se voit ce week-end ? C'est notre jour de congé.

_ Je ne peux pas. Nous avons prévu une journée entre filles. Et ça fait longtemps que je n'ai pas passé du temps avec elle…

_ Pourquoi tu ne lui dis pas pour nous ?

_ On en a déjà parlé… soupira Catherine. Tu es en instance de divorce. Je préfère qu'on attende avant d'officialiser…

_ Comme toujours, tu as raison, sourit-il.

Ils s'embrassèrent à nouveau. Il la serra plus fort contre lui, savourant cette étreinte. Il l'aimait, elle le savait. Ils oublièrent tout, entrant dans leur monde.

****

« Bonjour à tous, déclara Ecklie. Je vous remercie d'être venus à cette réunion d'information. Mais je laisse la parole au docteur Cartland * qui est psychologue.

_ Elle va nous faire un discours sur les romans à l'eau de rose, souffla Catherine à ses deux voisins, Grissom et Warrick. Avec un nom pareil…

_ Tu les lis ? demanda Grissom.

_ Ma mère oui. Pas la tienne ?.

_ La mienne est plus Conan Doyle et Jules Verne.

_ Chacun ses goûts. »

Ils turent en remarquant le regard noir que leur lançait Ecklie.

_ Bonjour messieurs, mesdames. Je suis là pour vous parler du harcèlement moral et/ou sexuel sur les lieux de travail, qu'il s'agisse du laboratoire, des scènes de crimes ou autres. Le harcèlement est une affaire très sérieuse. Et le gouvernement, après une étude, a constaté que le secteur de la police était le plus touché par ce type de comportement destructeur et néfaste…

_ Ce qui est destructeur est forcément néfaste, remarqua Wendy à voix basse, provoquant les sourires de ses voisins.

_ Ils n'ont rien de mieux à faire ? souffla Sara en jouant avec son stylo.

_ Ils pourraient nous financer du nouveau matos, fit Nick sur le même ton, en gribouillant sur son cahier.

Grissom sourit, tandis que Warrick, Catherine, et Greg étouffaient un éclat de rire.

Doc Robbins, installé juste derrière eux leur chuchota :

_ Ne se rendent-ils pas compte que nous avons du travail ? J'ai un décomposé de quinze jours dans mon labo !

_ Bah ! fit Grissom caché derrière ses notes. Il ne se sauvera pas !

_ Non, mais les petites bêtes qui l'habitent oui !

_ Quel genre de bestioles ? Si vous avez besoin d'un c…

Un coup de coude le fit taire. Il rencontra les yeux mi-rieurs mi-sérieux de Sara. Pendant ce temps, le docteur Cartland continuait son exposé. Grissom se prit à observer les personnes les auditeurs, à commencer par Ecklie. Le chef du labo, assis non loin de la psy semblait l'écouter, mais il remarqua la fixité de son regard. Un sourire étira ses lèvres. A vrai dire, à part quelques personnes, les auditeurs ne montraient pas une franche attention aux dires de la psy. Catherine souriait dans le vide, Greg et Warrick jouaient au morpion sur une feuille, Nick gribouillait toujours sur son bloc-notes. Il remarqua un manège étrange. Warrick et Catherine ne cessaient de se regarder, mais quand ils étaient sûrs que personne ne les regardait. Il vit la main d Warrick s'égarer un instant sous la table, caressant la jambe de Catherine. Sara écrivait fébrilement sur son bloc-notes. Brass, la tête au creux de la main, fixait d'un regard vide la psy. Un léger coup de pied le fit se tourner vers Sara. Il fronça les sourcils, interrogatif. Elle désigna discrètement sa feuille.

« Trois lettres en français »

Un léger sourire apparut sur ses lèvres. Il prit sa feuille

« Deux en italien »

Elle reprit le feuillet.

« Trois en allemand »

Il riposta, stylo en main.

« Trois en portugais »

Elle sourit à son tour et écrivit après un instant de réflexion

« Trois en russe »

Un petit sourire amusé apparut sur les lèvres de Gil qui repartit aussitôt :

« Deux en latin deux lettres pour deux expressions en espagnol »

Elle fronça les sourcils.

« ? »

Il écrivit.

« J'ai gagné »

Ils échangèrent un regard et reportèrent leur attention sur le discours du docteur Cartland.

_ Nous avons catégorisé les types de harcèlement en trois points…. (Elle prit son feutre et écrivit sur le tableau blanc tout en parlant :) A, B et C. Le point A est le moins critique. Tout peut commencer par un simple attouchement. Une main au creux des reins, une caresse, un baiser sur la joue. Ceci constitue la première phase du harcèlement sexuel. Ensuite, cela dérape. Isolement progressif de la personne, jusqu'à ce qu'elle se retrouve seule. La situation peut aller jusqu'au viol de la victime, aux coups, ce qui constitue le point le plus critique, le point C. Donc résumons. Le point A est une phase que nous dirons d'approche : Intimidation, brimades, persécutions. Ensuite le point B, Le bizutage, l'incivilité à caractère vexatoire, l'abus de pouvoir. Le harceleur se sert de son autorité contre sa victime. Et enfin l'isolement, la personne se retrouve seule, isolée de ses collègues et le harceleur peut ensuite faire ce qu'il veut de sa victime. Je vous fais passer une feuille résumant ce que je viens de dire. Avez-vous des questions ? Oui Mr…

_ Sanders, termina Greg. Je me demandais… je suis souvent seul avec un des mes équipiers, hommes ou femmes sur des scènes de crimes, après les assignations. Or c'est Grissom qui s'occupe de cela. Est-ce considéré comme du harcèlement ? Parce que dans ce cas, il faut absolument que je porte plainte ! Griss me met toujours sur les cas les plus bizarres ! N'est-ce pas de l'abus de pourvoir ?

L'intéressé fronça les sourcils, pendant que le reste de l'équipe réprimait à grand peine un fou-rire.

_ Si vous en êtes à ce stade, Mr Sanders, il faut en parler à votre chef d'équipe !

_ Mais, c'est mon chef d'équipe !

_ Eh bien, au directeur du labo dans ce cas.

_ Greggo, fit Nick, tout en lui mettant une légère tape sur le sommet du crâne. C'est pour te former, tout bêtement.

_ Si tu veux, Greg, ajouta Grissom. La prochaine fois, je laisserai Sara, Catherine et les garçons décider du quel veut de toi. Sachant que l'un d'eux sera avec moi.

_ J'ai gagné mon pari ! souffla Nick à une Sara qui grogna.

_ Quel pari ? demanda Brass en se redressant.

_ Nous avions parié tous les deux que Greg ouvrait la bouche pour interroger la psy. Intelligemment ou pas. Tu me dois donc un de tes magnifiques fondants aux chocolats, comme tu sais si bien les faire.

A côté d'eux, Catherine empocha les dix dollars que lui tendaient discrètement Grissom et Warrick. Sara le vit et remarqua :

« Tu les ruines ?

_ Nous avions parié pour la même chose, expliqua Catherine à voix basse. Ils ont perdu.

_ Je vais étrangler Greg, grogna Warrick.

_ Nous le ferons ensemble, riposta Grissom.

_ C'était les dix dollars de mon déjeuner, soupira Warrick d'un ton triste. Et j'ai laissé ma carte bleue chez moi

_ Je vous invite si vous voulez. J'ai la mienne. Enfin je crois… »

Grissom fouilla dans ses poches, mais dut se rendre à l'évidence.

_ Je l'ai oubliée chez moi… fit-il dépité.

_ Je suis généreuse les gars, fit Catherine. Je vous invite.

_ Trop aimable, tu nous a plumé ! riposta Grissom.

****

« Hum… attention, docteur Grissom, fit Sara en souriant. Vous me harcelez, il me semble. Un harcèlement de niveau C…

_ Impossible, riposta ce dernier en l'embrassant dans le cou. Nous sommes à la maison… notre service est terminé depuis au moins quatre heures… Et tu es consentante mon amour…

_ C'est vrai, admit-elle tandis que les baisers de son amant s'intensifiaient. Griss… arrête… gémit-elle en tenant de leur repousser.

_ Mais…

_ J'ai mon fondant à faire, après si tu veux .

_ Ah oui ! Pour eux tu fais un gâteau, mais moi je n'ai droit à rien ! rétorqua Grissom en se levant du canapé où ils étaient pelotonnés, un air vexé sur les traits. Viens mon chien, on va laisser Madame préparer ce gâteau ! Hank ! Allez, viens ! On va aller se promener !

À son nom, le chien releva la tête. Il vit la laisse dans les mains de son maître et se leva aussitôt, frétillant la queue.

_ Griss… fit Sara en se levant à son tour. Ne me fais pas la tête !

_ Non, je trouve que c'est injuste ! Je n'ai pas eu de ton merveilleux fondant au chocolat depuis…

_ Deux jours, termina celle-ci en le coinçant contre le mur.

Elle plongea ses yeux dans les océans de Gil.

_ Eh bien ! Ce sont deux jours de trop !

_ Quelle mauvaise foi ! s'exclama-t-elle en s'écartant de lui. Eh bien ! C'est ça, vas-y pars ! Va promener Hank ! Mais ne reviens que quand tu seras calmé ! »

Elle ouvrit la porte et lui fit signe de partir. Ce qu'il fit, sans un regard pour elle. Il ne remarqua le sourire amusé de Sara.

****

Quand il revint, un peu plus tard, une légère odeur de gâteau au chocolat flottait dans l'air, lui mettant l'eau à la bouche. Il détacha la laisse de Hank qui courut immédiatement à la cuisine. Pensant y trouver Sara, Grissom le suivit, mais à part Hank, le nez dans sa gamelle, rien. Le repas n'était même prêt. Au milieu de la table, protégé par son emballage de cellophane, le fondant au chocolat le narguait. Un sourire mauvais passa sur ses lèvres. Le superviseur vérifia que l'endroit été désert.

« Toi, surveille, fit-il au chien qui le suivait des yeux. Mais non ! Pas moi ! Le couloir !

Il prit un couteau dans le tiroir et s'approcha du gâteau. Mais au moment où il allait enlever le plastique, une voix retentit dans son dos. Une voix teintée d'amusement.

_ Pas touche !

Il sursauta et lâcha le couteau. Dans l'embrasure de la porte, il vit Sara, un sourire amusé sur les lèvres, une lueur malicieuse, dans le regard.

_ Je savais bien que tu y toucherais ! Je te rappelle que ce gâteau est pour ce soir ! Et qu'il est à Nick !

Un grognement indistinct franchit les lèvres de son amant. Il passa devant elle, sans un mot et prit la direction de son bureau. Il entendit l'éclat de rire de Sara. Mais se figea dans l'entrée de son bureau, interdit. Un magnifique gâteau trônait sur sa table de travail, portant cinquante et unes bougies.

_ Joyeux anniversaire mon chéri…

Il se retourna pour trouver Sara, juste derrière lui.

_ Tu ne croyais pas que j'avais oublié ton anniversaire mon amour ? Je le fête juste avec un peu d'avance…

Il la prit dans ses bras et l'embrassa doucement.

_ Merci mon amour…

_ Tu souffles tes bougies ? »

Il sourit et s'approcha du gâteau. Prenant une inspiration tout en la regardant, il souffla ses bougies.

****

Note de fin :

pour ce qui ne connaissent pas Barbara Cartland, je ne peux rien faire… elle écrie des romans à l'eau de rose…