COUPLE IV : LARGO, MARINA ET ESTRELLA
ELLE : MARINA
J'ai rencontré Largo lors d'une soirée de la St Sylvestre, il est arrivé bon dernier, mais avant de saluer quiconque il a d'abord présenté ses respects à Monique Hastings Winch avant de se tourner vers ses amis et de leur dire quelque chose, la femme qui l'accompagnait ne semblait pas du tout d'accord avec lui et la discussion entre eux deux semblait assez vive, d'où je me trouvai je vis son expression se durcir, la femme sembla cinglée par sa remarque, Simon sembla gêné, en m'approchant je l'entendis s'excuser avant de s'éloigner, son ami aussi. C'est à cet instant précis que nos regards s'accrochèrent, son regard s'adoucit et un sourire s'accrocha à ses lèvres il s'approcha de moi et on ne se quitta plus de la soirée.
Je n'attendais rien de cette soirée, pourtant elle se déroula le mieux du monde, de prés Largo est aussi séduisant et drôle que je pouvais le penser.
Son ami, Simon quitta la soirée en premier, il était accompagné de Candi un mannequin d'un célèbre couturier de la cinquième avenue. Bien plus tard nous quittâmes nous aussi la soirée, et cette femme s'accrocha à nos pas.
L (un soupir irrité) : « Joy je rentre au groupe, alors lâche moi deux secondes. »
J : « je ne fais que mon boulot Largo alors ne rends pas les choses plus difficiles. »
L : « c'est toi qui complique tout, je ne cours aucun risque, donc rentre chez toi. »
Sur ces mots nous nous engouffrâmes dans la limousine, alors que Largo se penchait sur moi et claquait la porte en l'empêchant de monter, je vis une étrange lueur dans son regard que je ne compris pas.
Et je n'y pensai plus, cette nuit là nous dormîmes très peu mais aucun de nous ne s'en serait plaint.
Il était dix heures passées lorsque nous quittâmes la chambre, après un repas très câlin, Largo appela son pilote et nous partîmes pour Aspen, cette semaine fut paradisiaque mais le retour à la réalité fut moins agréable. A peine avions nous mis un pied dans la tour que tous s'abattirent sur lui, la première fut sa garde du corps, dans sa tenue de travail elle était effrayante, un visage inexpressif, un regard glacial, bien que je la dépassai d'une dizaine de centimètres je me sentis toute petite devant elle.
Largo lui fit une mimique de gamin pris en faute mais rien ne se passa.
J : « ça va ? Ta crise d'autoritarisme t'est passée, j'espère que tu as apprécié ton séjour à la montagne et le fait de risquer ta peau, tu sais combien de tes petits camarades de jeux se trouvaient dans les environs. Ce fut un plaisir de les accueillir et les détourner de toi. »
L : « Joy tu n'avais pas le droit de me suivre, j'ai le droit à un minimum d'intimité je pense. »
J : « dis le à l'assassin envoyé pour te tuer. »
Sur ces mots elle le quitta mais en se détournant elle chancela et tomba évanouie sur le sol, en la bougeant Largo se retrouva la main couverte de sang. Il pâlit et perdit tous ses moyens, s'asseyant sur le sol il la prit dans ses bras et se mit à la bercer, il fut bientôt rejoint par Simon et un autre homme qui avant de se pencher vers elle donna l'ordre d'appeler une ambulance, je ne m'en étais pas rendue compte mais le hall semblait figé.
S : « que lui est il arrivé ? »
L : « j'arrivais avec Marina quand Joy m'a chopé à la porte et m'a engueulé comme d'habitude. »
G : « d'habitude elle ne doit pas te surveiller dans la neige pendant une semaine. »
L : « hein…. »
S : « Largo je peux savoir ce qui te prend, partir et la laisser alors qu'elle n'avait pas un sous en poche. De plus tu savais que la commission te surveillait de près. Alors elle a fait son boulot. »
L'ambulance arriva enfin et on la transporta vers le Nério Hospital, suivie de prés par une grosse voiture dans laquelle se trouvaient les trois hommes, les infirmiers ayant empêché Largo de les accompagner.
Durant tout le temps que dura sa maladie, Largo se partagea entre moi, le groupe et l'hôpital, j'en conçus de l'amertume je résolus donc de l'éloigner de lui, elle était violente il me sera facile de la pousser à commettre une erreur.
Elle demeura à l'hôpital pendant deux jours avant de sortir, bien qu'affaiblie elle reprit le travail, moi je me suis installée à la tour, je croyais que la vie de milliardaire était plaisante or Largo devait travailler des fois jusqu'à vingt heures par jours, moi-même travaillant cela ne me gênait pas, mais quand j'étais prés de lui, je ne voulais pas la voir, elle semblait à sa place dans le penthouse, j'ai essayé une fois de m'informer auprès Gabriella mais celle-ci ne pipa mot.
De par mon travail, j'ai côtoyé beaucoup de puissants pourtant l'ambiance à la tour est différente et la sécurité tellement renforcée que je ne pouvais franchir le hall ou le parking sans la carte magnétique que m'a remis Largo.
Souvent le matin en quittant le penthouse je la voyais arpenter les étages en compagnie de deux vigiles armés. Finalement je n'ai rien eu à faire pour l'éloigner la tension entre Largo et sa garde du corps semblait grandir à chacune de nos sorties, je n'ai pas eu à m'attaquer à elle directement puisqu'il me suffisait de convaincre Largo de sortir sans protection.
Ceci dura un mois avant que tout ne bascule et qu'une violente dispute n'éclate entre Largo et elle.
Au début le ton monta entre elle et Largo et rapidement cela dégénéra Simon tenta bien de calmer Largo et de lui expliquer qu'au vu des dernières menaces il devrait écouter ce que lui disait Joy, mais trop furieux pour se contrôler Largo ignora son ami et continua d'invectiver sa garde du corps c'est à ce moment que Kerenski arriva et s'interposa entre Largo et Joy. Là il perdit réellement tout sens de la mesure, je ne le reconnaissais plus, à croire qu'un autre homme se trouvait face à moi, je me rendis compte que je ne le connaissais pas vraiment, c'est un autre homme que je découvre, vindicatif dur rien à voir avec l'homme souriant que j'ai rencontré il y a quatre semaines.
Celui-ci est dur caractériel mais surtout injuste, alors que je me faisais cette réflexion, Largo dut prononcer quelque chose puisque les yeux du russe flambèrent et avant que quiconque ne puisse intervenir il lui mit son poing dans la figure et allait continuer, ce n'est pas Simon qui allait pouvoir faire quelque chose, Joy elle, plus frêle arrêta son poing,
J : « arrête, tu sais bien que cela ne cessera jamais, à chaque femme qui s'installe dans sa vie cela reprend à quoi bon. »
L : « lui aussi…. Hein c'est ça. »
G : « ça suffit Largo, qui es tu pour lui faire des procès ? »
J : « arrêtez tous les deux, nous avons assez de problèmes sans en rajouter, Largo, pourquoi essaies tu de faire porter aux autres le poids de tes états d'âmes gère les et assume les, j'ai bien assumé les miens. »
S : « mais à quel prix ? »
Cette dispute semble avoir crevé un abcès dont je n'avais pas conscience, puisque ensuite tous semblèrent plus calmes, sereins.
Largo semblait avoir oublié ma présence, je me rappelai à son souvenir en lui rappelant la soirée prévue pour ce soir, ce à quoi Joy s'opposa en lui remettant à l'esprit son engagement auprès de Monique à assister à l'un de ces galas dont elle raffolait.
Je dus me plier à cette décision, notre histoire dura encore un mois mais la rébellion de Largo semble avoir pris fin, il est redevenu le business man que j'ai rencontré, peut être un milliardaire en blue-jean mais travaillant de longues heures durant avec l'aide de sa garde du corps ou sous sa surveillance, le tout agrémenté d'attentats, prises d'otage, alors il se transforme en justicier et fonce en compagnie de son ami, son frère Simon alors que derrière eux Joy hoche la tête dans un mouvement de résignation.
La vie auprès de lui est sans doute palpitante mais si contraignante, je suis en droit de demander de l'homme qui partage ma vie de me laisser la plus grande place dans sa vie et dans son cœur, avec Largo ce n'était pas le cas, malgré toutes mes ruses mon pouvoir n'était que sensuel, il était enchaîné à moi par le sexe mais rien d'autre, sur ce plan là il n'y avait rien à dire pourtant une fois hors du lit je cessai d'exister ou presque puisqu'à toutes mes requêtes il accède pourtant souvent j'avais le sentiment d'être l'outil d'une revanche.
Le monde est vraiment petit, ce soir je croise Largo une nouvelle fois depuis notre séparation, il est arrivé à la soirée en compagnie de Joy, ainsi que de ses deux autres acolytes. Deux gardes du corps les accompagnent et je ne doute pas un seul instant que Joy et Kerenski soient armés mais ce soir elle est ici en tant qu'invitée et cet air possessif qu'il arbore jamais je ne le lui ai vu.
ESTRELLA
J'ai rencontré Largo à sa sortie d'une liaison tumultueuse avec une femme travaillant dans la mode. Personnellement j'étais séparée de mon mari, ce dernier ayant choisi de partir avec sa secrétaire.
Notre histoire si l'on peut l'appeler ainsi fut une coïncidence, je travaille pour le département recherche développement du groupe en tant qu'assistante du directeur du centre, Largo lui est venu inspecter cette section en compagnie de sa garde du corps et de son meilleur ami. Quand je les ai accueillis à leur descente d'avion, impossible de croire que l'une des trois personnes se dressant devant moi est le puissant patron du groupe W, je voyais descendre d'avion un petit brun râleur et un grand blond qui semblait ensommeillé, la dernière à descendre de l'avion fut Joy.
Joy, elle n'a pas changé ou presque pas du tout, la dernière fois qu'elle s'est arrêtée à Vienne, elle accompagnait Nério, ce dernier venait s'enquérir de l'avancée des travaux de construction du centre de RD.
Durant ce séjour je pus juger de son efficacité, elle est redoutable, si à l'inverse de Nério elle est linéaire je ne me faisais pas d'illusion il ne faisait pas bon de se frotter à elle. Je l'ai vue tuer de sang froid un homme qui avait tenté de tuer Nério. Alors qu'elle pensait que seul Nério la voyait, elle se départit de son masque de froideur pour laisser transparaître ce qui pourrait être du regret et de la mélancolie, puis rapidement son regard reprit son impassibilité.
Nous primes place dans la limousine qui attendait, à l'intérieur la température était plus clémente, en cette fin de mois de septembre le temps était très froid.
S : « Largo, il fait un froid de canard, tu sais bien que je ne supporte pas les températures polaires. »
J : « oh ! Pauvre chou viens que je te réchauffe. » En disant cela Joy se moquait ouvertement de Simon.
S : « c'est ça moque toi, toi tu portes un bien joli manteau. »
J (prenant un air hautain) : « je suis prévoyante, pas comme toi. »
S : « j'ai choisi l'élégance moi, je ne ressemble pas à une mémé. »
Le regard de Joy était devenu orageux, prise par sa dispute avec Simon elle n'avait pas senti le poids de la tête de Largo sur son épaule. Au moment où elle ébauchait le mouvement de se jeter à la tête de Simon elle sentit ce poids étranger sur son épaule. Les deux compagnons de voyage de Largo se calmèrent aussitôt, baissant considérablement le volume de leur discussion.
Bientôt nous arrivâmes en vue de l'hôtel, je descendis en premier suivi de prés par Simon, je l'accompagnai à l'accueil où je demandai les clés des suites qui leur avaient été réservées.
Je les abandonnai pour repartir vaquer à mes occupations, je les retrouverai demain matin afin de servir d'interprète à Monsieur Winch pendant le sommet rassemblant des représentants des pays du golfe.
Je découvris durant ces quelques jours un autre Largo Winch, mature, sérieux prenant très à cœur ses prérogatives de PDG du groupe le plus puissant.
Ce fut ensuite la soirée clôturant ce sommet, parmi les présents il y avait le roi Haddad et son épouse ainsi que son garde du corps Fayçal. J'accompagnai Largo en qualité de compagne, Simon et Joy en tant que gardes du corps.
C'est étrange qui aurait pu croire en voyant Largo et sa garde du corps que ce qui existait entre eux pouvait dépasser la simple relation de travail, personne même moi je ne le croyais pas, dans l'intimité il traite Joy en amie sollicite ses conseils mais jamais il ne la perd de vue, il sait toujours où elle se trouve à croire qu'ils ont une connexion.
J'ai cru que cela n'allait pas plus loin, en fait si, durant la soirée clôturant le sommet nous avons forcé sur la boisson, alors aussi discrètement que possible nous avons quitté la réception, grisée par le champagne et séduite par mon compagnon j'ai senti mes inhibitions s'envoler avec les bulles de champagne, dans l'ascenseur je cessai de tergiverser et me penchai doucement sur le visage de Largo que je me mis à explorer avec mes lèvres et mes doigts tour à tour, bientôt nous arrivâmes à l'étage….. Tout se fondit dans ma tête en un kaléidoscope de sensations vertigineuses.
En définitif ce que j'ai pu considérer comme une histoire ne fut que l'histoire d'un soir, assise dans ma chambre d'hôtel je pleure ce qui aurait pu être une belle histoire devant moi s'étale en double page la photo de Largo enlaçant son garde du corps, son regard ne peut cacher l'affection qu'il semble lui porter. Sur la photo la tenue qu'elle arbore est différente de celles auxquelles j'ai pris l'habitude de la voir, plus courte et aussi plus sexy elle montre de façon éclatante quelle femme sublime elle est.
Le matin à notre réveil, il m'embrassa tendrement et s'excusa mais pour lui ceci n'est qu'une histoire sans lendemain, si je le croise demain se souviendra-t-il de qui je suis et de cette nuit que nous avons partagée à Vienne. D'ailleurs il sembla perdre contenance un bref instant lorsqu'il trouva un petit mot sur le bureau, il ne put réprimer un geste de colère et écraser son poing sur le bureau.
Mon avion part dans une heure, la réceptionniste vient de m'annoncer l'arrivée de mon taxi. Je quitte NY pour retourner chez moi en Autriche, laissant derrière moi des regrets et un cœur brisé, car avec son charme Largo n'a pas eu grand-chose à faire pour que je tombe amoureuse, qui a dit que le coup de foudre n'existait pas ?
LARGO :
Le soir tombe doucement, ce soir on annonce officiellement le mariage de Georgi Kerenski et Helen Kerr, je l'envie.
La journée a été tellement longue et chargée, réveillé depuis six heures du matin je n'ai pas pu souffler un seul instant, mais je m'estime satisfait après d'âpre discussion avec le conseil j'ai réussi à sauver les emplois de dix unités industrielles propriétés du groupe en Inde, au Nicaragua et au Maghreb, la journée a été bénéfique jusqu'à certaine mesure, j'attends l'arrivée des autres afin de partir assister à la réception qu'organise les Kerr pour les fiançailles de leur fille et de mon informaticien. Cette année n'a pas échappé à la règle, à croire qu'on ne peut pas vivre sans drame ou que je ne sais pas retenir les leçons. C'est peut être ça, j'aime les femmes pourtant j'ai entre les mains la plus belle et la plus compréhensive d'entre elles.
Malgré l'amour que je lui porte je ne peux pas prétendre avoir fait des efforts pour nous remettre ensemble après qu'elle ait choisi de mettre un terme momentané à notre histoire, au contraire je suis sorti avec encore plus de fille que par le passé, peut être dans un esprit de revanche afin de lui montrer que son refus ne me touchait guère. Pourtant j'aurai du savoir moi mieux que quiconque à quel point elle ne savait pas gérer ses sentiments, une bombe entre ses mains lui ferait moins peur, mais non rien à faire, elle est LA femme de ma vie et je n'ai pas su faire le moindre geste pour lui prouver la véracité de mes sentiments alors que j'ai fait des extravagances pas possible pour des histoires d'un soir.
La porte du penthouse s'ouvre et laisse passer Simon, je rentre le rejoindre, c'est mon pote mon frère pourtant je n'ai pas assuré lorsqu'il a eu besoin de moi, c'était pendant ma liaison avec Marina ou Célia en tout cas je n'ai pas assuré par contre Joy oui, je le sais parce qu'il me l'a dit un soir où nous sommes sortis tous les deux ensemble comme par le passé, ni Valérie ni aucune autre femme, même Joy n'a pas fait la difficile pour nous laisser partir.
Jusqu'à présent je ne sais pas ce qui est advenu entre Simon et Valérie, ce dernier sait esquiver les discussions qui le mettent mal à l'aise Joy elle pas la peine d'essayer c'est lors de cette soirée que j'ai appris que Joy partageait la vie de quelqu'un, je fus complètement déstabilisé, voilà donc ce qui avait changé en elle, ce n'était pas un changement flagrant, il était plus subtil je ne m'en étais pas rendu compte mais depuis cette soirée je fis plus attention et cela m'apparut, son habillement était devenu plus féminin, oh elle n'a pas changé du tout au tout, elle affectionne toujours ces petites tenues sportives et décontracte mais à présent il y avait de petits bijoux qui égaillaient ses tenues, son visage a un air calme apaisé, elle avait cet air lorsque nous étions ensemble. Est-ce que cela voudrait dire que je vais la perdre en faveur de ce rival que je n'ai pas vu venir.
Je peux prétendre pour soulager ma conscience qu'elle est si secrète pourtant même cette excuse ne me convainc pas, je me suis aveuglé j'ai tellement pris l'habitude de l'avoir à mes côtés que je l'ai considérée mienne quoi que je fasse, et d'une certaine manière c'est le cas.
Elle m'a tout passé tout pardonné même ces mots malheureux que j'ai eu pendant cette violente dispute et où j'en suis venu aux mains avec Kerenski, ce jour là c'est comme si la foudre m'avait frappé, en le voyant une main sur ses épaules dans un geste si familier j'ai perdu toute mesure pourtant c'est un geste si anodin. En la voyant s'interposer et le calmer mais surtout en entendant ces mots sortir de sa bouche je me suis senti si minable si petit que je n'ai rien rajouté d'ailleurs ils étaient partis me laissant seul, pourtant ce n'était pas ma seule faute envers elle, je suis parti à Aspen avec ma dernière conquête sur un coup de tête et Jerry voyant mon arrivée sans protection l'a appelée, alors sous un fallacieux prétexte il retarda le départ du jet discrètement elle se faufila à côté des pilotes, puis assura ma sécurité dans la neige, ces dix jours je ne sais qui je suis devenu mais pas quelqu'un dont je pourrais être fier, en y repensant pendant que je la veillais à l'hôpital j'avais envie de me cacher sans un petit trou de souris.
Je crois que je m'aveuglai, je voulais seulement croire que quelqu'un d'autre oserait me remettre à ma place quand je dépassai les limites m'empêcherait de me croire qu dessus des autres, je voulais oublier, tenter de trouver une raison de cesser d'aimer Joy, car je ne pouvais m'empêcher de croire que cette intensité de sentiment venait de l'urgence dans laquelle je vivais, pourtant cette urgence ne cessait pas lorsque je rencontrai une femme, avec Marina j'ai eu l'espace d'un instant l'impression qu'elle comprenait, elle travaillait elle aussi, avait des journées souvent aussi longues que les miennes et comme moi ne pouvait se dérober à certaines contraintes. Pourtant lors de notre rupture elle m'a dit ne pas supporter ma vie par monts et par vaux et qu'elle voulait de l'homme qui partageait sa vie de faire d'elle sa priorité.
Pourquoi est ce que tout est difficile avec les femmes qui traversent ma vie, elles me demandent et me réclament des choses que je ne comprends pas, même durant ma liaison avec Joy j'ai travaillé autant, elle s'en accommodait assez et ne me faisait guère de reproches du genre que m'ont fait plusieurs conquêtes.
J'ai observé Joy après avoir appris sa liaison, son temps de travail n'a pas baissé, elle travaille toujours autant, me tient compagnie le soir et m'aide à traiter certains dossiers et n'est pas la dernière à se lancer dans une aventure et son Raven ne semblait pas s'en plaindre puisque selon Simon leur histoire dure depuis des mois. Alors pourquoi elle et pas moi ?
Quatre semaines ont passé avant que je ne fasse connaissance de la perle de Joy, si j'en crois le regard des femmes qui s'attarde sur lui, il est pas mal de sa personne, et cette façon qu'il a de la regarder qui est il pour oser la regarder de la sorte. Après les présentations elle se joignit à lui et fit des politesses, j'ai cessé d'exister pour elle, elle ne m'a pas regardé de la soirée, je n'aime pas voir un autre homme près d'elle, Simon a raison nous avons pris l'habitude de voir son attention focalisée sur nous trois de ne pas la partager avec quiconque, puisque c'est comme ça je me casse.
Le lendemain matin je dus bon pour l'un de ces savons mais je ne regrette rien selon Simon elle a remarqué mon absence la première, elle m'avait vu quitter la salle et quand elle a vu que miss je-suis-mannequin seule dans la salle.
Ensuite facile, dés qu'il arrivait au groupe je faisais des pieds et des mains pour la garder près de moi et l'empêcher de le retrouver. Des fois je me demande si ce n'est pas le fait d'avoir trouvé Estrella dans mon lit à Vienne qui l'a poussé dans ses bras.
Puis vint ce repas clôturant les négociations pour le rachat de XENOTECH, il l'a rejeté et son regard, il ne semblait pas comprendre. Je fus là pour elle. Et depuis lors je l'aide et lui offre mon amitié, mon heure viendra je fais tout pour cela.
Simon est au téléphone avec Valérie cette dernière est à Sofia pour couvrir une conférence, la porte s'ouvre à nouveau, c'est Joy cette fois-ci, elle porte une robe, sexy, blanche et courte elle s'arrêtait au dessus des genoux, sans bretelles ni manche, elle laissait voir un corps sublime, si je m'entendais je lui mettrai mon manteau sur les épaules, nos regards se croise et elle me sourit, de ce petit sourire en coin signifiant qu'elle savait à quoi je pensais.
Cette année aura eu du bon, puisqu'elle m'aura permis de faire le point et de comprendre que Joy ne m'appartenait pas et que si je voulais obtenir d'elle plus que cette complicité dans le travail j'allais devoir faire des efforts et cette fois je suis décidé et c'est clair dans ma tête, je l'aime et je la veux elle sera ma femme. Elle seule me comprend réellement, en fait je sais ce qui n'a pas marché la pression qui est sur mes épaules est si énorme que souvent mon comportement et celui de Simon est si infantile qu'il faut avoir une sacrée patience pour nous supporter et Joy le fait bien Kerenski aussi. C'est grâce à leur présence que je peux me permettre ces petits caprices qui me font souffler un peu m'empêchant de sombrer. Je crois bien que Joy est mon tout, mon univers, garde du corps, amie, secrétaire, assistante, compagne et mère aussi, elle a pour moi ces petits gestes d'affection et de soutien qui me permettent de tenir. Elle m'apporte cet équilibre et cette sensation d'apaisement nécessaire pour faire face qu groupe et ses exigences.
Je m'approche d'elle et l'enlace, puis tous les deux nous prenons la direction de la porte, Simon nous emboîte le pas, on va chercher Kerenski au bunker, il est capable d'oublier sa propre soirée de fiançailles.
Je n'ai plus à chercher, j'ai trouvé mon port d'attache Joy Arden cela ne sera pas facile mais cette fois ci je ne la laisserai pas décider seule de l'avenir de notre histoire, ce sont des histoires à deux et nous serons deux à écrire la notre.
FIN
