Bonjour !!

Aujourd'hui est le jour de la sortie du 4ème chapitre de mon histoire.

Je tiens à remercier Neyssie et laetitia.m92 pour leurs reviews. Merci également à vous tous qui lisez cette histoire. J'espère sincèrement qu'elle vous plait.

Dans ce chapitre je me suis amusée à reprendre le sujet de "Roméo et Juliette" dont Edward et Bella discutent au tout début de New Moon, mais ... dans un contexte un peu différent ^^ J'espère que ça ne sonnera pas trop faux et que vous comprendrez le clin d'oeil. Je n'en dis pas plus, vous découvrirez cela après.

Comme toujours, n'hésitez pas à me faire part de vos avis.

Bonne lecture.


C'est Ellie elle-même qui m'a ouvert. L'expression surprise de son visage m'a fait réaliser qu'elle ne s'attendait pas à me revoir un jour, j'avais dû lui laisser une mauvaise impression.

Jacob ? Que se passe-t-il ?

Le petit lutin que j'avais quitté avait laissé place à une jeune fille au charme certain. Délestée de toutes ses couches d'habits de randonnée, elle ne portait qu'un simple t-shirt à longues manches, son jeans et des petites chaussures fines.

Je suis venu voir si ta proposition de limonade tenait toujours.

Son joli sourire a retrouvé sa place sur son visage et je me suis senti un peu apaisé. Elle a élargi l'ouverture de sa porte.

Bien sûr, entre.

J'ai passé la porte et me suis trouvé dans une maison typiquement féminine, un intérieur propre, bien rangé et bien décoré, le genre de maison dans laquelle on se sent bien. J'ai suivi Ellie jusque dans la cuisine, elle m'a invité à m'asseoir à la table qui présentait quatre chaises, je me suis à peine assis qu'elle est revenue avec deux verres et une bouteille de limonade au citron vert. Elle a disposé les verres sur la table, un devant moi et un à la place qui me faisait face puis elle m'a servi et a répété l'action pour elle. Après avoir bu une gorgée de son verre, elle m'a détaillé un instant.

Tu as la mine encore plus sombre que tout à l'heure. Est-ce que ça va ?

Son visage était inquiet, elle semblait soucieuse de mon état.

Comment sais-tu que quelque chose ne va pas ?

Ca se voit sur ton visage. Je ne sais pas comment l'expliquer, l'expression que tu as, la façon dont tu plisses presque en permanence le front, tu as l'air tellement tourmenté.

J'ai ricanéde moi-même.

Moi qui pensais cacher facilement mes émotions…

On dirait que tu as encore du boulot …

Elle a bu une nouvelle gorgée de sa limonade.

J'ai passé une main dans mes cheveux et j'ai fixé mon verre pour lui raconter l'état pathétique dans lequel je me trouvais.

Pour faire dans le résumé, je suis tombé amoureux d'une fille, je la connais depuis mon enfance. Elle est partie avec sa mère quand ses parents se sont séparés. Il y a peu, elle est revenue vivre chez son père, c'est là que j'ai compris mes sentiments pour elle. Seulement elle s'est éprise de quelqu'un d'autre, quelqu'un de pas bien pour elle. Et il y a plusieurs mois de cela, il l'a quittée et il est parti. Elle est tombé dans une sorte de dépression et je me suis battu comme un acharné pour la sortir de tout ça, pour qu'elleaille mieux et j'avais réussi, elle allait mieux. Elle avait pratiquement accepté l'idée qu'elle ne le reverrait plus et elle allait pouvoir passer à autre chose.

Passer à toi.

J'ai dégluti bruyamment, elle était très perspicace et semblait deviner ce que je ne disais pas.

Oui, passer à moi. Mais, il est revenu et tout ce qui a pu se passer entre nous a disparu, elle lui a tout pardonné avant même qu'il n'ait à formuler la moindre excuse.

Je n'en revenais pas de me confier si facilement, les mots sortaient tous seuls et je me sentais en confiance, comme si Ellie était une amie de toujours. Bien entendu, le côté vampire et loup-garou, je les avais gardés pour moi.

La fille dont tu parles, c'est Isabella Swan ?

Je me suis redressé, les yeux écarquillés et remplis d'interrogations.

On est à Forks, Jacob. C'est une petite ville, les secrets tu sais … Et puis, je suppose que le fait d'aller dans la même école qu'elle et Edward, ça aide à être au courant.

J'ai fait une moue de désapprobation, je n'aimais pas entendre son nom. D'une part parce que je m'étais habitué à l'éviter avec Bella, pour ne pas lui faire de la peine. Aujourd'hui c'était plus plus pour moi, car ce prénom incarnait la raison de mon pire cauchemar et qu'il me dégoûtait. J'ai néanmoins essayé de ne pas penser à lui et j'ai repris la conversation.

Tu connais Bella alors ?

Non, je ne la connais pas, pas personnellement en tout cas. Disons que son arrivée a fait beaucoup de bruit, tous les garçons en étaient fous et puis quand elle a commencé à … et bien à fréquenter Edward Cullen, ça a été le summum des ragots, c'était difficile de les éviter. Même chose quand la famille Cullen a quitté la ville, les gens ont été secoués de leur départ, tout le monde les aimait bien et l'état de Bella ne passait pas inaperçu.

Oui je vois …

J'étais fasciné par la considération qui imprégnait son visage. Elle prenait mon histoire au sérieux et alors que d'autres auraient très probablement dit « C'est bon oublie la, il y en a d'autres », Ellie semblait avoir compris l'importance que Bella avait à mes yeux et à mon cœur, comme si à travers mes mots, elle avait intercepté les sentiments dans lesquels j'étais baigné… ou plutôt dans lesquels je me noyais. Nous sommes restés quelques instants sans parler, sirotant notre limonade tranquillement. Cependant ce n'était pas un silence pesant. Simplement un moment où nous ne ressentions pas le besoin d'échanger des mots.

Jacob, tu ne vas pas aimer ce que je vais te dire.

J'ai attendu qu'elle reprenne la parole, curieux de savoir ce qu'elle me réservait.

Je ne suis pas d'accord avec toi sur un point. Je ne trouve pas qu'Edward ne soit pas bien pour Isabella.

Elle me regardait droit dans les yeux, sa phrase n'avait pas été agressive mais elle était sortie avec beaucoup de détermination. C'était cash et ça faisait mal à avaler.

Développe.

Je parle de mon point de vue. Je les vois ensemble à l'école. Edward est quelqu'un de très attentionné. Isabella est tout son univers et il est constamment à l'affut de ses faits et gestes, ses yeux sont inondés de l'affection qu'il lui porte et encore plus maintenant qu'il est de retour. Je ne sais pas pourquoi il est parti, mais une chose me parait certaine, il n'est pas parti parce qu'il ne l'aimait plus.

J'ai senti mon visage se crisper en une grimace de douleur.

Tu ne sais pas tout. Ai-je sifflé.

Elle m'a examinée, et voyant l'expression de mon visage elle a dû en déduire que ses mots m'avaient blessés. Au lieu d'être déterminée, sa voix s'est faite plus douce.

Je sais que tu ne m'as pas tout dit et je me doute que tu as tes raisons. Malgré tout, je reste sur mes positions. Mais attention, je n'ai jamais dit que tu n'étais pas bien pour elle non plus. Il n'y a qu'à voir le tourment de tes yeux et le poids de tes mots pour comprendre à quel point tu tiens à elle. Il n'y a pas à douter que toi aussi tu pourrais être bien pour elle.

Quel âge as-tu ? Ai-je demandé abasourdi.

Elle devait être une vieille femme dont l'apparence trompait tout le monde pour parler ainsi.

Moi, j'ai 16 ans !

Elle m'a adressé un large sourire digne du petit lutin qu'elle pouvait être et je n'ai pas eu de mal à la croire. Je venais de faire une incroyable rencontre ce jour là, je venais de rencontrer une sorte de petit lutin magique qui pouvait en instant se transformer en un puit de sagesse quand la nécessité faisait loi et avec qui je pouvais parler comme à un ami de longue date. C'était très particulier et plutôt inattendu.

J'ai été extirpé de mes pensées par un bruit de tonnerre qui m'était familier. Mon regard s'est posé sur Ellie qui regardait en l'air, comme si de rien n'était.

Aurais-tu faim ?

J'avoue …

On aurait dit un criminel qui confessait son crime. J'ai ri.

Je vais commander une pizza, je t'invite ?

J'ai hésité un instant, elle avait exposé son invitation sans trop de conviction, se remémorant probablement mon premier refus quand je l'avais raccompagnée. Puis je me suis dit que si je partais, je devrais retourner à la réserve, chez moi et je resterais seul à ruminer sur mon sort.

Je veux bien.

J'ai avalé la dernière gorgée de ma limonade.

Vrai ?

Son visage s'est illuminé, une gosse devant un sapin de noël. Elle avait des réactions démesurées qui étaient amusantes et touchantes à la fois.

Vrai de vrai.

Je me surprenais à avoir un petit sourire qui restait de plus en plus longtemps affiché sur mon visage, ça faisait du bien.

Coooooooooool.

Elle a agrippé le téléphone et a composé le numéro de la pizzeria.

Tu veux quoi sur ta pizza ?

Ha ben heuuuu je ne sais pas, je mangerai comme toi pas de problème, je ne suis pas difficile.

Ben non, je commande deux pizzas donc prends toi ce que tu as envie.

Une quatre fromages alors.

Sans que je m'en rende vraiment compte, je suis resté toute la soirée chez Ellie, les pizzas sont arrivées et j'ai été estomaqué en constatant que le petit lutin se mangeait une pizza à elle toute seule, nous avons longuement débattu de l'endroit où elle pouvait bien emmagasiner tout ça parce que non seulement elle n'était pas très grande, mais en plus elle menue, comment faisait-elle pour engloutir tout ça ?

Nous avons beaucoup parlé, de tout et de rien, Bella n'est pratiquement pas revenu sur le tapis, sauf lors de mes anecdotes par moment, je ne parvenais pas à l'extraite totalement de ma tête et durant ces moments là, Ellie se faisait plus attentive. J'en ai appris un peu plus sur elle aussi, le fait qu'elle vivait seule avec sa maman qui, étant infirmière, avait des horaires particuliers et qu'elle ne voyait pas toujours comme elle le souhaiterait. Elle m'a parlé de ses cours, de ses amis, de ses passions dont le chant faisait partie. J'ai tenté de lui faire sortir une note ou deux, mais je n'ai pas trop insisté vu la gêne que ça lui provoquait.

Tout cela m'a confirmé l'idée que j'avais eue d'elle, un petit lutin à double facettes, une femme-enfant comme on dit parfois.

Nous étions assis sur le tapis au beau milieu du salon, face à face et en tailleur, lorsque sa maman est rentrée. Je me sentais un peu mal à l'aise car il était tard et j'étais un inconnu. Ellie est allée sa rencontre dans le couloir et l'a embrassée tendrement, moi, je me suis arrêté à l'entrée du salon, manifestant ainsi ma présence sans pour autant m'imposer.

Bonsoir maman, comment vas-tu ? Tu as passé une bonne journée ?

Bonsoir ma chérie, oui une très bonne journée. Elle a caressé les cheveux de sa fille. Et toi ? Bonne journée aussi ?

Et bien, je me suis perdue et j'ai fait une crise d'hypoglycémie et Jacob ici présent m'a trouvée, m'a nourrie et m'a ramenée et voilà.

J'ai roulé les yeux malgré moi, la légèreté était définitivement un trait de son caractère. La dame élégante qui se tenait à quelques pas de moi m'a adressé un regard rempli de gratitude. Puis elle s'est approchée de moi et m'a serré la main.

Jacob, je suis heureuse de faire ta connaissance, je m'appelle Bénédicte.

Je me suis empressé de répondre. Sans trop savoir pourquoi, cette femme m'impressionnait.

Heureux de faire votre connaissance également

Je ne te remercierais jamais assez pour ce que tu as fait. Elle est d'une distraction à faire peur et j'ai l'angoisse permanente qu'un jour cela ne lui cause sérieusement du tort.

Oui, j'ai remarqué aussi qu'elle avait tendance à oublier certaines choses.

Le sac à dos dans ma chambre m'est revenu en mémoire. Ellie nous a adressé une moue désapprobatrice. Elle ne semblait visiblement pas apprécier que l'on parle d'elle de cette façon.

Bon, et bien, je vais vous laisser, il se fait tard et je m'en excuse. J'ai un peu perdu la notion du temps et je n'ai pas fait attention à l'heure.

Il n'y a pas de mal, vous semblez vous être bien amusés, c'est le principal.

Attends, je vais te raccompagner.

Ellie s'est précipité près de moi et j'ai salué sa maman avant de la suivre vers la sortie.

Bonne nuit Jacob, tu es le bienvenue quand tu veux.

Elle m'a fait un sourire sincère que je lui ai rendu.

C'est très gentil, je vous remercie.

Une fois devant la porte, Ellie et moi avons échangé encore un ou deux mots sur la nourriture douteuse des cantines scolaires avant de se dire au revoir.

Je te remercie pour ton invitation, c'était une soirée sympa.

Merci à toi aussi.

Je sentais qu'elle avait envie de me dire autre chose, mais elle s'est retenue.

Bon, j'y vais. Passe une bonne nuit.

Toi aussi Jacob, bonne nuit, porte toi bien.

Ouais … Merci.

J'avais compris son allusion et me remémorer tout ce à quoi j'avais évité de penser durant la soirée m'a laissé un petit goût amer.

Je suis monté dans ma voiture et j'ai pris la direction de la Push. Je suis rentré à la maison où mon père m'attendait toujours dans le salon. J'ai soudainement pensé que je ne l'avais pas prévenu de mon absence prolongée.

Je suis désolé papa, j'ai oublié de te prévenir que je …

Pas de problème fils, je t'avais dit de prendre ton temps. Tu as passé une bonne soirée ?

Sa question était lourde de sous-entendus.

Oui, j'ai passé une bonne soirée, mais ne va rien t'imaginer.

Je n'oserais pas.

Il avait un imperceptible rire au coin des lèvres qui en disait long et ça m'a irrité.

Non sérieusement, je ne plaisante pas. Ne va pas t'imaginer quoi que ce soit. J'aime Bella, je l'aimerai toujours, il n'y a qu'elle. Je ne m'appelle pas « Roméo ».

Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis rappelé du cours d'anglais que j'avais eu la semaine avant que Bella ne parte en Italie et durant lequel on avait analysé toute l'œuvre de Shakespeare en long et en large. Mon père n'a pas compris la comparaison.

Roméo ? Pourquoi tu me parles de Roméo ?

Parce que Roméo n'est qu'un adolescent crétin et inconstant qui crie à qui veut l'entendre qu'il est fou de Rosaline mais comme elle n'en veut pas, il se rabat sur la première fille qui lui tombe dessus : Juliette et il se persuade d'en être amoureux ! Je ne suis pas ce type ! Moi je suis un Pâris, je n'en aime et je n'en veux qu'une.

Je me suis adouci, je ne voulais pas crier sur mon père, il n'y était pour rien dans tout ça.

Ce que je veux dire, c'est que quand tu me regardes comme ça, comme si tu sous-entendais que je m'étais entiché de cette fille, j'ai l'impression que tu ne comprends pas complètement mes sentiments et que tu prends ça à la légère.

Je n'en revenais pas d'avoir tenu un tel discours à mon père. Il a eu également l'air surpris, puis a acquiescé lentement de la tête comme s'il repensait à tout ce que je venais de dire.

Je comprends Jacob. Je suis désolé si c'est l'impression que je t'ai donné. Ce n'est nullement le cas, je prends très au sérieux ce que tu vis et ce que tu ressens. Seulement, n'en veux pas à ton pauvre père d'espérer que tu puisses passer à autre chose pour recommencer à être heureux.

Mmmm…., mais ça c'est pas demain la veille.

J'ai regardé mes pieds, trop triste pour soutenir le regard de Billy.

Bonne nuit fils.

Bonne nuit papa.

Je lui ai été reconnaissant de ne pas poursuivre la conversation plus loin, je ne voulais plus discuter de quoi que ce soit pour aujourd'hui, j'avais eu ma dose.

Oh, Jacob.

Je me suis arrêté avant de pénétrer dans ma chambre et me suis tourné pour lui faire face.

Oui ?

Evite les comparaisons avec les Roméo et les Pâris je ne sais pas trop quoi, c'est vraiment bizarre.

J'ai souri.

Ok, je note.

Je me suis littéralement laissé tomber sur mon lit et il ne m'a pas fallu cinq minutes pour tomber endormi. Cela faisait deux semaines que je n'avais plus été en contact avec des draps et un sommeil inattendu m'a envahi sans crier gare.


C'est fini pour ce chapitre.

Vous a-t-il plu? Nous connaissons donc enfin le nom de la jeune fille.

Que pensez-vous d'elle?

A vous les commentaires! ^^