L'homme au loup noir.

Auteur : Mimi-sterek.

Correction : Alex-Hoechlin

Disclamer : L'univers de Teen Wolf ne m'appartient pas, mais revient de droit à Jeff Davis. De même qu'une partie de l'histoire inspirée de Gudule.

Note : Je souhaite remercier particulièrement deux personnes.

Fan invisible : Ta review m'a… Touché au plus profond de mon cœur. Ce que tu m'as dit… Oh mon Dieu je ne trouve même pas les mots. Je ne pensais pas le moins du monde pouvoir te faire ressentir toutes ces choses avec seulement mon histoire. J'ai presque peur de te décevoir avec la suite de cette histoire. En espérant que non, je te remercie de tout mon cœur 3

Le Renard Bleu : Ma chérie, mon amour, la meilleure. Un vrai bonheur de te connaitre à travers ce site, je ne pensais pas cela possible lorsque je me suis inscrite i ans maintenant. Une grande amitié s'est créée et je peux te dire en être fière. Je t'aime du plus profond de mon petit cœur.

Finit séance émotion et place à la fiction :D (Les rimes de la phrase ne sont pas calculées *-*).


✿✿*゚¨゚✎Chapitre 4 : Tentative d'adoption & expédition nocturne.

- P 'pa ? demanda Stiles entre deux bouchées de son dîner.

Le shérif leva la tête de son assiette et fixa son fils d'un œil norme.

- Oui ?

- Qu'est-ce que tu dirais si j'adoptai un chien…

- Ah non Stiles, ne recommence pas ? La réponse est toujours non ! Ce n'était pas la première fois qu'il demandait à avoir un chien et apparemment pas non plus la dernière.

Stiles s'attendait à cette réaction, c'était la même chose à chaque fois qu'il posait la question. Pourtant il avait déjà eu des animaux étant petit, même un boa. Pourquoi ne voulait-il pas qu'il ait un chien ? C'est bien moins dangereux qu'un serpent non ?!

- Contentes-toi de manger avant que cela ne se refroidisse, repris le shérif. Quoi de neuf au lycée ! Nous n'avons pas parlé ensemble depuis longtemps.

La relation entre Stiles et son père n'était pas souvent évidente. Ce dernier étant également le shérif de Beacon Hills, il n'avait pas autant de temps que cela à consacrer à son fils. Mais père et fils étaient, toutefois, très liés depuis la mort de la mère du jeune homme, alors atteinte d'une démence fronto-temporale.

Une lutte sans nom se produisit dans l'esprit de Stiles. Il ne voulait pas dire à son père ce qui se passait au lycée. Il lui poserait trop de questions, et surtout, le jeune homme ne voulait pas que son père pense aussi qu'il était un bon à rien, incapable de se défendre face à ces homologues.

Et puis il connaissait son père, lequel serait capable d'aller retrouver ces cornichons pour leur dire sa façon de penser. Quelles seraient les répercussions après ça ? Plus de sarcasmes du genre : « il a été se plaindre à son papounet ? Comme c'est mignon ». Non merci ! Il ne voulait pas de tout ça.

Alors il préféra diriger la conversation sur ces résultats scolaires dans l'espoir d'amadouer celui-ci. Et peut-être revoir l'adoption de son loup comme une récompense.

Il avait toujours eu de bonnes notes, ne touchait, ni à l'alcool, ni à la cigarette et encore moins à la drogue. L'adolescence est censée être un âge difficile non ?

C'est dans cette optique qu'il relança donc le sujet premier de cette discussion.

- Et puis c'est différent… expliqué Stiles.

- En quoi cela est-il différent ? demanda son père, l'air septique.

- Ben… Il a l'air abandonné, il est tout maigre. Et puis, il fait très froid en ce moment…

- Il n'en est pas question ! s'échauffa le shérif.

- Mais pourquoi ? insista Stiles malgré tous.

- Qui va s'en occupé quand tu seras au lycée et moi au poste hein ? Sans compter les aboiements qui vont incommoder les voisins ! Ce serait un comble que les habitants de Beacon Hills portent plainte contre le shérif de cette même ville. Alors sois raisonnable Stiles.

Avec ces arguments, Stiles sut qu'il était inutile de s'obstiner. La partie était perdue d'avance de toute façon, mieux vaut en rester là. C'est donc sans un mot de plus qu'il se leva de table, prêt à monter dans sa chambre. La question de son père l'arrêta dans ces mouvements.

- Tu ne finis pas ton assiette ? s'étonne son père.

Et c'est sans même ce retourné qu'il répondit au shérif :

- Non je n'ai plus faim. La déception de ce nouveau refus lui avait coupé l'appétit.


Stiles se tracassait pour Scott. Hier soir, il n'avait pas touché à son repas et il n'avait pas vraiment l'air en forme. En touchant le museau du loup, il comprit qu'il devait être malade. Même lui, qui ne s'y connaissait pas vraiment, quand il était question de la santé des canidés, savait que si la truffe était chaude c'était mauvais signe. Bon merci internet quand même.

Si seulement il pouvait l'emmener chez lui ! Mais son père avait été clair.

Scott, son ancien meilleur ami, aurait eu le droit de le ramener chez lui, il en était sûr. Bien qu'il ait eu à changer le nom du loup. Deux Scott dans la même maison… Impensable !

Son angoisse pour Scott se fit ressentir au cours de cette après-midi. Par deux fois, il s'était fait rappeler à l'ordre par son professeur d'économie. Et bien sûr, une raison de plus pour se faire malmener à coups de sarcasmes et autres par ses camarades de classe. Habitude quand tu nous tiens…


Scott allait de plus en plus mal. Il était calme, trop calme. Stiles était énormément peiné de devoir le laisser seul dans cette maison vide, maison qui dans son état actuel laisser passer l'air froid du dehors sans protection.

Il n'avait même plus la force de se lever et il couinait doucement. Stiles avait envie de rester là, de ne plus jamais le quitter. Mais il devait partir, il aurait déjà dû rentrer il y a plus d'une heure. Heureusement que son père restait au travail très tard.

Scott crevait de froid et lui il devait l'abandonner, il essaya de contenir ses larmes. Dès que son père serait rentré et endormi, il irait le retrouver pour lui apporter des couvertures.


Quand plus un bruit ne retentit dans la maison et cela depuis une heure, Stiles se leva de son lit. Prenant son duvet roulé sous son lit, il le fourra, tant bien que mal, dans son sac de sport, déjà muni d'une lampe torche.

C'est sur la pointe des pieds qu'il gagna la porte d'entrée, les nerfs tendus au maximum et la respiration un peu haletante. Il devait se concentrer pour ne faire aucun bruit qui pourrait alerter son père de sa fuite nocturne. Sa maladresse innée n'été pas à son avantage comme d'habitude.

Ouf ! Le voici enfin hors de la maison.

Le jeune homme finit par avancer en direction de la forêt, préférant la marche à pied plutôt que sa vieille Jeep. Le bruit de celle-ci aurait pu alerter un voisin ou même son père de sa « fugue ». Et cela pourrait être une catastrophe.

Il ne mit pas longtemps à trouver l'entrée de la forêt. Hésitant un instant à la tentation de rebrousser chemin. La forêt, surtout la nuit, pouvait être terrifiante et oppressante. Le moindre bruit prenait des proportions inquiétantes.

Il se reprocha aussitôt sa lâcheté. Il l'avait promis. Cette nuit, Stiles la passerait près de Scott, à le réchauffer.

C'est avec une détermination nouvelle et une certaine montée d'adrénaline, qu'il rentra dans la forêt, courant tout le trajet, ne prenant, cette fois, pas le temps de mieux analyser les lieux, son petit rituel à chaque traversée. Il ne voulait pas perdre une minute de plus à la recherche du Loup, encore plus si celui-ci était malade.

Sa respiration était bruyante et ses pas lourds dans les feuilles, prenaient le dessus sur les autres bruits.

- Scott ! Scooooott ! appelle-t-il, arrivé au porche de la maison délabrée. Mais contrairement à d'habitude, le loup n'accourra pas dans sa direction.

_ Scott ! Scoootttt ! Viens vite, c'est moi !

Avec un mauvais pressentiment, Stiles chercha sa lampe torche à tâtons dans son sac. Dormait-il ? Ou alors était-il trop faible pour venir jusqu'à lui ?

L'inquiétude de Stiles ne diminua aucunement face à toutes ces interrogations. Il fouilla fébrilement la maison mais ne trouva rien. Il décida de sortir de la maison – du moins ce qui en restait - pour s'occuper de l'extérieur. Il inspecta le sol en friche, les buissons, les racines des arbres. Mais aucune trace de l'animal.

Stiles trébuchait à chaque pas, une angoisse grandissante face à la disparition du loup. Son cœur battait à une vitesse jamais atteinte jusque-là, sa respiration sifflante cachait presque les bruits de ces pas et la lumière de la lampe torche oscillait dû à ces tremblements persistants.

- Ressaisis-toi Stiles, ce n'est pas le moment de faire une crise de panique, Scooootttt ! Scoooottttttt !

La peur, de plus en plus tenace de découvrir un cadavre en lieu et place du loup qu'il aime, le tourmente. Brusquement, Stiles se figea.

Ne vient-il pas de distinguer… ? Mon Dieu ! Cet écho, à peine perceptible… C'est sans aucun doute, un couinement !

- Scott ! Où es-tu mon loup ?

Une plainte lamentable retentit dans la nuit. Et c'est guidé par celle-ci que Stiles finit par découvrir le loup, présentement allongé sur le flanc.

En s'agenouillant près de lui, le jeune homme commença déjà par sortir les couvertures de son sac pour envelopper le loup et le frictionner à travers le tissu.

- Scott, mon tout beau, tu m'as fait peur !

Celui-ci n'avait plus aucune force, pas même pour soulever la tête. Il lécha la main qui le caressait et sa queue ébaucha un imperceptible battement. Son pelage était glacé, humide et malgré les frottements de Stiles, il tremblait de plus en plus.

- Ne t'inquiète pas, je vais te guérir tu verras ! Je trouverais un vétérinaire et puis lorsque tu iras mieux, je t'emmènerai à la maison. Tant pis si mon père n'est pas d'accord. Je… Je te cacherai dans ma chambre ou dans le garage… Je…

L'angoisse de Stiles prenait le dessus sur sa raison. Il parla sans s'arrêter, des phrases n'ayant ni queue, ni tête, racontant n'importe quoi, tout ce qui lui passait par la tête. Une grosse boule se formant dans son estomac et les larmes coulant sur son visage.

Tout cela n'avait aucun sens mais parler couvrait les plaintes de Scott, alors il parlait, parlait… Le tout mêlé de sanglots. Tout y passait, de la malveillance et l'animosité de ses camarades de classe. Son amour impossible et fichu pour Lydia, ce prétentieux de Jackson et ces intimidations, Greenberg et sa cervelle de moineau, son professeur de Physique qui l'avait pris en grippe dès les premiers jours de cours avec lui sans aucune raison véritable, les moqueries, les coups et les rires, leurs rires…

Il n'avait jamais autant parlé de sa vie et quand il se tut enfin, le loup ne bougeait plus. Et ses yeux étaient devenus vitreux…

Il était mort.

Son corps était froid et dur…

Il était mort.

Stiles mit un moment avant de s'en rendre compte, de réaliser…

Il était mort.

Il pressa son oreille sur le poitrail du loup, les yeux fermaient de concentration, dans le but de trouver ne serait-ce que le moindre battement de cœur. Puis l'horreur le submergea. Le visage pâle et les yeux clos, Stiles l'appela tout de même, accrocher à un espoir vain.

- Scott, tu dors ? Tu dors hein ?

Se redressant et ouvrant les yeux, il comprit instantanément qu'il avait passé la nuit à bercer un cadavre. Il lâcha l'animal pour se recroqueviller sur lui-même, ses bras entourant ses jambes et entama un mouvement d'avant en arrière.

Un vent frais souffla son visage, lui faisant réaliser les larmes qui coulaient sur son visage depuis un moment maintenant.

Il referma les yeux une seconde, pensant faire disparaître tout ce qu'il venait de se passer. Mais cela n'est pas un mensonge. Scott est vraiment mort.

Il se releva d'un bon, comme un ressort et s'enfuit en courant, se laissant conduire instinctivement sur le chemin du retour.

Rentré chez lui, il eut l'instinct de ne pas faire de bruit en refermant la porte. Comme un automate, il monta les escaliers jusqu'à sa chambre et se coucha complètement catatonique.

Il ferma ces yeux rouges des larmes versées avec l'espoir de pouvoir s'endormir malgré la bouleversante tragédie qu'il vînt de subir. Pour espérer oublier, il pensa à un Scott qui gambadait dans la forêt à la poursuite d'un animal quelconque. Il s'endormit sur cette pensée heureuse avec un léger sourire aux lèvres.

Mais ce qu'il ne savait pas encore, est que ce beau rêve finira en cauchemar…

A suivre…