Chapitre 4

Maddie

Faire comme s'il n'est pas la, ne surtout pas le regarder, tout faire pour ne pas être dans un rayon de 50 mètres de lui... J'expirai un grand coup pour apaiser mon angoisse. Et oui comment suis-je censée agir ? Avant de partir en vacances moi et Embry étions ensemble, filant le parfait amour, tout allait merveille, je vivais sur un petit nuage, puis je reviens célibataire. Mon retour est plus que fracassant, je vais revoir Embry, mais je ne pourrai pas lui sauter dans les bras, l'embrasser, lui dire à quel point je l'aime, a quel point il m'a manquais. La rupture à distance m'a brisée, je redoute encore plus comment je vais réagir quand je vais le revoir...

Une boule se forma dans mon ventre au moment où j'arrive au lycée.

Je ne vis pas Embry de toute la mâtiné, mais je du faire appel à tout mon courage pour me rendre à la cafétéria à midi. Manque de chance quand je pénétrais dans la cafétéria, je me retrouvai les yeux face à la table ou se trouve Embry. Il ne me vit pas, il a les yeux rivé sur son assiette. Jared et Paul sont avec lui. La colère s'empara de moi en pensant à comment il s'est foutu de moi. Je traversai en quelques enjambées la cafétéria pour aller me servir. Mon cœur cognait douloureusement ma poitrine, j'ai mal... Je me servis un Coca, mais je tremblais tellement que quand je voulus mettre le couvercle je fis tout renverser sur mon voisin, Clark, déclenchant les rires moqueurs de ses mains tremper de la boisson collante, il analysa son jeans trempé et ses tennis en tissu blancs maintenant irrécupérable. De tout le lycée ilfaut bien sûr que sa soit sur lui que ma malchance tombe. Clark est le mec le plus populaire du lycée.

Je mis ma main devant ma bouche, morte de honte, puis prise d'un réflexe, je m'empressai d'attraper des serviettes en papier.

- Oh mon Dieu, vraiment je suis désoler !M'écriais-je en attrapant son bras pour essuyer sa main.

Les rires de ses amis redoublèrent.

Je regardais Clark, ne sachant plus ou me mettre. Je pris dans ma poche le seul billet que j'avais pour moi manger et le lui tendit :

- Tiens, pour te repayer dès baskets neuves, je n'ai que ça, mais tu n'auras cas dire combien je te dois et demain... Vraiment excuse-moi...

Il regarda le billet, ahuris.

- Mais non, c'est bon, je n'en veux pas. Ce n'est pas grave...

- Si, si, prend, insistai-je, ne sachant plus ou me mettre.

- Si vraiment t'en veux pas Clark, commença l'un de ses amis en s'approchant pour attraper le billet.

Clark lui saisit le bras en le fusillant du regard.

- C'est bon Maddie, t'inquiète, me dit-il d'un air rassurant.

- Encore désoler, répétais-je affreusement gêner.

Je me dépêchai de me servir et j'alla rejoindre Amber et Kelly, qui ont assistées à toute la scène.

- Oh my God ! S'extasia Amber. T'as vu comment il t'a regardé ?

- Quoi, qui ?

Embry m'a regardé ? Impossible que je m'en sois rendu compte vu que j'ai tout fait pour ne pas me retrouver face à son regard.

- Clark, bien sûr ! Répondirent Amber et Kelly a l'unisson.

- Il t'a dévoré du regard, me dit Amber, toute exciter.

- N'importe quoi, il m'a plutôt fusillé oui ! J'ai ruiné sa tenue !

- Retourne-toi comme si de rien n'était, m'intima Kelly.

Je me retournai discrètement et je vis avec étonnement Clark me regardant avec intention. Il détourna rapidement la tête. Je ne pus m'empêcher de regarder la table d'à côté, là ou se trouve Embry. Je fus surprise de voir qu'il a énormément changé en quelques semaines. Même assit je peut voir qu'il a largement grandi. Il a prit largement en masse, son t-shirt qu'il avait l'habitude de porter souvent qui flotté , et maintenant serrer. Son visage a l'air d'avoir vieilli de quelques années, il ne ressemble plus à un ado de 16 ans. Ses deux potes ont exactement eu les mêmes changements en l'espace de quelques jours. Ils ne sont pas venus en cour une semaine et à leurs retours ils n'étaient plus les même physiquement. Je me demande vraiment qu'est-ce qu'ils prennent. N'en supportant pas plus, je me levais précipitamment et je quittai la cafétéria, abandonnant mon plateau.

J'étais en train de prendre des affaire dans mon casier quand je vis Clark s'avancer vers moi.

- Dit, c'est vrai que toi et Call c'est fini ? Me dit-il d'entrer.

- Ouais, répliquais-je sèchement.

Surpris par mon ton, il se gratta l'arrière de l'oreille, gêner. Je soupirai, m'en voulant d'être aussi sec.

- Et bien... je me suis dis que sa serait bien qu'on se fait un truc ensemble dans la semaine pour se connaître un peu. Je trouve ça dommage qu'ont soit dans le même lycée et de ne savoir jamais parlé donc...

Il avait baissé les yeux et se dandiné, il était plus que gêner. Je fus surprise, car d'après mes souvenirs Clark est très sûr de lui avec les filles, arrogant et hautain.

Il releva les yeux vers moi, attendant la réponse :

- Oh.. Ce n'est pas que je ne veux pas Clark, mais je n'ai pas trop le cœur à sortir en ce moment... Désoler, lui dis-je sincèrement.

- Ok, dit-il ne cachant pas sa déception.

Un silence gênant s'installa soudainement.

Si je ne serais pas en train de vivre un chagrin d'amour, je pense que j'aurai accepté. Grand, bien bâti, les cheveux blonds cendrées coiffer en bataille, de beaux yeux verts, un nez fin, de belle lèvres. Je ne sais pas quelle fille qui refuserai de d'accepter un rencard avec un tel physique d'approche.

- Euh je vais aller prendre mes affaires, je vais être en retard en cours, balbutia-t'il.

- Ok...

Je le regardai s'éloigner en pensant que si Amber aurait entendu ça elle me l'aurait rabâcher tout le long de l'année.

Quand la journée toucha à sa fin, je me dépêchai de sortir du lycée, le temps est très gris, il va pleuvoir et ma mère m'ayant dit ce matin qu'elle ne pourrait pas venir me chercher, je suis donc à pied pour me rentrer.

En traversant le parking j'entendis quelqu'un m'appeler.

C'est Clark dans sa voiture, la tête passant par-dessus la vitre. Tout le monde sur le parking a entendu et nous regarde tour à tour. Je vis de loin Embry me regarder, ses copains avec lui.

- Je peux te déposer si tu veux ? Me proposa-t-il avec un sourire charmeur.

J'allais refuser, ne voulant pas lui faire naître un infime espoir, mais quand je sentis le regard d'Embry sur moi ce fut sans hésitation que je répondais avec un large sourire :

- Oh oui, sa serait vraiment sympa !

Je montais dans la voiture tout en jetant d'œil au rétroviseur pour voir Embry regarder la voiture s'éloigner.

" Pauvre débile, il s'en fout que tu monte avec lui ", me souffla ma conscience.

Durant le trajet Clark et moi firent un peu connaissance. À ma surprise il a l'air plutôt sympa, moi qui pensée qu'il était arrogeant et hautain.

- Merci de m'avoir ramené, c'est sympa, lui dis-je quand il se gara devant chez moi.

- Pas de quoi, répondit-il avec un sourire éblouissant.