Nom de la Fanfiction :
Study on violin
Chapitre IV :
Blackmail
Disclamer :
La BBC détient les droits, je ne suis qu'une pauvre fanficteuse !
Note de l'auteur:
Et c'est parti pour une grosse colère
Merci à ceux qui ont posté des reviews! n'hésitez pas à continuer et faites tourner si vous le pouvez! :p
Un silence pesant s'était abattu sur la chambre. Sherlock regardait du côté vide du lit, refusant de regarder John dans les yeux, tandis que le visage de celui ci se transformait petit à petit, passant pas toutes les nuances des émotions humainement possibles. Il parla... sa voix était étrangement calme, mais blanche.
« Sherlock … QUI … est enterré à ta place ? »
Il détachait chaque Syllabe comme s'il s'agissait d'un mot à part entière. Sherlock resta un instant immobile, la tension était palpable jusque dans le salon... et si la réponse de Sherlock ne passa pas les murs de la chambre... la réaction de John manqua de les faire tomber .
« MORIARTY ? TU ES EN TRAIN DE ME DIRE QUE J'AI ENTERRE MORIARTY? »
Le détective rentra imperceptiblement la tête dans les épaules. Il s'était attendu à ce que John crie... Mais il n'avait pas pensé que sa colère le toucherait autant.
« Par l'enfer Sherlock ! Tu m'as laissé pour lui à l'Eglise ! Tu m'as laissé porter son cercueil ! Tu m'as laissé l'enterrer, mettre la première poignée de terre... tu m'as laissé …. APRES TOUT CE QU'IL NOUS A FAIT TU M'AS LAISSE PLEURER SUR SA TOMBE ! »
« Je sais... »
sa voix était faible, on y percevait le regret et la douleur mais John était en état de choc et il se fichait pas mal de la culpabilité de son ami. Il tituba presque jusqu'à la chaise et se laissa tomber dessus, il sembla qu'il s'était cassé la voix lorsqu'il ressortit le visage de ses mains qu'il ne se souvenait pas avoir enfoui.
« Je suis allé... sur ta tombe... deux fois pas semaine... pendant neuf mois... » Il semblait qu'il hésitait entre se mettre à pleurer et se laisser aller à un nouvel accès de colère. « Je t'ai parlé …. Chaque fois... parfois pendant des heures entières... à genoux ou accroupi devant la stèle... Je venais te voir... je n'arrivais pas à accepter que tu puisses être mort... J'aurais... j'aurais supporter n'importe qui dans cette tombe mais lui …. LUI SHERLOCK ! »
« JE SAIS ! Mais c'était la seule solution, la seule ! » Il avait fait sursauter John. Sa voix avait claqué dans l'air, il s'était promis de laisser John l'accabler de reproches mais il n'y arrivait pas.
« MAIS QUELLE SOLUTION ? LA SOLUTION DE QUOI ? TU AURAIS PU METTRE N'IMPORTE QUI DANS CETTE TOMBE ! N'IMPORTE QUI ! »
« Bien sûr que non... »
« Quoi ? » il émit un rire méprisant. « Personne d'autre n'était digne d'habiter la tombe de Sherlock Holmes, le reste du monde est trop stupide pour avoir ce droit ? »
« Non, mais si je ne l'avais pas fait, tu aurais deviné ce qui c'était tramé... Je savais que tu chercherais à savoir pourquoi je m'étais suicidé et la disparition d'un cadavre à la morgue de Barts ne serait pas passé inaperçu. Tu aurais cherché ce cadavre, tu l'aurais trouvé. Tu aurais été frappé par sa ressemblance et tu aurais vu ses blessures et constaté leur caractère post mortem. Et tu aurais su ! »
« ET ALORS ? J'avais le droit de savoir ! Ça faisait plus d'un an qu'on vivait ensemble, j'ai accepté tous tes travers et je les ai supporté alors que n'importe qui serait devenu fou à habiter avec toi ! J'ai sacrifié à peu près tout ce à quoi j'avais le droit de prétendre pour tes beaux yeux. Une vie normale, un travail et une relation stable ! Tout ça pour te suivre partout en courant dans Londres pour résoudre des affaires plus sordides les unes que les autres ! Pour te regarder prouver à quel point tu es intelligent et à tenir le second rôle parce que ça t'amusait que je te suive partout comme un chien ! Tu n'avais … pas … le droit... de me laisser dans l'ignorance ! »
« Mais il le fallait John ! pourquoi tu ne vois pas ce qui te crèves les yeux ! tu vois mais tu n'observes pas ! »
« Alors explique moi ! donne moi une bonne raison pour laquelle je devrais accepter ce dernier foutage de gueule ! »
« … » Sherlock soupira, John s'efforça de lui donner le temps de formuler sa réponse. « Je te l'ai dit tu étais dans la ligne de mire de Moran... Je n'avais aucun moyen de savoir -à l'époque- qui Moriarty avait engagé pour vous tuer et s'ils étaient fidèles à leur chef. Si c'était le cas, il y avait des chances pour qu'ils se vengent sur leurs victimes. Il fallait donc que je fasse disparaître Moriarty pour qu'on ait aucune preuve de sa mort. Molly a remis le cadavre qui m'a remplacé à la morgue et moi j'ai attendu dans le camion... »
« le camion ? »
« Oui le camion poubelle qui était juste derrière toi ... »
Silence. Un sourire en coin.
« Dis le .. »
« Tu étais bien à ta place au milieu des ordures ! »
« Ça t'a fait du bien ? »
« Beaucoup. » Il eut un sourire fatigué mais sincère.
« Parfait. Donc... J'ai sacrément bien fait d'avoir recours à ce stratagème. Tu avais le colonel Moran aux fesses. Ce type avait pour ordre de continuer à te suivre partout pendant un an pour s'assurer que tu meures si jamais je réapparaissais. Moriarty a donc disparu dans ma tombe, aucun cadavre ne manquait à Barts … j'étais en vie et je pouvais commencer le ménage dans ses rangs... C'était de loin le meilleur calcul... même si ça impliquait de te faire souffrir deux fois... pour ma ''mort'' et pour ma ''résurrection'' ... »
John avait à nouveau le visage dans les mains, ses coudes appuyés sur ses genoux. Il passa ses doigts dans ses cheveux courts et blonds, gratta l'arrière de sa tête un bref instant puis se redressa pour le regarder en face.
« Ce que tu es en train de me dire c'est que tout ce que tu as fait... Tu l'as fait pour me sauver la vie... C'est ça ? » Il laissa un silence mais Sherlock se contenta de fixer son regard au sien, sans répondre. « J'y arrive pas... j'arrive pas à te pardonner... Je t'en veux Sherlock je t'en veux plus que je n'en ai jamais voulu à personne et tu as de la chance d'être blessé parce qu'il y a des poings dans la gueules qui se perdent... »
« Je n'avais pas prévu de revenir... »
« QUOI ? »
« Je n'avais pas prévu de revenir. » répéta Sherlock en détournant les yeux.
« Tu viens répandre ton sang sur notre plancher, me dire que ça fait neuf mois que tu bosses avec interpole pour court-circuiter Moriarty et tu reviens pour m'expliquer le pourquoi du comment puis me dire que tu ne voulais pas revenir ? Mais si tu ne veux pas rester ici barre-toi Sherlock ? Prend ta perf' et tes cartons et casse-toi d'ici ! »
« Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire... »
« Tu as intérêt à t'expliquer très vite sinon je te fous à la porte, toi et ta clique de traîtres ! »
« Initialement je n'avais pas prévu de revenir.. Avant de sauter, lorsque j'ai conçu mon plan, je pensais que tu serais triste -du moins je l'espérais un minimum... vu ce que je m'apprêtais à faire... mais je pensais que tu surmonterais ma mort assez rapidement. D'autant que j'avais demander à Molly de suggérer à Sarah que maintenant que je n'étais plus là, il n'y avait plus rien pour interférer entre elle et toi. »
« …... Tu as organisé ma vie sentimentale avant de mourir ? tu manques vraiment pas du culot... »
« Peu importe, tu l'aimes bien, elle t'aime bien, et sans moi pour vous créer des problèmes ça pouvait marcher. »
« Tu t'es juste assuré que ça marche ... » Il ricana, dépité.
« J'ai changé d'avis... quand je vous ai vu avec Mrs Hudson au cimetière... »
« Tu... tu étais là ? »
« Oui, à une vingtaine de mètres, à l'ombre des arbres... »
« Je crois que je te hais... »
« Je t'ai entendu... Je t'ai entendu demander un miracle... pour que je ne sois pas mort... Et puis que quoi qu'on te dise tu ne croirais jamais à ma culpabilité... Je me suis dit que peut-être... quand j'aurais terminé... Et Molly m'envoyait des nouvelles de toi. Elle m'a supplié de tout te dire. Mais elle ne savait pas pour Moran. Quand elle m'a dit que tu ne te déplaçais plus sans ta canne j'ai compris que tant que je ne serais pas revenu tu irais mal... Alors j'ai mis les bouchées doubles... et je me suis mis interpole sur le dos. »
La porte de la chambre s'ouvrit sur l'un des gorilles d'Interpole justement. L'homme en costume le regarda Sherlock avec un air entendu.
« Nous allons devoir partir, on attend votre rapport en hauts lieux. »
« Laissez moi le temps de m'habiller. »
Sherlock se leva, vacillant, et enleva sa chemise complètement pour en chercher une autre mais John se palnta devant lui.
« Sherlock... tu n'es en état d'aller nul part ! »
« J'ai fait mes rapports dans des états pire que celui là. »
« Tu ne vas nul part ! Ordre du médecin ! » la voix de John trahissait sa panique.
« Soyez raisonnable Docteur Watson, il en va de la sécurité internationale. »
« Comme s'il en avait quelque chose à faire ! » répliqua ledit médecin avant de tourner des yeux brûlants de colère et de reproches à son colocataire. « Soyons raisonnables alors... Sherlock Holmes, si vous quittez cet appartement avant que j'ai décidé que j'accepte votre retour... vous n'en repasserez plus jamais la porte ! »
