Il faut... absolument... secouer la pègre de Gotham qui, non contente de ronfler, se plaît à raser les murs ! l'attaquer sur son point le plus faible : l'argent. Pense avoir frappé là où il fallait... mais... un léger doute m'assaille.
Rien ne vaut... une bonne descente sur place !
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Dans les cuisines... d'un palace ! alors là, messieurs, vous vous surpassez !
Arghhh ! quelle mauvaise farce ! Ah, Mister Lau, vous êtes le plus pathétique du lot !
Quelles mines ! ça ne vous réussi pas de vous être faits voler !... ricane.
Le costume ? m'a coûté une petite fortune alors un peu de respect à l'égard de votre argent !
Le tailleur... le meilleur de Gotham. Soit on est homme de goût, soit on ne l'est pas.
Oh... et ce fut le dernier costume qu'il fut en mesure de tailler. Si l'on tient compte du fait que ses doigts se sont barrés en route... pour une erreur de teinte ! qui finalement se révèle pas aussi dérangeante...
J'ai beau m'évertuer à leur expliquer le bon sens de mes actions... il semble qu'aucune de mes paroles ne soit en mesure d'atteindre leurs petits cerveaux éteints... c'est navrant !
Quant au plus excité du lot : le dénommé Gambol, il mérite une petite correction dans les règles.
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"Vous pourriez au moins avoir un peu de compassion !"
Le dernier terme a sonné comme une insulte. Brisé mes tympans, irrité mon ouïe, fait buzzer mon cerveau.
"Oh !... on voit vraiment... où l'on arrive... dans un monde remplit de... compassion !" dernier mot hurlé "... la magie des crach boursiers... l'enchantement procuré par les maladies... le merveilleux enchaînement d'événements dramatiques... le père Noël s'invite aux news de Gotham ce soir !" Long rire que personne ne semble vouloir partager.
Elle tente de boucher les oreilles de son gamin, charmante tête blonde terrorisée devant le grand méchant.
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Chantonne en nouant ma cravate : "Tu penses... que le Batman va se pointer ?... viendra ? viendra pas ? suffit de frapper fort... et juste."
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Batman possède ses faiblesses. Ses pâles imitateurs en sont.
Ecarte les jumelles. "Celui-ci. Je le veux... dans la chambre froide de la boucherie de la 3ème avenue. Ne l'abîmez pas."
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Voilà des heures qu'il mijote - si je puis dire - dans le dépôt à viande.
"Salut... barbaque."
M'installe calmement en face de lui.
"Je te proposerai bien... de passer au plat de résistance... en court-circuitant l'entrée... mais j'ai un justicier masqué à faire sortir de son trou. Ca, c'est le dessert."
Il est à point : totalement nase, glacé jusqu'aux os. A point ! m'en frotte les mains.
Batman... enlève ton masque. Sinon j'entame le massacre. Le message est clair.
Quant à Brian - oui, le nom de l'imposteur d'opérette est Brian, amusant, non ? - il a eu droit à quelques... spécialités culinaires à ma façon.
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Ce faste ! ce faste ! Wayne est décidément... un drôle d'oiseau blindé de fric que l'on peut sentir des kilomètres à la ronde !
Au fait, il a quelle tête, ce Wayne ?
Hop ! la sécurité est liquidée. J'en emporte un spécimen.
"Bonsoir, Mesdames et Messieurs !"
On s'amuse, on s'amuse... "Ok, stop !" met fin à la récréation.
Voix féminine. Oh ! à qui avons-nous affaire ? à la petite amie de Dent. Sans aucun doute.
Sors le grand jeu. Insiste lourdement sur sa beauté qui tranche sur ma déchéance physique. C'est burlesque à m'en arracher des larmes !
Hésite un moment avant de m'en saisir ; faudrait pas abîmer la brindille si l'on ne veut pas faire fuir l'oiseau !
Réfractaire. Evidemment.
Lui raconte une grosse craque au sujet de mes cicatrices - une histoire de bonne femme.
Elle fait un peu de résistance comme une caresse sur la peau d'un éléphant.
Et arrive celui que l'on espérait plus. Première confrontation avec le héros de Gotham.
Doit pas avoir les neurones en place ce soir, le Batman. Trop occupé à refiler des baffes à tout le monde. Envoie la copine de Dent du 7ème ciel. M'éclipse.
"Tu sais maintenant mettre un sourire... sur le visage de celui qui va faire de ta vie... un enfer." chantonne au fond de la voiture.
