Note d'auteur 1 : Et voilà, le chapitre 4 est là (Dans les temps en plus.)
On espère qu'il va vous plaire ! Merci infiniment pour toute vos review trop mignonnes et votre soutient ! Merci aussi à Raphi5930 pour sa review.
Disclaimer : Les personnage de Once Upon A Time ne nous appartiennent pas, tout comme l'histoire originale qui appartient à hunnyfresh. Seule la traduction est de nous. Le titre de cette fanfiction est tirée de la chanson Letters From War de Mark Schutlz.
Bonne lecture, n'hésitez pas à nous donner vos avis et désolées s'il reste quelques fautes !
Emma gardait les yeux ouverts, attentive. Elle était assise sur le siège passager de la jeep camouflée. Un véhicule au design similaire les suivait pendant leur patrouille à travers les terres. La poussière accumulée sous leurs pneus dansait maintenant dans les rayons du soleil qui éclairait la route, avec de chaque côté, quelques arbustes desséchés.
La radio crépita et Emma entendit la voix d'August. « Tout est calme. On fait encore quinze kilomètres et on s'en va. A vous. »
« Bien reçu. Terminé. » Emma posa la radio et tourna la tête vers Neal qui avait haussé les épaules.
« C'est toujours calme. » La blonde pouvait presque lire dans ses pensées.
« Est-ce que tu vas le recontacter et lui dire de s'en aller tout de suite ? »
Emma secoua la tête. « Laisse-le s'amuser, et tu pourras retourner fixer la photo de Tamara. »
Neal leva les yeux, et s'en dire un mot, ils continuèrent de patrouiller sur le chemin de terre.
Emma s'était habituée aux patrouilles calmes. De temps en temps, ils croisaient des civils sur le bord de la route, et certains désapprouvaient leur présence en leur faisant des gestes obscènes, mais ça n'avait jamais été plus loin. Les journées étaient longues mais les patrouilles ne l'a fatiguait pas autant que les heures d'entraînement, et quand elle rentrait au camp, elle avait encore l'énergie et le temps de lire les lettres de Regina et de lui écrire. Regina rentrait tout juste de New York et lui avait envoyé un porte-clefs avec un cygne gravé dessus. Elle l'avait attaché à son collier avec ses plaques militaires. "J'ai pensé à vous quand je l'ai vu." avait écrit Regina. Et Emma avait souri.
« Bon, les gars. » La voix d'August venait de briser le silence. « On va … »
La liaison fut interrompue quand la jeep d'August sortit de la route dans une explosion de verre et de métal provoqué par une roquette lancée à seulement quelques mètres. La voiture fit un, puis deux tonneaux avant de se stopper, des impacts de balles visibles sur une des portières.
« Merde ! » Cria Neal, faisant marche arrière, quand une autre roquette explosa à l'endroit où ils s'étaient arrêtés peu avant.
Emma sentie la chaleur sur son visage. Elle protégea ses yeux et se prépara à une autre attaque, elle regarda les deux cratères dans le sol qui auraient pu être leurs tombes. Après quinze secondes de calme, Neal ré embraya pour se rapprocher de la jeep d'August. Les portes passagères avaient presque étaient arrachées et elles battaient maintenant dans le vide. Emma pouvait voir le conducteur, affaissé sur le volant, inconscient. Il serait tombé sur le côté s'il n'avait pas mis sa ceinture de sécurité. Ils devaient réussir à le rejoindre rapidement.
Quand les balles sifflèrent, Emma n'eut pas le temps de réfléchir, son instinct ayant pris le dessus. Elle se retourna sur son siège, fixant les hommes à l'arrière. « Couvrez-nous. »
Ils acquiescèrent, et comme un seul homme, ils sortirent de la jeep, armes aux poings et ripostèrent. Emma sonda les alentours et vit les massifs d'arbustes se déplacer, utilisés par leurs assaillants pour se camoufler, et, à en juger par la distance de tir des roquettes, d'autres étaient cachés dans la montagne.
Le chaos régnait, le bruit métallique des balles s'enfonçant dans la carrosserie des jeeps. La chaleur de la voiture en feu en face d'eux. Les gémissements des blessés et les cris des ennemis. Tout sembla lointain pour Emma quand elle aperçut August, coincé sous la jeep.
« Homme à terre ! » Cria la blonde, à peine consciente de s'être mise à courir vers August, les balles sifflant à ses oreilles. August, quand à lui, avait été protégé par le véhicule en feu, mais il n'avait pas réussi à libérer sa jambe.
Restant le plus possible au ras du sol, elle parvint jusqu'à lui, et laissa échapper un soupir de soulagement quand elle sentit son pouls contre ses doigts. Son visage avait été entaillé par les bris de verre, et vu l'angle de son corps, il avait dû être éjecté au moment de l'impact. Il y avait tellement de sang ! August ouvrit légèrement les yeux et se mit à tousser, une rivière rouge s'échappant de ses lèvres. Ce n'est qu'à ce moment qu'Emma se rendit compte qu'il n'était pas seulement blessé à la jambe, coincée sous l'amas de ferraille. Elle remarqua aussi la tâche rouge sous sa cage thoracique qui s'agrandissait de minute en minute. Emma palpa doucement la blessure et jura quand elle sentit la pointe acérée d'un morceau de verre.
« Aller August ! » Grogna Emma, le tirant en arrière pour libérer sa jambe.
Son cri résonna dans sa tête.
« Emma, baisse-toi ! » Cria Neal, mais tout ce à quoi elle pensait, c'était de sortir August de là. Sa jambe était presque libre. Elle savait la douleur qu'elle avait dû lui faire endurer, mais elle n'avait pas le choix. Elle ne pouvait pas le laisser.
Elle passa ses avant-bras sous ses aisselles, et, les pieds ancrés au sol, le tira le plus possible. Elle n'avait plus conscience des bruits alentours, seulement des cris de son ami, de son frère, quand elle réussit enfin à le dégager. Elle retomba sur le dos quand la jambe d'August fut libérée du poids de la jeep, qui ne le protégeait plus des balles.
Emma avait voulu l'atteindre, saisir sa main, son épaule, n'importe quoi pour le mettre à l'abri. L'instant d'après, il gisait au sol, une balle dans la tête.
Ses oreilles sifflaient, et le temps semblait s'être arrêté. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit et elle resta figée, à regarder le corps sans vie d'August.
« Non ! » Elle essaya de se dégager. « Non ! »
« Emma ! Emma, réveillez-vous ! »
Emma se redressa brusquement, roula sur le côté, et leva les mains devant son visage pour se protéger. La tête lui tournait. Les cris d'August résonnaient encore dans ses oreilles, l'image de son cadavre gravée dans sa mémoire.
« Emma. » La voix qui l'avait réveillée était douce, et il lui fallut moins d'une seconde pour réaliser qu'il s'agissait de Regina, debout de l'autre côté du lit, inquiète. « Est-ce que ça va ? »
La blonde acquiesça avant de prendre de grandes bouffées d'air et elle jeta de rapides coups d'œil autour d'elle comme pour s'assurer qu'elle ne risquait plus rien. Elle était rentrée. Elle était chez Regina. Dans sa chambre d'ami. August était vivant, saint et sauf. Elle souffla et acquiesça de nouveau. « Oui. »
Regina secoua la tête. « Un cauchemar ? »
« Oui. » Répondit Emma, qui se redressa pour s'adosser contre la tête du lit.
« Est-ce que ça arrive souvent ? » Demanda Regina, assise sur le bord du lit.
« Quelques fois. » Répondit Emma en haussant les épaules. « Je ne voulais pas vous réveiller. »
« La maternité a rendu mon sommeil léger. » Admit Regina.
Emma sourit, pencha la tête en arrière et ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, Regina la fixait, toujours inquiète. Malgré la faible lumière orange qui filtrait au travers des rideaux, Emma vit Regina frissonner et passer ses mains sur ses bras pour se réchauffer. La chair de poule formait de petites marques sur sa peau et Emma se sentit de nouveau mal d'avoir réveillé cette femme qui avait été tellement généreuse avec elle.
« Est-ce que ça va ? » Demanda de nouveau Regina.
Compartimenter était la clé de son travail. Un soldat était plus efficace quand ses émotions n'entraient pas en jeu. Emma le savait. Bon Dieu, ça lui avait même permis de tenir dans les pires familles d'accueil où elle avait pu être envoyée. Mais elle en connaissait aussi les conséquences. Les troubles de stress post-traumatique. Craquer sous la pression. Rentrer en étant quelqu'un d'autre. Emma avait toujours pensé qu'elle ne ferait pas partie de ses gens qui rentraient brisés. Alors, elle décida d'être honnête. Elle secoua la tête, serrant les draps avec force. « Je ne pouvais pas sauver August. » Lâcha Emma doucement.
Après un bref moment de confusion, Regina comprit.
« Je l'ai exposé aux balles et je l'ai fait tuer. » Continua la blonde, qui s'était mise à se frotter les mains, comme si elles avaient été pleines de sang. « J'aurai bien pu lui mettre moi-même un flingue contre la tempe. »
« Emma, » Commença doucement Regina en se rapprochant d'elle. Sa main se posa sur l'avant-bras d'Emma et elle sentit la tension qui parcourait le corps de la blonde. « Vous lui avez sauvé la vie. Vous êtes revenue pour lui et lui avez donné les soins médicaux dont il avait besoin. »
Emma rit nerveusement. « Oui, et grâce à moi, il vivra le reste de sa vie assis dans un fauteuil roulant ou clopinant avec une prothèse. »
« Au moins, il est vivant. » Les mains de Regina se pressèrent de nouveau sur ses avant-bras avant d'atteindre les mains la blonde. Elle les lui serra doucement en dessinant des cercles, et elle sentit la blonde s'apaiser. « Est-ce qu'il vous a paru insatisfait de la tournure des évènements ? »
Emma haussa les épaules, relevant finalement les yeux pour rencontrer ceux de la brune. « Il dit qu'il va bien mais j'ai vu les bouteilles de bière. C'est dur pour lui. »
« C'est normal après ce qu'il a traversé. » Lui rappela Regina. « Sa vie a radicalement changé, mais il saura continuer à vivre. Je comprends que vous puissiez vous sentir coupable, mais vous n'êtes pas celle qui lui infligé ces blessures. Vous êtes celle qui l'a ramené à la maison. »
Emma resta silencieuse un instant, se remémorant August, dans un lit d'hôpital, se battant pour sa vie. Emma avait conscience des risques quand elle s'était enrôlée. Elle soupira et se passa une main dans les cheveux. « Ça aurait pu être pire. » Concéda-t-elle.
« Vos actions étaient honorables et altruiste. Ne l'oubliez jamais, Soldat. »
Emma sourit, la culpabilité et la tension moins présentes, et elle serra à son tour les mains de la brune. « Je ne l'oublierai pas. »
Regina sourit à son tour. « Est-ce que vous vous sentez mieux ? »
Emma acquiesça. « C'est bien d'avoir quelqu'un à qui parler. Et c'est plus rapide qu'une lettre. »
« Et certainement plus beau à regarder. » Lâcha Regina avant de pouvoir réaliser ce qu'elle venait de dire. Quand Emma leva un sourcil, la brune rougit et bégaya, et Emma la trouva adorable et attachante. « Je veux dire que de parler à quelqu'un en chair et en os, c'est plus attirant que des mots sur un morceau de papier. »
Emma rit. « Je suis sûre que c'est ce que vous vouliez dire. »
Regina leva les yeux, fixant la blonde dans le lit avant que son regard ne tombe sur le pendentif qui accompagnait ses plaques militaires. « Vous l'avez gardé. » Remarqua Regina, s'avançant pour passer ses doigts dessus.
Emma baissa le regard et passa elle aussi ses doigts sur le collier, frôlant ceux de Regina. La brune ne fit aucun mouvement pour se dégager et passa son pouce sur le cygne gravé.
« Oui. » Répondit Emma. « Pourquoi je ne l'aurai pas gardé ? »
« Je ne m'attendais pas à ce que vous le portiez sur vous." Regina bougea ses doigts vers l'une des plaques militaires. « Je me suis toujours demandé ce qu'elles signifiaient. »
« Ce sont des plaques d'identification. » Expliqua Emma, levant les plaques vers la lumière de l'extérieur pour que la brune puisse voir les inscriptions. « Mon nom. Mon numéro de sécurité sociale. Et mon groupe sanguin. Il y a deux plaques, pour qu'une soit laissée sur mon corps au cas où … »
« Au cas où votre corps ne puisse pas être rapatrié tout de suite. » Finit Regina, l'air grave. Elle croisa le regard de la blonde et Emma hocha la tête.
« A qui est-ce qu'ils annoncent les mauvaises nouvelles ? »
« Habituellement aux conjoints, aux parents les plus proches ou aux personnes notées comme personnes à contacter en cas d'urgence. »
« A qui l'annonceront ils si quelque chose vous arrivait ? » Demanda Regina.
Emma se mordit l'intérieur de la joue, et haussa les épaules. « Je ne sais pas, je n'ai pas donné de contact. »
« Pourquoi ? » Demanda Regina, étonnée.
« Familles d'accueil et camp d'entraînement, souvenez-vous. » Répondit Emma. « Je n'ai personne. Je suis pupille de l'État. »
Regina ouvrit la bouche, mais elle n'eut pas le temps de dire quoique ce soit. Les deux jeunes femmes tournèrent la tête quand le réveil sonna dans la chambre de la brune.
Emma feignit de s'étirer et regarda Regina. « Bonjour Regina. »
Regina rit et se leva. « Je vais aller l'éteindre. Je vous laisse vous recoucher. »
Mais Emma était déjà sortie du lit et le refaisait avec soin. « Je me lève avec le soleil. J'espérai pouvoir aller courir. »
« Bien sûr. » Répondit Regina, adossée au mur, et impressionnée par la rapidité avec laquelle Emma avait refait le lit. Regardant la blonde, elle s'interrogea sur la discipline dont elle faisait preuve, sa nature joviale étant sa principale caractéristique, mais elle avait l'ordre et le sens du devoir dans le sang, des traits qui ressortaient aux moments les plus anodins.
Emma sourit quand elle vit Regina rougir, sa nuisette bleue laissant entrevoir plus que ce qu'elle ne voulait montrer. Elle était sortie du lit sans enfiler une robe de chambre pour se précipiter vers la chambre d'ami quand elle avait entendue Emma crier. Se retenant de glousser, Emma se tint droite, fière, en top et en sous-vêtement, pour essayer de mettre Regina à l'aise. La brune quitta la pièce, et peu après, le silence régna de nouveau dans la maison. La brune revint quelques instants plus tard, emmitouflée dans une robe de chambre.
« J'ai bien peur de ne pas pouvoir vous faire visiter la ville aujourd'hui. J'ai des rendez-vous que je ne peux pas déplacer. »
« Ce n'est rien. J'irai explorer la ville toute seule. » Emma se dirigea vers son sac, et sortit une paire de legging. « Mes baskets sont dans ma voiture. »
« C'est vrai. » Se rappela Regina. « J'appellerai le shérif. »
Emma avait remis son jogging à plus tard, et elle opta pour une série de pompes dans la chambre d'ami pendant que Regina prenait une douche. Elle entamait sa cinquantième pompe quand un petit garçon monta sur son dos, interrompant son exercice.
« Bonjour Emma. » Henry avait passé ses bras autour de son cou en se plaçant correctement sur son dos, comme un koala.
La blonde sourit, il n'était pas tout à fait réveillé, et tenait une figurine de dragon qu'il agitait devant son nez. Elle se remit faire ses pompes, et Henry s'agrippa à elle. « Salut, petit bout. »
« Tu es un cheval. » S'exclama Henry qui s'était assis, utilisant le top d'Emma comme des rênes, et qui se balançait maintenant d'avant en arrière sur son dos.
« Un cheval ? » Emma se cabra et marcha à travers la pièce. Elle se mit à hennir, à genoux, les mains derrière le dos pour empêcher le petit garçon de tomber.
« Emma ! » Cria-t-il en riant, s'accrochant à son cou. « Je tombe ! »
« Tiens-toi fort ! » Elle se remit à quatre pattes et traversa de nouveau la chambre.
La figurine dragon glissa des mains d'Henry, mais Emma la rattrapa de justesse. Elle prit le petit garçon dans ses bras et l'allongea sur le lit. Son rire était contagieux. Emma le regarda gesticuler et elle grossit sa voix en chatouillant Henry dans le cou avec la figurine. « Je vais te manger ! »
« Aide-moi, Maman ! » Gloussa Henry quand il vit Regina dans l'embrasure de la porte, un sourire aux lèvres.
Emma se releva presque immédiatement quand elle sentit la présence de la brune. « Salut. » Elle lui montra la figurine du dinosaure et haussa les épaules. « Il doit être carnivore. »
Les yeux de Regina scintillaient et son sourire s'agrandit. Henry bouda, n'étant plus le centre de l'attention, maintenant que les deux femmes discutaient. Il attrapa la main d'Emma pour la placer sur ses côtes pour qu'elle puisse le chatouiller.
« C'est ce que je vois. » Répondit Regina, amusée, quand Emma fit bouger ses doigts pour titiller le petit garçon. Regina s'apprêtait à sortir de la pièce quand elle se retourna. « Il est plus chatouilleux sur la clavicule. »
« Maman ! » Réprimanda Henry, gesticulant de plus belle une fois qu'Emma eut trouvé son point sensible.
Emma referma la porte de sa voiture, toujours bloquée, après avoir récupérer les quelques affaires qu'elle y avait laissé. Après avoir déposé Henry à la crèche, Regina avait appelé le shérif, mais elle était tombée sur le répondeur. « Le Bed&Breakfast doit avoir une chambre de libre, non ? »
Regina enfila sa veste pour se protéger du vent qui venait de se lever, et, avec Emma, elle traversa la rue. « Ne dîtes pas n'importe quoi. Vous resterez chez moi. »
Emma leva un sourcil, et se retint de sourire. « Ah bon ? »
« C'est le moins que je puisses faire. » Répondit Regina en montrant de la tête la voiture d'Emma, une fois qu'elles eurent traversé. « En plus, je vais devoir vous laisser seule une bonne partie de la journée. »
La blonde se mit à rire. « Vous avez déjà été très accueillante. »
Regina la regarda et Emma rit de plus belle. « Vous avez mon numéro de téléphone, n'est-ce pas ? »
« Oui. »
« Et l'adresse de la Mairie ? »
« Oui. »
« Vous saurez retournez au Manoir ? » Regina s'interrompit quand Emma se mordit la lèvre, se retenant de rire une nouvelle fois. « Quoi ? »
« Il me tarde qu'Henry commence à avoir des rendez-vous galants. » Expliqua Emma. « J'imagine déjà l'interrogatoire qu'il devra subir. »
« Bien, je suppose ça ira pour ce matin. » Souffla Regina. « Je vous vois plus tard, Soldat. »
Emma sourit en regardant la brune continuer son chemin.
La blonde se retourna et vit Ruby, qui courrait sur le côté de la route, en short et chaussures à talons rouges. La jeune femme venait à peine de finir de boutonner sa chemise, et s'affairer maintenant à soigner le nœud du vêtement, laissant voir le piercing qu'elle avait au nombril, le bijou du même rouge que le reste de sa tenue.
« Étiez-vous inquiète ? » Demanda Emma, une fois Ruby arrivée à son niveau pour qu'elles puissent marcher ensemble.
Ruby jeta un œil vers le coin de la rue où Regina venait de disparaître pour rejoindre la Mairie. « Honnêtement ? Oui, j'étais inquiète. Personne saint d'esprit n'aurait envie de rencontrer Madame le Maire. »
« Et pourtant. » Répondit simplement Emma.
« Vraiment ? » Demanda Ruby, n'y croyant pas. « Elle a bloqué votre voiture. »
« Oui, mais elle va arranger ça. »
Ruby soupira, et elles se dirigèrent vers le restaurant. « Alors, comment connaissez-vous le Maire Mills ? »
« On est amies. » Répondit Emma, les mains sur les hanches.
« Vraiment ? Je pensais que vous disiez ça pour plaisanter. » Admit Ruby, en ouvrant la porte du restaurant. « Je ne savais pas que le Maire avait des amis. »
Un homme costaud, assis au comptoir, empestant l'alcool et le parfum bas de gamme s'esclaffa quand il entendit la fin de ce que venait de dire Ruby. « Je pari qu'elle doit bien les payer. »
« Hey ! » S'offusqua Emma, en posant ses affaires sur le comptoir. « Vous ne la connaissez pas comme je la connais. »
Ruby fit les présentations et se dirigea derrière le bar, en évitant le regard plein de reproches de sa grand-mère pour son retard. « Emma, Leroy. Leroy, Emma. »
Leroy regarda Emma comme si elle avait deux têtes, haussa les épaules et lui lança un sourire présomptueux. « Ah oui ? Tu veux dire au sens biblique du terme ? »
Emma leva les yeux et fixa l'homme qui s'était tourné vers Ruby. « Elle a passé la nuit chez elle. » Lui chuchota la serveuse.
« Et elle est toujours en vie ? » Demanda Leroy qui s'était penché vers Ruby pour avoir des détails.
« Alors, comment sont ces pancakes aux pommes ? » Demanda Emma d'une voix forte, mettant fin aux commérages de Leroy et Ruby.
Regina pinça l'arête de son nez, le shérif Graham au téléphone. Après ses réunions de ce matin, qui l'avaient confortée dans l'idée que la ville serait totalement perdue sans elle, la dernière chose dont elle avait besoin, c'était d'entendre le shérif lui dire qu'il s'était contenté de faire exactement ce qu'elle lui avait demandé, et qui la questionnait sur ce qui avait pu la faire changer d'avis.
« Je sais que je vous ai dit de mettre un bloque-roue sur la Volkswagen garée en face du clocher, mais est-ce que vous comprenez ce que je suis en train de vous dire ? » Demanda doucement Regina. Le shérif était capable de retrouver n'importe quelle personne perdue dans les bois, mais le français paraissait parfois hors de sa portée.
« Vous voulez que je l'enlève. » Répondit Graham.
Regina sourit et tapa de la main sur le bureau. « Vous avez tout compris. J'espère pour vous que ce sera fait avant cinq heures ce soir. »
La brune mit fin à la conversation en raccrochant brutalement. Elle ferma les yeux et respira profondément dans l'espoir de se déstresser.
Elle trouvait honteux de devoir travailler avec des gens si peu compétents. La visite impromptue d'Emma l'avait surprise, mais elle devait admettre que la présence de la blonde ne la dérangeait pas. Trouver Emma sur le pas de sa porte après avoir réalisé qui elle était lui avait fait un choc, qu'elle avait presque immédiatement oublié après qu'Emma lu saluée. Pendant trois ans, elle s'était demandée qui était cette femme courageuse à qui elle écrivait et révélait des informations personnelles sur elle et son fils. La facilité avec laquelle elles s'étaient raconté toutes ces choses ne laissait aucun doute sur le fait qu'elle et Emma entretenaient une relation, une réelle amitié. Et rencontrer la blonde pour la première fois avait déclenché quelque chose d'autre que l'indifférence et la haine chez la brune.
Emma était réelle, elle était ici, et malgré leur rencontre explosive, Emma continuait de voir le meilleur chez Regina. Les personnes à qui elle s'était réellement ouverte pouvaient se comptait sur les doigts d'une seule main. Elle devait avouer qu'elle avait été nerveuse à l'idée d'une possible rencontre avec Emma. Si elle la trouvait trop agressive ? Trop stricte ? Et si Emma n'était pas comme elle s'était décrite dans les lettres ?
Pour une fois, Regina était heureuse de s'être trompée.
Emma était un jeune soldat cherchant sa place dans ce monde. Elle était exactement comme elle s'était décrite, son intérêt pour Henry était évident dans ses lettres, et voir Emma chatouiller le petit garçon était la preuve de cette connexion.
On frappa à la porte, et déjà, son masque de femme dure avait repris sa place. « Qu'est-ce qu'il y a ? » Demanda-t-elle sèchement à l'intrus, balayant les cheveux de ses yeux.
Elle leva les yeux et vit Emma, souriante, appuyée contre la porte, un sac en papier dans les mains. « On m'avait prévenue de votre tempérament. » Répondit Emma en guise de salutation.
« À peine un jour en ville et vous avez déjà entendu les rumeurs. Laissez-moi deviner, vous tenez vos informations de Miss Lucas ? » Plaisanta Regina.
« Si vous parlez de Ruby, alors oui, bien que je n'ai pas encore reçu ma carte de fidélité, ni mon tee-shirt de membre. » Répondit Emma, en tendant le sac qu'elle tenait vers la brune. « Je sais que vous êtes occupée, mais je voulais vous apporter de quoi déjeuner. »
Regina sourit et se leva pour prendre le sac. « Merci. Est-ce que vous appréciez la ville ? »
« Vous aviez raison quand vous m'aviez dit que ce n'était pas très grand. » Admit Emma en s'asseyant en face de la brune. « J'ai remarqué que le restaurant est l'endroit où les jeunes aiment le plus traîner. »
« Je ne pense pas, je ne m'y rends pas très souvent. » Lança Regina, qui avait ouvert le sac qui contenant une salade de poulet.
Emma ouvrit la bouche de manière exagérée. « Est-ce que vous venez juste de faire une blague ? Mon indic m'avait dit que vous aviez vous même retiré la partie marrante de votre personnalité. »
Regina pressa un doigt sur ses lèvres, pressant Emma de garder ce secret avant de mentionner la nourriture qu'elle avait apporté. « Comment avez-vous su ? »
« Vous l'aviez mentionné dans une de vos lettres. »
La brune sourit, mais avant qu'elle ait pu prendre une bouchée, on frappa de nouveau à la porte. C'était sa secrétaire et un des cadres qu'elle avait prévu de rencontrer pendant l'après-midi.
« Le devoir vous appelle. » Devina Emma, qui se leva pour se diriger vers la sortie.
Regina n'eut à lancer qu'un seul regard aux deux personnes qui venaient d'entrer pour les faire ressortir de son bureau. Elle tourna les yeux vers Emma, souriante. « Je vous vois à la maison. »
Storybrooke était une petite ville. Son refus de s'intégrer dans la société moderne était évident, pas de chaines de restaurations rapides, ni de grands magasins. On pouvait traverser la ville à pied en moins d'une journée. Mais c'étaient surtout les rumeurs qui garantissaient à Storybrooke le statut officiel de petite ville.
L'étrangère qui était arrivée moins d'une semaine auparavant était au centre de toutes les conversations. Storybrooke était majoritairement visitée par des touristes qui se rendaient sur Main Street pour ravitailler aussi bien leurs véhicules que leurs estomacs, mais ils ne restaient qu'un jour ou deux généralement. Ce qui étonnait spécialement les habitants, c'était qu'une étrangère vienne à Storybrooke dans l'unique but de rencontrer Regina Mills.
C'était la seule raison pour laquelle elle était restée aussi longtemps le centre de l'attention. Depuis une semaine qu'elle était arrivée, les citoyens lui avaient parlé, la trouvant aussi normale qu'eux, et Ruby fut rassurée qu'elle ne soit pas mal vue de par son lien avec Regina. La brune avait pris le reste de la semaine et avait retiré Henry de la crèche, avec l'accord de la responsable, Miss Tina Bell. Beaucoup de citoyens avaient juré avoir vu le trio se baladant dans certaines sites de Storybrooke comme la vieille chapelle qui avait résisté à une tempête, abattant les arbres alentours, et selon le shérif lui-même, la famille Mills et son invitée étaient partis en randonnée à Firefly Hill, pour voir la ville d'en haut.
Mais la nouvelle qui s'était répandue comme l'huile sur le feu, c'était quand Regina, Henry et Emma étaient revenus de leur randonnée, Madame le Maire d'habitude stoïque et tendue, portant un jean et des boots (rien que ça !) et ils étaient allés manger une tarte à la cerise au restaurant. Et le plus incroyable, c'était qu'Emma ait réussit à faire rire Regina, plusieurs citoyens avaient pu en être témoins.
Personne n'avait plus entendu Regina rire depuis son enfance. Elle riait et souriait à son fils, mais c'était sa vie privée, qu'elle ne partageait avec personne. Regina insouciante ? Il fallait le voir pour le croire.
« Et ces carottes et brocolis ? » Demanda Emma, en entrant dans la cuisine une fois le salon correctement décoré de stickers de châteaux, princesses, chevaliers et dragons. « Ils ont trois ans. »
« Ils ne s'abîmeront pas les dents avec trop de bonbons. Ils auront leurs cookies une fois dans le salon. » Répondit Regina, en arrangeant les assortiments de légumes qu'elle avait disposés sur un plateau, et les pommes, raisins et fraises sur un autre.
« Et seulement un cookie. Il ne faut pas dépasser les limites. » Taquina Emma, qui avait ouvert un des tiroirs pour en retirer un rouleau de papier aluminium.
« Est-ce que vous allez utiliser le four ? » Demanda Regina, en regardant les feuilles argentées.
« C'est pour le petit prince. »
Comme s'il avait entendu qu'on parlait de lui, Henry se précipita dans la cuisine, excité à l'idée de fêter son anniversaire. Emma et Regina avaient eu du mal à la mettre au lit la nuit passée, et elles avaient été réveillées quand le petit garçon était sorti de sa chambre pour s'assurer que la fête n'avait pas commencée. Emma l'avait aidé à fabriquer une épée et un bouclier en carton la veille, pendant que Regina préparait le dîner, et c'était elle qui en avait reçu les coups à deux heures du matin. La table de la salle à manger portait encore les stigmates de colle de leur atelier création. Regina s'était juré de recouvrir la table de papier journal la prochaine fois qu'Henry entreprendrait de fabriquer des couronnes et de faire des cookies.
« Ils ne sont pas encore arrivés ? » Demanda Henry, son épée se balançant mollement contre ses hanches à chacun de ses mouvements. « Ils ne sont pas encore arrivés ? Ils ne sont pas encore arrivés ? »
Emma rit et regarda Regina.
« Les voyages en voiture doivent être marrants. » Lui murmura la blonde.
« Vous n'avez pas idée. » Répondit la brune qui avait posé son regard sur le garçon avant de s'agenouiller et de passer une main dans les cheveux déjà ébouriffés d'Henry. « Ils seront bientôt là, chéri. »
« Vient mon grand. » Emma s'agenouilla à son tour, une feuille d'aluminium à la main. « On va fabriquer un chevalier. »
Regina était quelqu'un de perfectionniste, n'importe qui aurait pu en attester. Mais après avoir passé trois ans à perfectionner la meilleure fête d'anniversaire pour son fils, le stress et la peur que quelque chose ne se passe pas comme elle l'avait prévu était toujours là. Il y avait eu l'incident du clown pour le premier anniversaire d'Henry, puis l'allergie alimentaire pour le second –mais honnêtement, comment un enfant pouvait être allergique à la goyave ? Cette année pourtant, Regina ne s'était pas encore sentie stressée.
Les Lucas étaient arrivés quinze minutes avant le début de la fête avec leurs plateaux d'ailes de poulets et de pommes de terre pour les enfants, et une salade de pâtes pour les adultes. Graham était arrivé quelques minutes plus tard, avec une énorme piñata, mais à l'instant où Regina avait vu le dragon remplit de bonbons, elle l'avait raccompagné à la porte, lui rappelant à quel point il était idiot et que s'il voulait que les enfants se crèvent les yeux avec les bâtons de sucettes, il n'avait qu'à organiser sa propre fête. Regina vit des enfants de la crèche qui portaient des robes de princesse et des tutus. Elle aurait pu les trouver mignons si elle ne s'était pas attendue à un désastre.
Les enfants avaient fini l'atelier création où ils avaient décoré des couronnes et venaient de mettre au réfrigérateur leurs cookies en forme de dragons pour les ramener chez eux. Henry, était maintenant armé de son épée et de son bouclier en aluminium, et les enfants étaient partis se cacher dans le salon où Pongo, affublé d'un masque de dragon tentait de cracher son feu-salive sur la famille royale du Château Mills.
« Salut. » Emma s'approcha de Regina qui surveillait les enfants pendant que leurs parents discutaient dans la cuisine. « Il y a beaucoup d'adultes.»
« Oui. » Répondit Regina sans quitter des yeux les enfants.
« Et vous ne parlez à aucun d'eux. » Remarqua la blonde en pointant la pièce où Ruby discutait avec le maître de Pongo, un homme roux avec un penchant pour le tweed, devant la table où les cadeaux avaient été posés, et quelques parents rassemblés dans un coin.
« Je vous parle. »
« Selon vos dires, je suis une enfant. »
Finalement, Regina leva les yeux vers Emma, qui avait une épée à la main. « J'ai dit que vous étiez immature. Je veux dire, vous vous en êtes fabriqué une. »
« Oh, aller, c'est cool. » Répondit Emma, en levant son épée en aluminium. Elle avait dessiné une pomme sur le manche et la blonde avait proclamé que c'était l'emblème de la famille Mills.
« Et qu'est-ce que c'est que ça ? » Demanda Regina en désignant l'aluminium enroulé autour des bras et des jambes d'Emma.
« Les enfants voulaient qu'on soit tous déguisés de la même manière. » Se défendit la blonde.
« Vous ne vous voyez donc pas comme un chevalier. » La taquina Regina, reportant son regard sur les enfants.
Emma leva les yeux, quitta la pièce quelques instants, quand Regina sentit quelque chose se poser sur sa tête. Elle leva automatiquement le bras pour attraper le cône en papier. Elle l'examina et vit la même pomme que celle dessinée sur l'épée d'Emma et le bouclier d'Henry. « Vous êtes la princesse. » Sourit la blonde.
« Je serai une Reine. » Répondit Regina, un sourire béat aux lèvres, en replaçant le chapeau sur sa tête. « C'est mieux ? »
« Beaucoup mieux. »
Un cri d'Henry fit sursauter la brune. Ça y est, pensa Regina, le désastre vient de se produire. Mais quand elle se retourna, s'avançant déjà pour trouver le petit garçon, elle vit Henry, par terre sur le dos, Pongo au-dessus qui lui léchait le visage.
« A l'aide Maman ! A l'aide Emma ! Le dragon va me manger ! » Haletait Henry entre deux coups de lipace.
« Le prince du château Mills a besoin d'aide. » Lança Emma d'une voix grave.
La blonde sourit et leva son épée, s'avançant au travers des enfants qui s'étaient reculés pour éviter les léchouilles de Pongo. « Est-ce que quelqu'un a dit dragon ? »
Emma s'écroula sur le canapé, un sac poubelle plein de papiers cadeaux, de film alimentaire qui protégeait les plats, et des bouteilles vides de jus de fruits à ses pieds. La soirée venait à peine de commencer, mais Emma pouvait déjà sentir la fatigue de la journée. Elle avait sauvé Henry du terrible Pongo, et selon le petit garçon, la reine Regina devait une faveur au brave chevalier. La serviette en papier bleue et rouge qui avait servie était encore dans la poche de la blonde.
Son épée était accrochée à la boucle de sa ceinture, et elle avait perdu son armure pendant la bataille avec le dragon, mais grâce aux encouragements des enfants et les applaudissements de Regina, Emma avait gagné. Le petit prince avait été raccompagné dans sa chambre une fois les festivités terminées, et il n'avait pas fallu attendre longtemps avant qu'il ne tombe dans les bras de Morphée.
Elle leva les yeux vers Regina qui venait d'entrer dans la pièce, un morceau de gâteau rouge velours dans une assiette. Elle s'assit à côté d'Emma.
« C'est la dernière part. » Dit Regina, qui en prit une bouchée.
Emma resta bouche bée devant le regard innocent que Regina lui lança quand elle prit une autre bouchée. « Hey ! J'attends ce gâteau depuis hier soir. »
Emma ne chercha pas la subtilité, et elle vola la fourchette de Regina pour prendre un énorme morceau de gâteau et de crème. « Mon Dieu, je n'arrive pas à croire que c'est vous qui l'ayez fait. » Lança-t-elle la bouche pleine.
« Vous êtes surprise ? » Demanda Regina en reprenant le couvert. « Et merci d'avoir mis vos bactéries sur ma fourchette. »
Emma rit et s'enfonça dans le canapé. « Je vous en prie. »
« C'est la première fête d'anniversaire sans incidents. » Dit Regina, en tendant la fourchette à Emma.
« C'est parce que j'étais là. » Répondit Emma, en prenant un morceau de gâteau.
Regina leva les yeux mais ne dit rien.
La blonde s'étira, et ouvrit la bouche pour une autre bouchée de gâteau. Elle fut plus que surprise quand Regina accepta et lui donna à manger.
« Alors vous faites ça tous les ans ? » Demanda Emma.
Regina sourit. « C'est généralement à cette fréquence que les anniversaires se fêtent. »
« Pourchasser des enfants est un travail à plein temps. » Commenta la blonde.
Regina rit. « Votre métier c'est d'utiliser des armes et partir en mission de reconnaissance. Et vous me dîtes que gérer des enfants de trois ans, c'est plus intimidant et fatiguant que la guerre ? »
« Oui. » Répondit Emma, essayant de nouveau de prendre la fourchette. Mais Regina avait été plus rapide, levant le gâteau hors de la portée de la blonde. « Hey ! »
« Votre instinct de survie laisse à désirer, Soldat. » Taquina Regina, qui s'était levée quand Emma s'était agenouillée sur le canapé pour atteindre la fourchette.
Emma avait distraie Regina avec sa main droite et s'était rapidement penchée, volant la fourchette de sa main gauche. « Ha! » S'écria Emma, devant l'air stupéfait de Regina. Elle coupa le dernier morceau et offrit la moitié à la brune.
« C'était un coup bas. » Répondit Regina, tout de même impressionnée.
« Vous êtes obligée si vous voulez survivre. » Emma finit son morceau et prit l'assiette des mains de Regina pour la poser sur la table à café.
« Vous pourriez vous lancer dans la politique. »
« Et vous pourriez être un super sergent. »
« Je préfère manigancer en silence que d'avoir à élever la voix. » Taquina Regina.
« Vous êtes sûre de ne pas avoir été Reine dans une autre vie ? »
« A en juger par la fixation d'Henry sur l'époque médiévale, je me le demande parfois. » Regina se releva, prit le sac poubelle et le ferma. « Nous avons raté le diner. Est-ce que vous voulez quelque chose à manger ? Je suis sûre de pouvoir nous faire autre chose que des ailes de poulets. »
« Bien-sûr, votre Majesté. »
Note d'auteur 2 : Voilà, on espère sincèrement que cette traduction vous plaît toujours. À samedi prochain pour le chapitre 5. On vous fait pleins de bisous ! :D
