Je voudrais toutes vous remercier.

Pierard85, sand91, Alieta48, mlca66, Ousna, love-lena, chris57, ousna pour vos reviews et le temps que vous avez pris pour les écrire.

Merci aussi celles qui n'ont pas de compte... nana, aussidagility.

Nana : de rien...

Leti60, chabadaboum, chris57, Hera09, kacie27, Elphina pour vos mises en alerte.

A bientôt, ici ou sur Facebook pour celles avec qui je papote... et pour celles qui n'ont pas de compte ff ou fb, pour répondre à vos reviews, rapidement, et bien donnez moi une adresse mail par exemple;) par ce que c'est frustrant de ne pas vous répondre rapidement

Merci à S. Meyer pour ces personnages, elle a tout le mérite et moi je joue avec ces personnages

Elle

Le sourire de mon frère m'avait agacé au plus haut point et je m'étais retrouvée 10 ans plus tôt, quand son statut de grand frère lui faisait la part belle ! Heureusement Edward avait su détendre l'atmosphère avec son puzzle, les pitreries qu'il n'arrêtait pas de faire, pour me pousser, pour prendre des pièces, de les changer de place dans mon dos, qui affirmait qu'on devait commencer par le milieu ou par le bord en premier. Bref, on a beaucoup discuté, j'ai beaucoup râlé, jusqu'à ce qu'il éclate de rire, me faisant par le même coup comprendre qu'il essayait juste de me changer les idées.

-Merci...

-De ? Demanda-t-il avec un petit sourire

-Tu sais très bien pourquoi ?

-Han han... dit-il en secouant la tête et cherchant une pièce

-Merci de m'avoir changer les idées...

-Avec plaisir. Les amis ça sert à ça !

-Mais tu ne perds rien pour attendre ! J'espère que tu aies remis de notre dernière battle car tu vas souffrir ! le menaçai-je

-Oh non.. pitié... ? Gémit-il avec un regard de chien battu !

-T'en as pas eu tout à l'heure pour moi ! Rétorquai-je

-Mais c'était pour le bonne cause ! Allez... Bella... S'il te plaît... ?

Je finis par pouffer de rire : il était à genoux devant moi, me regardant désespéré et essayant de me faire flancher

-...mouais... je sais pas... parce franchement...

-Pour ton ami ?

-Debout Edward, on verra, à la loyale ! Pour ce que ça vaut...

-Merci ! Je croyais que tu ne me demanderais jamais de me relever !

-T'es si vieux que ça, que tes genoux hurlent ? Je le taquinai.

-Ok ça je le mérite... fripouille va, je te change les idées et tu m'attaques sur mon âge !

-Je plaide coupable, je n'aurai pas dû, mais maintenant j'ai pitié, tu tiendras vraiment la longueur, ou t'auras besoin de souffler ?

Et voilà comment je partis en courant et sortis de la pièce, Edward me poursuivant. Je finis par me planquer sur le divan couchée et stoïque attendant qu'il aille me chercher ailleurs. Je préparais le jeu, et finis par l'appeler en hurlant.

-Papy quand tu remettras le son dans tes oreilles, reviens avec les boissons, le jeu est prêt et la gamine t'attend, je gloussai.

-Bella, arrêteuuuuh.

-Désolée, j'ai craqué mais j'ai gagné au cache cache !

-Au fait t'étais où ?

-Si je te le dis faut que je t'élimine après et j'aurai plus mon compagnon de jeu !

-T 'es toujours au taquet comme ça ?

-Toujours quand mon frère à un secret d'avance sur moi ! Ça me révolte !

-Okay, rappelle-moi de ne pas te faire de secret alors, hein !

-Promis !

Le résultat de la battle précédente se réitéra, je gagnais haut la main, pour les fous rires aussi, voir Edward danser valait tous les clowns du monde. Et c'est quand je lui montrai que je l'avais filmé qu'il consentit à s'asseoir pour visionner, malheureusement, il dut me quitter avant de se faire pipi dessus tellement il riait de se voir danser... Il me fit du chantage pour que je détruise ces preuves, impossible, ça ferait parti désormais des dossiers d'Edward, j'étais sûr qu'il n'y en avait pas beaucoup !

Cette soirée resta dans nos plus mémorables, on finit par mettre une musique douce, avec une tisane et on s'endormit comme souvent encore dans le salon. Pourtant on avait pris la décision de rendormir de nouveau dans nos chambres, mais souvent au courant de la nuit, on se retrouvait ici.

Les jours passèrent, Jasper faisait l'effort de passer de temps en temps, pour qu'on profite de moments particuliers. Il s'inquiétait pour moi, il m'avait vu grimacer quelques fois, alors que je ne pensais pas qu'il me regardait. D'un côté ça m'arrangeait, ça voulait dire qu'il faisait un peu attention à moi, mais Alice enceinte de bientôt 4 mois, nécessitait toute sa présence. J'avais accepté cependant d'aller prendre un café et un morceau de gâteau à quatre dans les prochains jours. Concernant ma santé, j'avais décidé de laisser courir, et de le gérer plus tard, il me fallait prendre mes responsabilités auprès d'Alice, et j'allais avoir besoin de toute mon énergie, j'attendais avec hâte les congés d'été arrivant à grands pas.

Lui

Essayer de détendre Bella a été la chose la plus complexe et la drôle que j'ai dû faire... J'en ai payé le prix fort en obtenant la palme du danseur le plus ridicule... Malheureusement toutes mes menaces auront été vaines sur Bella, elle m'avait filmé et conservait ces images... Autant ne rien faire contre cette jeune femme, belle et redoutable en affaire, et dire qu'elle faisait des études littéraires pour écrire ou pour publier des livres, des romans... les auteurs avaient intérêt à avoir de bons manuscrits. Quoiqu'elle était douce, et respectueuse, alors il lui fallait trouver une maison d'édition à la hauteur de ces qualités et elles étaient nombreuses. S'il le fallait je ferai le nécessaire pour la recommander, avec l'aide de Rosalie et d'Emmett, il faudrait bien que pour une fois, nos relations servent à quelque chose... Je m'égarais...

Fort de cette résolution, je poursuivis ma vie avec Bella, je remarquais, toute fois, qu'elle n'allait pas aussi bien qu'elle le laissait croire. Elle se crispait parfois, Jasper m'en avait fait la remarque et nous en avions parlé ensemble... Il ne savait pas ce que Bella cachait, il pensait qu'elle était plus heureuse et épanouit qu'elle n'avait jamais été alors quelque part, pour lui ça n'avait pas de sens ! Pour moi non plus sauf quand je pensais qu'elle me cachait quelque chose, au sujet de sa santé et là ça me plaisait beaucoup moi, mais qui étais-je pour lui demander des comptes ? Je devais lui faire confiance et la laisser gérer sa vie. Comme un véritable ami, être là mais la laisser libre : tout un défi pour moi !

Pour Jasper c'était plus compliqué, il voulait absolument savoir ce que sa sœur lui cachait ! Et j'avais du mal à lui faire comprendre que Bella avait le droit de se taire, même si ce n'était pas sans m'inquiétait.

Lors de sa dernière visite, nous avions convenu qu'on prendrait un café en ville tous les quatre, afin de respecter le besoin de liberté de Bella. Nous espérions juste qu'Alice serait délicate avec Bella.

Lorsque deux jours plus tard, j'arrivais au café, Bella n'était pas encore arrivée, on avait décidé d'arriver séparés pour limiter les réflexions.

-Edward, c'est sympa de te voir enfin, commença Alice

-Bonjour Alice, oui tu as raison et profiter du soleil en terrasse c'est fabuleux !

-Qu'as-tu fait de Bella ? Elle n'est pas avec toi ?

-Non, j'arrive de chez Rose et Emmett...Bella devait bosser je crois, je répondis calmement en me disant que la mission « Sauver Bella des mains d'Alice » avait démarré sans même la présence la concernée : sacrée Alice

-Ah... dit Alice déçue

-Ne t'inquiète pas Alice, la marraine de ton enfant va arriver.

-C'est juste que je pensais que vous arriveriez ensemble... et pis j'ai faim, râla Alice.

-Tu sais, ce n'est pas parce que Bella vit dans ma maison, que nous vivons ensemble, nous avons chacun notre vie encore et toujours, je bosse, Bella va à la fac, je poursuivis.

-Hum... t'as pas tord

-Tiens, en parlant de ma sœur,la voilà !

Elle arrivait dans la dos d'Alice et j'eus le temps de remarquer son regard angoissé, avant qu'elle ne mette un masque de « je suis contente d'être là ». Et ceci me fit sourire, heureusement Alice c'était retourné et n'avait rien remarqué contrairement à Jasper.

-Bonjour tout le monde, désolée de mon retard, mais j'ai perdu la notion du temps à la bibliothèque tout à l'heure.

-Pas grave, lui répondis son frère

-Bon tu veux boire quoi, car j'ai faim moi ! Lui demanda Alice déjà excitée

-Euh... un cappu et une part de tarte au citron, Jazz ?

-Café et tarte aux pommes, Alice ?

-Thé et gâteau au fromage blanc...

-Edward ? Poursuivit Jasper

-Café et mille-feuille, pour moi !

-Hé je ne savais pas que tu aimais les mille feuille, me dis Bella...

-C'est mon autre péché mignon...

-En plus des éclairs, viennoiseries, dit-elle dans un éclat de rire

-Ah ben je vois, que vous vous entendez à merveille tous les deux, vous devez quand même vous voir un peu ?

Un silence pesant s'abattit sur la table.

-Quoi ? Qu'est ce que j'ai dit ? S'offusqua Alice

-Vous allez super bien ensemble, vous avez plein de points communs, c'est pas la différence d'âge qui vous retient quand même ! Poursuivit Alice, égale à elle-même

-NON, PEUT- ETRE SIMPLEMENT QU'EDWARD EST VEUF DEPUIS 2 MOIS, QUE JE NE VAIS PAS SUPER BIEN ? MAIS POUR LE REMARQUER IL FAUDRAIT QUE TU T'INTERESSES A AUTRE CHOSE QU'A TA PETITE PERSONNE ! ALICE.

Tout le monde regarda Bella médusé, elle poursuivit

-Te rends-tu compte que tu viens de nier 20 ans de la vie d'Edward, en quelques mots... tu manques de respect à son épouse, à ses sentiments, je peux comprendre que ta grossesse joue sur tes hormones mais là on parle d'éducation ! (Bella souffla fort puis se leva) J'en ai pour 2 minutes, excusez-moi !

Elle disparut à l'intérieur du café, et l'idée me vint que la mission « protégeons Bella » était un échec. Je me perdais dans mes pensées quand la voix de Jasper me « réveilla »

-Bon sang Alice, à quoi pensais-tu ? Je t'ai prévenu, pourtant !

-Mais...

-Non, Alice !

-pffff... Ecoute Edward je suis désolée, je ne mesure pas toujours mes paroles, mais je vous aime beaucoup tous les deux et...

-Je comprends, c'est Bella que tu as blessée, nous sommes de très bons amis, n'abîme pas tout. Nous avons besoin de cette amitié pour avancer pour le moment !

-A ce point ? S'étonna Alice

-Oui... mais pour t'en rendre compte il faudrait que tu sortes de ta bulle de bonheur, et que tu regardes autour de toi... les 2 mois que nous venons de passer ont été très durs... j'expliquai.

-Laisse tomber, Edward, s'il te plaît, je vais prendre ma commande et je vais rentrer... je vais vous laisser passer votre après midi ensemble, moi j'ai du travail et je ne me sens pas très bien ! M'interrompis mon amie.

-Tu es enceinte, Bella (qui vit rouge) ?

-Bien sûr Alice, je suis vierge et sans petit ami et je suis enceinte ! Bien, les choses ne pouvant pas être pires... Jasper je vais venir manger chez vous ce week-end, je suis certaine que tu devrais trouver de l'espace pour moi ? Avec Edward on s'est dit que ce serait sympa de venir ensemble, le soir, il mange chez ces autres filleuls mais...

-Super, oui bonne idée... Tu peux ramener un de tes desserts ?

-Pas de soucis, je ramène le dessert ! Ah la commande, merci monsieur, j'ai cru qu'elle n'arriverai jamais, dit mon amie dans un sourire, du coup le malheureux serveur ne savait plus où se mettre.

-Je suis désolée, ma belle-sœur est enceinte et me fait vivre un enfer, alors j'ai vraiment hâte de quitter cette table ! Ajouta Bella avec un sourire d'ange

-Bella, je suis désolée, s'excusa Alice

-Pas autant que moi, je ne demande pas grand chose, juste du respect, je comprends que tu sois enceinte, que tu n'as pas de filtre... mais laisse Edward tranquille, c'est mon ami, toi ta maison est remplie de tes amis, moi je n'en ai qu'un. Et ça me va ! Je préfère n'en avoir qu'un sur qui je peux compter...

-Je vais mieux me tenir, promis Alice

-De toute façon, tu vas avoir du mal à faire pire... ! Asséna ma belle.

-Bien, vous venez, dimanche ? Demanda sa belle-soeur

-Non je pense que samedi sera mieux... Comme ça Edward aura tout son dimanche pour le passer avec Rosalie et Emmett.

-Mais et toi, Bella ? Demanda Alice

-Quoi moi ?

-Tu seras seule ?

-Et crois moi parfois ça fait un bien considérable de ne pas avoir de bruit, de cri, de hurlement dans les oreilles. Si tu veux, on peut aller avec vous samedi après midi regarder pour la chambre du petit. Je me disais qu'on pourrait participer, non pas à son choix, mais au moins, à l'équipement... ?

-Ce serait une super idée ! Jasper, Edward ?

-Oui, oui pas de soucis ! Je répondis sidéré par la manière dont les choses évoluaient...

-Bon ben puisque tout est ok... vous avez des trucs à nous annoncer avec Jasper ?

-euh …. comme ?

-Eh bien l'écho, si tout va bien, si vous restez dans votre appart, si vous connaissez le sexe, si vous avez déjà trouvé les prénoms... je ne sais pas moi..., s'échinait mon amie pour faire la conversation

-Oh d'accord... comprit Alice, à l'écho tout était ok, pour le sexe on ne veut pas savoir, enfin moi si, mais pas Jasper alors pour le moment je dis rien...

-Et c'est un sacré défi, commenta son chéri

-Pour l'appart, on reste dans le même, on a vidé ta chambre et on a commencé la peinture, dans les tons vert, jeune et bleu... avec des moutons qui gambadent dans un pré et des montgolfières...

-Wouah original... dit Bella un peu crispée. Et là l'idée me vint qu'elle se retenait de rire.

-Pour les prénoms, on a des idées mais on se tait...

-Alice a peur que ça porte la poisse... sourit Jasper

-Eh !

-Je comprends ton idée, je dis à Alice, des fois on se dit qu'il faut peu de choses pour rien n'aille. Alors tu mets les toutes les chances de ton côté !

-Voilà t'as tout compris Edward, ça fait du bien de se sentir un peu moins seule sur le coup !

-Je pense pareil, Alice, et puis en plus parfois une part de mystère c'est bien !

La discussion se poursuivit tranquillement et on finit par se séparer pour rentrer chacun chez soi. Je ramenais Bella, je la sentais épuisée et agacée, il faut dire qu'Alice avait fait très fort au début... Je sentais parfois aussi Bella se crisper sur son siège de voiture.

-Bella, je m'inquiète pour toi, j'ai l'impression que tu ne vas pas bien et ça me tue de ne rien te demander par respect... je finis par lui dire.

-J'ai mal dans le bas ventre depuis un petit mois et je ne sais pas ce que c'est. Mes cycles sont normaux, quoique... et je ne comprends pas. Je me dis que c'est tout ce stress, mais je n'y crois pas tellement !

-Et allez voir quelqu'un pour avoir des réponses et te rassurer ?

-Oui je vais devoir le faire, car là ça m'use...

-Si tu as besoin de coordonnées...

-Je veux bien...

-Tiens prends mon téléphone et cherche dedans et tu peux l'appeler de suite comme ça, tu seras fixée pour la date.

-Ok...

Elle souffla un grand coup, prit son courage à deux mains et attendit que la secrétaire décroche.

Deux minutes plus tard, elle avait son rendez-vous en urgence pour le lendemain midi, pendant la pause, lorsque je mangerai avec Jasper à l'hôpital, ainsi je pourrais m'occuper d'elle en cas de besoin.

La soirée se fit tranquille, Bella n'avait très faim et moi non plus, elle avait froid en boule dans la canapé alors je l'avais rejoint avec une couverture supplémentaire et l'avais prise dans mes bras. Elle se blottit contre moi, et finit par s'endormir d'un sommeil agité, elle pleura dans son sommeil, s'agita. En clair, on passa tous les deux une mauvaise nuit et au réveil nous avions une mauvaise mine.

Le démarrage de la journée fut laborieux, douche, café, rien d'autre ne passa et on fila... Je décidais de passer avant midi, au magasin de téléphone portable, tant pis je risquais beaucoup avec cet achat mais je gagnais en tranquillité, et en final je n'étais pas certaine que Bella m'en veuille, seuls Jasper et moi auront le numéro et inversement, après à elle de faire ce qu'elle entendrait.

Je la regardais partir à son bus, triste et inquiète.

Vivement midi !

Elle

Comment dire... Je savais que ce café serait un enfer, mais ça a dépassé ce que j'imaginais... et en final, je m'étais aussi mal comportée qu'Alice, j'avais piétinée l'éducation que mon père m'avait donnée. Du coup, j'avais essayé de « rattraper la sauce » en étant civilisée. J'ai remarqué que ça avait perturbé les hommes de la table, mais le cirque devait cesser. De plus, j'avais d'autres soucis, de santé entre autres, mais je voulais aussi que mon frère n'est pas à choisir entre sa famille et moi. Alors je faisais, contre mauvaise fortune, bon cœur... Je nous invitais avec Edward pour samedi et je nous planifiais aussi une virée shopping pour le bébé. Il allait me falloir assurer surtout ! J'ai vu arriver la fin de notre après-midi avec joie, mon ventre me tiraillait et je commençais à stresser. Comme d'habitude, Edward me devança et en me tendant la main, il me permit de prendre enfin mes responsabilités et je pris enfin mon rendez-vous. J'avais à la fois hâte et pas de m'y rendre. Du coup, la soirée fut un cauchemardesque, j'avais besoin du réconfort et de ces bras, c'est le seul qui m'apportait ce dont j'avais besoin. Ma nuit fut affreuse et le matin je n'avais qu'une envie c'était de ne pas vivre cette journée, qui me faisait trop peur. Ça ne servait à rien, mais ce n'était pas grave. Je filais à la fac et attendis la pause de midi pour filer à l'hôpital. Je rentrais dans le cabinet tétanisée par la peur... une heure plus tard j'en sortais atomisée et en état de choc... Je savais que je devais rejoindre Edward mais mes pieds refusaient de bouger comme je le voulais. Je n'arrivais pas à me rendre sur le parking où on devait se rejoindre... J'espérais qu'il me rejoigne et m'aide.

Ce n'était pas possible je ne pouvais pas attirer autant la poisse, j'étais assise, perdue dans mes pensées quand je sentis une main sur mon épaule. En relevant la tête je tombais sur le regard angoissé de mon ami.

-Je suis désolé, de te rejoindre mais j'étais mort d'inquiétude et comme tu n'as pas de portable, je ne pouvais pas de joindre, me dit-il en me prenant dans ces bras.

-Oui je vais aller m'en acheter un, le pigeon voyageur c'est pas pratique...

-Alors tu ne m'en voudrais pas si je suis passé en boutique, pour te prendre ça, me demanda-il en me tendant mon nouveau téléphone, il est chargé et la ligne est activée.

-Merci, Edward, je soupirai... je pourrais maintenant te joindre en cas de besoin, je souris.

-Tu veux bien me dire ce qui t'arrive ?

-on peut partir d'ici, d'abord ?

-Oui j'ai pris mon après-midi, on va faire un tour ?

-Autour du lac de l'autre jour ça te dirait, Edward ?

-Parfait, allez en route, je t'ai pris de quoi grignoter et à moi aussi car en fait, j'étais un peu stressé et je n'ai pas trop mangé. Ton frère l'a remarqué, mais a eu la gentillesse de ne rien dire.

-Je sens que je vais passer au grill demain...

-Pas sûr, me répondit Edward en conduisant, il est délicat et fait attention à toi...

-Et tu crois que ça va l'empêcher de me questionner pour savoir que ce que j'ai ?

-Je pense qu'il respectera tes silences surtout !

-Okay... De toute façon je ne reviendrais pas sur mes engagements demain. Il faut juste que j'encaisse...

Edward n'enchaîna pas, et resta silencieux... ça me permit de me plonger de nouveau dans mes pensées. Tout tournait dans mon crâne, mes souvenirs, au sujet de mon père de mon frère, ma vision de l'avenir, avec le bébé de mon frère, ma vie personnelle que je voyais partir en fumée... Qui voudrait d'une personne comme moi maintenant... je n'avais plus trop d'avenir, en couple ou familiale...Je soupirai, exaspérée... Et regardant autour de moi, je constatais qu'on était arrêté et que mon ami n'attendait que moi pour sortir et allez se promener.

-On y va ? proposai-je avec culot

-je croyais que tu n'allais me le demander, me taquina Edward.

-Très drôle, mon cher, allez bouge tes fesses et sors de là.

-Bien Madame.

On souriait tous les deux en se rejoignant devant la voiture, il me prit sous son bras, me collant à lui, je lui agrippais la hanche opposée et puisais dans notre tenue, toute l'énergie dont j'avais besoin pour lui parler.

Au bout de dix minutes de marche, je me dégageais et avançais près de l'eau...

-Le médecin, ce matin, m'a découvert quelque chose, rien de mortel, rien de grave, juste que ça atteint ma féminité et mon intégrité et là c'est plus compliqué à gérer. Je vais devoir être opérée, rien de grave, en ambulatoire mais...

Devant son mutisme, je poursuivis

-J'ai des kystes, l'un englobe complètement un ovaire et l'autre est capable d'être enlevé, en grattant l'ovaire. Pour le premier... il y a peu de chance... Je peux peut-être demander un prélèvement d'ovocyte, mais à à peine 20 ans je ne vois pas pourquoi je le ferai... Je n'ai pas de petit ami, pas d'ami en dehors de toi, j'ai juste la fac et Jasper est ma seule famille... J'ai rendez-vous mercredi prochain pour l'anesthésiste, en urgence, et je dois être opérée dans deux semaines... et je me dis que je baisse les bras trop vite, mais là j'avoue que j'ai du mal.

Je soufflais très fort pour essayer de chasser le poids que j'avais sur les épaules lorsqu'Edward prit la parole, il était beaucoup plus prêt de moi que je ne pensais...

-Je peux venir avec toi si tu veux, mercredi et pour ton opération... et je pense que c'est normal que tu aies du mal... et tu as eu de bons réflexes pour les ovocytes... Tu es clairvoyante c'est courageux...

Je sentis ces mains sur mes épaules, qu'il glissa sur mon ventre pour me serrer contre lui comme pour me protéger, ce dont j'avais besoin.

-Pas question que Jasper soit au courant ! Il doit profiter de son bonheur... Après la naissance du bébé je lui dirai tout, mais là... je dois juste faire face et j'ai un peu de mal, aujourd'hui...

-Je t'aiderai, je ne te lâche pas, me souffla Edward dans mon oreille, le menton appuyé son mon épaule. Je serais là, on va se balader encore, puis on va manger au resto ce soir, je te l'offre, tu bosses pas dans ta chambre, reste au salon ce soir, et pour la nuit j'ai un divan dans ma chambre si tu veux pas être seule, parce dans le salon, on aura mal au dos demain pour faire les boutiques avec Alice. Ça me terrifie cette idée.

-Tu veux vraiment être là alors, constatai-je en regardant au loin, mes mains sur les siennes.

-Hum...

-Merci alors... murmurais-je

-Avec plaisir... et pas de quoi... Allez viens on marche encore un peu, après on rentre se changer, pour s'aérer la tête...

-OK... allons-y

Lui

Dans ma vie, je me suis attendu à pas mal de choses, comme la fin de mon épouse et son décès, je ne me suis jamais voilé la face mais là... le choc face au diagnostic de Bella, me laisse abasourdi. Heureusement qu'elle me tourne le dos... Ça doit lui donner du courage, de ne pas me regarder, en tout cas moi, ça me permet de prendre sur moi et de lui donner ce dont elle a besoin, du soutien, de la présence et penser à autre chose. Je ne pense à rien d'autre, qu'à ce dont elle a besoin : de soutien, d'un ami, de se changer les idées, alors j'ai créé, inventé un super emploi du temps pour elle ce soir, enfin je l'espérai... La voir accepté me rassura, enfin il faudrait passer aussi la journée de demain.

Mais là Bella me bluffa à nouveau, elle passa sa journée sourire, ne relevant aucune remarque d'Alice, riant à toutes les blagues, me demandant sans arrêt mon avis sur des achats nous concernant, meubles, vêtements, peluches, boîte à musique. Je n'étais jamais pris autant de plaisir... jusqu'à ce que je pense au fait que Bella avait peu de chance d'y avoir droit un jour, et je trouvais qu'à 20 ans c'était super tôt et malgré tout injuste... Avant de broyer du noir, je sortis une blague à trois francs six sous, Bella pas dupe, pouffa et me souffla un merci.

En fin d'après-midi, Bella prit le bus pour rentrer, ne voulant pas que j'annule ma soirée chez Rose et Emmett, soirée qui aurait dû être dimanche mais pour préserver Bella, j'avais déplacé à ce soir. Cette fille était la générosité incarnée, un bijou a choyé...