Disclaimer : Le monde d'Harry Potter appartient à JK Rowling, même si pour le coup, je lui emprunte surtout le nom de ses personnages.
Note : Bonsoiiiir ! Comme promis, bonus ! ( qui ne va nulle part. ). Merci à Rosaliepanda pour m'avoir donné envie de le poster ! D'autres bonus sont en cours d'écriture !
Il était une heure du matin et elle venait juste de rentrer chez elle. Elle venait d'aller boire un verre avec Drago, Blaise et Théo. Ce dernier roucoulait toujours avec sa petite-amie mais il s'était excusé pour son comportement passé et semblait vouloir maintenir une amitié avec elle. Pansy accepta. Elle aimait passer du temps avec lui, mais elle faisait très attention à ne rien faire d'ambiguë.
Ils avaient passé la soirée à boire de la bière et à discuter, se racontant leurs semaines, leurs déboires et des ragots. Mais ils travaillaient tous le lendemain, alors ils avaient coupé court à la soirée et chacun avait rejoint ses pénates.
Elle fantasmait déjà sur la chaleur de son lit quand son téléphone sonna. Un Dean à la voix déprimée lui parla.
- Dis-moi, pourquoi aimons-nous ? attaqua-t-il sans préambule.
Sans pouvoir s'en empêcher, Pansy rit.
- Pourquoi est-ce à moi que tu demandes ça, Dean ? Je n'aime personne et je ne suis aimée de personne.
Mais cette réponse ne sembla pas contenter son interlocuteur.
- Pourquoi aimons-nous Pansy ? Pourquoi nous infligeons-nous cette douleur ?
Et Pansy comprit. Elle comprit que les sombres pensées emplissaient la tête de son ami. Qu'il avait sans doute passé la soirée à les ressasser et, qu'incapable de trouver une réponse, il s'était finalement tourné vers elle. Sa voix prit une tonalité grave et posée. Elle prit le temps de réfléchir à ce qu'elle allait dire, à ce qu'elle devait dire. Et finalement, elle décida d'être cruellement honnête.
- Je pense que nous laissons une partie de nous en chaque personne que nous aimons. Et je pense qu'à terme, c'est cela qui nous blesse. On se sent déchirer entre chaque personne que nous aimons et que nous avons aimée. Et on souffre de sentir en nous toutes ces parts qui appartiennent à toutes les personnes qui nous aiment et qui nous ont aimées. Je pense que c'est là, l'origine de la douleur. Nous revivons des souvenirs dont nous ne voulons plus, nous entendons des voix que l'on ne supporte plus, nous écoutons encore et encore des mots que nous souhaiterions oublier. Sans avoir le choix. Parce que nous avons aimé.
Je pense que l'amour est un piège. Et le mariage, un attrape-nigaud. Comment peut-on demander à des gens qui évoluent, changent d'avis, changent de vie, de rester ensemble jusqu'à la mort ? Nous acceptons que nous évoluons pendant notre jeunesse, mais passé cet engagement, il faudrait que nous restions les mêmes. Ou alors que nous évoluions de la même manière, que l'on ait les mêmes rêves, espoirs, visions du monde. C'est demander l'impossible. On nous parle de mariage long et heureux mais l'on tait les déceptions, les regrets, l'amertume.
Je pense que deux mariés séparés par la mort ne signifie par la longévité du couple, mais un drame qui aurait pris la vie à l'un deux. Il n'existe aucune raison pour que deux personnes restent ensemble, toute leur vie, et qu'elles soient heureuses.
Malheureusement, le genre humain est social. Crois-moi, si je pouvais m'enterrer quelque part sans avoir à parler à personne, je le ferais. Mais nous en sommes incapables. On nous fait miroiter que le bonheur se trouve dans l'union, et benoîtement, nous y croyons. Nous cherchons inlassablement la personne qui nous correspondra, avec qui l'ont pourra fonder famille et être heureux toute notre vie. Je pense que c'est une erreur et que le bonheur ne se trouve pas dans une autre personne. Je pense qu'il faut savoir être heureux seul avant de pouvoir être heureux à deux.
Mais surtout, je pense que tu es un être aimant, Dean. Ton cœur est immense et tu as besoin qu'il soit rempli. Alors, tu aimes sans compter. Et c'est beau. Même si cela fait mal, l'amour que tu dispenses autour de toi, c'est beau. Et je suis désolée que tu ais à en souffrir.
Alors, peut-être que je me trompe. Peut-être que dans dix, vingt, trente ans, auprès de la femme que tu aimes, tu repenseras à cette leçon que l'on t'avait donnée quand tu avais vingt ans et tu te diras que j'avais tort. J'espère que tu pardonneras à la jeune fille de vingt ans que je suis, ces vérités fausses et ces croyances injustifiées. Mais ce soir, c'est la seule réponse que je puisse te donner.
Je pense que nous aimons, malgré la souffrance. Parce que l'on est persuadé que le bonheur reçu vaut cette souffrance. Et qui suis-je pour le nier ? Mais il faut accepter que pour aimer et être aimé passionnément, il faut souffrir, sans ménagement.
A l'autre du bout du fil, Dean était silencieux. Elle savait qu'il était toujours là, il méditait sûrement ses paroles se demandant à quel point elle avait raison. Elle reprit d'une voix plus douce.
- Il est tard Dean. Repose ton verre, déshabille-toi et vas te coucher. Tu auras les idées plus claires demain.
- Merci Pansy.
Elle aurait aimé lui dire « toujours », mais ça n'aurait pas été vrai. Ils se perdraient de vue – ils avaient déjà commencé – et elle ne serait pas toujours là pour lui. Mais si, ce soir, elle avait déjà pu l'aider, alors ce serait déjà ça.
- Bonne nuit.
Et sur ces mots, elle raccrocha.
Elle se déshabilla, ressassant encore et encore les mots qu'elle avait eus pour son ancien amant. Malgré elle, sa mélancolie l'avait touché. Alors elle se coucha et s'endormit, sombrant dans un profond sommeil à défaut de sombrer dans ses noires idées.
Voilà pour ce bonus ! J'espère qu'il vous plaira ! Je ne vous cache pas que certaines pensées de Pansy m'appartiennent alors si vous voulez lancer un débat sur l'amour et la mort, je suis preneuse ! :p N'hésitez pas à reviewer, ne serait-ce que pour me dire comment a été votre début de semaine ! (pourri pour ma part ! ^^)
Potterement vôtre,
Math'
