Alors ce texte montre une Erza terriblement OOC, et j'en suis vraiment désolée, mais bon, c'est le dernier thème de la journée, et j'avais pas trop trop d'inspi. Donc, le thème est une citation celle là même qui est marquée sous le titre. Donc toujours une heure pour écrire, les participantes sont donc Iris, Rouge, Adelheid Pride, Aeliheart et moi même! Voilà bonne lecture (ou pas) :3.


Reconnaissance

"Quel est donc le pouvoir des noms ? Comment expliquer qu'en entendant sans cesse un nom dans sa tête, on ait presque l'impression de serrer la personne dans ses bras ?"

« Gérarld »

Son nom me hante. Pourquoi ? Pourquoi es-tu devenu comme ça Gérarld. Pourquoi t'es-tu laissé avoir par le mal ? Comment as-tu pu devenir si faible ?

J'ai tellement mal. Tu ne peux même pas t'imaginer à quel point je souffre. Je pensais pourtant être à l'abri derrière mon armure. Je pensais que la tristesse ne m'atteindrait pas. Et pourtant je souffre, je suis triste. Tellement triste.

Ca me rappelle nôtre enfance douloureuse tu sais. La peur et la souffrance que l'on ressentait là bas. En enfer. Dans cette foutue tour. Dans cet endroit de malheur qui t'a fais sombrer. Dans cet endroit que je hais tant. Oui je le hais. Parce que cet endroit est synonyme de peur.

Tu sais que j'avais peur là bas. Vraiment. J'avais peur à chaque seconde. J'en tremblais. Je n'étais qu'une enfant. On était tous des enfants. Des enfants sans défense, qui ne connaissaient rien au monde. Des enfants esclaves. Esclaves de nos peurs. Cet endroit était maudit Gérarld. Tu le sais, nous le savons, mais nous ne l'avons jamais avoué. On subissait. Mais, on subissait ensemble. On se serrait les coudes.

Et puis, tu étais là. J'avais quelqu'un sur qui me reposer malgré tout. Tu étais nôtre lumière à tous dans ce monde de cruauté et de ténèbres. Un phare dans les tumultes des océans enragés. Oui tu étais nôtre pilier Gérarld.

Tu nous faisais garder espoir alors que tout semblait perdu. Tu nous redonnais de l'énergie pour nous battre. Tu étais la bouée à laquelle on se raccrochait tous. Et pourtant. Et pourtant tu as sombré. Tu t'es fais avoir. Tu t'es fait manipulé. Tu as baissé ta garde, et le mal s'est enfoui en toi. Tu nous as abandonnés. Pourquoi Gérarld ? Pourquoi ?

Je me rappelle ce jour où tu m'as repoussée. Tu m'as fait du mal. J'ai tellement souffert à cause de cela Gérarld, alors que je ne pensais pas pouvoir être atteinte par des sentiments aussi bêtes. Aussi inutiles. Des sentiments qui n'avaient pas lieu d'être. Pas de cette manière, pas dans cet endroit macabre. Mon pilier se fracassait. Mes convictions s'ébréchaient. En un instant, tu avais réduis ma vie à néant. Je t'en ai voulu Gérarld. Vraiment je t'en voulais.

Mon cœur était pincé par l'amertume. Je ne comprenais pas. Et puis, tu les as fait souffrir. Pas de la même manière que ces monstres. Mais tu les as privé de leur liberté. Parce que les ténèbres avaient pris possession de ton cœur. Alors je te détestais.

Mais tu m'as fais avancer. J'ai intégré une guilde pour devenir plus forte. Je voulais être en mesure de tous les sauver. Et j'ai vécu de merveilleuses aventures grâce à toi. Mais je n'oubliais pas. Je n'oubliais jamais vos visages. C'est ce qui me faisait garder la tête haute. J'avais un objectif. Mais j'ai dû me cacher derrière des maques Gérarld. Parce qu'à cause de toi, j'étais faible. J'étais minable.

Et aujourd'hui. Qu'est ce qu'il me reste ? Des mensonges. De la douleur. A cause de toi. Tout ça à cause de toi Gérarld. Je ne peux même pas t'en vouloir. Je n'y arrive pas. Après tout. Tu n'étais qu'une victime. Une victime dont le cœur a été souillé. Une âme pervertie par un mage défunt.

« Gérarld »

J'ai l'impression que tu es toujours là. Que tu veilles sur nous. Je ne saurais comment l'expliquer, mais je suis persuadée que tu es là, quelque part. Tu nous as sauvé la vie. A Natsu. A moi. Je suis persuadée que tu as sacrifié ta vie pour nous. Et pour ça, je t'en serais éternellement reconnaissante. Tu as fais une bonne action, toi pauvre victime à l'âme déchue.

Mais tu as aussi pris la vie de Simon. Je t'avoue que ça me peine. Mais, ça n'était pas toi. Ça n'était pas de ta faute. Je sais que tu n'aurais jamais ôté la vie de quelqu'un de ton propre chef.

Mais de toute façon, tu n'es plus là Gérarld et pourtant, je sens ta présence. Elle m'enveloppe comme un manteau de soie. Elle me pousse vers l'avant. Elle me donne la force de continuer à me battre. Même si ton sourire n'est plus là, ta voix me berce dans mes rêves, je te vois en songe. Tu continues de vivre à travers moi. Je ne pourrais jamais t'oublier. Grâce à toi, je me bats. Grâce à toi, je vis. Tu es mon armure Gérarld.


J'ai peur. Franchement, je déteste faire de l'OOC, et là, je suis en plein dedans je crois :S. Enfin bref, j'espère que vous avez quand même apprécié cette lecture minable /SBAF/