- Izaya ? Ouvre les yeux !

- Laisse-lui un peu de temps !

Izaya entendait des voix au-dessus de lui. Il ouvrit péniblement les yeux pour voir les visages de Shinra et de Shizuo penché sur lui. Il fronça les sourcils, essayant de se remémorer les derniers évènements, puis se détendit quand il se rappela qu'il avait échappé à son geôlier. Shizuo sortit de son champ de vision, mais Shinra, au contraire, se rapprocha de lui et lui fait un câlin.

- Tu ne peux pas savoir comme je suis soulagé qu'il ne te soit rien arrivé de trop grave. Je t'ai laissé tomber une fois, je ne le ferais pas une deuxième fois. Je te garde ici jusqu'à ce que Kyousuke soit mis hors d'état de nuire.

- Shinra… Tu me fais mal…

- Ah, désolé.

Shinra rompit son étreinte et sortit lui aussi du champ de vision d'Izaya. Ce dernier essaya de tourner la tête, mais la douleur qui en résulta le dissuada de bouger de nouveau. Il laissa échapper un grognement, et Shinra réapparut.

- Ne bouges pas, Izaya. En plus de tes blessures au dos, il semble que Kyousuke t'est bien amoché, alors tout ton corps doit être douloureux.

Puis il disparut de nouveau. Cela commença à sérieusement agacer Izaya. Il n'aimait pas ne pas savoir ce qu'il se passait autour de lui. Il soupira, puis ferma les yeux et s'endormit sans s'en rendre compte. Quand il se réveilla de nouveau, il se sentait un peu mieux. Ses coupures lui faisaient moins mal, même si son corps refusait toujours de bouger. Comme son champ de vision était toujours limité au plafond, il ne savait pas s'il était seul dans la pièce. D'ailleurs il ne savait même pas où il était. Sûrement chez Shinra. Une porte s'ouvrit, vraisemblablement celle de sa chambre, ce qui le fit sursautait, puis Izaya entendit une voix familière.

- Izaya, tu es réveillé ?

- Ouais.

Izaya entendit Shizuo tirer une chaise près de son lit et s'y asseoir lourdement. Il y eu un moment de silence entre les deux, puis Shizuo prit la parole.

- Ça va ?

- C'est la question la plus stupide que j'ai jamais entendue. Vois par toi-même. Je peux à peine bouger !

- Je veux dire… psychologiquement.

Izaya ne répondit pas et ferma les yeux. Quelques minutes passèrent et Shizuo crut qu'Izaya s'était rendormi. Il s'apprêtait à partir quand Izaya prit une grande inspiration.

- Shizu-chan ? Pourrais-tu te rapprocher ?

Intrigué, Shizuo obéit. Il se leva et se positionna de façon à ce que son torse et sa tête soit parallèle à ceux d'Izaya.

- Plus près.

Shizuo se rapprocha encore, si près qu'il pouvait sentir le souffle d'Izaya sur son visage. Son regard était plongé dans celui d'Izaya, mais Shizuo n'arrivait pas à déchiffré les émotions qu'il y voyait. Izaya sourit, et sans avertissement, posa ses lèvres sur celles de Shizuo. Surpris, Shizuo ne réagit pas tout de suite. Puis il entrouvrit sa bouche et alla chercher la langue d'Izaya avec la sienne. Shizuo vit qu'Izaya avait fermé les yeux au moment où Shizuo lui avait rendu son baiser. Comme si il n'arrivait pas vraiment à y croire. Sans le faire exprès, Shizuo s'appuya un peu trop sur Izaya et rompit le baiser quand il sentit le corps d'Izaya se contracter sous la douleur.

- Désolé.

Izaya ne répondit pas et attira Shizuo à lui pour l'embrasser de nouveau. Mais un baiser chaste, juste sur les lèvres, puis Izaya laissa Shizuo se redresser. Ils se regardèrent quelques instants dans les yeux, et Shizuo allait dire quelque chose quand une voix venant de la porte l'interrompit.

- Hum… Je ne voudrais pas gêner vos ébats amoureux, mais il faut que je change les bandages d'Izaya…

Shizuo s'éloigna du lit tout en rougissant, sans regarder Shinra qui souriait de toutes ses dents. Il dirigea toute son attention sur le sol pendant que Shinra examinait les blessures d'Izaya. Quand il eut finit, il sortit, sans pouvoir s'empêcher de leur lancer une autre pique.

- Je ferme la porte, si vous avez besoins de quoi que ce soit, comme des préservatifs ou du lubrifiant, ils sont dans l'arm-

- Shinra !

Shizuo l'interrompit en criant et claqua la porte de la chambre, manquant de coincer les doigts de Shinra. Ce dernier sourit tout en s'éloignant pour aller retrouver Celty. Shizuo, quant à lui, essayais de calmer la colère qui l'envahissait. Il n'y arriva complètement que quand Izaya lui parla.

- Calme-toi, Shizu-chan. Il ne faisait que plaisanter, d'accord ? Quoique ce n'était pas une idée déplaisante…

Shizuo ignora la dernière partie de la phrase et hocha la tête, avant de se rappeler qu'Izaya ne pouvait pas le voir.

- D'accord.

- Pourrais-tu me faire tenir assis ? J'en ai marre de fixer le plafond.

Izaya poussa un profond soupir entre les deux phrases. Il attendit quelques instants que Shizuo fasse ce qu'il lui avait demandé, mais il ne le fit pas.

- Shizu-chan ? Tu es toujours là ?

- Ah, désolé.

Cette fois, Izaya vit Shizuo se pencher vers lui, le prendre délicatement dans ses bras, arranger les coussins, et l'appuyer contre eux. Maintenant qu'il pouvait voir la pièce entière, Izaya se sentait un peu moins claustrophobe. Il se trouvait dans la chambre d'ami de Shinra, qui ne contenait que le lit sur lequel Izaya était, une table avec des chaises et une armoire. Le tout principalement blanc.

- On se croirait dans une chambre d'hôpital.

Shizuo ne dit rien. Le silence devint gênant, et Izaya essaya de trouver un sujet de conversation, n'importe lequel.

- Shizu-chan-

- Izaya-

Les deux hommes se regardèrent et éclatèrent de rires. Ils avaient parlé en même temps. Le rire d'Izaya s'éteignit d'un coup, bientôt imité par Shizuo, qui le regarda avec un regard interrogatif. Izaya lui répondit par un mouvement de la tête lui indiquant de continuer sa phrase.

- Je voulais dire, donc, hum, tu n'as pas à t'inquiéter. Si ce Kyousuke…

Shizuo vit Izaya tressaillir quand il prononça le nom, mais continua tout de même.

- …essaye de nouveau de te faire du mal, je te protégerais.

Shizuo rougit en prononçant le dernier mot, mais Izaya ne le remarqua pas. Il était trop occupé à rire comme si il venait d'entendre la phrase la plus drôle de sa vie. Shizuo le fixa, quelque peu choqué. Il se demanda si c'était encore un de ces moments détestables pendant lesquels Izaya ne pouvait plus cacher sa folie. Quand il vit des larmes coulaient sur le visage d'Izaya alors qu'il riait toujours, Shizuo sut que s'en était uns. Doucement, il le prit dans ses bras, et le serra doucement contre son torse. Izaya finit par se calmer, et murmura quelques mots à l'oreille de Shizuo, très doucement, comme une menace.

- Il te tuera pour ça, tu sais ?

Shizuo écarquilla les yeux, et fronça les sourcils. Il desserra son étreinte et s'éloigna juste assez pour fixer Izaya dans les yeux.

- Comment ça ?

- C'est-ce qu'il fait toujours. Tuer les gens qui m'approchent, tuer les gens qui essayent de me protéger de lui. Tu n'y feras pas exception, Shizu-chan. Même avec ta monstrueuse force, tu ne peux rien contre lui. Il te tuera, comme il l'a tuée. Et moi je ne pourrais rien y faire, je regarderais en silence, et une fois que ce sera fini, il viendra pour moi, et je ne pourrais toujours rien faire. Mais moi, il ne me tuera pas, non ! Il ne me fera pas cette faveur. Il va continuer à me torturer, encore, encore, enfoncer son couteau dans mon dos, encore, encore, me murmurer qu'il m'aime, encore, encore, me dire que je suis à lui, encore, encore…

Durant toute sa tirade, Izaya fixait Shizuo sans sembler le voir. Les larmes coulaient toujours sur ses joues, ne voulant pas s'arrêter. Shizuo secoua la tête pour se ressaisir. Pour ne pas s'avouer que le discours d'Izaya l'avait effrayé. Non pas qu'il avait peur de Kyousuke, mais le fait de voir Izaya si terrifié par lui, et ne pensant même pas qu'il soit possible de lui échapper, l'avait troublé. Le grand Orihara Izaya, informateur de Shinjuku qui travaillait avec des yakusas et autres malfrats et qui arrivait à survivre à un combat avec lui, Heiwajima Shizuo, l'homme le plus fort d'Ikebukuro, pensait qu'il était impossible qu'il puisse échapper à un seul homme. Il pensait même que cet homme pouvait tuer Shizuo malgré sa 'monstrueuse force'.

Shizuo sentit son cœur se serrer. Et une colère plus que familière l'envahir. Qu'est-ce que Kyousuke avait bien pu faire subir à Izaya pour lui insinuer une aussi grande peur même après huit ans ? Juste des coupures ne pouvait avoir causé cela. Puis Shizuo se rappela qu'il ne connaissait pas encore toute l'histoire. Shinra ne lui avait encore rien dit à propos des cicatrices sur les poignets d'Izaya.

- Shizu-chan… Je suis désolé, je ne voulais pas dire cela…

La voix d'Izaya sortit Shizuo de ses pensées. Il se gifla mentalement. Il avait autre chose à faire pour le moment que de penser à des choses arrivées il y a longtemps. Il devait s'occuper de l'homme en face de lui. Shizuo prit de nouveau Izaya dans ses bras, faisant bien attention à ne pas lui faire mal.

- Tout va bien, Izaya. Je te promets que moi, il ne m'aura pas. Il ne touchera plus jamais. Tu peux en être sûr.

Shizuo fut soulager quand il sentit Izaya hochait la tête et enfouir sa tête dans son épaule. Après quelques minutes, Izaya se dégagea de l'étreinte de Shizuo. Ce dernier vit qu'il semblait aller un peu mieux, et se rassis sur la chaise à côté du lit. Puis une question lui traversa l'esprit.

- Comment es-tu fait pour échapper à Kyousuke ?

- Oh… Quand je me suis réveillé je n'étais plus dans mon appartement, mais dans une chambre d'hôtel. J'ai fait semblant d'être encore inconscient, et quand je l'ai entendu sortir, je me suis enfuis. Je suis sorti par l'arrière de l'hôtel pour ne pas le croiser, puis j'ai essayé d'utiliser une cabine pour t'appeler, mais je ne me souvenais pas ton numéro… J'étais fatigué, et la perte de sang n'aidait pas. Alors je suis retourné dans la chambre d'hôtel pour voir s'il n'y avait pas mon téléphone. Je sais…

Izaya leva une main pour faire taire les reproche de Shizuo.

-… c'était stupide. Mais je ne pensais pas vraiment clairement. Bref j'y suis retourné, et à mon plus grand soulagement, j'ai trouvé mon téléphone. C'est là que Kyousuke est revenu. Je lui ai donné un coup de pied bien placé. Je crois qu'il ne s'attendait pas à ce que je veuille m'enfuir, parce que sinon, je ne serais pas ici. Et après j'ai couru tout en t'appelant. Tu connais la suite.

Shizuo ne savait pas quoi répondre, alors il décida de détendre un peu l'atmosphère.

- Et tu n'as pas pensé à prendre un tee-shirt ?

Izaya lui fit un regard pas amusé du tout. Shizuo sourit en retour et s'approcha, doucement. Ses lèvres effleurèrent celles d'Izaya quand quelqu'un toqua à la porte. Shizuo sursauta, puis alla ouvrir la porte. Un homme qu'il ne connaissait pas se tenait là. Il avait un costume blanc, et une cicatrice sur le visage. Avant que Shizuo n'ai pu dire quoi que ce soit, Izaya reconnut l'homme.

- Ah ! Shiki-san. Entre. Shizu-chan, je te présente Shiki-san. Shiki-san, je suis sûr que tu connais déjà Shizu-chan.

Shizuo s'effaça pour laisser entrer Shiki, qui lui donna un bref hochement de tête. Shizuo retourna s'assoir à sa place près du lit pendant que Shiki rapprochait un autre siège. Quand il fut installé, il prit la parole.

- Izaya-kun, je te croyais plus prudent que ça.

Sa voix était grave, avec une pointe de reproche. Izaya poussa un profond soupir, appuya sa tête contre ses oreillers et ferma les yeux.

- Shinra t'as déjà mis au courant ? Je sais que je n'aurais pas dû dire à Shizu-chan de partir, alors qu'il m'avait dit qu'il avait vu Kyousuke en bas. J'ai été… stupide.

Shiki hocha la tête, puis s'adressa à Shizuo.

- Et toi, tu n'aurais pas dû le quitter d'une semelle.

Le reproche était bien plus évident. Shizuo fut d'abord irrité qu'un homme qu'il ne connaissait que depuis une minute lui fasse la morale, mais il ne pouvait nier que Shiki avait raison. Il n'aurait pas dû laisser Izaya seul. Il baissa la tête et fixa ses genoux.

- Ce n'est pas de sa faute, Shiki-san.

Izaya prenait sa défense, mais Shizuo ne pouvait s'empêcher de ressentir de la culpabilité. Le silence s'installa. Shizuo finit par relever la tête. Shiki était en train de fixer Izaya avec un regard… préoccupé ? Inquiet ? Shizuo ne saurait dire. Mais il n'aurait jamais imaginé qu'un yakuza se préoccupait d'Izaya. Shizuo ne put s'empêcher de ressentir une pointe de jalousie. Ce Shiki et Izaya semblait avoir un passé commun, qui impliqué apparemment Kyousuke. Izaya avait toujours les yeux fermés. Shizuo le secoua doucement et Izaya ouvrit un œil.

- Tu es fatigué ?

- Juste un peu. Shizu-chan, voudrais-tu aller fumer une ou deux cigarettes ? Je dois parler avec Shiki-san.

Shizuo hocha la tête et se leva pour sortir, essayant de ne pas montrer qu'il était blessé qu'Izaya le tienne ainsi à l'écart, ni que sa jalousie envers Shiki venait d'augmenter considérablement. Il referma doucement la porte derrière lui et sortit fumer quelques cigarettes. Izaya et Shiki restèrent silencieux encore quelque instant, puis Shiki prit la parole.

- J'ai moi aussi été négligeant. Je n'ai été informé que ce matin que Kyousuke était sorti de prison. Pour bonne conduite, si tu veux tout savoir. Après qu'Heiwajima t'es retrouvé, j'ai fait passer au peigne fin toute la zone aux alentour, mais ça n'a rien donné. Il nous a filés entre les doigts. On a retrouvé l'hôtel où il t'avait amené, mais rien là non plus.

La voix de Shiki était calme, mais Izaya le connaissait assez bien pour percevoir l'irritation qu'il ressentait.

- On sait tout le deux qu'il reviendra pour me chercher. On a juste à rester là et à l'attendre. On pourrait même lui faciliter la tâche, et le piéger avec moi comme appât.

Shiki sembla réfléchir quelque temps à la proposition d'Izaya, puis il secoua la tête.

- Attendons déjà que tu sois guéri, ou du moins capable de marcher. Je posterais deux de mes hommes ici au cas où.

- Ce n'est pas nécessaire. Je pensais rentrer chez moi.

Shiki leva un sourcil, surpris. Avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit, Izaya lui expliqua sa décision.

- De un, je n'ai pas envie de rester ici à rien faire, et je ne veux pas avoir à supporter Shinra, de deux, Kyousuke peut plus facilement m'atteindre ici que dans mon appartement qui est bien plus sécurisé, et de trois, Shizu-chan sera avec moi.

Shiki vit tout de suite la faille dans le raisonnement d'Izaya.

- Alors dit-moi, Izaya-kun, comment a-t-il fait pour rentrer chez toi si ton appartement est si bien sécurisé ?

Izaya poussa un profond soupir et se mordit la lèvre.

- Ah oui, j'avais oublié. Shizu-chan a défoncé ma porte… Il faut que je la fasse réparer. Shiki-san, pourrais-tu me passer mon téléphone ? Il est juste là, sur la table.

Sans un mot, Shiki le lui donna. Il resta silencieux pendant qu'Izaya appelait Namie et lui demandait si elle pouvait réparer la porte. Izaya raccrocha après avoir obtenue une réponse positive.

- Voilà qui est fait.

- Donc, si Kyousuke a pu t'atteindre, c'est parce qu'Heiwajima lui avait préparé le terrain ?

- Ce n'est pas de sa faute, combien de fois dois-je te le répéter ? Même si il n'avait pas cassé la porte, Kyousuke serait rentré facilement.

- Et comment ? En passant par la cheminée ?

Izaya ignora le sarcasme et prit une grande inspiration.

- Je lui aurais ouvert.

- Comment ?!

Izaya ne répondit rien. Shiki secoua la tête et se leva. Il fit les cent pas tout en parlant.

- Bien sûr. Bien sûr que tu lui aurais ouvert. Il te terrifie toujours autant. Tu aurais pensé que si tu lui obéissais, il ne te ferait rien, alors que si tu te barricadais dans ton appartement, il réussirai à rentrer d'une manière ou d'une autre, malgré tes systèmes de sécurités, et il te le ferait payer. Mais qu'est-ce qui empêcheras cela d'arriver réellement si tu retournes dans ton appartement ?

- Shizu-chan sera avec moi pour prévenir ce genre de chose.

Izaya n'ajouta rien d'autre. Shiki avait raison. Pourquoi n'arrivait-il pas à surmonter sa peur de Kyousuke ? Cela faisait pourtant huit ans et quelques ! Mais ce qu'Izaya venait de subir avait fait remonté des souvenirs qu'il avait cru enterrés depuis longtemps. Des souvenirs remplis de douleur, de cris, de sang, et de déclaration d'amour. Izaya se sentit tout d'un coup très fatigué. Ses paupières commençaient à se fermer d'elle-même.

- Shiki-san ? Pourrais-tu aller chercher Shizu-chan ?

Shiki hocha la tête, puis sortit de la chambre. Shizuo entra à peine deux minutes plus tard. Il se rassit sur la chaise à côté du lit.

- Shiki est parti il m'a dit de te dire qu'il continue ses recherches et que tu devais te concentrer sur ta guérison pour l'instant.

Izaya hocha la tête. Shizuo le regarde un instant puis posa une question qui lui trottait dans la tête depuis un moment déjà.

- Izaya, pourquoi est-ce que tu m'as… e-embrassé ?

Shizuo trébucha sur le mot, ce qui arracha un sourire fatigué à Izaya.

- Parce que j'avais envie, Shizu-chan. Parce que j'en avais envie, c'est tout…

Et avec ça, Izaya s'endormit. Shizuo le rallongea sur le lit, et le borda. Puis il sortit de la pièce, mais pas avant d'avoir déposé un baiser sur les lèvres d'Izaya. Il referma la porte derrière lui, et s'appuya dessus. Il ne pouvait s'empêcher de sourire. Izaya l'avait embrassé parce qu'il en avait envie. C'était presque une déclaration d'amour – du moins, Shizuo le voyait comme tel. Et maintenant, Shizuo en était sur : il était follement amoureux d'Orihara Izaya.


Note de l'auteure : Quatrième chapitre ! Qui a mis longtemps à sortir... Désolé ^^ J'étais sur un autre projet qui me grignotais tout mon temps libre, mais je l'ai fini, alors je vais pouvoir me concentrer sur cette fic. Je fais essayer d'updater au moins une fois par semaine à partir de maintenant.

Merci pour les reviews, je suis trop contente à chaque fois que j'en ai une nouvelle ! Donc n'hésitez pas à commenter pour donner votre avis (ça m'aide aussi pour orienter l'histoire) !