Bonjour ! Je sais, il s'est passé énormément de temps, mais enfin voilà la suite (et le reste devrait arriver dès la semaine prochaine!) Je travaille sur une fantasy entièrement inventé en parallèle de cette histoire, et je n'ai absolument pas envie de publier quelque chose qui paraîtrait gâché ou qui n'irait nulle part. Bonne lecture !

Alors que Noélie semblait enfin s'approcher de la fin du livre (puisqu'elle venait d'entrer dans le 20ème siècle et la direction de l'école par Phineas Black), elle s'arrêta en voyant le soleil commencer à se coucher. Il ne devait pas être loin de dix-neuf heures, ses parents l'attendaient pour le souper.

La maison de Noélie est de ses parents étaient relativement spacieuses, et les murs de la maison étaient claires (ce qui en été leur donnait une couleur légèrement jaune et joyeuse). Naturellement, il y avait encore tout un tas d'espace vide que ses parents n'avaient pas remplis de ces objets quelconques dont on remplit tous nos maisons pour décorer.

La mère de Noélie était déjà à table en train de lire le journal, tandis que son père était à la cuisine :

- Tu as passé une bonne journée, ma chérie ? dit Mme Armand en levant les yeux du journal.

Les parents de Noélie avaient pris le soin de trouver un travail avant de d'emménager. Le père de Noélie était autrefois cuisinier chef dans un restaurant moldu. Cela expliquait son talent incroyable à préparer de bonnes choses, puisqu'il n'usait pas de magie pour son travail. En présentant son CV dans la région, il avait immédiatement trouvé plusieurs employeurs er s'était décidé pour un lieu à l'allure vieille et sombre… mais dans le sens sobre et nostalgique du terme. Là où Sylvain Armand travaillait, où se serait cru à l'époque de la Reine Victoria.

Marie Armand travaillait elle plus raisonnablement au ministère, et c'était en fait son transfert vers le Ministère de la Magie britannique qui avait nécessité le plus de temps (un gouvernement est bien plus indispensable qui qu'un restaurant, mais il faut admettre qu'il sera toujours moins flexible). Mme Armand travaillait au même service qu'en France : département des objets moldus trafiqués.

M. et Mme Armand (que tout le monde appelait « armahante » avec l'accent britannique) étaient passionnés par les moldus, et c'était cela qui les avaient rapprochés (une très mignonne histoire qui malheureusement n'a pas sa place ici).

- Mom, fit Noélie (car les Armand s'était forgé comme règle de se parler exclusivement anglais entre eux entre midi et minuit, une fois leur décision de départ prise) mais avec un accent catastrophique, j'ai passé la journée dehors à lire l'Histoire de Poudlard.

- Encore ! fit son père d'un air amusé tandis qu'il finissait de s'occuper du repas. Je pensais qu'après avoir autant travaillé cet été, tu aurais fini par brûler cette chose !

Noélie n'était pas seulement passionnée d'histoire. Elle était aussi dotée d'une incroyable mémoire à retenir toutes les dates, tâche qui s'avérait qui s'avérait pour n'importe lequel d'entre nous aussi difficile et hasardeux que de différencier et reconnaître toutes les feuilles d'un arbre.

C'était d'ailleurs son examen d'histoire qu'elle avait révisé le plus à ses BUSEs, et elle espérait tellement…

- Maman ! s'exclama soudain la jeune femme.

Car elle venait enfin de jeter un œil à sa chaise, devant laquelle étaient déjà installé le couvert… et une enveloppe qui était déposée sur son assiette.

Noélie se précipita tout en sachant déjà ce qu'elle contenait avant même de reconnaître le sceau de Poudlard qui scellait l'enveloppe.

- Tout de même, fit son père qui n'avait rien perdu de la scène. Il est bien plus pratique aujourd'hui d'envoyer un simple mail sur un ordinateur plutôt que de demander à un hibou de transmettre les messages ! Et bien plus discret !

- Tu dis ça simplement pour te débarrasser de Poudre…

Mais Noélie ne faisait que marmonner, et ses parents s'en moquaient car eux aussi n'étaient intéresser que par les résultats des examens. Les doigts de la jeune fille tremblaient, et elle craignait presque de se couper. Mais finalement l'enveloppe s'ouvrit et la feuille apparue. Noélie eut encore une dernière respiration.

BREVET UNIVERSEL

DE SORCELLERIE ELEMENTAIRE

Le candidat est admis s'il obtient l'une des notes suivantes :

Optimal (O)

Effort Exceptionnel (E)

Acceptable (A)

Le candidat est recalé s'il obtient l'une des notes suivantes :

Piètre (P)

Désolant (D)

Troll (T)

NOELIE DAISY CHANTAL ARMAND A OBTENU :

Arithmancie : O

Botanique : O

Défense contre les forces du Mal : A

Histoire : O

Potion : E

Soins aux créatures magiques : E

Etudes des moldus : O

Etudes des runes : O

- Purée, s'exclama Noélie, j'ai réussi !

- Félicitation ma chérie !

- Bravo !

Pour les M. et Mme Armand, c'était un moment de joie. Pour Noélie s'était plus que cela, car elle avait payé pour cette réussite. Elle regrettait presque maintenant de ne pas avoir pris plus de 8 examens, mais enfin, 8 BUSEs c'était déjà très bien.

« Je passe partout, sauf en défense contre les forces du mal. »

Cela ne dérangeait pas du tout Noélie. Elle-même savait que c'était la matière qu'elle avait le plus de chance de manquer, car le professeur refuserait un élève avec un simple Acceptable.

Mais l'Histoire et l'Etude des moldus… la jeune femme s'était fait si peur ces derniers jours d'avoir manqué l'Optimal ! C'est ce qui arrive avec les élèves brillants.

- Nous allons fêter ça, mon cœur, dit M. Armand qui allait déjà chercher une bouteille d'hydromel.

- D'accord, fit la jeune femme encore troublée par l'émotion. Je vais juste aller ranger l'enveloppe.

Noélie alla jusque dans sa chambre et posa la lettre sur sa table de nuit.

En redescendant l'escalier, Noélie entendit ses parents en train de discuter dans la salle à manger. Ils avaient l'air joyeux. Noélie ralentit donc le pas.

Lorsqu'elle arriva en bas des marches, elle pivota puis s'arrêta devant le placard qui était sous l'escalier qu'elle venait de monter et descendre.

Lentement, elle ouvrit la porte – comme elle l'avait déjà fait quelques fois – et se contorsionna pour se glisser à l'intérieur. Elle n'alluma pas la lumière : juste, il y avait une petite bougie qui s'allumait toute seule lorsque quelqu'un entrait pour chercher quelque chose.

Il n'y avait rien d'autres que des produits d'entretiens ou des balais ici.

Noélie s'asseyait par terre et rapprocha ses jambes de sa poitrine. Elle faisait ça à chaque fois qu'elle était émue, et qu'il lui fallait juste quelques secondes seule pour lâcher ses larmes.

Cela allait repartir.

Une nouvelle aventure commençait.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! :)