Hey !
Nous voici avec la suite de Omega. Nous vous souhaitons une très bonne lecture !
#Keira&Lily
/!\Scènes à caractère sexuelles/!\
Les personnages appartiennent à Cassandra Clare.
Chapitre 3
- Alec !
Je me décompose à l'entente de la voix d'Izzy, je referme la porte rapidement, je monte les escaliers à grande vitesse espérant que ma sœur ne m'intercepte pas. A peine en haut des marches, elle arrive déjà à ma hauteur, je fuis vers la porte de ma chambre cependant avant que je ne puisse m'y rendre, Isabelle se poste devant moi, me barrant le chemin. J'essaie de garder une certaine contenance alors qu'au fond de moi, je sens la panique m'envahir complétement.
- Big Bro' ! Je me suis inquiétée, où étais-tu ? Tu vas bien ? Que s'est-il passé ? Je t'ai cherché partout dans la maison, vendredi ? s'exprime-t-elle rapidement sans me laisser l'opportunité de répondre. Rassure-toi, je t'ai couvert auprès des parents, ils n'en sauront rien ! rajoute-telle en me souriant tendrement. Dis-moi tout ! demande-t-elle curieuse.
Je cligne des yeux plusieurs fois essayant d'assimiler toutes les questions que ma petite sœur me pose, je n'aimerai qu'une chose sur le moment : m'enfermer dans la salle de bain puis me terrer dans ma chambre jusqu'à la fin de ma vie. Je regarde dans les yeux ma cadette, je pose mes lèvres sur son front rapidement, ne voulant pas trop qu'elle se doute de quelque chose puis je me décale et m'enferme dans ma chambre en lâchant ma phrase.
- Désolé ! Mais plus tard !
Je m'adosse contre la porte et je ferme les yeux en soupirant. Une multitude de questions me surviennent, aurais-je du l'embrasser au risque qu'elle le sente, qu'elle pense qu'un changement s'est opéré en moi, qu'elle sache que je suis devenu un Om… un faible. Que penseront ils de moi ? Ils ne m'accepteront jamais, tout est SA faute ! A cet Alpha qui n'a pas su se maitriser, qui a perdu pied totalement. Tout d'un coup, des brides de souvenirs me parviennent.
Mes yeux restèrent fixés dans le regard de l'asiatique, il me fit un petit sourire que je devinais coquin, je déglutis en sentant de nouveau ses lèvres dans mon cou, il fit plusieurs baisers papillons, puis il avança sur la marque que j'avais, il descendit encore sur mon buste, il joua quelques instants avec mes tétons qui durcissaient sous ces coups de langue, il reprit ses baisers alors que mon souffle se fit plus rapide au fur et à mesure de la descente. Ses mains quant à elle, remontèrent le long de mes cuisses. Je sentis mes muscles abdominaux se contracter sous cette douce torture, je ne pouvais détacher mes yeux. Son souffle chaud me fit lâcher un râle de plaisir, j'agrippais les draps quand je sentis les bouts de lèvres entrer en contact avec mon gland, il le lécha sensuellement, ses yeux ancrés dans les miens. Après quelques temps, il me prit totalement en bouche, sa langue passa autour de mon membre alors qu'il fit quelques va et viens, je serrais les draps plus fort, grognant de désir.
Je rouvre les yeux brutalement, secoue la tête, essayant de chasser cette vague de souvenirs. Je me passe une main sur le visage, perdu et fatigué. Je me décide de me rendre sous la douche, voulant tout oublier, enfouir toutes ces choses au plus profond de mon être, pour ne plus y penser. Je me déshabille et mon regard se pose par réflexe sur mon reflet. Les flashs m'assaillent de nouveau.
Je sentais des bras m'entourer alors que je me réveillais doucement. Je bougeais légèrement, gémissant sous les courbatures que je ressentais. Je sentais un souffle, et un murmure s'éleva au creux de mon oreille, me faisant frissonner.
- Je reviens, je vais nous chercher quelque chose à grignoter. Me dit-il.
Je ne réagis pas réellement, me contentant d'émettre un petit grognement. J'entendis, un rire s'élever, une porte s'ouvrir et se refermer sans brusquerie. Je mis un petit temps avant de me relever, grimaçant. Je repris petit à petit conscience, moins embrumé. J'observais mon environnement, mon corps me chauffait toujours plus ou moins et le frottement des draps contre ma peau, ne m'aidait pas. Je relevais la tête à l'entente de la porte et laissa l'asiatique s'approcher de moi, un plateau dans les mains, qu'il installa sur le lit devant moi. Mes joues rougirent à la vue qu'il m'offrait tout en détournant le regard, le posant sur la nourriture apportée. Il y avait des fraises et de la crème fouettée, deux verres de jus d'orange, et quelques autres fruits qu'il était possible de picorer. Je me mordis la lèvre inférieure, pris une des fraises et la plongea dans la chantilly. Mon regard croisa celui de mon partenaire, qui arborait un petit sourire. Mes yeux descendirent, balayant son corps, je me sentais troublé. Mon geste suspendu et mon regard remplie de malice, voulant jouer. Je pris le fruit dans le bouche et me pencha vers l'homme pour qu'il croque l'autre morceau, qui dépassait de mes lèvres. Je me sentis plus que heureux lorsqu'il y répondit positivement, nos lèvres rentrèrent en contact et un sulfureux baiser s'échangea. Je me séparais de cet exquis échange et d'un sourire taquin, l'un de mes doigts, plongea dans la crème, venant par la suite effleurer délicatement le haut de son torse, pour le faire glisser le long de son buste, laissant une traînée blanche sur ce dernier. A mon passage mon partenaire frissonna, ses muscles se contractèrent. Mon désir augmentait progressivement, son regard ne me quittait plus. Mon corps brûlait, et d'un geste habile, je poussais le plateau, pris mon homologue par les épaules, pour le faire basculer sur le lit. Je le regardais un instant, joueur, lui semblait amusé, avant de porter mes lèvres là où la ligne blanche commençait, aspirant avec gourmandise cette délicieuse crème, mon corps se consumant d'envie.
Je respire avec difficulté, je panique. Comment ai-je pu agir ainsi, le seul coupable est ce mec. Il m'a piégé et j'ai été assez bête pour succomber. Je ne peux y croire, je m'appuie au rebord du lavabo, essayant de reprendre mon souffle, de juste me calmer. Je ne vois qu'une chose pour me détendre. Je rentre dans la douche et enclenche le jet d'eau chaude à une température ambiante assez acceptable. Mes membres se détendent au contact de l'eau. Je ferme les yeux pour profiter du moment. Ce qui malheureusement est une mauvaise idée. Puisque mes pensées me plongent dans ces vagues de souvenirs encore une fois.
J'entendis l'eau qui coulait puis quelques secondes plus tard, son odeur envahit la pièce, je me redressais et l'admirais sans retenu, il était prêt de son armoire, une serviette autour de la taille, ses petites gouttes d'eau dévalant son corps pour se faufiler sous le drap de bain. Je me mordis la lèvre, le voir comme ça m'excitait au plus au point. Je me sentis de nouveau pousser dans le vide, je me levais du lit et m'approcha doucement. Son odeur d'Alpha envahit mes narines, je retins un gémissement, il se tourna vers moi en souriant grandement. Il avança vers moi, je lui souris aussi en me reculant, je me retrouvais très vite coincé par son bureau. Il approcha alors ses lèvres des miennes ne faisant que les frôler, me frustrant encore plus. Je vis que cela l'amusait grandement, je ne pus me retenir d'avantage et posa mes lèvres sur les siennes. Je recommençais à me frotter à lui, voulant au maximum qu'il me touche, me goute encore et qu'il me prenne. Je voulais le sentir en moi, après un baiser plus que sauvage entre nous, je me retournais pour m'appuyer sur son bureau lui montrant mon derrière plus que prêt à le recevoir, ce qu'il comprit rapidement sentant son membre entrer en moi, il commença rapidement ses coups butoirs me faisant gémir de plus belle.
Je ressors du souvenir m'appuyant contre la paroi de la douche, je mords ma lèvre violemment pour tenter de chasser ces images de ma mémoire. Je tourne un peu plus le robinet d'eau chaude pour en augmenter la température, j'espère que celle m'aidera à me vider l'esprit. Je ne vois pas le temps passer, je ne saurais dire combien de temps je suis resté sous le jet d'eau. Je coupe finalement l'eau et sors complétement éreinter. Je m'enroule dans une serviette, évite mon reflet dans le miroir, finis par sécher ma peau rougit par l'eau brûlante et m'habille. Je reviens dans ma chambre et me laisse m'affaler sur mon lit. Les heures passent, Izzy tente à plusieurs reprises de me parler mais je refuse d'avoir une discussion avec elle, je ne veux pas qu'elle sache ou qu'elle découvre quoique ce soit. Je tente de réfléchir à un moyen de rester dans ma chambre pour le reste de la soirée. Mais je sais d'avance que je vais devoir y sortir, mes parents vont refuser que j'y reste. Je soupire d'avance quand soudain j'entends trois petits coups sur ma porte.
- Alec ! Je… J'ai compris que tu ne veux pas me parler donc je… Je ne te forcerais pas mais sache que je suis là, si tu as besoin, je serais toujours là. Je te dépose un plateau repas devant la porte de ta chambre, tu dois avoir faim, explique calmement ma sœur. J'entends à sa voix qu'elle est inquiète et je n'aime pas ça mais je n'ai pas la force d'affronter ma sœur pour le moment surtout en sachant que je n'y couperais pas ce soir au diner quand mes parents seront là.
J'attends quelques minutes puis me lève et vais récupérer le plateau qu'Isabelle a déposé. Je le pose sur mon bureau, commence à manger tout en jetant un œil à mes livres de cours pour tenter de penser à autre chose. Cela m'occupe pas mal mais quand je vois qu'il est bientôt dix-huit heures, je fonce m'enfermer dans ma salle de bain à nouveau et reprends une douche chaude, je mets une tonne de gel douche dans ma main pour effacer au maximum l'odeur de cet homme sur moi, j'ai l'impression qu'il est partout sur moi. Je me frictionne jusqu'à ce que ma peau devienne rouge. Je me rince, me sèche et sors pour m'habiller d'un nouveau pyjama neuf, je retourne dans la salle d'eau et m'asperge de parfum pour camoufler l'odeur. Je dois tout faire pour que mes parents ne sentent rien. J'espère que ça va marcher, je quitte ensuite ma chambre et descends dans le salon pour attendre le retour de mes parents. Ma petite sœur étant déjà dans la pièce, je m'assois à une bonne distance d'elle, je la regarde et la remercie du regard. Elle me sourit puis la porte d'entrée s'ouvre, j'inspire un grand coup et me prépare. Je croise les doigts pour que tout se passe bien.
Point de vue ? :
J'ouvre les yeux, m'étirant après ces « deux » jours dans ma chambre à satisfaire les plaisirs décadents de ce petit Oméga dans mon lit. Je tourne mon regard vers lui et souris, amusé. Je me lève, enfile mon pantalon pour quitter ma chambre afin de permettre à mon invité de réaliser ce qu'il s'est passé entre nous. Je descends donc à la cuisine pour préparer un repas pour nous deux. Je dois lui présenter des excuses et qu'on discute de ce qu'il s'est passé. Moi-même je ne comprends pas trop pourquoi mes ruts sont venus plus tôt. En gros, je dois avoir une discussion avec lui, je ne peux pas le laisser comme ça, il doit être totalement perdu. Alors que je termine la préparation de mon plateau, j'entends des voix venir à moi, je reconnais mes amis.
- Mais regardez qui voilà ! Tu es enfin sorti de ta grotte ? questionne un jeune homme brun typé espagnol.
- Raphaël ! Tais-toi ! m'exclame-je
- Quoi ? Tu étais bien dans ta chambre et je suppose avec quelqu'un, comme à ton habitude ! D'ailleurs comment était la personne ? Bien j'imagine au vu du temps que tu y as passé avec elle !
- Occupe-toi de tes affaires Santiago ! m'énerve-je, agacé par ces ouï dire.
- Magnus ? Que se passe-t-il ? Tu n'as pas l'air toi-même. S'enquit Catarina.
Je regarde mon amie et soupire, elle me connait bien trop.
- Plus tard, plus tard ! fais-je d'un air las.
Je prends le plateau, et avant de partir pour rejoindre ma chambre, je vois Catarina et Ragnor échanger un regard. Je remonte alors les escaliers et y retourne. J'ouvre la porte et constate que ce bellâtre n'est plus dans le lit. Je balaye la pièce du regard, fronce des sourcils, m'aperçois que ses vêtements ont disparu. Je pose le plateau sur le bureau et je me rends dans la salle de bain pour vérifier si il est là, mais non, personne. Je me mets alors à le rechercher à travers la maison, cependant, au bout de longues minutes d'intensives recherches, il n'y a plus aucune trace de lui nulle part. Au détour d'un couloir, je sens l'odeur particulière de l'oméga, mélangée à la mienne, je la suis et je me rends vite compte qu'elle mène à la porte d'entrée de la demeure. Je comprends que le jeune homme s'en est allé.
Je ressens une pointe de tristesse, n'ayant pas eu l'occasion d'avoir une réelle conversation avec lui. J'espère pouvoir le revoir, ainsi lui parler. Je soupire et remonte dans ma chambre. Je reprends le plateau, descends pour me rendre dans la cuisine et manger tranquillement. Pendant que je mange, mes deux amis, Catarina et Ragnor viennent me rejoindre, un silence s'installe. Mais, mon meilleur ami est le premier à prendre la parole.
- Pourquoi, nous ne t'avons pas vu pendant « deux jours » ?
Je mets un peu de temps avant de répondre.
- Je… Mes ruts se sont déclenchés plus tôt, je ne comprends pas. J'ai senti cette odeur sucrée, et là d'un coup, mes ruts sont arrivés. Je n'ai rien compris, j'ai perdu un peu pied, j'ai attrapé ce jeune homme et vous avez compris la suite, je suis resté avec lui pendant ces « deux jours » pour le satisfaire ainsi que moi. Mais… Il… C'était sa première fois… Je… commence-je à expliquer à mes amis.
- Tu te sens responsable ! Voir coupable, c'est ça ? me demande Ragnor.
- Comment ça pourrait en être autrement ! Je sais me maitriser, il n'a jamais eu de relation, pire si ça trouve il attendait ça pour se donner à son petit ami, je…
- Magnus, tu n'es en rien responsable ! Hélas, tu t'es trouvé au mauvais endroit au mauvais moment et c'est tombé sur ce jeune homme, me coupe mon amie. Je serre les poings en l'entendant me rassurer mais ça m'énerve encore plus.
- Non ! Cat' ! J'aurais dû me contrôler ! Ça fait un petit moment que je ne suis plus un jeune prépubère dirigé par mes hormones d'Alpha mais là, je… je l'ai forcé !
- Si tu te sens réellement responsable, tu le retrouves et tu t'expliques ! Au lieu de te morfondre ! me conseille mon ami.
J'acquiesce, ils ont raison, je vais le retrouver et m'excuser auprès de ce petit brun aux yeux clairs.
Nous espérons que le chapitre vous a plu. Alors qu'en pensez-vous ? Comment pensez-vous que les parents de Alec si ils sentent son odeur ? Que pensez-vous de Alec et Mags ?
See u Soon !
