Disclaimer : Rien n'est à moi, personne ne m'appartient, même si j'aimerais bien.
Note de l'auteur : Je n'ai absolument aucun idée de ce que vous allez pensez de ce chapitre là, mais j'ai craqué ! Je devais faire ça. On commence donc la partir aveugle. Et idiot pour John. Mon dieu, j'espère vraiment que vous allez accrochez ! Si vous accrochez pas, je pense que je supprimerais ce chapitre et partirai dans une autre direction.
Edit : J'ai modifié quelques petites fautes, et j'ai mis en italique la partie où le point de vue de John est à la première personne.
Depuis qu'il avait entendu la remarque de Mrs Hudson, il faisait très attention aux geste qu'ils avaient l'un envers l'autre. Et il avait bien remarqué à quel point ils étaient proche, et tout cela le jour même. Pas de doute qu'on les prennent pour un couple ! Mais ils n'en était pas un. Sherlock ne pouvait l'aimer. Quant à lui. Cela importait peut ! Il ressentait peut-être quelque chose pour lui. Bon, d'accord, sûrement.
Mais il pouvait faire sans. Il pouvait y arriver sans Sherlock. Du moins, il y essayait. Mais à chaque fois qu'il essayait de s'éloigner de lui, il retombait dans l'état dépressif qu'il avait auparavant, ainsi que son trouble de stress post-traumatique. Il se remettait à boitiller dès qu'il restait plus de quelques semaines sans lui. Sherlock avait du partir pour une affaire une fois. Mais ils se connaissaient à peine ! S'il devait partir maintenant, sois il le harcèlerait de coups de fil, sois il viendrait avec lui !
Mais bon, de toute façon, ça ne se passait pas ! Tout ça pour dire que Sherlock ne tenait pas à lui jusqu'à en devenir son partenaire. Sherlock ne ressentait pas. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir triste dès qu'il y pensait.
Il prenait désormais la décision de ne plus sortir avec quiconque qui n'était pas Sherlock. Sherlock ne pouvait s'en douter, mais s'il était dans l'état qu'il était la veille, ce n'était pas parce que Harry l'avait insulté lui, non, il aurait pût le supporter, mais elle l'avait insulté lui. Elle avait compris avant même qu'il ne le sache qu'il tenait beaucoup plus à Sherlock que ce qu'il pensait. Justement, elle lui avait fait ouvrir les yeux. Et comme il l'avait déjà dit, il n'avait rien contre les homosexuels, il ne croyait juste pas en être un. Mais maintenant qu'il s'en rendait compte, il n'allait pas le nier plus !
Il allait essayer de faire comprendre à Sherlock comment il se sentait par rapport à lui. Même si c'était peu probable qu'il le voit. Il aurait au moins essayer. Et peut-être que Greg' ou Mycroft lui ouvrirait les yeux. Il n'espérait pas que les sentiments soient partagés. Mais il voulait juste qu'il le sache.
Il sortit de sa chambre. Il avait entendu le portable de Sherlock sonner. Ça signifiait une affaire imminente. Il s'habilla rapidement. Et sortit. Il tomba sur Sherlock qui venait à sa rencontre, il le prit par les épaules joyeusement, et se rapprocha quasiment jusqu'à le frôler.
"On a une affaire John ! Un triple meurtre, la femme et les enfants, le mari est 'en fuite', selon Anderson, mais il est mort lui aussi !"
Il s'écarta, prit sa main et l'entraina en bas des escaliers avant même que John ait pu penser "thé".
Effectivement. Très proche. Plus qu'un couple marié.
Sherlock ne devait pas s'en rendre compte. Il trouva un taxi en moins de temps qu'il n'en faut pour y penser, et entraina John dedans. Il lui tenait toujours la main. Il devait encore être partit dans ses réflexions. John n'essaya même pas de retirer sa main, s'il le faisait, ça le déconcentrerait, et il pouvait être sûr qu'il allait être d'une humeur irascible après ça !
Et puis... Quand Sherlock saurait ce qu'il ressentait, il l'éviterait sûrement, et éviterait de le toucher au plus possible. Autant en profiter ! Il entrelaça ses doigts aux siens. Il se laissa faire sans bouger d'un pouce, en pleine réflexion. John n'avait même pas entendu où est-ce qu'ils allaient ! C'est pour dire sa distraction.
Quand le taxi ralentit, il n'eut même pas envie de sortir, et aurait préféré rester ici, la main de Sherlock tenant la sienne, et avec la possibilité de l'observer à loisir sans qu'il ne s'en rende compte. Parce que Sherlock se rendait compte de tout lorsqu'il n'était pas sur une affaire. Avant même qu'on ne s'en rende compte, vous pouvez être sûr qu'il le sais déjà !
Mais Sherlock avait bien remarqué le taxi ralentir, il paya pour une fois, et tira John hors du taxi.
Il courut presque jusqu'à Lestrade. La scène en elle-même était assez affreuse. Pour John du moins. Sherlock semblait au contraire affreusement heureux. Il y avait trois corps dispersés dans un salon blanc. Qui devait être immaculé avant le crime. Tout était dans des tons blanc ou gris clair. Les portes étaient fermées, à l'exception de la porte d'entrée. Un agenda trainait par terre, ouvert. Les trois corps étaient couverts de sang, une entaille nette au niveau du cou, ils avaient tous les yeux figés en une expression d'horreur absolu, la bouche ouverte. Il y avait un repas sur la table, presque fini.
Greg était au téléphone. Il se tourna vers nous une fois on appel terminé.
"On a retrouvé le corps du mari, lui aussi a eu la gorge tranchée."
Il jeta un regard interrogatif vers nos mains liées, et haussa un sourcil à mon attention, un léger sourire au coin des lèvres. Je secoua la tête tristement et essaya d'échapper ma main de l'emprise de Sherlock, à contrecœur. Il se tourna aussitôt vers moi.
"Non ! Ça m'aide à réfléchir ! Redonne-moi ta main !"
Je la lui tendit abasourdi. JE l'aidais à réfléchir en lui tenant la main ?! Eh bien... J'avais peut-être bien une petite chance finalement...
Il serra joyeusement ma main. Mon cœur se serra dans le même instant. Il ne savait pas à quel point s'était cruel de faire un truc comme ça !
Il posa une question à Greg : "Combien de litres de sang ?"
Greg demanda à Anderson et transmit la réponse à Sherlock. Il demanda aussi une photo du mari. Une fois la photo examinée, il cria tristement.
"Voyons, n'est-ce pas évident ?! Vous croyez qu'il s'est suicidé ?! Mais non ! Il devrais y avoir plus de sang ici, et plus là-bas aussi ! Qu'est-ce que ça signifie ? Quelqu'un a tué la femme et les enfants, les a égorgés, quelqu'un qu'ils connaissaient. Le mari a été empoisonné, faites des analyses ! Il a ensuite été transporté, avec du sang qu'il avait prélevé avant de sortir de la pièce, a mis en place tout ça, a ensuite égorgé le mari, et a versé le sang dessus. Le mobile ? La femme avait un amant, le frère du mari, elle porte un pendentif avec les initiales du frère, pas du mari, regardez dans son agenda, son nom y est écrit en gros avec le numéro, des petits cœurs, n'est-ce pas assez évident ? Elle ne voulait pas divorcer, le frère s'est vengé, il est venu et l'a empoisonné. Mais elle est arrivée avec les enfants. Une idée lui ai venue à l'esprit, pourquoi pas ça ? Ça expliquerait le mari, l'air horrifié de tout le monde et l'entaille post-mortem. Il a fermé les portes pour qu'on crois que le mari avait décidé de tuer tout le monde et de se suicidé un peu plus loin."
Lestrade, vérifia cela, passa des coups de téléphones, et se tourné d'un air stupéfié vers Sherlock.
"Tout ça en un seul coup d'œil ? Vous pouvez y aller, on a ce qu'il nous faut, je m'occupe du reste."
Sherlock déçu nous éloigna de la scène de crime. Il m'entraina quelques instants sur une rue plus passant avant de trouver un taxi. Il n'avait plus besoin de ma main, maintenant... N'est-ce pas ? Tristement, je tira lentement ma main. Il resserra son emprise sur moi. Je me tourna, surprit vers lui. Il ferma les yeux, échappant à ma question silencieuse.
J'aurai aimer me contenter de ça, mais ça me brisa le cœur. Il ne pourrait jamais ressentir quelque chose pour moi. Et grâce à Harry, et à Mrs Hudson, je me suis rendu compte que je l'ai aimé depuis le premier coup d'œil. Je me détestais d'avoir été aussi aveugle tout ce temps ! Pourquoi est-ce que je le défendais toujours ? M'inquiétais pour lui ? Pourquoi est-ce que je me sentais vide et seul lorsqu'il n'était pas là ? Pourquoi est-ce que je cherchais son contact ? Qu'est-ce que j'ai été bête !
Nous étions arrivés à Baker Street. Je payais, cette fois, et nous rentrâmes à l'intérieur. Sherlock n'avait pas dormir depuis trois jours, et je le sentais tanguer sur ses pieds, et tirer sur ma main pour rester debout. Lestrade l'avait réveillé, mais maintenant, l'adrénaline retombait tristement et laissait un Sherlock épuisé ayant besoin de sommeil.
"Sherlock, vas dormir, ça fait trois jours que tu n'as pas dormi."
Il n'essaya pas de protester, il savait bien qu'il en avait besoin.
Je le tirai jusqu'à sa chambre. Il rechignait quand même !
"Je dors que si tu restes avec moi."
Sherlock avait parlé d'un vois pâteuse, mais totalement claire. Pourquoi voulait-il ... ? Que je ..? Pourquoi ..?! Il jouait de mes sentiments ou quoi ?! Il avait deviné et essayait de me le faire regretter ? Sinon, pourquoi ? Il ne pouvait le vouloir, parce que je l'apaisait ou qu'il aimait ma présence, moi, par la même occasion, il ne pouvait pas alors pourquoi ... ? Il s'affala sur son lit, et me tira vers lui, avant même de pouvoir réfléchir, j'étais allongé à côté de lui. J'essayais de me relever, mais il m'enlaça, déjà endormi. Sa tête dans le creux de mon cou. Plus j'y pensais, plus je me rendais compte d'à quel point il m'étais indispensable. Je décidait d'en profiter. D'en profiter totalement. Je l'enlaçais à mon tour, et me laissa envahir par lui, par son odeur, par sa respiration, sa présence, par lui. Et je m'endormis à mon tour, convaincu que Sherlock n'avait aucune idée de ce que cela voulait dire de dormir avec quelqu'un. Convaincu qu'il n'accepterai jamais mes sentiments. Et je me convainc également de lui parler franchement et de lui demander de s'éloigner de moi à cause de ses foutus sentiments !
