Le jeune homme à lunettes avaient couru le plus vite possible jusqu'à son appartement, claquant la porte derrière lui. Il se jeta sur son lit, le coeur gros.

- Stupide Shizuka ! Crétin, crétin, crétin ..

Il se mit à frapper son oreiller comme si sa vie en dépendait.

- Je te déteste, je la déteste .. je vous déteste .. !

On frappa à la porte, mais le cuisinier ne daigna même pas répondre. Et l'on re frappa une nouvelle fois. Watanuki s'essuya les yeux rageusement où quelques larmes avaient commencer à perler. Il se dirigea vers la porte.

-Qui est là ?

- C'est moi.

Watanuki frappa la porte d'un coup de pied.

- Va te faire voir, chéri.

Il avait prononcé le dernier mot avec un ton malsain. Il entendit le dit chéri soupirer.

- Arrête de faire ton gamin, ouvre moi, il faut qu'ont parlent. S'il te plait.

Parler.. mais de quoi encore ? Il ouvrit la porte brusquement. L'archer rentra et resta à côté de lui.

- Alors ? De quoi veux tu qu'ont parlent ? Hein ?

- De nous, crétin.

Bah voyons, ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas entendu celui là..

- Bien, je t'en prie. Parle.

Il s'éloigna vers le salon et s'assit sur un de ses tatamis. L'exorciste l'y rejoignit.

- Ecoute, j'ai bien réfléchi . On ne va pas pouvoir continuer comme ça..

Le coeur de Watanuki se serra. Il en était sûr ..

- Tu veux dire que ..tu ne veux plus de moi ? Demanda doucement celui ci.

- Bien sur que non espèce d'andouille, l'archer prit son courage à deux mains, Je t'aime.

La phrase avait été dîtes simplement. Mais elle avait fait l'effet d'une bombe dans le coeur du médium. Neuf mois qu'ils étaient ensemble, et c'était la première fois que ce petit groupe de mots était enfin sortit de la bouche de l'un deux.

- Quoi ? S'exclama le cuisinier.

- Je t'aime, répéta Doméki tout aussi surprit de son audace.

Le brun ne semblait pas s'en remettre. Sa respiration était saccadé, devait-il lui aussi avouer ses véritable sentiments? Mais l'archer ne lui en laissa pas le temps.

- Je t'aime mais, je ne peux pas supporter cette situation. Ça me rend fou ! Ne pas pouvoir te prendre dans mes bras, t'embrasser, te caresser les cheveux, humer ton parfum, ne même pas pouvoir te regarder de la façon dont j'en ai envie, ne pas te tenir la main, faire semblant de me disputer avec toi, de te traiter de tous les noms.. je n'en peux plus ! J'ai envie que tout le monde sache ce que je ressent pour toi Kimihiro. Je veux que les gens sache que je t'aime !

La déclaration de Shizuka était la plus belle chose qu'il ait entendu de sa vie. Il en avait les larmes aux yeux, mais sa peur reprit le dessus.

- Mais j'ai .. j'ai besoin..

- De temps! Je sais. Mais cela fait neuf mois, et bien plus encore que je suis amoureux de toi. Je n'arrive plus à attendre, alors je te le demande Hiro, est ce que tu veux bien rendre notre couple officiel ?

- Et .. si .. si je ne veux pas ?

Une colère sourde prit alors Domeki.

- Bon ! Très bien, j'ai compris ! Laisse tomber, laisse tomber tout ça. Oublie. Je m'en vais.

- Mais .. Shizu ..

- Non ! Tu ne veux pas ! Tu as honte de moi ! Si tu n'es pas capable de m'aimer au grand jour alors ce n'est pas la peine. C'est finis, je ne t'aime plus. Plutôt mourir !

Il se leva, et claqua la porte. Watanuki était seul à présent, et la tristesse prit possession de son esprit et il se mit à pleurer.. autant qu'il le put.

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Domeki, appuyé contre la porte entendit les sanglots déchirants de son bien aimé. Son coeur se fissura en mille morceaux. Il serra les poings. Il avait fait le bon choix, il en était persuadé, pour eux deux, cela valait mieux. Mais cette douleur horrible qui lui tenaillait les entrailles lui fit penser le contraire pendant quelques secondes. Il commença à partir. Traînant le pas. Et pour rajouter un peu plus de drame dans cette tragédie qu'il vivait, l'orage se mit à tomber sur lui, dans les rues au beau milieu de la nuit. Il était maudit.

Dans le salon, Watanuki avait cessé de pleurer, pas par manque d'envie mais plus par manque de larmes. Tout son corps semblait vide, il ne se sentait plus aucune force, il n'arrivait même plus à bouger. Pourtant, une seule pensée lui vint à l'esprit. Domeki.

Il ne pouvait pas ! Il ne pouvait pas laisser partir Shizuka. Il en mourrait. Il saisit le bord de la table et s'en servit pour se relever. Il irait le trouver..

L'archer s'était arrêté, perdu au milieu de cette pluie glacé, perdu à l'intérieur de lui même. La raison était elle réellement la voie à suivre ? Il en doutait à présent. Mourrait il sans lui ?

Le cuisinier marchait péniblement, peu importe. Il fallait qu'il lui parle, qu'il le rattrape. Même si il devait sombrer dans l'inconscience sous la pluie et au milieu de la route, rien ne lui ferait plus mal que de ne pas pouvoir dire ce qu'il ressent à cet homme. Peu lui importe si c'est fou, si il ne voit plus rien tellement ses yeux sont troubles par les larmes, si il a froid avec ce simple T-shirt.

Ses genoux touchèrent le sol brusquement. Son regard se perdit dans le ciel nuageux et cette grosse pluie qui lui coulait sur le visage lui fit perdre pied face à la réalité. Ses larmes s'y mêlaient sans qu'on les remarque réellement. Son esprit torturé dépérissait longuement. Son coeur ratait des battements et se serrer à l'étouffer.

Il ne faisait plus attention à rien, le seul son qui parvenait à ses oreilles était celui d'un piano jouant la plus horrible des mélodies, lui arrachant le coeur et s'amusant avec. Il se trouvait bien pathétique mais tant pis. Même si ses forces l'abandonnaient, il serait idiot jusqu'à la fin. Si il n'y parvenait pas. Il savait qu'il mourrait tôt ou tard. Il vit une forme un peu plus loin, qui semblait aussi bête que lui. A genoux, regardant le ciel, la pluie coulant sur son visage. Deux formes dramatiques au milieu d'une rue peu éclairé. On se serait cru dans un drame anglais.

Arriverait il à se relever ? Ou finira t il mort de froid ici ? Et si il se relève, parviendra t il à affronter son regard une nouvelle fois, le lundi au lycée. Impossible, il partirait. Son corps ne supportait plus son poids et il ne parvint pas à se retourner lorsqu'il entendit des pas approcher de lui.

Il était sûr qu'il l'avait entendu, un rictus amer se forma au coin de sa bouche, on dit qu'on ce rend compte de la chance qu'on a quand nous l'avons perdu et bien en effet, jamais il n'aurait cru l'aimer à ce point. Jamais. Et pourtant. Il s'approcha encore, l'autre avait baissé un peu la tête, regardant à présent au loin, plus que quelques mètres.

Il espérait tant que ce soit lui qu fasse ses pas léger mais si lent derrière mais il ne pouvait pas se permettre de rêver. Il devait oublier ..

Alors comme ça il ne l'aimait plus, alors pourquoi se rendre dans un état pareil hein ? Qu'ils devaient faire pitié tous les deux ..

Une chaleur s'approcha de lui, une chaleur qu'il connaissait, il ferma les yeux, priant secrètement. Une main se posa délicatement, et un corps tomba près de lui. Un bras lui entoura le cou et le ramena vers lui. On murmura un je suis désolé.

Son vis a vis ouvrit les yeux, il s'excusa encore, les larmes coulants. Puis un je t'aime à peine audible. Mais l'autre l'avait entendu. Moi aussi.

Un tableau peu glorieux, deux personnes assises dehors sous la pluie, se serrant l'une contre l'autre en pleurant et en se murmurant des excuses et des je t'aime. Pourtant, il est aussi magnifique

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Le lendemain, Kimihiro et Shizuka sortirent mains dans la main, tirant la langue, pour Watanuki et lançant des regards noirs, pour Domeki, à quiconque osait les regarder , qui avait longuement parlée avec ses deux amis, était très fière d'avoir deviné juste et leur souhaita à tous deux le plus de bonheur possible. Yuki qui restait à présent très souvent avec eux et surtout elle, imaginait des petits plans tordus pour les embêtés .. mais dans l'ensemble, tout aller plutôt aussi, avaient parlé, à bout de force sous cette pluie. Chacun avait fait part à l'autre de ses envies et de ses peurs. Il était un fait que Watanuki avait une peur énorme du regard que les autres pourraient poser sur lui, des moqueries et des insultes.

'' Tu sais Shizu.. si je ne t'en avais pas parlé, c'était justement parce que j'avais peur que tu réagisses comme hier .. mais visiblement, j'ai fait le contraire de ce qu'il fallait..

- Non. Je comprends parfaitement que l'idée de sortir véritablement avec un homme te fasse peur. A moi aussi, même si je sais que je suis amoureux de toi et je l'aie accepté depuis longtemps. Mais c'est dur. Tu aurais dû m'en parler, c'est le fait que tu ne le fasses pas qui m'a mis hors de moi, cela veut dire que tu ne me fais pas confiance.

- Mais bien sur que si ! J'appréhendais juste ta réaction..

- Et alors ? A présent, es-tu capable de le faire ?

- Oui.. je pense.. je..c'est trop dur quand tu n'es pas là, j'avais oublié combien tu m'avais manqué pendant ton séjour.. et hier me l'a rappelé, puissance un million. Dit-il avec un sourire. Demain, je montrerai que je t'aime au monde entier. ''.

Oui, être séparés était la chose qu'il redoutait le plus à présent, il n'en avait plus rien à faire des jaloux et des hypocrites qui siffleraient leur passage ou les bousculeraient dans les couloirs, car ça arriverait, ça par deux fois, chacun se sentit abandonné et par deux fois, ils crurent mourir de l'absence de l'autre. Mais à présent, le vide sera comblé, le plus longtemps possible..

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Pioooouh ! Quelle fin .. C'est nul .

* Délirium n°1 *

- Watanuki qui entre : Dis donc, t'en as pas marre de dire des conneries sur moi et l'autre abruti, genre ont s'aiment !

- L'auteur les yeux pétillants : Ouiiiiiiiii ! A la foliiiiiiiiie !

- Watanuki soupire : Bien sur, et l'hopital pour les dingues, c'est à droite !

L'auteur court jusqu'à l'hopital en hurlant et .. se prends le portail.

- Un médecin : Désolé, vous êtes trop atteinte ! On ne veut pas de vous.

- Watanuki : Super ...

- Domeki : Salut Chéri !

- Watanuki rouge : Nooooooon ! Casse toiiiii !

- Domeki, le lache : Je rigolais.

Il part la tête baissé. L'auteur est de retour.

- T'es nul Hiro-chaaan ! Tu lui as brisé son petit coeur tout fragile !

- Watanuki, a des remords : Rooh .. mais ..

- L'auteur : Pas de mais, t'es nuuuuul !

- Watanuki : Ah ! Mais lache moi, c'est bon je vais le voir ! ET ARRETE DE M'APPELER HIRO !

- L'auteur le regardant partir : Ok .. *prépare sa caméra pour les filmer* et sinon ? Une review pour savoir si c'est pas trop pourri ? x).