Le compartiment secret

Twilight à S. Meyer

The secret Compartment par bellaklutz2010

Traduction de Lex Lina

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Chapitre 04

BPOV

Une fois encore, je me retrouve à méditer sur ce que représente la lettre d'Edward. Je l'a regarde depuis près d'une heure, terriblement apeurée par son contenu. Est ce que ma théorie est démontrée ou est ce que je perds simplement ce qu'il me reste d'esprit ? Je prends une profonde respiration et ouvre la lettre qui m'est adressée.

Chère inconnue,

Je trouve cela terriblement difficile de croire qu'une telle chose est possible. Si ce que vous me dites est vrai alors nous sommes surement tous les deux fous. Il est tout simplement impossible qu'une telle communication existe sachant que le voyage temporel n'est qu'un mythe. Mais depuis un certain temps, il me semble que les choses qui n'étaient que fantaisie sont désormais une réalité.

Malgré que je ne puisse vous croire, je suis tout de même intrigué par votre suggestion. Je vous serais gré de me faire parvenir une quelconque preuve prouvant que ce que vous avancez est vrai. Si vous existez vraiment alors permettez moi de vous voir d'une façon ou d'une autre. Prouvez moi votre existence que je crois en vous, qui que vous soyez.

Sincèrement.

Edward Masen

P.S.

Je ne suis pas en mesure de vous dire à qui étaient destinées toutes ces lettres. C'est un sujet trop personnel et vous ne devez jamais en parler à qui que ce soit.

Quelle preuve est ce que je peux éventuellement envoyer par un tiroir secret ? Ce n'est pas comme si j'ai la possibilité d'envoyer un ordinateur ou une télévision dans un espace si réduit ! Et s'il ne propose pas une telle technologie alors il ne doit vraiment pas être de mon époque. Ma théorie doit être vraie. Grâce à un miracle complètement dingue, je suis capable de parler avec un homme parfait.

Même si je ne le connais pas personnellement, je me sens connectée à lui. Lorsque je lis ses lettres, j'ai l'impression d'être capable de voir l'intérieur de son âme. Tout ce dont j'ai toujours rêver ou espérer entendre qu'un homme me dise a été dit par lui. Qu'elle que soit la personne à qui sont adressées ces lettres, elle est incroyablement chanceuse et est vraiment gâtée.

Il me rappelle vraiment un personnage de Jane Austen comme Monsieur Darcy, distant et pourtant emplit de passion et d'émotion. Il semble être ma seule lumière dans cette période inondée de douleur et d'obscurité. Mon esprit tourne à plein régime et pourtant je me sens étrangement calme. Je ne peux l'expliquer mais pour la première fois depuis des mois, je me sens vraiment heureuse. Mon bonheur est tragiquement écourté et interrompu quand mon téléphone portable se met à sonner.

Je grogne. « Qu'est ce qu'il y a Natalie ? ». Je sais déjà que c'est elle car elle est la seule de mes amies qui m'appelle dorénavant.

Une autre voix me répond. « Bella... Bella, c'est moi, Megen. Écoutes, je sais que tu ne veux pas me parler et je ne t'en blâmes pas mais s'il te plait ne raccroches pas. ».

Je demande froidement. « Qu'est ce que tu veux ? Je n'ai vraiment aucune envie de discuter avec toi. ».

Elle continue d'une voix tremblante. « Je sais cela. Bells, j'ai besoin de toi. Tout est foutu maintenant. Je me sens mal tout le temps Bella. Je ne suis plus heureuse et je sais que c'est à cause de toi. ».

« Quoi ? ». Mon ton monte. « Comment est ce que tu peux me blâmer, bimbo psychopathe ? ».

« Tu sais que ce n'est pas ce que je voulais dire... ». Elle est maintenant en larmes. « ...D'abord, je suis forcée de te perdre à cause d'un malentendu stupide. Maintenant, je dois le perdre lui aussi. ».

« MALENTENDU ! Malentendu ? Est ce que tu te moques de moi ? Tu m'as volé mon petit ami ! Tu as dit que tu ne me ferais jamais de mal et que tu ne sortirais pas avec lui puis tu me plantes dans le dos ! Tu as coucher avec lui et ensuite tu lui as dit de ne pas me le dire ! ».

« Bella, c'était un accident. ».

Je vocifère. « Oh ouais. Tu es, tout simplement, tombée sur mon petit ami et l'a séduit. Tu as juste glissé sur du vide ou un truc comme ça. ».

Elle sanglote. « Bella, je me suis excusée. ».

« Ça ne veut rien dire. Tu es partie avec la seule personne que j'ai jamais aimé tout ça parce que tu es égoïste ! Megen, la seule raison pour laquelle tu as fait ça, c'est parce que tu ne supportais pas de me voir heureuse pour une fois ! Il serait honteux que quelqu'un d'autre que toi, puisse avoir une vie agréable ! ».

« J'ai eu une période difficile. J'étais perdue et j'avais besoin de quelqu'un à qui parler. ».

Je ricane. « Alors, instinctivement, tu t'es tournée vers mon petit ami. Tu aurais pu m'appeler ou même Natalie et pourtant tu as choisi d'aller vers lui. Eh bien si c'est pas pratique ça. Il me semble pourtant que tout ce que tu voulais c'était de l'attention. Attention que tes amies ne semblent pas parvenir à satisfaire. ».

« Il m'a quittée... Il est encore amoureux de toi et m'a dit qu'il fera n'importe quoi pour que tu retournes avec lui ! ».

J'ironise. « Et ça doit te tuer pas vrai Megen ? Que quelqu'un me préfère à toi pour une fois ! Mais tu sais quoi, je m'en moque complètement. Reprends le car ça ne m'intéresse pas. ».

Elle me dit. « Je sais ce qu'il s'est passé la nuit dernière. Je sais que ce que tu m'avais dit était véridique et je suis désolée. J'ai doutée de toi. Écoutes, je comprends que ça soit dingue mais je t'en supplies, aides moi à le récupérer ! J'ai besoin de lui, il est l'air que je respire ! ».

Je réalise soudain pourquoi est ce qu'elle m'appelle. Ce n'est pas pour s'excuser, c'est pour que je l'aide à récupérer Kyle.

« Tu sais quoi Megs ? Toi et moi, on a plus rien à se dire. C'est fini et tout est de ta faute. Kyle et toi, vous vous méritez. ».

Elle hurle. « Alors vas te faire foutre salope. Pour une fois que je te demande de l'aide, et c'est ce que tu me fais. Je pensais que nous étions amies. ».

« Vas en enfer Megen. ». Sur ces propos, je raccroches et jette mon portable au travers de la pièce. Je serais loin d'ici bien assez tôt et pour toujours. Elle ne pourra plus jamais me faire de mal et lui non plus. Je m'allonge, de nouveau,sur mon lit et pleure au point de m'endormir.

J'entends Natalie qui m'appelle doucement. « Bella... Bella chérie, réveilles toi. C'est moi. Allez, je suis au courant de tout. Nous devons parler. ».

Je demande. « Qu'est ce que tu fais ici ? Je croyais que tu me détestais. ».

« Bella je t'adore. Même si parfois tu est vraiment casse pied, tu es quand même ma sœur. Et tu le seras , peut importe l'endroit où tu te trouves. ».

Je demande, des larmes pleins les yeux. « Vraiment ? Même si je déménage si loin ? ».

« On fera en sorte que ça marche. Toi et moi sommes amies depuis nos premiers pas. Est ce que tu penses vraiment que ce sont quelques états entre nous qui vont changer ça ? ».

« Merci Natalie. ». Je la prends dans mes bras. « Tu vas tellement me manquer. Je ne peux pas croire que je dois partir si tôt. ».

Elle répond. « Je sais. Ta mère m'a appelé et m'a tout raconté hier soir. Puis j'ai reçu un appel de Megen ce matin et elle m'a raconté toute sa version aussi. ».

Je demande choquée. « Et tu as réussi à l'écouter ? ». Natalie a toujours été celle qui ne supportait pas les drames de Megen.

Elle rit. « Malheureusement. Et ça durant quarante trois minutes. Elle ne m'a même pas laissé en placer une. J'ai finis par raccrocher en lui gueulant dessus. ».

« Qu'est ce qu'elle t'a dit ? ».

Elle continue à rire. « Des trucs sur le fait que le monde est cruel... Puis il y a eu un passage sur le fait qu'on l'ai toutes trahie et qu'on l'a blessée. ».

Je dis, en me remémorant ce mauvais souvenir. « Et c'est à moi qu'il disait que j'en faisais tout un drame. ». Je frissonne à l'idée et retourne mon attention sur Natalie.

Elle me dit sincèrement. « Il ne te fera plus jamais de mal Bellsy. Maintenant que tu vas être à Forks, il n'aura plus moyen de t'atteindre. Purée, je parie que la moitié du pays ne sais même pas que ce lieu existe. ».

« T'as raison. ». Je ris. « J'aurais aimé pouvoir t'emmener avec moi. ».

« Je serais là à chaque fois que je le pourrais. Je viendrais durant les vacances et les week-ends prolongés. Ça sera comme avant. ».

« Purée, ce que tu mens bien. Même moi, je n'ai pas autant d'imagination. ».

Elle répète. « On fera en sorte que ça marche. Quoi qu'il arrive, tu dois me promettre qu'on gardera le contact. ».

« Je t'enverrais un mail tous les jours mais je ne pourrais pas forcément t'appeler aussi souvent. ».

Elle demande. « De quoi parles tu ? Nous sommes sur le même fournisseur téléphonique alors notre temps de communication est illimité. ».

Je pointe du doigt l'endroit où sont éparpillés les débris de mon téléphone. « Ouais. Mais j'ai en quelque sorte détruit mon portable. ».

« Pas étonnant que tu ne répondes pas. Et pourquoi tu as fait ça ? ».

Je réponds. « Devines. ».

La compréhension s'inscrit sur son visage. « Oh. Ben ça craint. ».

« Pas vraiment. Je m'en sers à peine de toutes les façons. Je n'en ai jamais vraiment eu besoin alors c'est pas grave. ».

Ma mère entre dans ma chambre. « Bella. Chérie, je viens de parler avec ton père. Ton avion est prévu pour la semaine prochaine alors nous devons commencer à emballer tes affaires. ».

Je l'interroge. « Dans une semaine ? Je pensais que je devais partir aujourd'hui. ».

« On a tout essayer chérie. Je suis restée au téléphone toute la journée avec l'aéroport pour tenter de trouver un vol plus tôt mais tout est réservé. C'est ça ou rien et on a besoin de te faire partir d'ici. ».

« Je comprends maman. Merci pour tout. ».

Une fois ma mère partie, je ressens le besoin urgent de parler d'Edward à Natalie. Mais je sais aussi que je ne peux pas le faire. Si je dis à quiconque la vérité, c'est dans un asile de dingues qu'on m'enverra dans une semaine et non pas à Washington. Je demande.

« Natalie. Est ce que tu penses que je suis folle ? ».

Elle me regarde étonnée. « Non. Pourquoi est ce que tu penses ça ? ».

« Je ne sais pas. Quelques fois, j'ai l'impression d'être dingue. Peut être que je réagis de manière exagérée. ».

« Ou peut être que tu ne dors pas assez Bella. Je vois combien tu peux être fatiguée dernièrement. Pourquoi est ce que tu ne dors pas ? ».

« Je n'y arrive pas. ». Je continues. « A chaque fois que je ferme les yeux, il est là Nat. Qu'est ce que je suis supposée faire ? ».

« Je sais, chérie. Mais bientôt tu n'auras plus besoin d'avoir peur. Là je vais y aller alors tu peux tenter de dormir un peu. Salut Bells. ».

« Salut Nat. ». Je la raccompagne jusqu'à ma porte. Aussitôt qu'elle est hors de vue, je cours jusque dans ma chambre. Je viens de me rappeler que je n'ai toujours pas répondu à la lettre d'Edward. Je ramasse ce qui reste de mon téléphone et me dit que c'est une bonne idée. Je vais lui envoyer mon téléphone même s'il ne fonctionne plus. Ça sera une preuve suffisante niveau technologie et en plus, je ne peux plus m'en servir.

Cher Edward,

Je suis d'accord sur le fait que nous sommes surement fous. Je ne sais pas comment cela est possible mais l'idée que ça le soit me ravie. Aussi dingue que cela puisse paraître, j'adore te parler. En ce moment même, tu sembles être la seule partie sainte de ma vie même si cela n'est qu'une illusion.

En ce qui concerne la preuve venant du futur, je t'envoies mon téléphone portable. Il est gravement endommagé et ne fonctionne plus mais il prouve que je dis la vérité. Ils ont été inventés dans les années 80 et sont technologiquement améliorés chaque année.

S'il te plait écris moi à nouveau rapidement. Peut être que tu pourrais me donner une sorte de preuve venant de ton époque.

Jusqu'au moment où l'on s'écrira à nouveau.

Isabella Swan

P.S.

Si par miracle, tu parviens à refaire fonctionner mon portable, il y a des photographies de moi dedans.

En regardant mon griffonnage brouillon, je réalise combien je suis fatiguée. Cela fait des mois que je n'ai pas bien dormi et me rends compte que je suis épuisée. Je place mon téléphone et ma lettre dans le tiroir et m'endors toujours assise à mon bureau.

Durant mon sommeil, je rêve d'un garçon magnifique habillé d'une tenue d'époque. Il fait au moins un mètre quatre vingt dix et doté de cheveux bronze et d'yeux verts. Il est mon homme parfait, et c'est aussi la personne dont je rêve depuis que j'ai quinze ans. Je l'aime alors qu'on ne s'est jamais rencontré. Si seulement il existait.

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merci encore à toutes les personnes qui prennent le temps de m'écrire un petit mot ! ça fait super plaisir !

à bientôt !

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