Salutation amis de la lumière de la bella Roma. Je vous souhaite une bonne lecture avec notre cher Lupo et sa belle Adriana dans les rues de Rome.
Assassin's creed appartient à nos Cher Ubisoft et Bonne lecture :D
Chapitre 3 : buena notte.
Adriana se sentait mal à la fête du Banquier. Les gens sentaient l'alcool, la luxure. Tout pour déplaire. Et son père pouvait se révéler pire que tous. Elle l'avait entendu amener trois filles au banquier, elle en était sûre. Mais le son émit par les trois femmes disparues. Elle savait parfaitement ce qu'il leur était arrivé. Elles étaient mortes entre les mains abjectes de l'homme.
- Signora ? vous voulez quelques choses ?
- … rien Sonia. Vas t'amuser. Je suis bien ici. Mais reviens vers moi si il s'intéresse à moi.
- Si vous voulez signora.
La suivante partit rejoindre la fête alors qu'Adriana soupira de lassitude. Les gens buvaient, mangeaient, faisait la fête. Lupo était de l'autre côté de la ville pour régler des soucis des templiers. Elle était sûre que c'était son père qui avait fait envoyer le jeune garçon très loin pour être sûr qu'il ne vienne pas discuter avec elle.
- Eh bien ? si je m'attendais à vous voir ici seule Signora Adriana.
- … Messere Ezio ?
La personne s'assit juste à côté d'elle sur le banc. Il n'émettait aucun son. C'était assez impressionnant pour la jeune aveugle car elle pouvait sentir de nombreuses personnes même si elles étaient discrètes mais l'homme était dur à repérer.
- Je ne pensais pas que vous soyez intéressé par ce genre de festivité.
- Je n'ai pas eu le choix messere. …
- Et votre ami ?
- Envoyer à l'autre bout de la ville juste pour être sûr qu'il ne soit pas là.
Le mentor des assassins fronça les sourcils. Le banquier était inatteignable pour le moment mais la jeune Tosi pouvait peut-être lui apporter des réponses si elle le voulait bien. Et vu qu'elle ne semblait pas porter son père dans son cœur, alors peut être voudrait-elle bien lui divulguer quelques informations. Pourtant, sa curiosité sur le jeune assassin des templiers l'empêchait de poser ces questions.
- Pourquoi votre père refuse que vous vous voyiez ? vous avez l'air pourtant de vous connaitre depuis des années.
- C'est exact. … Lupo fuyait un marchand à qui il avait volé une pomme parce qu'il avait faim. Il est rentré dans le jardin de ma maison. C'était la première fois qu'il y avait un autre enfant en face de moi. Mes parents avaient trop peur … enfin, mon père. Il me voyait comme une sorte de poupée de porcelaine et il me voit toujours ainsi.
- Vous vous connaissez donc bien.
- Oui. Il est venu plus tard. Au début, c'était seulement pour manger les pommes de l'arbre mais aussi pour apprendre à lire. Il espionnait mes leçons quand les précepteurs me marquaient sur une tablette en cire les lettres, je l'entendais frotter son doigt sur le sol pour imiter le signe. Depuis, il vient presque tous les jours me voir. Il ne veut pas me laisser toute seule comme le fait mon père.
- Vous vous sentez prisonnière ?
Adriana hocha seulement la tête et présenta la fête de la main. Puis, elle posa sa main devant son regard.
- Lupo est mes yeux. Il voit pour moi. Me parle du monde qu'il voit. Je crois que c'est le seul de mon entourage qui comprend mon malheur. … Et mon père ...
Ezio vu la colère dans la déclaration. La jeune fille était en colère contre son propre père. Il aurait pu dire qu'Adriana était gâtée mais il sentait que c'était une toute autre forme de colère. Pas une colère parce que l'on a refusé un cadeau, non, elle était plus profonde.
- Il me présente comme un article, un objet. Parle à ma place alors que je suis doué de parole. Me rabaisse toujours en me rappelant sans cesse mon manque de vue. Mais aussi et surtout, il ne me voit que comme un objet pouvant l'aider à monter un échelon social.
- Mariage arrangé ?
- Avec un français. Ce baron de Valois. Que la peste emporte cet homme infâme !
Son mouvement de colère fit rire l'assassin. La musique reprit et Adriana semblait avoir lâché son sac. Elle soupira, bougeant au rythme des instruments.
- M'accorderiez-vous cette dance ?
- Pardon ?
- Vous êtes morose et je pense qu'un peu de plaisir pourrait vous sortir de ça.
- … vous êtes quand même dans une fête templier. … Et vous êtes le chef des assassins. … Lupo avait raison en disant qu'il vous manque sérieusement une case.
Ezio ne put que rire car il entendait sa petite sœur. Adriana et Claudia devraient bien s'entendre. La jeune fille émit un sourire avant de s'arrêter et fixer une direction.
- La dernière. …
- Pardon ?
- Un quatrième corps est sorti sans vie. … un vrai charcutier.
Ezio se tourna alors dans la direction qu'avait prise Adriana de la tête. Il vit alors plusieurs gardes sortirent discrètement une des courtisanes qui semblait sans vie alors que le banquier revenait à la fête.
- C'est lui que vous allez tuer ce soir ?
- … Vous êtes bien curieuse.
- … Je … je pourrais vous aider.
L'assassin se tourna vers la jeune aveugle qui s'était redressé vers lui et le chercha doucement de la main. Elle lui attrapa le bras et le traina parmi les danseurs de la piste. Les gardes ne firent même pas attention à eux. Ezio posa sa main dans le dos de sa jeune cavalière et celle-ci posa la sienne sur son épaule. L'assassin comprit. Elle allait l'aider à traverser les gardes sans qu'aucun ne soupçonne sa présence. Il lui murmura alors doucement à l'oreille.
- Pourquoi m'aider ? je suis pourtant votre ennemi.
- Seulement l'ennemi de mon père. Pas le mien. Et le banquier a tellement tué comme Cesare qu'il serait temps que quelqu'un leur montre le véritable sens de la vie.
- Vous les détestez.
Le visage de la jeune fille prit un air sérieux. Elle ne comprenait pas réellement pourquoi elle faisait ça mais elle sentait qu'elle devait le faire. Elle était dans une prison chez elle. Elle se sentait enfermer dans cette croyance stupide des templiers. Elle n'y croyait pas. Elle la détestait. Lupo, sans le savoir, lui avait fait découvrir un sentiment qui n'était pas des moindres. La liberté. Mais parfois l'homme empêche cette liberté. La pervertie. Il tut pour cela. Et certain pour le plaisir.
- Je les hais de tout mon être. Je les ai entendus les tuer. Toutes, j'ai entendu leurs derniers soupires. Leurs suppliques qu'on les épargne. Même mon père riait en les tuant.
- Bene ! Vous avez confiance ?
Adriana esquissa un sourire. Ezio enclencha alors sa lame empoisonnée. La jeune femme sentit contre son dos le plat de l'arme. L'assassin fit danser Adriana jusqu'au banquier. Puis, il érafla la peau poisseuse de l'homme avant de s'éloigner doucement de la zone.
Il entraina en marchant doucement vers la sortie des ruines Adriana. Celle-ci retourna légèrement la tête durant le trajet. Puis, elle esquissa un sourire.
- Il est tombé. … C'est sa voix qui s'est éteint ce soir.
- Le poison a agi assez vite. … Merci pour l'aide. Dois-je vous déposer quelques pars ?
Adriana ne sut vraiment répondre jusqu'à ce que quelqu'un vienne d'atterrir juste en face d'eux deux dans la ruelle. Elle entendit le son d'une épée qu'on dégaine.
- Écarte-toi d'elle, assassin !
Elle reconnut avec surprise Lupo. Ezio esquissa un sourire. Le garçon avait quand même réussi à venir et le voilà à défendre bec et ongle la jeune aveugle. C'était assez amusant pour l'assassin. Il ignora le garçon et se tourna vers sa cavalière improvisée de la soirée.
- Mia Signora, ce fut un plaisir de pouvoir discuter avec vous ce soir. Mais sachez que même si vous êtes aveugle, vous voyez le monde dans son ensemble bien mieux que la plupart des gens qui peuvent voir. Et je dois vous féliciter car vous l'appréciez à sa juste valeur.
Ezio fit un léger baisemain à Adriana alors que Lupo s'approchait toujours en garde. Il attrapa la main d'Adriana et tira la jeune fille derrière lui tout en gardant menacer de l'épée l'assassin. Celui-ci effectua une courbette, amusé et il disparut dans les ombres. Lupo respira de soulagement avant de se tourner vers son amie. Il vérifia rapidement si elle avait la moindre blessure mais rien.
- Pendant un instant, j'ai cru que …
- Il a été parfaitement civil Lupo. … Et je dois avouer. J'ai apprécié ma soirée avec lui.
Le garçon se tendit et prit un air jaloux. La rage montait de plus en plus en lui mais fut coupé court quand Adriana continua.
- Si la soirée avait continué. Je suis sûre que j'aurais été la prochaine victime du banquier. Je l'ai senti me fixer plusieurs fois ainsi que Cesare. Mon père m'avait laissé seule avec une des servantes. Ezio Auditore m'a au moins permis de quitter leurs champs de vision.
- Tu … tu es sûre ?
- Sonia me l'avait confirmé. … Lupo. Aide-moi à rentrer.
Le jeune homme attrapa avec douceur la main de la jeune fille et commença son chemin vers la Villa Tosi sans se soucier des cris d'alarmes des gardes. Le banquier était mort. Mais il s'en fichait. L'homme l'avait presque mérité à son gout rien qu'après avoir regardé la jeune Tosi.
Ils arrivèrent tous deux devant la maison. Lupo se sentait quand même jaloux vis-à-vis de l'Auditore. C'était son rôle de protéger Adriana. C'était sa mission. Pas à l'autre dragueur. En plus qu'il avait osé faire un baisemain à Adriana le révolta. Cependant, Adriana le tira plus vers elle.
- Je voulais te remercier Lupo pour la dernière fois. … Tu ne sais pas à quel point je voulais sortir de ma prison d'or et de tissu. Et comme toujours tu viens lorsque j'en ai le plus besoin. Tu es comme mon chevalier en armure.
Elle posa maladroitement ces lèvres sur le coin de la joue du garçon. Mais à cause de son infirmité, elle était très proche des lèvres de Lupo qui frissonna au contact. Elle avança alors vers la porte de sa maison, laissant statufier Lupo. Elle frappa à cette dernière et le garde la fit entrer. Le garçon resta de longue minute, les doigts caressant l'endroit où il avait reçu le baisé. Il ne put que rougir et sourire béatement.
Il s'en retourna vers les quartiers pauvres, là où il vivait. Il marcha à la clarté de la lune sur les toits de Rome. Il fixa les étoiles de longues minutes pendant son voyage lorsqu'un bruit l'interpella.
- Je crois que je devrais remercier ta jeune amie, Il Lupo.
Il se retourna, épée à la main, fixant Ezio qui s'était installé contre une des cheminées. Lupo constata qu'il avait mécaniquement prit la direction de l'île Tibérine. Il maudit pour le coup son inattention mais Ezio lui fit un signe de la main, l'intiment à se calmer.
- Je pense que je vais te faire amende honorable. … Voir une promesse.
- … laquelle ?
- Aucun assassin ne portera la main sur la jeune Adriana Tosi. Et je sais que cette hypothèse t'inquiète car tu écartes tous les assassins que tu trouves du quartier des Tosi.
- … Merci. …
- Mais sache que toi, tu n'auras peut-être pas cette chance.
- … Je le sais. Je le sais depuis le jour où j'ai commencé à porter le titre de templier.
Ezio hocha la tête, conservant du regard Lupo. Puis, souplement, il sauta dans le vide pour disparaitre dans la nuit. Sans savoir réellement pourquoi, Lupo sentit un poids se retirer. Au moins, Adriana n'aura aucun préjudice de la part des assassins. Son père, peut-être, mais elle sera en sécurité. …
Ezio arriva au quartier général et y trouva Machiavel. Il s'approcha de son ami.
- Amico mio. Le banquier est mort.
- Si, je l'ai appris. … mais diable j'aimerais connaitre la façon dont tu t'y es pris car les gardes parlent d'un fantôme.
- Aah ! peut-être un fantôme accompagné d'une jeune fleur.
- Pardon ?
- La petite Tosi m'a aidé à m'approcher et m'éloigner du banquier facilement.
- Tu l'as donc rencontré ? Une bien gentille enfant. Dommage que son père n'ait pas son esprit. C'est une personne très intelligente.
- J'ai remarqué. … Machiavel … Penses-tu que le linceul d'éden pourrait lui donner la vue qu'elle n'a jamais eu la chance d'avoir ?
- Je pense que oui. … pourquoi cette question ? tu ne voudrais pas …
- Non. Simple curiosité.
L'assassin repartit, laissant l'érudit sur son questionnement. Il fallait qu'il réfléchisse si un jour la jeune Tosi souhaite réellement quitter sa prison et qu'elle demande son aide. Peut-être qu'il fera plus pour une jeune personne qui le méritait vraiment.
Et couper. nous remercions les acteurs et les prions de rester dans la renaissance italienne. Leo voudrait finir tranquillement son tableau sans avoir toujours un qui se ballade.
