Merci à 35Nanou pour sa correction
Merci à toutes de me suivre, à mes anonymes : Ilonka, Laccro, jolieyxbl, brune59.
Bonne lecture
Chapitre 4
27 juin 2013
L'incompétence de la royauté !
Depuis le départ en retraite de Mr Granby, Syllavie manque cruellement de dentistes. Si vous souffrez d'une carie mes amis, attendez d'avoir un abcès pour avoir une chance d'être vu en consultation, avant cela c'est impossible.
Les comtesses créent un mystère autour de l'avenir de l'île, sans être capable à ce jour de faire les démarches pour son bon fonctionnement, nous ne pouvons qu'être inquiets des répercussions de leur incompétence.
Par Jessica Stanley
Edward venait de partir avec son père sur le continent. Sur 20 000 demandes que nous avions de personnes voulant s'installer sur l'île aucune n'avait une formation de dentiste.
Nous avions passé le dernier mois à chercher une solution pour remplacer Mr Granby, cependant personne n'avait le profil. Il était délicat pour nous de démarcher un dentiste car toute personne sur l'île devait accepter les principes de Sylvain de Picardie. Si la démarche venait de nous, alors notre utopie ressemblerait plus à de la dictature, qu'à un réel idéal. Il ne nous restait plus qu'à espérer trouver des personnes qui croiraient en l'île.
Il fut décidé que Carlisle qui avait eu quelques noms de contacts aille prospecter, Edward l'accompagnerait pour vendre de son côté l'île.
Il était rare que nous soyons séparés tous les deux. A vrai dire je n'aimais pas vraiment ça, la dernière fois c'était quand Quil m'avait enlevé, y repenser me donnait toujours une pincée au cœur.
Je profitais de l'absence d'Edward pour passer juste du temps avec mes parents. Enfin, depuis quelques mois, je dois avouer que je ne faisais pratiquement que ça. Ma mère s'était mise en tête de me former à sa façon, il fallait entendre par là que je devais la suivre dans tout ce qu'elle faisait. J'avais délaissé un peu la bibliothèque. Il est vrai que j'apprenais beaucoup à son contact, elle connaissait parfaitement ses limites et n'hésitait pas à demander conseil ou de l'aide quand le domaine de compétence la dépassait.
Elle était juste en accord avec elle-même et pensait toujours au plus grand nombre, ça m'avait l'air assez simple.
Nous nous étions mises d'accord, elle m'avait laissé un délai pour prendre le relais, sachant que pour ma part il était inconcevable que je devienne régente avant mes 21 ans. A partir de cette date, il était clair pour elle que je ne serais plus en formation mais bien en attente de prendre sa place.
La première soirée en l'absence de mon époux se passa donc avec mes parents mais la seconde était réservée aux filles.
Nous essayions régulièrement de nous retrouver entre nous. Nous pouvions parler librement, il n'y avait plus de royauté ou d'île, juste des jeunes femmes qui aimaient passer du temps à jaser de tout ce qui pouvait être indécent ou encore futile.
Jane ne serait pas parmi nous ce soir, elle était en voyage de noce.
Elle et Alec convolaient, leur couple avait fait scandale sur l'île.
D'après Alec, son père avait voulu le renier apprenant qu'il sortait avec une Cullen, enfin ce n'était pas une Cullen mais une Pratt mais ça n'en restait pas moins la nièce de Carlisle.
Ensuite, ils avaient défrayé la chronique en se mariant à la chapelle, les deux ayant largement succombé avant l'heure. Aro, pour les convenances, avait dû garder son calme mais il n'adressait plus la parole à son fils en privé.
Alec et moi étions très proches et nous riions ensemble de tous ses déboires liés à l'île et le fait que sa famille faisait tout pour sauver les apparences et rester cohérent avec l'utopie de Sylvain de Picardie qui prônait la tolérance. Il est clair que la tolérance d'Aro était vraiment mise à mal avec Alec qui faisait tout pour le défier de toutes les manières possibles.
Enfin, je les savais heureux en couple et c'est tout ce qui comptait.
Nous serions donc ce soir uniquement Rosalie, Alice et moi.
Elles arrivèrent dans mon ancienne chambre au palais avec tout le matériel de vraies filles, vernis, crèmes, cires et autres instruments de torture et bien sûr quelques DVD.
Elles étaient toutes les deux très excitées mais pas de la même manière, je sentais Alice fébrile et Rosalie pleine de doutes.
Alice commença directement :
-Qu'est-ce qu'il y a Rose ?
Elle hésita un instant et nous fit un sourire timide :
-Emmett et moi avons décidé d'avoir un enfant.
Alice sauta sur ses pieds et se mit à applaudir à la nouvelle, moi j'étais encore un peu en état de choc.
-Euh mais vous ne vous mariez pas ?
Elle se mit à rougir.
-Euh non pas pour l'instant.
-Mais pourquoi ? M'insurgeais-je.
-Ben, nous ne voulons pas nous marier à la chapelle.
Il était sûr et j'en avais été témoin que ces deux-là n'avaient pas attendu le mariage.
Je rougis à cette pensée.
-Nous pourrions tous aller à Vegas, s'exclama Alice.
Elle sourit en baissant la tête.
-C'est ce que nous avions pensé, mais le plus important pour l'instant c'est que nous voulons former une famille même si nous ne sommes pas mariés.
Nous la félicitâmes alors comme il se devait.
-Et toi alors Alice ? La questionnais-je.
-J'en peux plus, souffla-t-elle désespérée.
Rosalie et moi ne pûmes nous empêcher de rire alors qu'elle se renfrognait.
-Un an, se plaignit-elle, un an que nous stagnons à cette 3ème base et toujours pas de demande en mariage, j'en peux plus. Moi je la veux bien la chapelle je m'en fous, se mit-elle à crier.
Voilà plus de 2 ans qu'ils se fréquentaient et Jasper refusait de coucher avec Alice, il voulait qu'ils restent tous les deux purs jusqu'au mariage.
-Bella, il me touche encore moins qu'avant ! Depuis l'annonce de la maladie de ta mère, il lit sans relâche les plus lointaines lois pour savoir s'il est possible de transmettre la régence du vivant de la comtesse de Syllavie. Il a peur des réactions du public, Bella fait quelque chose mais fait qu'il se relaxe un peu.
-Je suis désolée Alice.
-Qu'est-ce que tu attends pour prendre la régence et qu'on en finisse s'insurgea-t-elle, je suis sûre qu'après il … enfin j'espère. Finit-elle boudeuse.
Nous rîmes à son attitude d'enfant frustré. Enfin, je la comprenais, ça ne devait pas être facile pour elle.
-Et toi Bella ? Me questionna Rosalie.
-Rien de nouveau.
-Mmmm, je sais qu'il y a quelque chose qui te tracasse allez, dis le moi.
J'hésitais un instant, c'était mes amies, si je ne pouvais pas me confier à elles à qui le pourrais-je. Je me lançais alors :
-Edward veut essayer le sexe anal, dis-je tout doucement.
Enfin suffisamment pour qu'elles m'entendent, Rosalie lâcha un « Oh » parfait et Alice grimaça, j'avais tendance à oublier que c'était son frère.
-Ok dit Alice, je vais faire pipi et je vous laisse jaser de ça ensemble, un, parce que je ne connais déjà pas le sexe en soi et que ça me frustre, deux, on parle de mon frère !
Elle partit alors que nous riions.
-Qu'est-ce qui te gène ? me demanda alors Rosalie sans détour.
-L'idée avilissante et d'avoir mal.
-Tu sais ça peut être très agréable.
Je la regardais interloquée.
-Tu as déjà essayé ?
-Bien sûr, dit-elle dans un haussement d'épaules.
-Et ?
-Et quoi ?
-Ben c'est comment ?
Elle secoua la tête incrédule.
-Ça ne se fait pas comme ça Bella, il faut qu'il commence par exemple à te caresser plus souvent cette zone et tu verras que t'y seras de plus en plus réceptive. Vous pouvez commencer doucement à ce qu'il te pénètre d'un doigt pendant que vous faites le reste et ce jusqu'à ce que tu sois un peu plus en confiance et que tu en veuilles plus. Ensuite ben, il faut beaucoup de tendresse et c'est magique, conclut-elle.
-Ah bon ?
-Quoi tu t'attendais qu'à de la souffrance ?
-Je n'en sais rien, avouais-je.
-C'est très agréable, c'est difficile d'avoir un orgasme au début uniquement avec ce type de stimulation mais s'il fait naître le plaisir à plusieurs endroits c'est tout simplement divin. Rien ne t'empêche de t'essayer seule si tu veux plus de contrôle.
Je la regardais avec des yeux ronds quand Alice revint.
-Avez-vous fini ou il faut que je reparte ?
-Non viens lui dit Rosalie, j'expliquais à Bella comment un doigt dans le cul me faisait monter encore plus vite au rideau.
Alice se figea, moi je la fixais tout autant.
Elle se mit à rire.
-Allez les filles, arrêtez de faire vos prudes. Au fait, vous avez essayé mes conseils sur la fellation ? Nous taquina-t-elle dans un sourire.
A ma plus grande surprise, Alice répondit très sérieusement.
-Oui et je te remercie ce qu'il m'a fait ensuite était, elle soupira, extraordinaire.
Elle s'assombrit d'un coup revenant à nous.
-Mais ça, c'était avant qu'il ne soit complètement stressé, cracha-t-elle en me regardant avec des yeux noirs.
Je soupirais.
-Je parlerais à Jasper si tu veux Alice.
-C'est vrai me dit-elle pleine d'espoir, mais pas de ce que je t'ai dit, tu le rassureras pour l'île n'est-ce pas, finit-elle en fronçant les sourcils.
-Mais bien sûr Alice, demain, sans faute.
Elle me prit alors dans ses bras avant de proposer une manucure générale.
Nous nous couchâmes très tard ce soir-là et restâmes toutes dormir dans mon ancienne chambre.
S'il y avait bien une chose qui me chagrinait avec le fait de devenir la régente prochainement c'est bien de devoir réintégrer les locaux principaux du palais. J'aimais beaucoup notre petit appartement à Edward et moi, c'était notre cocon. Cependant ma mère m'avait fait comprendre que je ne pouvais pas prendre que la moitié des fonctions et qu'il fallait que j'assume mon rôle dans sa globalité et ça nécessitait par conséquent de revenir vivre dans l'aile principale.
Ma mère hésitait à reprendre notre logement, permettant alors de faire une cassure aussi pour elle et ne pas toujours interférer avec mes futurs choix.
Je ne souhaitais pas reprendre ses appartements donc il était prévu que dès juillet, des aménagements soient apportés à cet étage pour nous créer, à Edward et moi, notre espace royal, si on pouvait dire. Je reprenais le bureau officiel mais pour le reste j'aurais de nouvelles pièces différentes de celles de ma mère, il me fallait un petit salon privé qui m'était réservé pour recevoir des visites.
Le lendemain, je fis appeler Jasper.
-Jasper, comme tu as du t'en douter ce n'est plus qu'une question de temps avant que ma mère me transmette la régence de l'île. Pourrions-nous travailler ensemble là-dessus ? Y a-t-il quelque chose de précis à faire ?
Il soupira.
-La tâche va être ardue, Comtesse.
-Bella, quand nous sommes entre nous, je te rappelle.
-Oui, pardon.
-Donc, il y aura beaucoup de choses à faire et des aménagements à prévoir, quand le comte ou la comtesse mourront, la couronne, symbole du règne sera placée sous une cloche de verre jusqu'au couronnement. Là, il sera délicat de faire ce passage qui dans l'esprit de Syllavie symbolise la pureté et l'expiation des fautes commises par les prédécesseurs. J'ai beaucoup réfléchi et en fait, je pense qu'il faudra dans un premier temps que votre mère renonce à la régence. Alors, la couronne sera mise sous la cloche jusqu'à votre couronnement, c'est-à-dire 2 à 3 jours après.
Il fit une petite pause avant de reprendre :
-Ce qui m'inquiète c'est les tentatives qui pourront être faites lors du renoncement de votre mère. J'ai peur que certains veulent prendre le pouvoir vu qu'il y aura abandon, ils pourront essayer de prouver qu'il faut alors trouver un substitut qui n'est pas forcément l'héritier. Je suis justement en train de vérifier tout cela pour envisager les possibilités d'actions.
Je le regardais avec des yeux ronds, je ne savais pas ce que je m'étais imaginée, mais pas à autant d'incertitudes. Je m'attendais juste à ce que ma mère me laisse sa place au conseil et que notre changement de place inverserait la régence.
J'étais tout aussi septique.
-Mais personne ne connait les lois aussi bien que toi, peut-être que personne ne sait que c'est possible.
Il soupira.
-Au moment où votre mère renoncera, les mauvaises actions fuseront. C'est dans le terme même de renoncement qu'ils s'appuieront pour faire changer les choses.
Alors que j'avais espéré rassurer Jasper sur l'avenir, j'avais réussi à faire tout l'inverse. J'avais juste mis un échéancier en plus à ses inquiétudes.
Je me couchais soucieuse ce soir-là, j'avais eu un coup de téléphone dans l'après-midi d'Edward, il mangeait avec un dentiste et sa famille ce soir pour leur parler de l'île.
Je me sentais seule et pleine de questions je savais que s'il avait été là il aurait trouvé les mots et surtout il m'aurait fait oublier tout cela de la meilleure des façons.
Je repensais alors à Rosalie qui était vraiment libérée de ce côté-là. Je me penchais vers la table de nuit d'Edward, j'ouvris le tiroir et j'y trouvais le vibromasseur, heureusement il y avait une notice, je commençais à la lire tout en tripotant l'objet.
Je trouvais comment l'allumer et je sentis de petites vibrations aux deux extrémités. Rien que cela me fit sourire. J'appuyais et les vibrations devenaient plus intense, encore un clic et là c'était comme un marteau piqueur. Je rougis presque aux sensations que pouvaient provoquer ce truc, encore un clic et il vibrait tout doucement avant de s'amplifier, toujours de manière impressionnante pour s'arrêter et recommencer à vibrer tout doucement.
Bref, tout en tenant l'objet, je regardais les illustrations qui expliquaient comment le mettre. Je repensais à mes ébats avec Edward, la façon qu'il avait de m'embrasser et qui me faisait perdre la tête, ses mains sur mon corps, la manière dont il pouvait sucer mes tétons ou encore les pincer.
Sans que je ne m'en rende vraiment compte, je faisais rouler mes pointes dans mes doigts, je me sentais envahie de désir et entrouvris la bouche mais j'étais frustrée, j'aurais voulu embrasser Edward.
Je fis alors tout doucement entrer le vibro en moi, une partie tapant directement sur mon point G et l'autre sur mon clitoris, la sensation était vraiment exaltante, il vibrait de plus en plus pour s'arrêter et reprendre doucement. Alors, je ressentis à nouveau le manque de ne pouvoir embrasser Edward, ou bien encore d'avoir son pénis dans ma bouche et pouvoir le sucer durement.
Ma main toujours posée sur mon sein remonta à ma bouche et je suçotais un de mes doigts.
De mon autre main, je maintenais le sex-toy entre mes jambes, le décalant un peu et le faisant taper plus fort sur mon point G, je pouvais serrer les jambes pour le sentir tout à l'intérieur de moi.
Je savourais les vagues de plaisir qui montaient en moi si rapidement. C'était perturbant, c'était comme si ce petit engin se focalisait sur mes terminaisons nerveuses d'une manière si précise qu'il n'en fallut pas plus pour gémir mon plaisir. Alors que tous les muscles de mon corps se tendaient sous les assauts de cet ustensile, une vague me parcourut et mon corps se décontracta mollement.
J'étais mitigée face à ces sensations, d'un côté cette montée inexorable tellement elle était ciblée mais si rapide que s'en était presque frustrant.
Je regardais l'engin et enfin j'entrouvris les possibilités qu'il pourrait y avoir de jouer avec en compagnie d'Edward.
Je souris avant de reposer l'objet et de m'endormir dans les bras de Morphée.
-x-x-x-x-x-x-
Les quelques jours loin de ma Bella furent longs et douloureux, de plus je n'avais aucune des capacités d'un commercial et vendre l'île était quelque chose d'inédit pour moi.
Carlisle lui était ravi, le dentiste et sa famille avait accepté de venir avec nous pour quelques jours sur l'île avant de prendre leur décision. Ce qui gênait Mr Smith c'était qu'il avait accepté en stage clinique pour sa dernière année un étudiant très prometteur. Carlisle avait réussi à proposer à ce dernier, Riley Pears de venir aussi. De cette manière, nous pourrions être à long terme en mesure de mieux répondre aux demandes et même faire de la prévention dans les écoles.
C'est sans surprise qu'arrivés sur l'île Renée et Charlie nous accueillirent mais je fus un peu triste de ne pas y trouver Bella qui avait dû rester à la bibliothèque.
Après les présentations d'usage et avoir aidé nos invités à s'installer au palais, je m'éclipsais chez nous en attendant l'heure du repas où nous devions tous nous retrouver avec d'autres convives notamment des personnes de l'hôpital.
Tout en marchant, je planifiais d'aller chercher Bella à la bibliothèque, elle m'avait trop manqué mais quelle ne fut pas ma surprise en entrant dans notre chambre et d'y trouver ma merveilleuse épouse en déshabillé, nonchalamment allongée sur le lit en train de lire.
Je souris, sentant tout mon corps réagir à cette vision.
-Bonjour toi.
-Salut mon beau voyageur, me dit-elle avec un sourire sensuel.
Je m'approchais pour enfin goûter ses lèvres.
-Je te pensais à la bibliothèque, lui appris-je.
-Et j'y étais, mais je ne pouvais décemment pas louper le retour de mon époux, me répondit-elle en ouvrant des bras accueillants.
Alors, je me laissais envelopper par toute cette volupté qui l'entourait.
Nous nous déshabillâmes doucement profitant de chaque instant pour caresser la peau de l'autre.
Même si je repoussais mes limites tellement mon corps criait son envie d'elle, je pris le temps de lui faire l'amour, doucement, longtemps.
Trop vite, il fut l'heure de partir pour le dîner.
Bella enfila une robe très belle faisant d'elle une reine. Ses épaules étaient complètement nues relevant sa peau laiteuse. Elle avait mis un simple collier d'or blanc, soulignant sou cou si délicat.
Je la rattrapais voulant profiter encore d'elle, laissant mille baisers sur son cou ce qui la fit rire.
-Edward, me gronda-t-elle, je n'étais déjà pas là pour les accueillir, je ne peux commettre l'injure d'être en retard !
Elle avait malheureusement raison.
C'est en respirant une dernière fois son odeur, ma tête blottie dans son cou que je me résignais.
Nous arrivâmes peu de temps avant nos invités. Bella les salua amicalement, allant même jusqu'à se baisser et embrasser leurs enfants.
Il était visible dans les yeux de cette famille qu'ils étaient très impressionnés par cet accueil.
Bella échangea quelques mots avec eux, leur promettant de leur faire visiter l'île dès le lendemain après une bonne nuit de repos.
Ils partirent ensuite discuter avec Renée, il n'était pas rare que ma belle-mère mette sa fille en avant dans ce genre de représentation, juste pour l'habituer à prendre le contrôle des cérémonies à l'avenir.
Riley Pears fit son entrée, et je le vis se figer à la vue de ma femme. Je me tendis instantanément, je n'avais plus ressenti ce sentiment depuis qu'elle était mienne de toutes les façons qui soient, personne sur cette île m'inquiétait réellement. Jacob ne venait maintenant qu'accompagné de Leah et je savais pertinemment que ce qui les avait le plus lié était une amitié plus qu'une réelle attirance physique.
Mais là, dans le regard de cet homme se lisait « je la veux ».
Bella l'accueillit avec un sourire et les mots d'usage.
Il souriait de toutes ses dents alors qu'il portait sa main à sa bouche pour un baise main.
Des petites rougeurs apparurent sur les joues de ma femme.
Je regardais cet énergumène face à nous, il avait des attraits indéniables mais la femme qu'il convoitait était mienne.
Je déposais alors ma main sur la nuque de Bella, lui montrant clairement que c'était peine perdue.
Il me jeta un petit coup d'œil suite à mon geste avant de s'excuser et d'aller saluer les autres personnes présentes.
J'étais très content, il avait bien compris, par contre ce que je ne vis pas venir c'est le coup de coude que me mit Bella dans les côtes.
Je me retournais, elle était furieuse.
-Quoi ? Demandais-je piteux.
Elle fulmina et reprit sa respiration pour tenter d'être calme et me souffla
-Je ne suis pas un chien à tenir par le collier pour ne pas qu'il s'échappe.
Je grimaçais face à l'image et la réalité de ses paroles.
-Mais, tentais-je de plaider, il te regarde comme si… je réfléchissais, je ne voulais pas être offensant et commettre une autre bourde.
-Comme si quoi ? S'impatienta-t-elle.
-Il te veut ça se voit comme le nez au milieu de la figure, crachais-je.
-Et alors ? répondit-elle.
-Et alors ? M'étranglais-je à mon tour, tu me demandes vraiment ça ?
-Tu n'as pas confiance en moi, me reprocha-telle.
-Mais non, ça n'a rien à voir, c'est en lui que je n'ai pas confiance, tu es si douce et gentille, il ne pourra pas comprendre si tu ne le lui dis pas clairement et tu ne le feras pas, là, je t'ai évité une discussion gênante.
Elle me toisa méchamment, avant de se retourner et de s'exclamer :
-Riley, je me demandais si…
Fais chier, la soirée allait être longue !
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Alors ?
Vous avez eu un début de réponse sur les décisions qu'ont prises nos comtesses.
Si vous avez des idées de ce que je peux faire subir à notre couple préféré qui va devenir régent, c'est le moment !
