Salut tout le monde ! Nouveau chapitre avec, cette fois, Fred et George. Parce que je les aime à la folie, j'ai gardé ce texte pour le publié le jour de mon anniversaire... Et oui, en ce 27 Janvier, j'ai 18 ans, les gens ! La majorité ! Youhou ! Bref, je vous laisse lire. Bonne lecture !
Frères
Ou Fred et George Weasley
« Des jumeaux vrais ne sont qu'un seul être dont la monstruosité est d'occuper deux places différentes dans l'espace. »
de Michel Tournier
Des rires étouffés. Deux chevelures rousses qui disparaissent au coin d'un couloir. Quelques secondes d'attente, et puis...
-AAAAAAAH !
Deux rires qui montent, parfaitement semblables. Avant de se transformer en explosion de joie et de malice.
-MAMAN !
-Ron ?
-Maman, maman, hurle le petit garçon en courant dans les escaliers. Une araignée ! Une araignée dans ma chambre !
Les deux blagueurs attendent que leur petit frère soit descendu pour aller récupérer l'objet du crime : une énorme mygale. Elle était si réaliste, si bien reproduite, que même eux grimacèrent en la cachant dans leur poche. Avec deux grands sourires, ils descendirent à leur tour les escaliers pour sortir de la maison. Arrivés dans le jardin, ils coururent pendant quelques minutes dans le champ qui se trouvait à côté du Terrier, afin de rejoindre leur « cabane ».
C'était une vieille masure en bois avec seulement deux pièces. Mais c'était leur deuxième maison, leur palace à eux, le refuge.
Toujours en riant, ils refermèrent bien la porte derrière eux avant de s'étaler sur le matelas deux places qu'ils avaient réussi à traîner là, quelques semaines auparavant.
-C'était génial ! s'exclama Fred.
-Ouais ! Il faut recommencer, c'est trop fort !
Ils se regardèrent en souriant. Les murs de cette cabane avait entendu tous leur plans, tous leurs secrets. Ici, ils avaient planifié la plupart de leurs mauvais coups. Si la maison pouvait parler, elle raconterait toutes sortes de choses. Ils s'étaient dit qu'une année entière ne suffirait pas à tout dire. Mais heureusement pour eux, elle resterait silencieuse à jamais.
-On la met dans sa soupe ? proposa Fred avec des étincelles pleins les yeux.
-Oh, oui, oui, oui, s'extasia son jumeau. Mais il faut trouver une diversion, pour que personne...
-… ne voit ce qu'on fait. Je m'occupe de la diversion et toi de...
-… l'araignée.
Compréhension. C'était comme si leur cerveaux réfléchissaient à l'unisson. George fit part de cette impression à son frère.
-Oui, c'est tout à fait ça ! Tu crois que c'est parce qu'on est jumeaux ou meilleurs amis ?
-Jumeaux, non ?
-Mmh.
Fred prit la main de son frère.
-On fait tout pareil.
-Pour toujours ?
-Oui ! Comme quand on était dans le ventre de maman, parce qu'elle dit toujours que...
-... on a toujours tout fait ensemble, même quand...
-... on lui donnait des coups de pieds.
-Tu crois que c'est lequel qui est né en premier ? Toi ou moi ?
-Je sais pas. Ils disent tous « Fred et George » donc c'est peut-être moi.
-Faut demander à maman.
-Elle le saura pas, elle nous confond tout le temps.
Encore une envolée de rire.
-On fait quoi comme diversion ?
-Mon cher George, je ne sais pas. Il ne faut pas...
-... qu'ils devinent que c'est une diversion.
Fred hocha la tête.
-Tu crois que si je me met à crier et à me tordre par terre ils se douteront de quelque chose ?
-Je pense que oui.
-Tu crois que Ron sait que c'est nous ?
-Je pense que oui aussi.
-C'est bien ce que je pensais.
Fred mit sa main droite sous son menton, prenant un petit air sérieux que l'on voyait rarement sur son visage. George imita sa position tout en reprenant la main de son frère de la sienne.
-On vole la baguette de papa, demain ?
-Pourquoi ? s'étonna George.
-Pour le « plan des sept ans ». Tu as oublié ?
-Comment penses-tu que je puisse oublier notre anniversaire ? s'offusqua-t-il.
-Je me disais bien, aussi.
Un rire, accompagné d'un autre quelques secondes plus tard.
-Je veux des feux d'artifices, pour notre anniversaire, soupira George.
-Je sais pas comment on les fait avec une baguette, lui répondit-il avec une moue peinée. On peut faire exploser des trucs et, quand on ira à Poudlard, on apprendra forcément comment faire des feux d'artifices !
-Je pense pas qu'ils vont nous apprendre ça, rigola George.
-On trouvera bien. Et on en mettra tellement partout, que plus personne ne saura où donner de la tête ! D'accord ?
-Ok !
Un silence, deux regards qui se comprennent.
-Mais ça nous dit pas quelle diversion faire.
-Ah, oui.
A nouveau une petite mine sérieuse, une ride entre les sourcils, signe de réflexion...
-Les pétards de Charlie ! Ceux qui font un peu comme les dragons ! s'exclama tout à coup Fred.
-Oh, oui ! On les mets sous la nappe...
-... on appuie dessus pendant qu'on mange...
-... ça va fumer avant de faire la petite explosion...
-... tout le monde va regarder...
-... et à ce moment là...
-... je mets l'araignée dans la soupe de Ron !
-Oui !
Ils rirent tout les deux, imaginant à l'avance la tête de leur petit frère.
-En plus, avec un peu de chance, ça va renverser des trucs sur la table, Ron va hurler, Maman va crier...
-Génial...
-Mais il faut mettre la table, ce soir.
-On a qu'à traîner dans la cuisine avant l'heure de manger et maman va nous dire de mettre la table.
-On râle pour la forme et... Bingo !
-Mais faut aller voler les pétards de Charlie.
-Mmh.
Ils réfléchirent quelques instants à la manière d'attirer leur frère aîné en dehors de sa chambre.
-Je vais voler sa statue du vert Gallois, tu sais, la réplique du premier dragon qu'il a vu. Je le fais courir dans toute la maison pendant que tu les voles.
-George, tu es génial ! Tu sais où ils sont ?
-Certainement dans LE tiroir de son bureau.
-Génial... répéta Fred.
Ils se regardèrent quelques instants avant d'exploser de rire. Ils se roulèrent sur le vieux matelas, essayant de reprendre leur souffle, des petites larmes de rire dans les yeux. Et puis, dans le secret de leur cabane, ils s'étreignirent, heureux d'avoir un partenaire de blagues et de mauvais coups. Ils étaient à la fois frères, jumeaux et meilleurs amis. C'était la plus belle chose qu'on leur ai donné.
