Bonjour à tous !

Alors c'était la rentrée pour certains (dont moi...) eh oui... c'est triste mais que vous voulez-vous ?... On tient le coup en se disant que l'année est bientôt finie...

Du coup, je passe vite fait poster un chapitre et je m'en vais travailler (j'avoue j'ai rien fait pendant les vacs^^... j'ai écrit et lu des fics... donc là je dois rattraper le retard...)

En tout cas, encore merci pour vos reviews, ça me fait très plaisir :p

Et voici la suite !


Chapitre IV :


« La première épreuve est terminée ! Je vous félicite tous et toutes pour le courage dont chacun a fait preuve lors de ce combat. »

Draco regardait tous les survivants crier de contentement et de fierté face au compliment de son père.

Ce ne furent que sa grâce et son éducation qui l'empêchèrent de rouler des yeux…

Qu'ils étaient pathétiques tous à se massacrer pour recevoir en prix un homme qui serait obligé de se lier à eux !...

Ces hommes et femmes qui rêvaient de l'avoir, qui lui assuraient tout le respect dû à son rang mais qui ne les empêchait pas de le jouer comme trophée !

Un désir incommensurable se lisait dans les yeux de ces centaines d'hommes et de femmes. Sa gorge se serrait, il avait envie de vomir, là, tout de suite. Sur eux, tous ! Sur son père qui lui faisait subir ça ! Sur tous ces gens qui le regardaient avec envie. Sur sa mère qui ne réagissait pas. Tous, ici !

Il étouffait, encerclé par tous ces gens répugnants, vêtus de leurs beaux habits.

Y en avait-il un parmi tous ces gens qui le respectait en tant qu'homme ? Y en avait-il un seul ?

Son regard erra un instant et dégoûté, il s'apprêtait à fixer le ciel lorsque son regard en accrocha un autre. Vert, amical, compréhensif…

*

Harry du compté de Potter…

*

Ses yeux restèrent ancrés aux siens durant tout le reste de la cérémonie. Il n'entendait plus son père et ses futurs prétendants. Il ne voyait que ses yeux verts et ce sourire encourageant. Il ne fut sorti de ses pensés que lorsque son père claqua sa main dans son dos, le regard furieux et menaçant. Il n'avait absolument pas entendu ce que son père venait de dire mais la foule était déchaînée.

Son père l'entraîna vers les escaliers en dehors de la scène. Il ne croyait pas sa chance. La cérémonie touchait déjà à sa fin ?

La désillusion fut grande lorsque son père ne le poussa pas vers le dehors de la scène, dans le hall du manoir, mais vers la foule…

Son corps se raidit brusquement.

Dans la foule ?

Son père voulait qu'il traverse cette foule déchaînée ?

Était-il fou ?

Draco ne se souvenait que trop bien de ce que ça avait donné la première fois.

Son père serra la mâchoire et crut qu'il allait frapper son fils devant tant d'impertinence.

« Draco, je commence sincèrement à en avoir assez de ton insolence. Avance !

- Non, je ne peux pas, ils vont m'écraser. Vous le voyez bien ! Pourquoi faites-vous cela ?

- Tu te montres si peu désirable à l'œil, il faut bien qu'ils touchent…

- Pardon !!! Je ne vous permets pas !

- Seigneur ! Obéis et avance ou je te déshérite sur le champ !

- Je suis votre seul héritier, cela serait déplaisant…

- Il est facile d'en refaire un !

- Aurez-vous encore la jeunesse pour ?! »

Son père resta muet face à une telle réponse.

Son fils, son unique fils ne se serait jamais permis une telle chose !

Qu'était-il donc arrivé à sa famille ? Toute son éducation était-elle remise en question ?

Avant qu'il n'ait pu réagir, Draco avait déjà filé, créant une profonde huée de la foule…


Draco évita son père comme la peste. Et lorsqu'il le croisait par hasard, il lui adressait un regard condescendant et plein de défi. Une atmosphère particulièrement tendue régnait désormais au manoir Malfoy. Lucius avait dû calmer la foule surexcitée et déçue, les membres tremblants, choqué par le départ de son fils.

Trois jours après, Lucius, assis dans son fauteuil favori, sirotait un verre d'alcool dans le noir… Cela faisait plusieurs heures qu'il était assis là, vidant sa bouteille d'alcool, ses joues rougissant plus le niveau de la bouteille diminuait… Et pourtant, son port restait digne et fier.

Son bureau était le seul et unique endroit où Lucius du compté de Malfoy se permettait de laisser son visage s'exprimer. Aujourd'hui, il demeurait froid et impassible, sa main faisant tournoyer son verre en un rythme mécanique.

Ce port fier, digne, ce visage froid, impassible et cette maîtrise machinale de sa main constituaient une sorte de bouée de sauvetage pour Lucius, comme un moyen de se leurrer, de croire qu'il contrôlait encore sa vie, un moyen de croire à cette prétendue tranquillité avant la tempête…

Une heure de plus passa, toujours dans le noir, lorsque Lucius du comté de Malfoy lâcha brusquement son verre et se leva, titubant, sortant du bureau en direction de la chambre de son fils…

Il ouvrit avec fracas les portes de la chambre de son fils. Celui-ci redressa la tête et ne semblait pas vraiment surpris. Il attendait cette confrontation depuis des jours.

Son père s'avança vers lui, cherchant ses mots. Alors qu'il ouvrait la bouche, semblant avoir trouvé une parade idéale, Drago le coupa :

« Père, vous ne semblez pas en forme ! Avez-vous entrepris de poursuivre le brillant dessein de votre mère ? »

Lucius, surpris, attendit que Drago clarifie sa pensée :

« ...Ingurgiter la totalité de notre cave à vin… Quoique, maintenant, je comprends mieux grand-mère. Je suppose qu'elle aussi a été dans l'obligation d'épouser un homme qu'elle n'aimait pas et qu'elle ne connaissait même pas, qu'elle a dû se noyer dans l'alcool pour oublier qu'un jour elle serait obligée de copuler avec son mari, qui, il y a peu, lui était encore inconnu, pour lui donner un héritier ! Je comprends aussi pourquoi tous les enfants issus du comté de Malfoy sont enfants uniques. Une telle torture ne saurait se reproduire si elle n'était pas exigée... Un unique héritier est bien suffisant. Mère vous a-t-elle seulement permis de la toucher une fois de plus après m'avoir conçu ?... Je ne sais pourquoi les femmes destinées au comté de Malfoy se laissaient ainsi manipuler mais ne comptez pas sur moi pour suivre cette tradition tout juste digne du Moyen-Âge !!! Maintenant, père, veuillez m'excuser, j'ai un rendez-vous... »

Sur ce, Draco se leva et fit un signe en direction de la porte. Lucius, le regard hagard, suivit son fils jusqu'à la sortie…


« Draco Lucius Malfoy, je suis épaté !!!

- Oh, je vous en prie, vous extrapolez !

- Oh, mais je n'extrapole rien du tout. Que diable ! Il faut un certain courage pour affronter ainsi son père et envoyer balader toute une hiérarchisation de plus d'un millénaire.

- Je vous avoue ignorer tout à fait d'où me vient cette force. Je n'ai jamais, ô grand jamais, défié ainsi mon père. Tout lui a toujours été dû !

- Ça a du lui faire un choc. Cela fait trop longtemps que tous lui obéissent, il ne saurait que faire une fois cela changé.

- Justement ! Mon père a toujours été si intransigeant et pourtant, il ne disait rien, il était estomaqué… Mais, vous savez, une fois le choc passé, il reprendra ses esprits…

- Probablement… Mais, vous vous serez affirmé Draco ! Puis-je vous appelez Draco ?

- Vous pouvez, oui.

-… Hum, vous vous serez affirmé et n'oubliez pas… Je suis toujours dans le tournoi ! »


Draco tentait de rester maître de ses émotions. La seconde épreuve du tournoi allait être présentée. Il était encore une fois ignorant du déroulement de celle-ci. Il se hâta donc, dès l'heure venue, et se rendit au lieu où devait se dérouler l'épreuve : l'arène favorite de son père.

Son père était un fervent admirateur de toutes ces anciennes épreuves, datant de plusieurs siècles. Il restaurait tout lieu pouvant abriter un reste de ces facéties et se réjouissait à l'idée de voir ces lieux réanimés. Tel que le stade de la joute équestre de l'épreuve précédente.

Ce tournoi représentait donc l'excuse idéale pour voir tous ses plus grands désirs réalisés !

Lorsque Draco arriva à l'heure dite, tous les rescapés de la 1ère épreuve étaient regroupés au centre de l'arène. Il chercha Harry du regard et le trouva bien vite, à l'écart de tous les autres. Harry attendait patiemment que la tâche ne commence, silencieux et serein malgré le tumulte l'entourant. Draco sourit doucement, regardant son ami observer dédaigneusement ses ongles ne se préoccupant guère du malotru qui tentait vainement de le provoquer.

Tous se turent cependant lorsque Lucius Malfoy prit la parole :

« A présent, mes chers participants, pour cette nouvelle épreuve, vous allez devoir assurer le spectacle ! Aujourd'hui, dans cette arène, vous êtes des Toreros ! Place à la Tauromachie Française ! »

Draco attendit, anxieux, que les participants désertent l'arène pour aller se préparer. Il ne referait certainement pas la même erreur que la dernière fois mais il ne put s'empêcher de s'approcher de la salle regroupant les participants, tentant d'y voir Harry de l'entrée.

« Je savais que je vous trouverais ici, mon cher Draco ! Ne vous avais-je pas dit de ne pas vous aventurer près de ces vautours…

- Eh bien soit, je ne sais me contenir… Je vous en prie, Chevalier, n'y allez pas cette fois, c'est de la folie !

- Chevalier ? Vous êtes bien solennel… Appelez-moi donc Harry.

- Harry… Pour une fois, écoutez-moi ! Il ne vous en coûtera rien de renoncer tout de suite.

- Mais, nous étions convenus…

- Je déplore maintenant cet accord, je n'aurais même jamais dû accepter cette folie. Arrêtez tout ! Qui, de nos jours, est torero ?

- Je ne dirais pas être torero mais je crois m'en sortir assez bien…

- Non, par pitié ! Oh !!!... Juste ciel, quelle couleur arborez-vous là ? Du rouge ? Pour être torero ! Pourquoi n'avez-vous pas choisi une couleur plus neutre, je vois les autres porter du bleu ou du vert ! Pourquoi avez-vous pris du rouge face à des taureaux ?

- N'ayez crainte, Draco. La couleur du tissu n'est en aucun cas la raison de la colère de ces taureaux. Ce ne sont que de vieilles croyances. Ce tissu n'a qu'une fonction esthétique, les taureaux ne distinguent aucunes couleurs, le simple fait d'agiter le tissu les attire.

- Est-ce bien vrai ?

- Tout à fait.

- Je me sentirais tout de même plus serein si vous portiez du bleu…

- Ne vous inquiétez pas pour moi, Draco. Retournez sur votre siège. Votre réaction me montre d'ailleurs que j'ai eu raison de porter cette couleur. Cette vieille croyance va attiser la foule en ma faveur.

- Mais que devrez-vous faire avec ces taureaux ?

- Rassurez-vous. Votre père l'a dit, c'est de la tauromachie française, la tauromachie « non cruelle ». Le taureau n'est pas mis à mort. Toutefois, bien que cette variante ne soit pas sanguinaire, le taureau est néanmoins maltraité… En tant que bon torero, je ferais de mon mieux pour contrôler et diriger mon taureau sans lui faire trop de mal. Il faudra juste paraître gracieux et confiant, tout en restant impérieux et dominant vis-à-vis du taureau. Ça suffira à combler les désirs du public.

-Ce n'est pas au taureau que je pensais… mais à vous…. »


Voilà

A demain

Moi, je file travailler :p