L'élément déclencheur

Le lendemain matin, je me fis réveiller par un coup d'oreiller. Ce n'est vraiment pas agréable. Certaine que ce réveil venait de Ron je le cherchai des yeux pour finalement voir Harry avec son coussin dans les mains, au sourire rayonnant. Parfois, je me disais que son sourire peut faire toute la différence dans une journée.

-Harry, si tu ne me semblais pas si heureux, je peux te dire que je te referais le visage!

-Et bien sache que tu étais impossible à réveiller alors, moi et Ron ont dû trouver une solution au plus vite avant de devoir nous mettre en retard!

-En retard? Dis-je incrédule.

-Mais comment pouvons-nous être en retard si nous ne sommes même plus à l'école? À ce que je sache, rien ne presse tant que nous restons dans la tante...

Puis c'est à ce moment que je réalisai que nous étions, certes en mission, mais que nous étions à Poudlard, à la même époque que les parents d'Harry.

POF Sirius

Mais qui est cette Hermione? Pourquoi est-elle si indifférente à mon charme? Ne se rend-t-elle pas compte de qui je suis? Moi Sirius Black, Maraudeur. Surement pas, après tout, elle est nouvelle. Et bien, je vais lui en faire voir de toutes les couleurs! Bon, il est temps de me couché.

Ce matin, j'étais particulièrement de bonne humeur, je ne sais pas si c'est grâce à ma bonne nuit de sommeil ou si c'est parce que je sais qu'un tas de filles m'attendent... À cette évocation, mon cœur se noua, à savoir pourquoi.

-Salut mon beau Jamesie, salut Rem'!

-Salut mon beau toutou, ajouta James confus.

-Bon matin Sir'? Ajouta Remus intrigué.

Mes deux camarades semblaient s'amuser de la situation. Il est vrai que généralement, le matin, je suis du genre grognon. Contrairement à aujourd'hui où je déborde d'énergie. Je me sens bien, heureux. Je suis moi-même intrigué par la source de cette joie. Là, on pourrait me prendre comme un fou!

Je me rappelle que j'ai des blagues à préparer, des blagues spécialement pour Hermione. Bah oui, elle doit apprendre à me connaitre, dans tous les sens du terme. Il faut que je la fasse tomber dans mon piège.

-La faire tomber dans ton piège?

James me sorti de mes pensées. Je n'avais pas réalisé qu'ils étaient encore là. Et qu'ils échangeaient un regard complice. Et que j'avais dit ma dernière phrase à voix haute.

-Dis Sir' ce ne serait pas de cette Hermione que tu parles?

-Mais pas du tout... Pourquoi pensez-vous cela... Mais vous êtes fou... Hermione... Ha, ha ha, Hermione! Hermione? Mais voyons, quelle drôle d'idée vous avez les deux. Pff! Hermione. Je n'en crois pas mes yeux! Me rabaisser aussi bas? Impossible. Tant qu'à aimer quelqu'un autant avoir du goût!

- Toutou, on n'a jamais parlé d'amour!

Je regardai mes deux amis à tour de rôle. Ils semblaient se moquer de moi.

-Allez, on va déjeuner?

-Bien sûr cher ami!

C'est ainsi, que chacun dans nos pensées, nous nous dirigeons vers la Grande Salle.

Devant la porte, absorbé par mes pensées, je ne me rends pas tout de suite compte que j'ai chaviré quelqu'un. Évidemment, je suis assez gentil pour me retourner et...

C'est Hermione! Alors ça, j'ai de la chance.

-Prendriez-vous ma main chère demoiselle? Un gentleman de mon genre ne peut pas rester là et vous regardez.

-Oh! Mais bien sûr cher ami.

Puis elle se laissa soulever tendrement pas ma main. Comme elle était légère. Elle semblait si fragile et si forte à la fois. Je ne voudrais pas faire un mouvement brusque, de peur de la casser en mille morceaux... Alors, dès qu'elle fut relevée, je la lâchai aussitôt. De l'extérieur, on aurait pu dire que j'étais dégoûté de l'avoir toucher, ou même aider. Mais ce n'est pas du tout le cas. Je la regardai quelque instant dans les yeux pour ensuite examiner sa bouche. Comme elle semble douce et fine. J'en eu la chaire de poule.

Puis, de la gentille petite fille, elle se transforma en affreux monstre prête à bondir à tout moment. Elle me pila sur le pied avec ses souliers à talons. Si j'ai eu mal? Non, mais son geste m'a extrêmement offusqué. Depuis quand agissons-nous de sa sorte avec quelqu'un qui vient de vous aider?

-La prochaine fois Black, tu regarderas où tu mets les pieds.

Et elle parti. Cette fille est réellement troublante.

-Impressionnant n'est-ce pas? Me demanda un James expérimenté.

-Assez. Est-ce comme cela que Lily agissait avec toi?

-Oui, mais en plus agressive.

-Cela veut dire qu'elle est attirée par moi, murmurai-je dans ma barbe.

-Écoute Sir', dans le temps, mon plus gros problème, était que je n'ai pas su vous parler au bon moment des sentiments que je ressentais envers Lily... Alors...

-Arrête James, cette fille, est trop « barbare » pour moi.

-Comme tu le veux. Mais je t'aurai prévenu.

Dès que j'eu entré dans la Grande Salle, toutes mes groupies se jetèrent sur moi. Comme c'est étrange! Elles ont surement eu peur à cause de ma blague d'hier faite à Hermione. Je leur fis un sourire mais en réalité, je me fichais d'elles. Je cherchai Hermione du coin de l'œil pour la voir complètement sur les nerfs. J'aimerais bien savoir ce qu'elle dit. Puis elle se tourna vers moi, le visage indéchiffrable, prit un soupir et continua sa conversation avec ses amis.

-Lily!

James vient d'apercevoir sa douce... Qui est avec Hermione, Ron et... Harry je crois?

Tiens, je n'avais même pas remarqué qu'elle était là.

-Allons calmez-vous les filles, je dois aller manger...

Elles soupirèrent toutes en même temps et partirent à leur table respective. Tandis que je me dirige vers mes amis. Arrivé à leur hauteur, je me penchai vers Hermione et lui chuchotai : « Tu vois Hermione, certaines savent ce qu'elles manquent. »

Aucun son ne sorti de sa bouche. Comme réaction, elle ferma les yeux et dès qu'elle les ouvrit, elle me lança un regard narquois.

Une bouffé de chaleur envahi mes yeux. Ce qu'elle pouvait être belle! Allons Sirius, reprend toi!

Je m'assis et elle se leva. À son tour, elle se pencha au niveau de mon oreille droite et me dit : « La guerre est officiellement déclencher, Sirius Black. » Et elle parti d'un pas ferme.

Tous mes amis me regardèrent, s'interrogeant sur notre échange. Malheureusement pour eux, je ne dirai rien.