Bonsoir à tous !
C'est lamentable de produire un chapitre aussi court après plusieurs mois d'absence. Mais, je n'ai jamais été confrontée à un blocage aussi important que celui-là, donc désolée mais j'ai fait ce que j'ai pu. Je pense que ça ira beaucoup mieux à présent, d'autant plus que certains points du scénario avaient besoin d'être repensés, ce qui est chose faite.
J'espère que ce chapitre vous touchera, même si je n'ai pas vraiment pris le temps pour développer la relation entre Harry et Rogue en-dehors de ce chapitre.
Musiques d'inspiration : « The Hours » joué par Anton Batagov et « Don't let go » du film Gravity.
A bientôt !
DarkPotter
Un mois plus tard, au lever du jour, manoir du jeune couple Malefoy
Drago se réveillait progressivement, bercé par le chant d'un merle au-dehors et par la respiration régulière de Pansy dans le creux de son oreille. Le Serpentard ne put s'empêcher de sourire. En cet instant, il se savait le plus chanceux des hommes.
A la fois, rien n'avait changé et en même temps, tout était différent. Uni à Pansy, Drago se sentait libre, à distance des malheurs du monde. Drago se sentait intouchable, en sécurité, aimé avec sincérité. Il n'était peut-être que question d'illusions, mais Drago s'en fichait bien.
Le jeune homme avait bien l'intention d'en profiter jusqu'à ronger la moelle du bonheur. Au fond de lui, Drago savait que le bonheur ne se déguste que dans l'instant présent, qu'il ne se garde pas, qu'il ne s'accumule pas. Qu'il faut juste en profiter quand il se présente à soi. Et savoir le laisser partir quand il s'en va.
Drago pensait souvent aux étoiles filantes, se disant qu'il en était peut-être devenu une avec Pansy, parce qu'ils vivaient pleinement leur amour hors du temps, sans se poser de question sur l'avenir et que vivre pleinement signifie souvent brûler la corde par les deux bouts. Ils étaient flamboyants, mais certainement pour peu de temps.
Au plus profond de son âme, dans un recoin sombre de son inconscient, Drago en avait l'intime conviction.
- C'est quoi ce regard énigmatique ? demanda Pansy en souriant, ses doigts venant effleurer la joue du Serpentard.
Leurs yeux se rencontrèrent avec tendresse.
- Rien. Je me réjouissais juste d'être enchaîné à toi.
- C'est si joliment dit, mon amour, taquina la jeune femme, sachant pertinemment que le Mangemort détestait les petits noms au goût suave.
- Retire ça.
- Jamais, mon canard ! s'écria Pansy en éclatant de rire lorsque Drago se mit à lui chatouiller le ventre.
- Alors il faudra payer le prix fort !
Drago finit par attaquer ses lèvres avec les siennes, la faisant taire au passage. Leurs mouvements devinrent de lentes ondulations. Et leurs mains se rencontrèrent sur le ventre de Pansy, leurs espoirs tournés vers le fruit de leur amour qui se développait dans le creux de leurs paumes.
Au même moment, cellule de Harry Potter et de Severus Rogue
Les deux hommes étaient allongés sur leurs lits respectifs à même le sol. Cependant, ils ne dormaient pas. Le regard inquiet de l'Elu rencontrait celui vacillant de son professeur. Le corps de ce dernier était fréquemment parcouru de multiples décharges électriques, le soumettant à des gestes anarchiques et incontrôlables.
N'ayant toujours rien révélé au Seigneur des Ténèbres, malgré les séances de tortures infligées à son élève, Severus Rogue avait alors été à nouveau soumis au sortilège Doloris, pendant que Voldemort essayait de violer son esprit.
Rogue lâcha un long soupir et tourna le dos à son ancien élève, passablement agacé.
- Potter, personne ne vous a jamais dit qu'il est mal élevé de dévisager les gens ? Votre regard m'irrite au plus haut point.
- S'il n'y a que cela pour vous irriter, tant mieux pour vous.
- Votre voix aussi m'irrite fortement, alors, par pitié, fermez-là, Potter.
- On va supporter cette situation pendant combien de temps encore ? se demanda Harry à voix haute, ignorant l'injonction du Serpentard. On ne peut pas continuer comme ça. Il nous faut un plan pour quitter cet endroit.
- Perspicace, Potter.
- Cela suffit ! Nous devons discuter sérieusement ! pesta le jeune Gryffondor en se mettant difficilement à quatre pattes.
Harry contourna le corps du Mangemort en grimaçant de douleur, ses muscles étant encore mâchés par la séance de torture de la veille. Il fit face à Rogue qui lui jetait déjà un regard noir malgré son état d'épuisement très avancé.
- Allez-vous maintenant vous décider à me parler ? On a besoin de nous serrer les coudes si on veut avoir une chance de sortir d'ici.
- Rassurez-vous, Potter. Je n'ai pas attendu votre sainte présence pour commencer à réfléchir.
- Alors vous avez un plan !
- Ce n'est pas ce que j'ai dit. Apprenez à écouter, Potter. Cela vous évitera de vous ridiculiser.
Le visage de l'Elu devint encore plus grave et inquiet.
- Vous n'avez trouvé aucune solution ?
- Vous croyez qu'il suffit de réfléchir quelques heures pour qu'une solution apparaisse miraculeusement ? Cela fait des mois maintenant. Je cherche encore la solution qui anéantira le Seigneur des Ténèbres et qui vous permettra de fuir ces lieux en toute sécurité.
- Il faut tenter quelque chose, Rogue.
- Professeur, corrigea le Serpentard avec sévérité.
- Pourquoi ne pas les prendre par surprise et leur sauter à la gorge quand ils s'approcheront suffisamment de nous ? Nous n'avons pas de baguette et nous sommes affaiblis mais la surprise jouera en notre faveur.
- Et ensuite ? A supposer qu'on arrive à les neutraliser, que ferons-nous ? Nous ne savons même pas ce qui se trouve au-delà de cette cellule.
- Et alors ? On aura leur baguette. On pourra se défendre et fuir. On n'essaiera.
- J'imagine qu'il doit y avoir des dizaines de Mangemorts autour de notre cellule, sinon davantage. Je doute que nous ayons la moindre chance de fuir dans ces conditions. Si nous échouons, ils vous garderont en vie pour que le Seigneur des Ténèbres puisse vous tuer lorsqu'il saura comment s'y prendre mais je ne suis pas certain qu'ils me laisseront la vie sauve pour continuer à fouiller dans mon esprit. Pas si je menace directement la vie de Voldemort.
- Je comprends que le risque est énorme et moi non plus je n'ai pas envie de mourir comme ça, mais ce serait bien pire de les laisser nous détruire à petit feu sans tenter une contre-attaque tant qu'il nous reste encore un peu d'énergie pour ça.
- Vous ne comprendrez donc jamais rien, Potter ? Je ne crains pas ma propre mort. C'est le fait de vous laisser dans l'ignorance qui serait désastreux. Dans mon malheur, j'ai réussi à me rapprocher physiquement de vous. Je ne peux pas me permettre à nouveau de vous perdre. Mon devoir est de vous transmettre une vérité qui aidera à vaincre le Lord Noir.
Les yeux du Gryffondor s'illuminèrent de compréhension.
- Donc Voldemort avait raison. Vous lui mentez depuis tout ce temps. Vous savez pourquoi il ne me peut pas me tuer sans mourir en même temps.
- Etant donné votre incapacité à garder des secrets, je ne peux vous le dire maintenant. Vous en conviendrez. (Harry ne trouva rien à redire et continua d'écouter le Serpentard avec attention.) La question est de savoir comment et quand vous délivrer ce secret sans le partager avec le Seigneur des Ténèbres. Ou alors...
- Ou alors quoi ?
Le regard du professeur de potions devint indéchiffrable.
- Ou alors, il est peut-être temps de voir les choses en face. L'évidence est que je n'arriverai jamais à nous faire sortir d'ici...
- Ne dites pas cela. Nous n'avons encore rien tenté.
- ... et que mon raisonnement est absurde. Potter, cela n'a pas de sens. En cherchant à vous faire sortir d'ici, je ne fais que repousser l'échéance...
Le Mangemort lâcha un soupir, ses paupières se fermant à la fois de fatigue et d'impuissance. L'atmosphère de la cellule se chargea d'une tension étouffante, ce que le Gryffondor ne manqua pas de remarquer.
- Quelle échéance ? demanda le jeune sorcier à voix basse, la gorge de plus en plus nouée.
- Au final, le Seigneur des Ténèbres devra vous tuer pour que nous puissions vaincre. Cette issue est inflexible. Cela fait des mois que je tente de trouver une solution à laquelle Dumbledore n'aurait pas pensée pour vous épargner un tel sort. Je suis désolé, Potter. Désolé...
- Me... tuer ? prononça Harry avec un faux détachement.
Le professeur de potions ouvrit lentement les yeux, le regard débordant d'une émotion nouvelle : la culpabilité. Il fit l'effort de s'asseoir, faisant pleinement face à l'Elu qui était assis sur ses talons. Le regard vitreux du jeune homme se perdit au loin.
- Potter..., souffla Rogue en tendant une main hésitante vers son épaule.
Harry eut un léger mouvement de recul, un simple réflexe qui résumait la réalité de leur relation. Le Mangemort n'aurait dû se sentir blessé par ce simple mouvement, mais il le fut profondément. Le sorcier se ravisa et retira sa main, sous le regard acéré et déconcerté du Gryffondor. Rogue secoua la tête.
- Dans une autre vie, j'aurais pu être si différent. J'aurais pu être un mentor pour vous, un soutien, quelqu'un en qui vous auriez pu avoir confiance. Dans une autre vie, j'aurais été gentil avec vous et je n'aurais pas été celui qui vous annonce... (Sa voix s'enroua, se brisa un bref instant tandis que des larmes pudiques de regret se mêlèrent au noir de ses yeux.)... la fin de votre vie.
Harry déglutit bruyamment, partagé entre l'incompréhension et la pitié.
- Pourquoi me dites-vous cela ? J'ai toujours cru que vous me détestiez, même si j'ai fini par comprendre que vous étiez du côté de Dumbledore.
Rogue garda le silence une bonne minute, ses yeux sombres détaillant avec insistance le regard de son élève. Son propre regard s'adoucit tandis que ses lèvres arboraient à présent un sourire nostalgique.
- Si Voldemort m'a placé dans votre cellule, c'est uniquement pour me faire du mal et me rendre encore plus vulnérable. Si vous n'avez toujours pas compris les mots du Seigneur des Ténèbres, laissez-moi vous le faire comprendre ainsi. (Rogue tendit à nouveau sa main vers Harry, mais cette fois-ci vers son visage. Ce dernier se laissa faire. Ses doigts vinrent effleurer une pommette, juste en-dessous de ses lunettes rondes. ) Vous avez les yeux de votre mère... votre mère qui a choisi votre père. J'aurais pu être différent avec vous parce que vous êtes le fils de votre mère mais je devais protéger ma couverture de Mangemort et votre père n'a pas toujours été tendre avec moi comme vous le savez. La vie est si compliquée...
Les yeux du Gryffondor se mirent à briller d'une douce lueur tandis que son coeur se gonflait de compassion à l'égard du Serpentard.
- Je comprends... Merci, répondit Harry en souriant sincèrement, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux alors que l'idée de sa mort future reprenait pleinement possession de sa conscience.
La main du Mangemort fut soudainement parcourue de violentes secousses. A vrai dire, c'est tout son corps qui subissait des coulées de décharges électriques provenant d'un cerveau abîmé par les Doloris et autres sortilèges de tortures. Rogue tenta misérablement de les contenir en se recroquevillant sur lui-même.
- Je peux faire quelque chose ? demanda l'Elu avec inquiétude, son buste se rapprochant inconsciemment de la masse informe et tremblante qui se trouvait devant lui.
- Me pardonner d'avoir été un salaud avec vous, Potter. C'est bien la seule chose que je puisse vous demander...
Harry ouvrit la bouche mais n'eut pas le temps de lui répondre. La porte de leur cellule fut brutalement ouverte et deux ombres familières se mirent à fondre sur eux. Le sortilège Doloris s'écrasa une fois de plus sur le corps meurtri et décharné du professeur de potions qui lâcha un hurlement d'agonie.
Le Gryffondor sentit tous les poils de son corps s'hérisser à l'entente de ce cri insoutenable. Et l'instant d'après, un autre sortilège Doloris fut jeté contre lui. Leurs hurlements se mêlèrent alors.
- Alors, Severus ?! débuta Voldemort d'une voix étrangement douce et réconfortante. Quand vas-tu te décider à me parler ? N'es-tu pas fatigué de cette situation ? N'en n'as-tu pas marre de faire souffrir ceux qui comptent pour toi ? Tout peut s'arrêter maintenant si tu collabores avec moi. Toute cette souffrance s'arrêtera à cet instant-même. Tu as ma parole. Dis-moi ce que t'a dit Dumbledore au sujet de la prophétie et je mettrai un terme à tes douleurs.
Severus Rogue se sentait lentement défaillir. Sa vue se couvrait de millions de petites tâches blanches tandis que ses oreilles se mettaient à bourdonner furieusement. Son coeur manqua plusieurs battements avant de tambouriner douloureusement contre sa poitrine. Des images du directeur de Poudlard s'échappèrent soudainement des méandres de sa mémoire.
Penché au-dessus de lui se trouvait le Seigneur des Ténèbres, baguette en main. Le Doloris avait pris fin. Voldemort tentait à nouveau de pénétrer dans son esprit.
- Oui, c'est ça ! Continue ! s'exclama-t-il avec frénésie.
- Non..., murmura Severus Rogue en essayant de toutes ses forces de fermer son esprit.
La robe bleue du directeur se matérialisa à nouveau dans sa conscience, puis ce fut sa longue barbe, ses yeux à la fois bienveillants et désolés, ses lèvres animées qui délivraient petit à petit le message que Voldemort désirait tant.
C'est à ce moment que Rogue comprit. Qu'il fallait agir maintenant puisqu'il ne pouvait plus résister aux assauts répétés du Lord Noir. Il devait protéger cette terrible vérité que Potter était lui-même un Horcruxe. Alors, le professeur de potions profita du fait que son tortionnaire se trouvait tout près de lui.
Rassemblant ses dernières forces, il bouscula le Seigneur des Ténèbres et enserra son cou de vigueur, s'arrangeant volontairement pour se placer entre Voldemort et le Mangemort qui était en train de torturer Harry.
- Je vais vous tuer, Voldemort ! éructa Rogue pour paniquer le Mangemort.
Un Avada Kedavra s'écrasa aussitôt sur lui, l'atteignant en plein dos.
- Non ! hurla l'Elu en regardant le professeur de potions s'écrouler au sol, les yeux ouverts, le regard étonnamment tourné dans sa direction.
Malgré son état de détresse, Harry crut distinguer du soulagement au fond de ses prunelles.
- Imbécile ! s'écria Voldemort, fou de rage. Il était sur le point de tout me révéler ! C'était un piège et toi, comme le dernier des idiots, tu as fait ce qu'il attendait de toi ! Je devrais te tuer pour te punir d'une telle erreur !
- Pardon, Maître. Je ne voyais rien d'ici et j'avais peur qu'il ait pris votre baguette. Je voulais vous protéger, Maître.
- Imbécile ! répéta Voldemort en balafrant son visage d'un coup de baguette impulsif.
L'homme couvrit son visage de ses mains et étouffa un cri de douleur.
- Dégage de ma vue, triple imbécile !
L'homme ne discuta pas et s'enfuit par la porte.
Le regard meurtrier, Voldemort détailla l'Elu avec une haine non dissimulée. Harry soutint son regard, bien qu'au fond de lui, l'espoir et l'envie de résister s'étaient momentanément évanouis. Maintenant que Severus Rogue était mort, il n'avait plus aucun plan. Mais bien plus que ce constat, c'était le sacrifice du Mangemort qui lui soulevait le coeur et lui donnait envie de s'écrouler et de pleurer sans retenue. Mais Harry refusait de faire ce plaisir au Seigneur des Ténèbres, alors, autant que possible, il serra les dents et garda contenance.
Le visage du Lord Noir se déforma d'un sourire triomphant.
- Peu importe ce que savaient Dumbledore ou Rogue ou qui d'autres encore. Si je ne peux pas te tuer physiquement, je te tuerai psychologiquement. (Harry frissonna malgré lui.) Lentement mais sûrement, tu finiras par te replier dans la folie. Et crois-moi, il n'y aura aucune intervention magique de ma part pour que cela se produise. Je connais parfaitement la nature des hommes, contrairement à ce que tu penses, Harry. L'homme a besoin de se sentir aimé, de se sentir utile, de poursuivre un but et il a besoin d'échanges sociaux, d'être rassuré par un groupe. N'est-ce pas ?
- Le fait de nier l'importance de l'amour dans votre propre existence montre bien que vous avez déjà sombré dans la folie ou plutôt dans la perte de votre nature humaine, provoqua l'Elu.
Le sourire du Lord Noir s'effaça.
- C'est la dernière fois que nous nous voyons, alors je t'excuse cet affront.
- La dernière fois ?
- Dorénavant, la seule personne que tu verras sera le sorcier qui de donne ton repas. Mais il ne te parlera plus. Il fera comme si tu n'existes pas. Et tu t'obligeras à manger et à boire tout ce qu'on te donnera. Pas question que tu te laisses mourir de faim et de soif. On t'obligera si tu refuses de le faire. Et sur ce, je te souhaite un bon appétit puisque c'est bientôt l'heure du déjeuner. Adieu Harry... Ah oui, ne t'inquiète pas pour Severus, son cadavre sera retiré de ta cellule quand ton repas sera servi.
Lorsque la porte se ferma derrière Voldemort, Harry sentit une chape de plomb s'écraser de tout son poids sur son corps. Le jeune sorcier inspira bruyamment avant de sangloter sans larme, tant il était épuisé. Son regard s'orienta naturellement vers Severus Rogue dont les yeux n'avaient pas changé d'expression. Le soulagement, mais aussi la tristesse et le regret se partageaient la profondeur de ses prunelles.
Laborieusement, Harry se mit à quatre pattes et rejoignit le professeur de potions. Il l'observa un moment, le visage empli de compassion et de tristesse, puis, d'une main douce et respectueuse, il lui ferma les yeux.
- Je vous pardonne et je vous souhaite d'être en paix, murmura-t-il avec conviction. (Quelques larmes finirent alors par rouler sur ses joues.) Je trouverai un moyen. S'il existe un moyen, je ne laisserai pas passer ma chance. Votre sacrifice ne sera pas vain. Je suis désolé...
Une heure s'écoula ainsi. D'autres larmes glissèrent sur ses joues tandis que son esprit prenait la pleine mesure de ce qui venait de se produire et du calvaire qui se profilait à l'horizon. Mais plutôt que de se laisser abattre ou noyer par la peur, c'est la colère qui fit lentement surface.
- Si je sombre dans la folie, c'est lui qui gagnera. Je ne lui ferai pas ce plaisir, prononça-t-il, les mâchoires serrées. Je vous en fais la promesse. Je ne sombrerai pas dans la folie.
A partir de ce moment, Harry devint silencieux et concentré, tel un sportif de haut niveau qui se prépare à la performance la plus importante de sa vie...
