Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Je ne fais que les emprunter.

BONJOUUUR !

Hé oui, entre les révisions de la guerre froide et des probabilités, j'ai eu le temps de vous écrire un p'tit (Long !) chapitre ! Je m'étonne moi-même ! Breeef, je suis désolée je n'ai pas vraiment eu le temps de répondre à toutes les reviews je suis débordée, mais je le fais des que j'ai le temps.

Merci pour toutes celles qui m'en laissent ça me fait trèèèèès plaisir. En tout cas j'espère que grâce à ce long chapitre vous me pardonnerez de mon absence et pardonnerez aussi les absences futures !

ENJOY!


Chapitre 4:

Essaies encore


Bien sûr, j'avais eu quelques béguins. Des petits amis par ci, par là. Comme tout le monde j'imagine.

Mais c'était loin d'être le genre de folle passion que j'apercevais dans les grands classiques qu'on regardait souvent avec ma mère, le dimanche après midi.

Mais c'était ainsi, le sexe opposé ne m'avait jamais mise dans tout mes états. Je n'avais jamais eu comme toutes les filles de mon âge, accroché à mon mur un poster d'un boy band aussi canon que stupide. Non moi j'avais eu Yo Yo Ma, le célèbre violoncelliste. Et j'en étais fière… Jusqu'à un certain point.

Mon instrument n'était pas ce que les garçons pouvaient apprécier chez moi. Ca n'avait rien de sexy le violoncelle, c'était ringard. Et à moins qu'une paire de seins ne lui pousse sur le par choc, je doute qu'il fut intéressant pour eux. Quoi que j'aie pu paraître « dans le coup » en parlant de Yo Yo Ma, le célèbre rappeur. Haha !

Il avait fallu attendre Forks pour que la gente masculine commence à se rendre compte de mon existence. Une chance folle d'ailleurs, n'est-ce- pas, si l'on considère les pures beautés que constitue la ville verte ?

Mike Newton, Tyler Crowley… De vraies merveilles insoupçonnées – Hum, hum-

J'avais eu d'ailleurs l'honneur – d'après les dires du dénommé Newton- d'être sa petite amie 3 mois durant. Vous parlez d'une chance…

Voilà, pourquoi j'avais été plus qu'étonnée de mes réactions dignes des fans de Justin Bieber, avouons le, à la vue d'Edward Cullen.

_ "Enchantée !" Me lança la dénommée Angéline dans un sourire. Je la regardais neutre sans mot dire, consciente d'avoir l'air d'une crétine de toute première catégorie. C'est moi où son sourire paraissait carrément faux ? Je me repris et lançai de la même façon un de mes plus beaux sourires bien que je me doutasse qu'il fut bien moins éblouissant.

_ "De même. "Je scrutai autour de moi. Bon et bien je vais vous laisser, à plus tard. Edward me lança un regard avant de me saluai brièvement de la tête.

Avant de monter les premières marches, je jetai un rapide coup d'œil à l'heureux couple qui ne me prêtait d'ailleurs plus aucune attention.

Leurs fronts étaient collés, et je pouvais entendre d'ici le rire d'Edward résonner alors qu'il regardait tendrement sa copine.

Je me morigénai intérieurement d'être si stupide. Comment avais-je pu imaginer l'espace de quelques secondes qu'un type tel que lui fut susceptible de s'intéresser à une fille comme moi.

Je me dépêchai de monter les marches, pensant à la façon dont j'allais à partir d'aujourd'hui ignorer royalement Edward Cullen.

Parce qu'après tout, c'est bien connu, Edward Cullen était aussi inintéressant que moche. Il n'avait rien de sexy, ou drôle.

Son fessier parfait ? Faux.

Et sa bouche, délicieuse ? Je m'insurge !

Sans parler du fait qu'il jouait du piano comme ma grand-mère !

Ca aurait pu marcher… Mais j'entendais d'ici le rire ironique résonner dans mon crâne.

(…)

Trop occupée à réfléchir à quel point j'étais pathétique je ne fis pas attention où je marchais et rentrai de plein fouet dans un torse large et dur comme du béton. Je vacillai, mais senti une main se poser sur mon bras pour me stabiliser. Un bras dont la couleur foncé contrastait étrangement avec ma peau blafarde. Je relevai les yeux vers l'inconnu qui me servi un sourire laissant voir ses dents parfaitement alignés et blanches. Là aussi le contraste se fit sentir. J'observai le reste de son visage, allant de ses yeux bleus qui tournaient au marron très clair, à sa chevelure d'un noir de jais.

Son sourire s'agrandit tandis que je le scrutais. Il aurait été difficile de ne pas distinguer l'arrogance qui commençait à naître dans ses prunelles sûrement fier de l'effet qu'il avait l'habitude de produire.

Je fronçai les sourcils et me dégageai vivement de son emprise. C'est qu'il commençait vraiment à tous me faire chier avec leur sourire parfait à la con !

_ "Tu pourrais faire attention où tu marches non ?" Fis-je, cinglante. Il parut surpris mais se mordis les lèvres l'instant d'après.

_ "Excuse moi. Avais-je oublié de mentionner à quel point sa voix envoutante m'horripilait ? Tu es tellement petite que je ne t'avais pas vu." Je le fusillai du regard.

_" Tu te crois drôle Shwarzi ?" M'énervai-je. Loin de me laisser abattre, je lui sortis le regard le plus méprisant que j'avais en stock avant de poursuivre. "Si j'étais toi je ne me vanterais pas, j'ai entendu dire que les hommes grands en ont une petite ! Mais bon, je ne peux pas t'en vouloir de compenser en te vantant. "Terminai-je en croisant mes bras sur la poitrine, fière de moi. Il resta stupéfait, avant de faire entendre son rire puissant.

_ "Je ne voulais pas t'offenser, désolé. Mais je dois te dire que les rumeurs sont complètement infondées, du moins en ce qui me concerne. "Sourit-il, se remettant difficilement de son rire. Je levai les yeux au ciel, et amorçai un mouvement pour partir. Il m'arrêta. "Pourquoi, si je puis me permettre semble tu si furieuse ?"

_ "Ca te concerne ?"

_ "Oh. "Continua t-il en mettant une main sur son cœur. "Qu'avons-nous la, un petit chaton en colère ? J'aime beaucoup."

_ "Oh, toi ! Tu va voir ce dont le chaton est capable ! Dommage que tu sois si grand mon pied arrive pile au bon niveau. Voila qui risque de la faire rapetisser si ce n'est pas déjà le cas !" Je me dégageai de lui.

_ "Bella ? "Retentit une voix surprise derrière moi. Je me retournai vers l'intrus. "Est-ce que ça va ?" S'enquit il en s'approchant. Il s'adressait à moi mais ses yeux étaient dirigés vers le géant à la peau mate.

_ "Parfaitement ! "Lançai-je acide, agacée par sa main qui se posa sur mon épaule. Les deux protagonistes continuèrent de se jauger en silence.

_ "Tyee." Salua froidement Edward.

_ "Cullen." Rétorqua l'autre sur le même ton. Je les regardais d'un air surpris. Apparemment ils se connaissaient et ne s'aimaient guère. Je devais avouer qu'ils étaient plutôt opposés physiquement parlant.

Au bout de quelques secondes qui me parurent interminables, les traits du dénommé Tyee se radoucir et un mince rictus se dessina sur ses jolies lèvres foncés, tandis qu'il retourna son attention vers moi.

Jolies lèvres foncés ? Non mais tu t'entends Swan ?

_ "A bientôt j'espère, Bellanragée." Mes sourcils se défroncèrent malgré moi. C'était un con. Mais un con marrant. Il m'adressa un dernier clin d'œil et s'en alla, non sans avoir gratifier Edward d'un visage parfaitement neutre qui semblait bien pire que n'importe qu'elle expression de dégoût.

Je me demandais une seconde pourquoi ils semblaient se détester tant. La pression de la main d'Edward sur mon épaule me fit revenir à la réalité. Leur échange m'avait fait oublier ce contact mais maintenant que l'autre était parti, je sentis un long frisson me parcourir. Ressentais-je vraiment des frissons alors qu'il me touchait à travers un vêtement ? Je n'osais imaginer ce que je ressentirais à même la peau. S'il faisait glisser ses doigts plus bas…

Swan, tu es tordue.

Après m'être mordu l'intérieur de la joue, je me dégageai plus ou moins violemment de son emprise.

Tu dois être forte et l'ignorer. Me rappelais-je durement. Il a une copine. Il parut surpris mais se reprit rapidement et se plaça face à moi avec son éternel et insupportable sourire.

_ "Si j'étais toi j'éviterai ce… type. "La manière dont il prononça le mot « type » ne fit que confirmer ce que je pensais.

_ "Heureusement, tu n'es pas moi." Lâchai-je un peu trop rapidement et sèchement. Ses sourcils se froncèrent et il me vrilla de ses deux prunelles vertes comme pour me sonder. J'essayai de rester aussi impassible que possible.

_ "Tu le connais ?" Interrogea t-il.

_ "Non."

_ "Evidemment." Il pinça les lèvres. "Si c'était le cas tu ne parlerais pas ainsi."

_ "J'aime bien me faire mes propres opinions, voila tout." Il mit ses mains dans ses poches avec un air d'incompréhension sur le visage.

_" Qu'est ce que tu as ?" Il me coupait l'herbe sous le pied. Je détournai le regard.

_ "Je ne vois pas de quoi tu parles. "Je laissai un petit blanc avant de reprendre la parole. "Si ça ne te dérange pas, je vais te laisser, j'ai à faire." Il acquiesça, silencieux, son regard toujours dans le mien. Après un dernier signe de tête je poursuivis ma route.

Qu'il était dur de marcher naturellement alors que je sentais son regard me brûler le dos.

Je fus cependant rapidement arrêtée par le bruit désagréable d'enceintes que l'on met en marche.

_ "Bonjour à tous. "S'exclama la voix de l'insupportable secrétaire à travers le micro qui se répercutait dans les couloirs de l'école. "Tous les étudiants en section musique sont attendus dans l'amphithéâtre sud pour une annonce de la directrice dans dix minutes."

Je jetai un coup d'œil à Edward qui me regardait. Il désigna l'escalier d'un signe de tête et je soupirai avant de le rejoindre.

Je laissai un périmètre de sécurité entre nous deux.

_ "Il semblerait que tu sois condamnée à me supporter aujourd'hui. "Il semblait en pleine incompréhension.

Je haussai les épaules et me contentai de me taire, espérant qu'il se vexerait de mon silence. Arrivée en bas, ou la foule était bien plus dense, je me dirigeai vers l'amphithéâtre Sud.

Une main s'empara de la mienne, et ce ne fut pas sa taille qui m'indiqua à qui elle appartenait, ni la finesse des doigts. Non, la longue décharge en revanche qui me parcouru entièrement me laissa penser que c'était celle d'Edward. Et j'avais raison.

Alors que je me retournais, je vis qu'il m'observait en fronçant les sourcils, jetant des coups à nos mains qui ne se touchaient plus.

Avait-il ressenti … ? Convaincue d'être de plus en plus cinglée, je lui demandai ce qu'il se passait.

_ "Tu te dirigeais vers le mauvais amphi. "Je sentis mes joues devenir rouges. Aussi je décidai de nier. J'allais lui sortir une débilité du genre que je voulais éviter la foule, et ça passerait.

_ "Je voulais tester ton sens de l'orientation." Affirmai-je, sûre de moi. Hein ? Il sembla s'interroger sur mes capacités mentales le temps d'une seconde mais ma réplique eut finalement le mérite de lui arracher un sourire franc.

_ "Oui c'est sûr que moi, un troisième année a tout à apprendre sur la logistique de cette école, d'une première année…" Je lui renvoyais mon regard le plus hautain que j'avais en stock.

_ "Fais attention, tu ne pourras bientôt plus passer les portes de l'amphi si tes chevilles continuent à gonfler."

_" Je vais m'arrêter de parler alors, je ne voudrais pas priver le discours de ma présence." Je devais faire un effort surhumain pour me retenir de pouffer mais je ne pouvais craquer maintenant. Je plissai les yeux.

_ "Bien sûr. Et on ne voudrait pas non plus priver le discours de ta présence en étant en retard. Allons-y."

A la suite de quoi, et après m'avoir gratifié d'un sourire à faire pâlir de jalousie les plus grands de la Pub pour dentifrice, il nous guida vers le fameux amphi Sud.

Nous entrâmes dans la pièce vaste et très éclairée du jour premier jour de cours. Elle était bondée une fois de plus.

Edward se fraya un chemin parmi les personnes debout et passa à travers les sièges avant de s'asseoir sur l'un d'eux. Il me regarda, hésitant en me proposant du regard le siège à côté de lui. Il me laissait le choix. Mais quel choix ? Comment lui résister ? Je me résignai et m'assis sur le siège à côté de lui.

Bella, tu es une idiote.

_ "J'ai bien cru que tu ne t'assoirais jamais."

_ "Que veux tu, pendant un instant, je me suis dis que tes chevilles imposantes nécessitaient deux sièges. "Il se mordit la lèvre.

_ "Comme tu le vois, il ne m'en faut qu'un. Peut être n'ai-je pas un aussi gros égo que tu le prétends."

_ "Je n'ai jamais rien prétendu. Mais les pianistes ont besoin d'un égo un peu plus développé que la moyenne pour être productif, c'est ainsi."

_" Les pianistes, les hommes grands… Tu as vraiment des théories sur tout dis moi…"

Je ne crois pas avoir été un jour plus rouge que je ne l'étais en ce moment.

_ "Tu… Entendu… Tout à l'heure ? "Couinai-je, en me tassant dans mon fauteuil. J'avais envie de me frapper.

Quand son rire emplit l'espace autour de nous, me confirmant ce que je craignais, j'eus envie de mourir. Il m'avait entendu tout à l'heure avec ce « Tyee » et mes théories farfelues sur les hommes grands que j'avais inventés sur le moment. Quelle horreur ! J'essayais de me tasser plus encore.

_ "Quel beau portrait de moi ça fait d'ailleurs, si l'on considère ma grande taille, et ma future vocation de pianiste, n'est-ce- pas ?"

Il me regardait droit dans les yeux, m'empêchant de me rompre à son contact. Il avait cependant un air amusé sur le visage. Tout ce que je réussis à faire, fut de massacrer littéralement ma lèvre inférieure. Je m'apprêtais à répondre lorsque je fus interrompu.

_" Silence, s'il vous plaît." Exigea la directrice de l'école.

Sauvée par le Gong ! Quand elle fut sûre qu'elle pouvait parler sans être interrompue elle poursuivit. Je notai le regard en coin que me lançai Edward. Il signifiait « Tu ne perds rien pour attendre. »

"Comme certains d'entre vous, les plus âgés, le savent sûrement, l'école organise chaque année, une sorte de représentation sous la forme d'un concours implicite, en hiver. A travers cette représentation, dont la section musique est à l'honneur cette année, nous déterminerons les élèves qui auront l'honneur de donner leur premier concert officiel au Carnegie Hall. Pour cela, vous pouvez vous présenter seul ou vous associer à tout élève de votre choix, peu importe son cycle, mais avec un maximum de cinq élèves seulement. Cela à évidemment pour but de donner une chance aux plus grands virtuoses de l'école de s'exprimer dans un lieu qui n'est normalement accessible qu'à un très haut niveau."

Le jour de la représentation est programmé pour le 20 décembre. Les inscriptions se font au secrétariat. Des papiers y sont disponibles, et expliquent tout ce que vous avez besoin de savoir sur le concours. "Elle nous lança à tous un sourire encourageant. "Je vous souhaite à tous bon courage, et bonne chance. N'oubliez pas que la Julliard à toujours prôné le travail, le dépassement de soi, et le talent. Ne nous décevez pas."

Elle descendit de l'estrade sous les applaudissements des professeurs présents et des élèves. Je restai interdite un petit moment encore sous le choc de cette nouvelle.

Une représentation sous forme de concours ? Le voulais-je vraiment ? Ma raison me disait que je n'avais pas le temps. J'avais bien trop de travaille ici.

Mais bordel, le Carnegie Hall ! Ce n'était pas n'importe quoi !

Je ne m'aperçus de mon mutisme que lorsqu'Edward m'interpella.

_ "Bella ?" Son visage parfait et inquiet était penché au dessus de moi. Je tournai lentement mon visage vers lui. Son odeur me frappa de plein fouet. Masculine mais douce. Un mélange de lavande, de soleil et de savon, avec une note épicé. (note : Lolita Lempicka pour Homme en moins fort xD)

Je me retins de plonger dans son cou pour respirer à plein poumons. Je clignai des yeux et ouvris la bouche, ayant l'air d'une parfaite crétine.

_ "Oui ?" Répondis-je perturbée, toujours intoxiquée par lui. Il leva les sourcils. Maintenant qu'il le disait je remarquai que la salle se vidait vitesse grand V.

_ "Tu es sûre que ça va ?"

_ "Bien sûr ! On y va ? "Je me levai un peu trop rapidement et tanguai légèrement. Il plaça sa main sur ma hanche, et je sentis son torse se rapprocher de mon dos, sans pour autant le coller. Ma respiration devint plus difficile.

Ne se rendait-il pas compte qu'il aggravait la situation à mesure qu'il essayait de l'arranger ?

_ "On va à l'infirmerie. "Décida t-il d'un ton ferme en resserrant sa prise. Je me retournai violemment et me dégageai de lui.

_ "Pas question ! "Je me calmai en voyant ses sourcils froncés. "Ecoutes." Repris-je. "Mon déséquilibre ne vient en rien d'une intoxication alimentaire, d'un mal de tête ou de nausées quelconques. C'est juste ainsi Bella Swan est la fille la plus maladroite existante sur terre depuis des lustres. "Il sembla se dérider puis sourit franchement.

_ "Très bien. Alors, peut être faudrait-il que je raccompagne Mlle Swan jusqu'à sa chambre ou cas où ses jambes lui jouent encore des tours."

_ "Non ça va, merci ! "Je me retournai et commençai à me diriger vers la sortie. Lorsque je fus dans le Hall, je sentis sa présence à côté de moi.

_ "Je n'ai pas envie qu'on m'accuse de non-assistance-à-personne-en-danger. "Je lui lançai un regard peu amène. Mes yeux balayèrent la salle et remarquèrent que quantités d'élèves s'inscrivaient déjà pour la représentation.

_ "Tu comptes t'inscrire ?" Demandai-je en désignant le groupe de personne à l'entrée de la tête. Il les jaugea.

_ "Je ne sais pas. Sûrement. Le Carnegie Hall quand même c'est… "Il releva les sourcils. Je souris.

_ "Oui. Je sais ce que tu veux dire. "Je souriais encore quand on arriva à mon étage. Une fois devant la porte, je fis la moue.

Edward Cullen n'était pas une de ces personnes que l'on quitte avec un simple haussement d'épaules. Il était une de ces personnes fascinantes dont on profite de la présence autant que possible, redoutant le moment où elle se dissipera.

Et malgré mes bonnes résolutions, je ne pouvais m'empêcher d'aimer sa présence.

Petite amie ! Petite amie. Chantonna l'exécrable voix au fond de moi.

Je la fis taire et l'observer me regarder en souriant.

_ "Il semblerait que j'ai réussi ma mission, tu es toujours en vie."

_ "J'ai survécu 17 ans toute seule ! Je sais me débrouiller, merci !"

_" Tu es donc une miraculée. "Il regarda sa montre. "Je dois te laisser. A bientôt, Bella." Et après un dernier sourire et un dernier effluve de son parfum, il disparut au détour du couloir.

J'ouvris la porte de ma chambre et collai mon front à celle-ci une fois fermée, m'accordant une pause pour me remettre de mes émotions.

_ "Bella ?" Je me retournai. Alice et Rosalie étaient là, m'observant étrangement.

Tout un tas de vêtements et de chaussures trônaient sur son lit et le mien.

_ "Dure journée. "Expliquai-je. "Qu'est ce que c'est tout ça ?" Demandai-je en me posant sur les quelques centimètres de mon lit inoccupés par des habits.

Leurs prunelles s'allumèrent.

_ "Ce soir on sort !" S'excita Alice en improvisant un petit pas de danse en plein milieu de la pièce.

_ "Oh, et vous allez ou ? "M'enquis-je en retirant mes chaussures, pas vraiment intéressée en réalité.

_ "Nous, toi inclus, allons boire un ou plusieurs verres, avant d'aller danser dans un bar branché de New York." Informa calmement Rosalie. Hors de question.

_ "Je…

_ Oui ta présence est obligatoire.

_ Je…

_ Non je ne céderai pas.

_ Je…

_ Bella, encore un « je » inutile et je t'oblige à porter des talons de douze centimètres. Oui, douze." Affirma telle le sourire aux lèvres.

_ "Tu es affreuse." Je souris malgré tout.

_ "Merci. "Remercia telle sincèrement. Alice rit.

_ "Mais je suis sérieuse, je n'irai pas." Lançai sur un ton sans appel.

Ca c'était sûr, je n'irai pas. Il n'y avait d'ailleurs rien de plus sûre au monde. Et leurs regards menaçants ne me faisaient pas peur. C'était décidé.

Foi de Bella Swan, je ne sors pas ce soir !

(…)

Je ruminai dans mon coin, alors que Rose augmentait le son de a radio qui dégageait un son pop.

_ "Fais pas la tête Bella, je te jure qu'on ne reste pas longtemps ! De toute faon l'école accorde un couvre feu de minuit. "Argumenta Alice. Mais c'était inutile, je ne changerai pas d'avis.

_" Et puis nous sommes à New York, quels genres de pauvres filles nous ferions si nous n'en profitions pas ?" Interrogea Rosalie en me vrillant du regard à travers le rétro.

_ "Hum… Des filles dans mon genre ?" Elle sourit.

_ "Exactement. Voila pourquoi nous nous devons de sortir." Je lui balançai un coup de pied dans son siège. Elle me renvoya un regard glacial.

Alice augmenta encore et dansa avec entrain dans l'habitacle en chantant les paroles à tue-tête. La petite fée folle devant moi m'arracha un sourire. Elle le remarqua.

_ "Bella Swan tu as souri ! Tu ne peux plus faire la tête ! Trop tard." Quand j'essayai d'argumenter, elle boucha ses oreilles et scanda fièrement « Nananananana ». Tellement mature.

_ "Alice Brandon, 18 ans." Ironisai-je. Elle me tira la langue et s'excita sur son siège.

_ "Ou allons nous ? "Quémandai-je, en tirant sur ma robe, espérant qu'elle s'allonge subitement, recouvrant ainsi mes cuisses.

Quand elles m'avaient tendu la robe, je leur avais demandé ou était le pantalon qui allait avec et ça leur avait valu deux bonnes minutes de fou rire… Avant qu'elles ne comprennent que j'étais sérieuse.

Rosalie m'avait regardé très sérieusement avant de me jurer que j'allais le regretter si je n'enfilais pas ça rapidement. Elle peut être réellement effrayante quand elle le veut.

C'était une sorte de robe bustier noire, bouffante au niveau de la poitrine, qui était plus évasée en bas. Elle s'arrêtait à mi cuisses et était très cintrée à la taille. Elle était très belle, mais je n'avais pas l'habitude de porter ce genre de choses. Je n'avais d'ailleurs ni l'argent, ni le corps pour m'acheter ce genre de choses.

Alice m'avait ensuite tendue une paire de talons noirs de dix centimètres. J'avais donc évité les douze centimètre pour les dix. Joli compromis, je trouve…

Voilà comment je me suis retrouvée ici, à chercher comment j'allais bien pouvoir rester debout sur ces chaussures.

_ "Nous allons au « Summer Break »" Informa Alice. "C'est une sorte de Bar dansant, qui font des cocktails délicieux."

_ "Oui de toute façon c'est pas comme si on n'avait pas 21 ans et qu'on pouvait pas boire comme on le souhaitait ! "Elles me rirent au nez.

_ "Ah, Bella ! Pourquoi crois-tu qu'on s'habille ainsi ? Tu les fais largement les 21 ans, crois moi."

Elle se gara dans une rue adjacente au bar, après un nombre incalculable de tours dans le quartier pour trouver une place.

Nous descendîmes et très vite, Rose nous guida vers l'entrée d'un bar dont le bruit résonnait jusque dans la rue. Elle passa devant toute la queue qui râla après nous. Je me sentais très mal et étais à deux doigts de m'excuser quand Alice m'attrapa par le coude et me tira.

_ "Hé, la queue c'est pour tout le monde !" S'écria un mec après Rosalie. Elle se retourna lentement vers lui et le jaugea de haut en bas.

_ "Mon bonhomme, quand la seule paire de seins que l'on a approché dans sa vie, sont ceux de sa mère, on s'écrase ! "Lui rétorqua telle hautaine.

_ "Qu'est ce que t'en sais Blondie ?"

_ "Je me base sur ta gueule." Sur ce, elle se retourna vivement et se planta devant le videur. "Salut Bradley ! Comment vas-tu depuis le temps ? "Elle lui lança un sourire éblouissant qui lui retourna. Il retira la barrière et nous laissa passer.

_ "Bonne soirée les filles."

Nous pénétrâmes dans le Bar dansant complètement enfumé. L'ambiance battait à son plein. C'était si étranger à ce que je côtoyais d'habitude. Alice s'installa à une table vide, pendant que Rosalie commandait.

Elle revint avec des cocktails très colorés. Et aussi très alcoolisés. Quoi qu'il en soit ils étaient très bons. Je pensai à ce pauvre Charlie qui ne devait pas se douter une seconde de ce que je faisais.

Je remarquai qu'Alice ne buvait pas. Je lui posai la question. Elle me répondit qu'elles avaient tirés au sort avec Rose pour savoir qui conduisait. Ma bouche forma un « O », exactement le genre détails auxquels je ne pensais pas. Elle ajouta qu'elle n'avait pas besoin d'alcool.

_ "Alors ? Vous en voyez des beaux mecs ? "Alice demanda en regardant la foule, avide.

_ "J'en ai repéré quelques uns !" Annonça Rosalie." Si on allait danser ? "C'était évidemment une proposition qui n'en était pas une puisqu'elle se saisit de nos mains et nous entraîna vers la piste.

Je commençai à paniquer. Mes aptitudes en danse étaient plus que limités. Une fois là bas, je tentai tant bien que mal de suivre les mouvements des filles.

Je me mouvais comme je le pouvais sur la musique entraînante. J'essayais de suivre le rythme.

Au bout de quelques minutes Alice fut entraîné par un grand brun à danser plus loin, et Rosalie de même. Ne restait que moi, à tenté de danser pour me fondre dans la masse.

Je fus rapidement épuisée, et je m'accoudai au bar en commandant un autre cocktail. Je n'avais jamais été sportive. Je bus trois grandes gorgées, avant de me rappeler qu'il s'agissait d'alcool.

_ "Bellanragée ? "Je me tournai vers la voix, la paille dans la bouche. Mes joues prirent rapidement la teinte du cocktail quand je compris de qui il s'agissait.

Il était debout près du bar également.

_ "Qu'est ce que tu fais la, toi ?" Balbutiai-je. Il rit.

_ "Pardon, je ne savais pas que cet endroit t'était réservé ! Je fais comme toi apparemment, je m'amuse."

_ "Je…" Ne trouvant rien à dire, je fis comme souvent, j'avançai n'importe quoi. "Tu sais que l'alcool est interdit en dessous de 21 ans !" Lançai-je en désignant son verre qui n'était pas de la limonade.

Il éclata d'un rire franc avant de regarder mon propre verre.

_ "Ca te va à ravir de dire ça. "Il se rapprocha.

_ "Que fais tu donc, Tyee ?" Je le fusillai du regard, l'alcool jouant beaucoup.

_ "Mon nom est Nahuel. "Je reconsidérais.

_ "C'est joli." Commentai-je.

_" Merci." Il sourit et je dus admettre qu'il était plus qu'attirant avec cette peau foncée, et ces yeux bleus qui ressortaient. Sans parler de ses dents blanches parfaitement alignés. Il portait un tee shirt noir moulant, permettant de voir parfaitement la forme de ses muscles, par-dessous une veste en cuir.

Je le détaillai ouvertement mais n'en étais pas gênée grâce à l'alcool. Il rit encore une fois.

_ "Tu es très belle, ce soir." L'alcool ne pouvait toutefois pas empêcher mes rougeurs. "Tu danse ?" Demanda t-il en me tendant une main.

_ "Très mal ! Criai-je. Les gens autour me regardèrent bizarrement. Il se rapprocha sans se départir de son sourire.

_ "Tu me montrerais ? Je pourrais peut être t'aider à t'améliorer."

Je considérais un instant sa proposition et acceptai. Il plaça une main derrière mon dos et me guida au milieu de la piste. Il me mit face à lui et fit glisser mes mains derrière sa nuque et les siennes dans mon dos.

Nous étions très proches ainsi. C'était agréable. Nahuel était du genre armoire à glace, et on ne pouvait que se sentir en sécurité dans ses bras. Il commença à bouger lentement et je le suivis du mieux que je pouvais.

Il se pencha.

_ "Détends toi, laisse toi aller." Je m'exécutai. Je plongeai mes yeux dans les siens, et me mordis la lèvre.

Au bout d'un moment à danser je ne pus m'empêcher de lui demander quelque chose.

_ "Pourquoi ne vous appréciez vous pas avec Edward ?" Je le sentis se tendre légèrement.

_ "C'est une longue histoire. Que tu es trop ou pas assez saoule pour entendre, Bellanragée."

_ "Oh d'accord, moi qui allait par gentillesse reconsidérer la taille de ton mini toi, tu peux te brosser ! Je vais faire courir la rumeur sur toi dans toute l'école!" Il éclata de rire.

_" Bella, encore faudrait-il que la majorité des filles de l'école n'ait pas déjà vu mon mini moi comme tu dis." Je le regardai outrée.

_" Alors toi aussi tu sautes sur tout ce qui bouge ? "M'écriai-je énervée.

_ "Eh bien avant, il n'y a pas si longtemps oui, je l'avoue."

_ "Comme si j'allais croire que tu es un serial fucker repenti !"

_ "Si je t'assure, je vais aux accros du sexe anonyme tous les samedis. "J'éclatai de rire.

On continua à danser quand Rosalie apparut dans mon champ de vision.

_ "Rose !" M'exclamai-je en tendant un bras vers elle.

_ "Bella ! On te cherchait partout avec Alice. Il est 23h30, il faut partir. "Je clignais des yeux, pas sûre d'avoir tout compris. Je percutai simplement les mots « partir » « tard »

Je vis les filles observer Nahuel d'un œil conquis pour Alice et méfiant pour Rosalie. Je lâchai ses épaules.

_ "Je dois partir !"

_ "J'ai cru comprendre." Dit-il sans se départir de son sourire. Il fit glisser ses mains sur mes hanches et se pencha vers moi. "Rentre bien et fais de beaux rêves, douce Bella." Il laissa traîner ses lèvres sur ma joue et me lâcha.

Je vis Rose lever les yeux au ciel alors qu'elle me tirait déjà par la main. Il me fit un dernier clin d'œil et disparut dans la foule.

Une fois dans la voiture, Alice me regarda amusée à travers le rétroviseur.

_ "Et dire que tu étais réticente ! La face cachée de Bella Swan." Je ris avec elle. "Alors dis-moi, qui était ce mystérieux jeune homme ?"

_ "C'est Nahuel ! Il est à la Julliard ! "Scandai-je. Rose grogna, à moitié endormie contre la vitre.

_ "C'est vrai ? Je ne l'ai jamais vu…"

_ "Moi non plus avant aujourd'hui. Je lui ai foncé dessus." Je comptais mon histoire à Alice jusqu'à être arrivé à la Julliard. Elle gara la voiture non loin et nous nous dépêchâmes de rentrer dans le bâtiment avant que le gardien ne ferme les portes.

On monta rapidement et après avoir souhaité bonne nuit à Rosalie, nous entrâmes dans notre chambre. Alice s'activa et se mit au lit avant que je n'ai le temps de retirer les chaussures qui me tuaient les pieds.

Je pris une longue douche qui nettoya toute la saleté que j'avais accumulée aujourd'hui. Je me sentais tellement mieux.

Je me glissai dans les draps froids et posai ma tête sur l'oreiller moelleux. Je repensai à cette soirée folle. Aux filles. A Nahuel. Un sourire naquit sur mon visage.

A mesure que je réfléchissais mes pensées dévièrent vers Edward. Je sentis mes reins se réchauffer instantanément.

Cette journée avait été forte en émotion. Mais il fallait que je pense à me protéger. Edward avait une copine et je ne l'intéressais sûrement pas. Comment d'ailleurs aurai-je pu l'intéresser quand une parfaite blonde comme Angéline soutenait la comparaison ?

Beau travail Swan, maintenant tu es énervée ! Je me tournai et me retournai dans mon lit pour trouver le sommeil, sans succès.

Il fallait que j'extériorise tout ça. Et je connaissais le seul moyen pour y parvenir. Jouer.

Je me levai difficilement et après avoir enfilé une paire de baskets, et un gilet par-dessus mon débardeur de pyjama, je pris mon étui de violoncelle et descendit prudemment jusqu'en bas.

Si jamais tu te fais prendre Swan…

Je marchai rapidement me trouvant particulièrement bête à cet instant, dans le Hall de l'école, en pyjama, mon instrument sur le dos.

J'accélérai jusqu'à la salle de répétition. Je bloquai une fois devant. La lumière était allumée et parmi tous les élèves je n'en connaissais pas beaucoup susceptible de venir jouer à une heure du matin.

Pas beaucoup qui jouait du piano du moins si je m'en tenais à la légère mélodie qui s'échappait à peine de la pièce.


Chapitre 4 officiellement clos ! On peut dire qu'il m'a donné du fil à retordre, je n'en voyais pas la fin !

En tout cas merci d'avoir lu, j'espère que le chapitre vous a plu…. Je veux tout savoir ! Que pensais-vous de la toute nouvelle relation qui s'installe entre nos deux protagonistes. Que pensez-vous de Nahuel ? Bon je vous l'accorde, la musique est moins présente dans ce chapitre mais elle revient en puissance dans le prochain, ainsi que la petite amie d'Edward et les autres persos !

Si vous voulez vraiment me faire plaisir, donnez-moi vos avis dans une bonne vieille review comme je les aime ! En tout cas je remercie les personnes qui m'en ont laissé sur les précédents chapitres, ça motive vraiment je vous assure ! J'essaierai d'y répondre si j'ai le temps.

A bientôt,

Mille besos,

Jas