Ils tombaient, littéralement ils tombaient.
Un instant plutôt ils étaient dans le bureau du directeur de Poudlard et maintenant ils tombaient au milieu d'un tourbillon d'images.
Enfin l'atterrissage, l'atterrissage et une rencontre des plus désagréable avec le sol pavé du chemin de traverse.
Harry se releva en grommelant qu'il se contentait très bien des rapports cordiales mais éloignés qu'il entretenait, jusque là, avec le sol et qu'il aurait largement préféré en rester là. De leur coté les deux Weasley confirmaient ce sentiment dans en langage beaucoup plus crue et a grand renfort de crie et de contestations. Neville, quand à lui, plus discret, se contenta de grogner en aidant Lupin à se relever.
En faisant un rapide tour d'horizon Harry, trouva tout de suite Dumbledore en contemplation devant une vitrine de confiserie.
Ce détaille ramena un sourire au jeune brun, il reconnaissait bien là leur vieux professeur. Toute la troupe l'observa donc tandis qu'il bavait devant des bonbons de tout tailles et de toute formes.
Il ne se passa rien pendant quelques instants, jusqu'à ce que la porte de la boutique s'ouvre dans un tintement de clochettes.
Dans l'encadrement de la porte se tenait une femme grande et mince aux cheveux blonds, d'autant plus séduisante qu'un large sourire éclairait son visage que l'on devinait habituellement austère.
Sur le coup, les adolescents ne la reconnurent pas, il fallu l'intervention de Remus pour cela.
- c'est Narcissa Malefoy!
- Narcissa Malefoy?! Pas possible! Elle sait sourire?
- elle souriait, quand on était à l'école avec elle. S'était une des plus belles filles de Poudlard.
Dire qu'ils étaient étonnés, était sans nul doute l'euphémisme du siècle, l'expression « sur le cul » était encore en-deçà de la vérité.
Narcissa Malefoy!!! Cette femme ne devait même pas savoir ce qu'était un sourire! Pour reprendre l'expression de Harry, elle avait toujours eut l'air d'avoir "une bouse de dragon sous le nez".
Pourtant en y regardant bien, s'était effectivement Narcissa Malefoy, qui parlait tranquillement avec Dumbledore en souriant de toutes ses dents.
Néanmoins le plus gros choc fut causé par une autre personne que tous identifièrent immédiatement malgré les années en moins.
Un petit garçon blond était soudainement apparu dans le paysage. Il dévisageait Dumbledore, ses grands yeux emplis à la fois de curiosité et de crainte, sa petite menotte agrippée fermement a la robe de sa mère.
Drago Malefoy à ses sept ans!
Les quatre Gryffondors restèrent interdit devant le mini-moi de leur pire ennemi à Poudlard depuis six ans.
Non seulement Malefoy avait été enfant, ce qui était déjà assez choquant en soi, mais en plus il avait été un enfant très mignon!
Au bord de l'apoplexie transe-véhiculaire, les quatre amis et leur ancien professeur virent Dumbledore se pencher vers le petit bout de chou, sortir une sucette de sa manche et lui tendre.
Après un instant d'hésitation et un regard interrogateur à sa mère, le petit Malefoy junior prit le bonbon et en guise de remercîment… fit un immense sourire au vieil homme.
Les cinq spectateurs de la scène en eurent le souffle coupé, mini-Malefoy souriait mais pas comme grand-Malefoy. Le sourire de mini-Malefoy était un vrai sourire, chaud et lumineux, pire le sourire de mini-Malfoy le rendait « à croquer »! C'était tellement perturbant que personne ne fit vraiment attention au décor qui changeait.
Cette fois ils se retrouvèrent dans ce qui semblait être une librairie. Les rayons touchaient le plafond et croulaient tous sous d'épais manuscrits. Où que l'on posait les yeux il y avait des livres.
Hermione ne pu cacher sa joie, c'était sans conteste le paradis sur terre cet endroit!
Cette remarque amena un sourire sur le visage de tous ses compagnons. Il n'y avait guère qu'Hermione pour trouver paradisiaque un endroit poussiéreux et encombré de livre.
Cependant leurs sourires s'effacèrent bien vite quand, au détour d'un rayon, le vieux sorcier à qui appartenait les souvenirs, tomba sur Lucius Malefoy.
Contrairement a ça femme M. Malefoy ressemblait trait pour trait au M. Malefoy de leurs souvenirs.
Froid, arrogant, imbuvable et mégalomane.
Pour le moment sa face méprisante contemplait Dumbledore avec tout l'orgueil dont il était capable.
- Dumbledore.
- M. Malefoy! Quel surprise, que faite vous ici?
- mon fils entre à Poudlard cette année.
Le ton du blond était condescendant au possible, répondant à l'homme face a lui comme si c'était le pire des crétins. Pourtant, sans sourciller un instant le vieux sorcier continua.
- oui, évidemment, mais nous ne sommes qu'en janvier.
- j'aime être prêt à l' avance.
- on n'est jamais trop prudent… tiens Drago! Comme vas-tu?
Drago venait de surgir d'une allée derrière son père.
L'espace d'un instant un sourire franc apparut sur son visage pour disparaitre immédiatement une fois face à son père.
- bonjour professeur Dumbledore.
Le ton du jeune Malefoy était neutre, impersonnel, comme si le sourire n'avait jamais existé.
Harry et les autres était complètement perdus, surtout que le jeune garçon d'une dizaine d'année devant eux ressemblait beaucoup plus au Malefoy qu'ils connaissaient.
Mais alors d'où sortait ce sourire furtif.
De plus ce Malefoy n'était pas non plus celui de d'habitude. Celui-ci était toujours froid et fière, mais il n'y avait pas de trace de son arrogance ordinaire sur son visage. Il semblait calme et ses yeux n'avaient pas encore leur éclat froid et métallique habituel, au contraire on pouvait y lire de la joie mais surtout en grande tristesse ainsi qu'une trop grande maturité pour son âge.
La discussion entre Dumbledore et les deux Malefoy continua sur le même ton, mais les cinq espions avaient l'esprit ailleurs.
Que se passait-il? Qui était ce garçon blond qu'ils ne reconnaissaient plus? Pourquoi cette tristesse au fond de ces yeux gris perle?
Le décor changea de nouveau et ils se retrouvèrent dans le bureau de Dumbledore. Celui-ci était à sa table de travail entrain d'écrire en sifflotant l'air de l'hymne de Poudlard quand quelqu'un frappa à la leva alors la tête de ses papiers en criant à la personne d'entrée, s'avança alors Malefoy et cette fois tous le reconnurent. C'était le Malefoy de leurs onze ans, celui, si arrogant qu'ils détestaient déjà.
- bonsoir professeur.
- bonsoir Drago, je t'attendais, j'ai atte de savoir se qui peut bien préoccuper un de mes élèves au point qu'il demande à me voir le soir même de son arrivé au château et par lettre encore!
Un fin sourire se dessina sur les lèvres du blond, un sourire bien différent de celui de ses sept ans ou même de celui d'il y avait à peine quelque mois. Un sourire las et triste. Un sourire de vieil homme qui se perd dans ses souvenirs. Un sourire fatigué mais un vrai sourire, un sourire qu'aucun des cinq observateurs ne le pensaient capable de faire.
-c'est à propos de mon père professeur, de mon père et de ses… connaissances.
Le visage du directeur s'assombrie devenant mortellement sérieux. Un visage bien rare pour une personne d'ordinaire si joyeux, a n'en pas douter la situation était importante, vitale même.
- dit moi Drago, je ne ferais rien sans ton autorisation et rien ne sortira de cette pièce. Un rire froid et impersonnel sortie de la gorge du garçon, un ricanement tenant plus du grincement que d'autre chose.
- oh, vous savez professeur, j'ai plus peur de ce que pourrait faire mon père que de ce que vous pourriez bien tenter… j'imagine que vous… savez qui est mon père?Dumbledore resta silencieux attendant que le jeune homme face à lui se lance. Malefoy lui était sur le point de paniquer, ses yeux était sans cesse en mouvement et il triturait ses main. Finalement il inspira profondément pour se calmer et passa sa main dans ses cheveux blond presque blancs.
-… enfin je veux dire vous savez qui a été mon père, n'est-ce pas?
Dumbledore se contenta d'acquiescer. Malefoy inspira une nouvelle fois et ferma les yeux quelques instants.
- je… enfin, il m'a… disons pour faire simple qu'il ma apprit certaines choses et….
Un sanglot échappa au jeune homme et des larmes commencèrent à couler le long de ses joues.
Laissant son publique atterré, mais c'était quoi ça encore? Malefoy pleuré? Mais c'était carrément la quatrième dimension cette histoire!
- il m'a apprit certaine choses et… et il… il m'en a montré d'autres.
Sur ce mot il éclata pour de bon en sanglot dans les bras de Dumbledore qui était venu à lui dés les premières larmes.
- calme toi, calme toi mon garçon…. Tout va bien, tout va bien, ce n'est pas ta faute.
-mais…. Mais ils sont morts!! Il…. Il leur a fait… nouvelle crise de larme, il leur a fait toutes ces choses et il les a tués!
- je sais, mon garçon, je sais calme toi.
Malefoy devenait de plus en plus hystérique et pleurait de plus belle.
- non! Non vous ne comprenez pas!!
Le petit blond tremblant, s'était reculé et semblait sur le point de craquer complètement. Les yeux agars rougis et enflée par les larmes, le corps parcouru de frissons incontrôlables et la bouche s'ouvrant et se fermant sans fin comme si il voulait dire quelque chose sans y parvenir.
- vous ne comprenez pas§ IL LES A TORTURÉ!!! Il les a torturés devant moi! Et je n'ai rien fait!! J'étais complètement paralysé! Et puis ils sont morts! Ils sont morts d'un coup! Une lumière verte et ils sont mort!!! MORT!!
Malefoy, s'était mit à hurler en marchant dans tout les sens, agitant les bras comme un possédé. Ses larmes coulaient librement et son visage était déformé par une terreur sans nom. Dumbledore s'était reculé attendant que le jeune garçon se soit vidé de toute sa terreur pour intervenir.
- Ils son mort! Mais avant! Ils criaient tellement!! C'était atroce! A la fin ils suppliaient! Ils imploraient tous pour que ça cesse! Même les adultes! Ils pleuraient tous!! Et y avait cette fille… elle…elle devait avoir mon âge et…… ho merlin!! Elle est morte!! Ils sont tous mort!
Malefoy était tombé a genoux et son discours devint de plus en plus décousu, se transforment peu a peu en une litanie incompressible ponctuer de temps en temps par de longs sanglots.
Finalement il n'y eut plus que des pleures et de gémissements. Prostré sur lui-même assis par terre, la tête penché sur son torse, les mains trainant par terre comme deux chiffons, le blond offrait un bien triste spectacle.
Les témoins indiscrets étaient paralysés de surprise devant la scène, complètement prient au dépourvue par la tournure des évènements.
Doucement Dumbledore s'approcha du petit blond et le consola pendant de longues minutes. Petit à petit le serpentard se reprit et au bout d'un moment il s'installa dans un fauteuil totalement calmé. Seul ses yeux encore rouge rappelaient se qu'il s'était passé quelques minutes plutôt.
- désolé, je ne voulais pas faire une scène mais…- tu n'as pas à t'excuser Drago, pas pour ce genre de chose.
- enfin bref, je n'étais pas venu pour ça… en fait en plus de ces… enseignements, mon père m'a présenté ses « amis » et je… je… vous vous doutez surement que, et bien que vous-savez-qui n'est pas mort…?
Un long silence suivit cette déclaration. Malefoy continua tout de même, malgré sa gêne évidente.
- … enfin, je veux dire pas complètement mort, et… et mon père et ces amis semblent penser qu'il risque, enfin qu'il va peut-être revenir…
Mal à l'aise Malefoy évitait de regarder le directeur dans les yeux, préférant s'absorber dans la contemplation de ses chaussures.
- alors tu as pensés qu'avec Harry Potter qui entre a l'école cette année il fallait mieux ma prévenir?
- il y a ça et, heu, et ben, je me disais que quitte a devoir… apprendre certaines choses, autant qu'elles soient utiles.
Harry était définitivement sonné, jamais il n'aurait pu imaginer une chose pareille! Malefoy proposait dédevenir agent double, il voulait le protéger et pire que pire il ne vouait pas un culte a son père!
Dumbledore, accueillit la proposition avec une certaine retenu.
- Drago, ça pourrait être dangereux pour toi…
- aucun risque qu'on me soupçonne, ricana le blondinet, je joue parfaitement le petit con prétentieux! La preuve Potter me déteste déjà et on s'est vue à peine trois foi! Il est ami avec Weasley, c'est une bonne chose, je connais sa famille se son des gens vraiment bien.
Les dit Weasley sous le choc, ouvrirent de grands yeux ahuris et Ron avait même la bouche grande ouverte.
- tu as déjà pris ta décision je vois, mais dit moi Drago, pourquoi veux tu faire cela?
- je n'ai pas qu'un père professeur, j'ai une mère et c'est quelqu'un de profondément bon. J'ai de la chance elle s'est plus occupé de moi que mon père, ça aurais pu tourner autrement sinon… et puis vous savez… je, je n'ai rien pu faire pour… pour ces gens. Je ne veux plus jamais revivre ça!
Après cette déclaration la discussion continua pour déterminer en quoi consistait exactement le rôle du blond. Mais Harry et les quatre autre avait décroché, bouleversé par ce qu'ils venaient d'apprendre. Malefoy était un gentil? Non impossible… c'était totalement surréaliste!
Pourtant la suite de souvenir du vieux sorcier leur prouva que non.
Le bureau commença à disparaitre pour laisser place a une grande pièce sombre toute en pierre…
Harry connaissait cette salle, c'est là que pour la première fois il avait rencontré lord Voldemort.
