coucou c'est moi! et bien voilà un nouveau chapitre! j'espère qu'il vous plaira! c'est avec celui là que l'histoire débute vraiment!

merci à tout le monde pour vos reviews qui me font trés plaisir!

et un merci tout particulier à Lilli-puce qui à corrigé mon chapitre! elle a du courage! je suis une vrai nule en orthographe! lol

voilà! place au chapitre!

bonne lecture!

bisous lilyjade


4. Quand tout est nouveau…

Ces deux mois sont passés très vite. Aujourd'hui, nous sommes le 1er septembre, et Gabrielle entre à Beauxbâtons. Nous sommes devant le château de l'académie. Nous l'accompagnons, papa et moi. Oh, oui, il y a aussi Samantha, mais inutile de préciser que c'est comme si elle n'était pas là. J'embrasse une dernière fois Gabrielle. Je ne la verrais plus pendant un long moment… puis elle va rejoindre ses amies. Je ne vois pas Mme Maxime. Etrange, elle est toujours là pour accueillir ses élèves ! Où peut elle bien être ? Papa, Samantha et moi transplanons à la maison. Il est 11h30. Dans une demi heure, je dois être au centre de portoloin le plus proche et partir pour l'Angleterre. J'aurais préféré transplaner, mais d'un pays à un autre, c'est plus que fatigant et je dois être à Gringotts à 13h. Et puis, entre temps, il faut que je laisse mes valises et toutes mais affaires dans mon nouvel appartement. Je dois maintenant dire au revoir à papa. J'arrive dans son bureau où il est allé chercher quelques dossiers. Je frappe et j'entre.

Papa ? il va falloir que j'y aille.

Déjà ?

Oui déjà.

Allez viens par là mon ange…

Il ouvre les bras pour que je vienne m'y blottir, ce que je fais. Il me serre fort contre lui.

Tu vas me manquer ma toute belle.

Toi aussi tu vas me manquer. Mais je vais revenir ! et puis tu pourras toujours venir me rendre visite !

Oui c'est vrai ! mais promet moi de m'écrire… Gabrielle est au collège et toi tu t'en vas dans un autre pays… que me reste t-il ?

Samantha…

Il émet un petit rire.

Oui mais Samantha n'est pas mes petites filles !

Nous ne sommes plus des petites filles papa !

Je sais…

Je me dégage de ses bras. Et je le regarde, il a les larmes aux yeux.

Il faut que j'y aille. Tu ne voudrais pas que je sois en retard pour mon premier jour de travail !

Oui tu as raison. Mais tu es sûre que tu ne veux pas que je vienne avec toi jusqu'au centre de portoloins ?

Oui, j'en suis sûre. Allez, maintenant j'y vais.

Je t'aime ma Fleur…

Moi aussi papa…

Et je transplane. Mon portoloin part dans quelques minutes, et les sorciers responsables du transport font tout d'abord partir mes valises.

L'adresse de votre destination mademoiselle. Me demande une femme qui n'est pas très polie.

Je lui donne l'adresse de mon appartement. Elle marmonne une formule sur une espèce de bouteille en plastique. Une bouteille en plastique ! Non mais quelle idée !

Bien, à trois, vous touchez la bouteille et vous arriverez à destination.

J'acquiesce d'un signe de tête.

1 …

Maintenant je ne peux plus reculer…

2…

C'est le moment…

3…

Je touche alors la bouteille et je me sens partir. Bientôt mes pieds touchent le sol et lorsque j'ouvre les yeux, je reconnais la porte de l'appartement que j'avais déjà visité une fois. Je sors mes clés et j'ouvre la porte. Il n'est pas vraiment très grand. Mais il me suffit… enfin j'espère.

Je pose mes valises dans ma chambre, qui elle aussi est bien plus petite que la mienne à Marseille. Et puis le lit n'est pas si grand et les draps ne sont pas en soie… pas de balcon, pas de grand jardins, une petite cuisine où je vais devoir me faire à manger moi-même, petit salon et une salle de bain sans baignoire. Juste une cabine de douche… j'ai toujours préféré les bains…

Mais cet appartement n'est pas si petit ! Papa a tenu à ce que j'ai de la place… mais je sens déjà le grand contraste avec ma France… le changement ne va pas être facile... Mais je ne suis pas une petite princesse ! Je ne rentrerais pas vivre chez papa… je ne donnerais certainement pas cette satisfaction à Samantha…

Mon regard fait encore le tour de l'appartement. Il n'est que midi et quart. J'ai un peu de temps devant moi. Je décide alors de commencer à rendre cet endroit plus… plus moi !

Alors je commence à ouvrir et à déballer mes valises. Je prends quelques unes de mes robes pour les ranger dans l'armoire de ma chambre. Lorsque je reviens, je m'aperçois qu'il y a maintenant six valises au lieu de cinq. Une valise noire est de trop. Je suis pourtant certaine que je n'avais que cinq valises il y a à peine deux minutes. Je l'ouvre… a l'intérieur je trouve des draps de soie et des rideaux fins comme ceux de la maison. Il y a un mot :

Ma Fleur,

Tu dois te demander comment cette valise est arrivée là. C'est moi qui te l'ai préparée. Mais tu es partit sans que j'ai eu le temps de te la donner, alors je l'ai faite envoyer chez toi par le service de portoloin.

Tu y trouveras plusieurs paires de beaux draps et de fins rideaux pour chaque pièce de ton appartement.

Pour que cet appartement soit un peu plus toi…

Ecrit moi lorsque tu rentre de la banque pour me raconter comment ça c'est passé.

Tu me manques,

Baisers,

Papa.

Je souris. Décidément, il pense vraiment à tout. Je m'apprête à aller tout mettre dans ma chambre quand je vois sur la vieille horloge au mur qu'il est déjà une heure moins cinq. Je vais être en retard ! Je laisse tout au milieu je sors à toute vitesse, ferme la porte à clé et je transplane vite à la banque.

J'arrive devant une immense battisse blanche comme neige. Devant le portail en marbre de l'entrée se tiens un gobelin, une de ces créatures parfaitement immondes soit dit en passant. J'entre. Je me trouve devant une nouvelle porte, en argent cette fois sur laquelle je pus lire :

Entre ici étranger si tel est ton désir

Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,

Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,

De sa cupidité, le prix devra payer.

Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,

D'un trésor convoité qui jamais ne fut tient,

Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,

Le juste châtiment de ta folle hardiesse.

C'est vraiment la première fois que j'entre dans une banque où il y a une inscription pour mettre en garde les voleurs potentiels. Décidément ils sont vraiment étranges ces anglais. Je passe la porte. Toute la salle est décorée d'or. Je ne suis pas vraiment sure que ce soit vraiment de l'or, mais ça en a la couleur en tout cas. Il y a des tas de portes aménagées de part et d'autre dans l'immense hall dans lequel je me trouve maintenant. Il y a un grand comptoir à ma gauche, à ma droite et devant moi. Derrière ceux sur les côtés, des dizaines de gobelins sont occupés à peser des pierres précieuses ou à tamponner et à remplir des tas de formulaires. Près du comptoir d'en face, les gens fonts la queue. Je m'avance vers celui-ci. Mais c'est alors qu'un homme dans la cinquantaine, très grand et élancé, les cheveux grisonnants, une barbe de quelques jours de la même couleur poivre et sel que ses cheveux, s'avance vers moi. Il porte l'uniforme de la banque.

Miss Delacour ? Me demande t-il

Oui c'est moi.

Bienvenue ! je suis Steve McCover, le contact de votre père. C'est moi que vous avez eu par cheminée.

Oui, maintenant qu'il le disait, son souvenir me revient. Je lui souris. Il reprend :

Bien, venez avec moi Miss Delacour, je vais vous présenter la personne avec qui vous allez travailler. Vous verrez, il est brillant ! Mon meilleur conjureur de sort ! Il vous formera, pour le moment vous ne ferez que l'assister. Cela vous convient-il ?

Oui parfaitement Mr McCover. Lui répondis-je

Bien, très bien ! Tout ceci est parfait.

Et je le suis. Je me demande qui est ce « il ». Nous passons plusieurs grandes portes de marbres puis nous traversons un long couloir. Papa m'a dit que des dragons gardaient l'entrée des coffres forts. Je me demande si c'est vrai ou si il voulait simplement me faire peur. Nous arrivons devant une porte de bois. Plus petite que les autres. Mr McCover frappe et une voix à l'intérieur lance un « entrez » d'une voix qu'il me semble avoir déjà entendu quelque part. mais où ?

Le vieil homme ouvre la porte et entre, me faisant signe de le suivre. Je reste derrière lui. Je ne voix pas le visage de l'autre homme, il est penché sur son bureau, plume à la main. Le patron lui dit alors :

Weasley, je vous présente Miss Fleur Delacour. C'est elle qui sera votre nouvelle assistante.

Quoi ! Weasley ? Mais…

Je ne peux pas aller plus loin dans mes réflexions, McCover se tourne vers moi et me dit :

Miss Delacour, je vous présente Bill Weasley. C'est avec lui que vous allez travailler.

Oh mon Dieu…

L'homme a relevé la tête de son parchemin mais je ne le vois toujours pas, toujours cachée derrière le contact de papa. Celui-ci se déplace et c'est là… je le vois ! C'est LUI ! Le beau rouquin à Poudlard. Alors Gabrielle avait raison, il s'appelle bien Bill. Je suis incapable de prononcer le moindre mot. Il me souris et se lève. Il avance vers moi… oh seigneur ! Il me tend la main. Toute tremblante, je la prend et la serre. Il a une sacrée poigne.

Enchanté Miss Delacour…

Sa voix… toujours sa voix… mais pourquoi est ce que je ne peut pas réagir ! Pourquoi ! Allez bouge ! Dis lui quelque chose nunuche !

Euh… je euh… moi aussi… euh enchantée Mr Weasley…

Son sourire s'élargit. Seigneur, je dois avoir l'air ridicule ! Mais pourquoi il me fait cet effet là ! Le pire, c'est que je sens mes joues prendre feu ! Oh ce n'est pas vrai ! Mr McCover reprend alors avec un petit sourire :

Bien jeunes gens, j'ai du travail ! Je vais vous laisser ! Weasley, occupez vous bien de Miss Delacour, son père est un bon ami…

Comptez sur moi patron, comptez sur moi !

Weasley, je vous ai déjà dit de ne pas m'appeler patron !

Désolé patron !

Je voix McCover lever les yeux au ciel avec un léger sourire en coin. Je l'entends marmonner un « désespérant » et la porte se ferme derrière lui.

Je suis seule avec lui. Toujours écarlate et incapable de parler.

Venez avec moi, je vais vous donner un uniforme, votre tenu n'est pas vraiment approprié…

Quoi ? Qu'est ce qu'elle a ma tenue ? Elle est très bien ! Il a un fin sourire qui le rend encore plus beau. Mais il se moque de moi ! Non. Ce n'est pas ça. Enfin j'espère de tout cœur… il sort, je le suis. Il s'arrête devant une autre porte de bois, frappe et l'entrouvre pour passer la tête. Je l'entend parler avec quelqu'un, une femme, mais je ne comprend pas se qu'ils se disent. Il se tourne vers moi.

C'est le vestiaire des dames. Elles vont vous donner de quoi vous changer, je vous attend ici. Je vous ferais visiter la banque lorsque vous serez prête.

Très bien.

Et j'entre. Effectivement. C'est un vestiaire. Ne me dites pas que je vais devoir me changer devant d'autres personnes ! Je déteste ça ! Une femme dodue, d'un certain âge s'approche de moi.

Bonjour ma petite, je suis Amanda. Me dit-elle gaiement

Bonjour. Répondis-je simplement

Elle fronce les sourcils mais ne se décourage pas de mon ton assez distant, sans pour autant être froid.

Tu es Fleur Delacour c'est bien ça ?

Oui c'est ça.

J'ai toujours ce même ton neutre.

Et bien Fleur, je peux t'appeler Fleur ?

Je suppose oui…

Pourquoi lui ai-je permis de m'appeler par mon prénom ? En temps normal je ne le fais avec personne. Peut être parce que cette petite femme est gentille avec moi et qu'elle me fait un grand sourire qui ne sonne pas faux ? Allez savoir.

Elle détaille alors ma tenue, fait une moue étrange et secoue la tête de gauche à droite.

Ma chère, ta tenue n'est pas vraiment très appropriée pour assister Bill. Certes, je suis sûre qu'elle lui plaît beaucoup mais…

Comment ça « je suis sure qu'elle lui plaît beaucoup » ? Et puis qu'est ce qu'elle a à la fin ma tenue ! Elle est très belle cette robe ! C'est une fine robe froissée bleu claire, qui m'arrive un peu au dessus des genoux et dont les fines bretelles se rejoignent dans mon cou. Elle est vraiment très belle ! Elle était à maman ! Elle me tend alors ce qu'elle nomme « l'uniforme réglementaire que tout les employés doivent porter ». Elle-même le porte. C'est un costume. Un costume d'homme. Noir avec de fines rayures blanches, une chemise blanche et une cravate rouge et jaune. La veste porte l'écusson de Gringotts. C'est vraiment très laid. Et puis ça n'ira jamais avec mes escarpins à talon bleu ! La vieille dame me souris, compatissante.

Où puis-je me changer ? demandais-je

Toutes les femmes présentes me regardent. Quoi ? Qu'est ce que j'ai dit ? Certaines ricanent, j'en entends même une me traiter de petite princesse fille à papa. Comment peuvent-elles tenir de tels propos ! Elles ne me connaissent même pas ! C'est insensé !

Ma chérie, tu te changes ici ! me dit Amanda

Oui j'ai crû comprendre, mais il n'y a pas de… cabines ? Un peu d'intimité ?

Non ma belle. Tu vas devoir faire comme nous, devant tout le monde. Ne t'en fait pas, les hommes ne rentrent pas ici !

Elle s'en fiche ! Je suis sûre que c'est une vélane ! lance une femme aux cheveux noirs et à la peau bronzée avec un léger accent brésilien.

Matilda ! lance Amanda les sourcils froncés

Elle va continuer lorsque je l'en empêche en levant la main dans un geste pour la faire taire. Je me tourne vers cette Matilda et lui fait mon plus beau sourire.

Demi vélane !

Et je lui tourne le dos pour me changer. Elle ne réplique rien, trop surprise que j'ai oser lui répondre. Amanda me souris et me chuchote :

Bien joué ma petite ! Ça fait des années que je rêve que quelqu'un autre que moi arrive à lui clouer le bec à celle là !

Je lui rends son sourire. Décidément, j'aime beaucoup cette Amanda ! J'enfile mon uniforme. Une fois fait, je me regarde dans le miroir en face. Je suis hideuse ! Et puis la couleur de mes chaussures jure affreusement avec ce vêtement.

Attends… me murmure Amanda

Elle sort sa baguette et chuchote un sort que je ne connais pas. Elle me fait signe de me retourner. Je m'exécute et me retourne de nouveau vers le miroir. Je suis stupéfaite ! Cette veste de costume s'est changée en une petite veste cintrée, exactement à ma taille, le pantalon a pris une coupe élégante et mes escarpins sont noirs. Je vois Amanda qui me sourit dans le miroir.

Tu vois ! C'est beaucoup mieux ! Allez va vite, le beau Bill doit en avoir assez de t'attendre ma jolie !

Je lui fait un sourire radieux, la remercie et je sors. Bill est là. Appuyé nonchalamment contre le mur à m'attendre. C'est là que je remarque qu'il porte le même costume que moi. Il lui va à ravir ! La perfection même. Il se redresse lorsqu'il me voix, me gratifie d'un sourire et me fait signe de le suivre. Ce que je fais, encore une fois. Il m'explique à quoi servent les gobelins, les wagons et bien entendu les conjureurs de sort. Je suis captivée par son discours. En temps normal, je n'en aurais pas écouté un seul mot. Mais là, je suis captivée par sa voix. Il me demande alors si j'ai des questions. Oh oui, bien sûr j'en ai des tas ! Est ce que vous êtes marié ? Non il n'a pas d'alliance. Etes vous fiancée alors ? Une petite amie ? Avez-vous quelque chose contre les françaises ? Est ce que je vous plait dans cet affreux uniforme ? Mais je ne les lui pose pas. Ce ne serait pas convenable. Alors je lui demande la première chose qui me vient à l'esprit :

Est-ce que c'est vrai que des dragons gardes les coffres forts ?

Il a l'air surpris. Il ne c'est visiblement pas attendu à cette question là. Soudain, une explosion se fait entendre derrière moi et quelques flammes sortent de l'un des tunnels. Je sursaute. Il éclate de rire et me dit :

Je pense que cela répond à votre question !

Je bafouille un « oui, oui » et je le suis de nouveau. Nous nous dirigeons vers son bureau. A l'entrée, devant la porte du dit bureau, je remarque le comptoir et surtout la jeune femme qui y est installée. C'est la fille de tout à l'heure dans les vestiaires. Matilda. Génial. Bill lui fait un grand sourire. Elle se lève et l'embrasse sur les deux joues. Elle me regarde alors les sourcils levés en signe de défi.

Miss Delacour, je vous présent Matilda Cortez, ma secrétaire. Matilda, Fleur Delacour, la nouvelle recrue.

Enchantée… me dit elle avec un sourire qui sonne faux.

Je décide d'entrer dans son jeu.

Moi de même Miss Cortez. J'arbore le même sourire qu'elle

Oh mais appelez moi Matilda. Et comme nous allons travailler ensemble, nous pourrions nous tutoyer Fleur ! je peux vous appeler Fleur ?

Elle a un sourire carnassier. Pourquoi ? Je n'en sais rien mais quelque chose me dit que je ne vais pas tarder à le savoir. Mais toute cette fausse familiarité qu'elle a avec moi commence à m'agacer. Alors ma bonne vieille carapace reprend le dessus.

Je ne crois pas non, Miss Cortez.

Mon ton est froid et cassant, comme tout à l'heure. Elle me jette un regard noir. Bill, qui doit voir venir le clash, ouvre la porte et me demande d'entrer. Il entre à ma suite et referme la porte. La pièce a changée. Il y a à présent deux grands bureaux au lieu d'un seul comme tout à l'heure. Devant mon regard interrogateur, il dit :

Vous allez partager ce bureau avec moi. Installez vous, je vais vous expliquer en quoi consiste votre travail.

Pour être honnête, à cette minute, je me fiche pertinemment de savoir en quoi consiste mon travail. Tout ce qui m'importe, c'est que je vais travailler avec LUI. Ce LUI dont je rêve depuis le jour où le l'ai vu. A mon grand damne, il n'a aucunement l'air de se souvenir de moi. Il reprend :

Bien, vous aurez les mêmes horaires que moi, c'est à dire que vous commencerez le matin à 8h30 et que vous terminerez à 18h30. Mais il se peut que certains soirs, l'horaire soit un peut voir largement dépassé. Vous viendrez du lundi au jeudi et le samedi de 10h à 15h. Vous ne travaillerez pas le vendredi et vous aurez une pause d'une heure à midi.

Il fait une pose. Mon dieu qu'il est beau.

Pour le moment nous allons travailler dans l'enceinte de la banque ou bien dans Londres et ses alentours. Aucune mission ailleurs n'est programmée.

Missions ailleurs ? questionnais je

Oui, dans d'autres pays…

Oh…

Mais il se peut que nous devions partir en urgence alors il serait préférable que vous apportiez dans votre vestiaire un petit sac avec le strict minimum pour un voyage de quelques jours à l'étranger. Je dis bien un petit sac, rien d'encombrant !

Très bien.

Bien, je pense ne rien avoir oublier. Ah si ! Pour les missions en dehors, prévoyez des chaussures un peu plus pratiques et confortables que celle-ci. Des chaussures de marche seraient très bien.

Oh… euh oui très bien.

Il me sourit. Et voilà, c'est reparti ! Je rougis ! Encore ! Non mais vraiment quelle plaie ! Il se lève et prend une petite pile de parchemins derrière lui. Il s'approche de moi et les déposent sur le bureau derrière lequel je me suis assise.

C'est pour l'administration, m'explique t il, si vous avez un problème pour le remplir, n'hésitez surtout pas à me demander de l'aide.

Je lui souris timidement et lui souffle un tout petit merci. C'est tout ce dont je suis capable. Je me concentre alors sur ces formulaires. Pourquoi dois je remplir quelque chose d'aussi stupide ?

Date d'anniversaire. Qu'est ce que ça peut bien leur faire la date à laquelle je suis née ! C'est stupide ! Mais je remplis. Puisqu'il le faut… Pour être honnête, je n'ai pas vraiment le cœur à faire une telle chose. Je repense sans le vouloir à la première fois que j'ai vu Bill. Se souvenir ne m'a pas quitté ! Et lui, il ne s'en souvient même pas. Peut être si je le lui rappelle ?

Hum… Mr Weasley ?

Oui ? un problème ?

Il a levé les yeux vers moi. Ces beaux yeux bleus… je ne peux pas lui demander si il se souvient de moi. Ce ne serait pas convenable. Alors j'avise.

Euh… non… non, ce n'est rien, désolée…

Vous êtes sure ?

Oui, oui, certaine…

Bien…

Idiote, idiote, idiote ! Non mais ce n'est pas possible ! Je recommence à remplir ce stupide formulaire quand :

Miss Delacour ?

C'est lui qui m'appelle. Je relève la tête vers lui. Il me regarde intensément, comme si il essayait de lire dans mes pensées.

Oui ?

Je préférerais que vous m'appeliez Bill. Mr Weasley, c'est mon père !

Oh très bien…

Il se racle la gorge et reprend :

Peut être que ma question va vous sembler… disons… inappropriée… mais… est ce que nous nous sommes déjà rencontré ?

Oh seigneur ! Il se souvient de moi !

Euh… je…

Poudlard, le tournoi des trois sorciers, vous étiez bien la championne de Beauxbâtons ? nous nous sommes vu dans la petite salle, le matin de la 3ème tache… votre mère n'a pas vraiment été agréable dans ses propos envers ma mère et moi…

Oui, je me souviens de vous…

Il me sourit et retourne à ses papiers.

Belle mère… dis je alors

Pardon ?

Cette femme qui… enfin qui a été plus que désagréable. C'est ma belle mère. Je n'ai aucun lien de parenté quelconque avec elle…

Oh… je me disais aussi…

Je suis vraiment désolé pour ce qu'elle vous a dit… elle est… elle n'est pas… euh…

Je comprends ne vous en faites pas.

Il n'empêche qu'elle n'aurait pas dû. Ce n'est pas convenable ! Elle a été grossière et ne c'est même pas excusé !

Vous ne l'aimez pas beaucoup pas vrai ?

Hum… non je ne l'aime pas du tout en fait…

Oh…

Et nous retournons tout les deux à nos occupations. Mais je me fiche complètement qu'il ne parle plus. Il se souvient de moi ! Oh de Samantha aussi, mais il se souviens de moi ! Cette journée est vraiment excellente ! L'horloge sonne 18h30. Déjà ! Mais qui a dit qu'il fallait que l'après midi passe aussi vite ! Certainement pas moi !

Il lève alors les yeux de ses dossiers et s'étire sur sa chaise. Mon dieu qu'il est beau.

C'est l'heure, me dit il, vous pouvez y aller…

Vous ne partez pas ?

Non j'ai encore quelques dossiers à voir, mais vous allez y, je ne veux pas vous retenir…

Oh non, je…

Mais je suis interrompue par des coups frappés à la porte.

Entrez !

La tête bientôt suivie par le corps de Matilda entre dans la pièce. Non mais ce n'est pas vrai ! Elle fait un grand sourire à Bill et lance d'une voix tout à fait désagréable :

Bill ? Tu as terminé ?

Non, j'ai encore quelques dossiers à terminer.

Elle va dire quelque chose, mais je la prends de vitesse.

Je pourrais vous aider à les terminer ! Vous iriez plus vite de cette manière !

Oh mais non ! Je vais le faire ! Ne vous en faites pas Fleur ! Je vais l'aider. Rentrez chez vous !

Elle a raison ! Vous devriez rentrer. Vous en avez assez fait pour votre premier jour ! me dit-il gentiment.

Je souris. Sourire de convenance bien entendu.

Bien, répondis je, bonne fin de journée…

Merci vous aussi…

Et je sors. Je ne le laisse pas paraître mais je suis blessée. Pourquoi n'a-t-il pas voulu que moi je reste ? Pourquoi elle ? Ils sont ensemble peut être ? Non je ne préfère même pas penser à cette hypothèse là ! J'entre dans les vestiaires pour me changer de nouveau et j'y retrouve Amanda.

Fleur ! s'exclame t elle, alors comment c'est passé ta première journée ?

Bien, très bien…

Quoi ! Bien sûr que ma journée s'est bien passé ! Puisque je l'ai passée avec le plus beau roux de cette planète ! Elle n'a été gâchée seulement il y a quelque minute par cette Matilda ! Amanda semble se rendre compte que quelque chose ne va pas et elle met dans le mille lorsqu'elle me dit :

Laisse moi deviner ! il restait des dossiers à Bill avant qu'il ne parte, tu as proposé de l'aider, Matilda est arrivée pour y mettre son grain de sel et du coup elle s'est arrangée pour te virer ?

Ses paroles ressemblées bien plus à une affirmation qu'à une question.

Comment vous savez ça ?

Oh ma chérie ce n'est pas la première fois que ça arrive !

Oh… ils… ils…

Ils sont ensemble ? Non ! Grand dieu ! Non ! Bien que ça ne déplairait pas à Matilda !

Oh…

Allez, change toi ma grande, je t'emmène boire un verre !

Je lui souris, me change et elle m'emmène dans un pub pour me faire goûter de la bièreaubeurre. C'est vraiment excellent ! Notre conversation commence sur ma journée puis elle dérive subtilement vers Bill. Je soupçonne Amanda de l'avoir fait exprès.

Il te plait Bill ? me demande t-elle

Amanda ! Enfin ! je… c'est… mon patron !

Non. Il n'est pas ton patron ma belle ! Ton patron, c'est Mr McCover ! Bill, c'est un collègue !

Mais…

Il te plaît oui ou non ?

Euh…

Oui ou non !

Elle commence à perdre gentiment patience.

Oui, beaucoup, soufflais-je.

Et ben tu vois ! Ce n'était pas si dur ! Tu le connaissais avant pour qu'il te fasse tant d'effet si vite ?

Décidément, je n'ai jamais vu une femme aussi curieuse. Mais elle est tellement gentille avec moi… alors je lui raconte comment je l'ai vu pour la première fois. Ça la fait sourire.

Tu sais ma chérie, Matilda et lui, ils sortaient ensemble à Poudlard, d'après ce qu'il m'a dit bien sûr. Ils ont rompu en 7ème année. Eux deux ça a duré 1 an et demi. Et depuis, elle lui court après pour qu'ils se remettent ensemble.

Vous dites ça pour me rassurer ?

Et bien voilà ! Je n'avais plus aucune chance avec le beau rouquin ! En plus je suis sure, que sa mère à elle, elle n'a pas insulté sa mère à lui. Encore un point pour elle ! Ma remarque fait rire Amanda.

Attend ma belle, je n'est pas fini ! Elle n'arrête pas de lui faire des avances mais Bill lui a clairement fait comprendre qu'il ne comptait pas se remettre avec elle. Mais que veux tu ! Elle s'acharne ! Mais maintenant elle le fait avec plus de subtilité ! Si bien qu'il est persuadé qu'elle a laissé tomber !

Vraiment ?

Oui, vraiment !

J'ai peut être ma chance en fin de compte ! Qui sais ?

Ne la laisse pas gagner ma jolie ! Tu es mieux que cette Matilda.

Vous ne l'aimez pas beaucoup n'est ce pas ?

Tout d'abord, je voudrais que tu me tutoies Fleur, ce sera certainement plus facile. Ensuite non je ne l'aime pas beaucoup. Je connais Bill depuis bien longtemps tu sais. Je le gardais quand il été petit et que ses parents sortaient. Ou bien lorsque Molly, sa mère, mettait au monde ses frères et soeurs. Cette fille lui a brisé le cœur lorsqu'il avait 17ans. Et j'ai peur qu'elle recommence. En plus elle est orgueilleuse, vaniteuse et vraiment odieuse avec les gens.

Elle me fait penser à Samantha !

Qui est Samantha ?

Ma belle mère. Celle qui a insulté Bill et sa mère à Poudlard.

Oh… ne t'en fait pas, Bill est un bon garçon ! je suis sure qu'il ne t'en tiendra pas rigueur !

Oui…

Bon ! il faut que j'y aille ! mon mari doit m'attendre. Si je tarde encore il va croire que j'ai pris un amant !

Nous rions toutes les deux à sa plaisanterie. J'aime vraiment beaucoup cette femme ! Elle demande l'addition au serveur et quand il l'apporte, je m'en empare avant elle.

C'est pour moi, dis-je

Non ! c'est moi qui t'ai invité ! Laisse !

Non ! cette fois c'est moi qui te l'offre ! Pour fêter mon tout premier jour !

Très bien, mais seulement si tu me jure qu'on fête aussi ta future victoire sur cette peste de Matilda !

D'accord !

Je paie et nous sortons. Je rentre à mon appartement. J'écris à papa pour tout lui raconter. Bien entendu je ne lui dit pas que Bill Weasley, l'homme avec qui je travail est ce superbe roux que nous avons vu à Poudlard. Mais je le dis dans la lettre que j'écris à Gabrielle. Je suis sûre qu'elle sera ravie. En défaisant mes valises, je repense à ce que m'a dit Amanda… est ce que je devais vraiment le faire ? Est ce que je devais vraiment essayer de séduire Bill ?