Titre: Un jour, tout ira bien

Auteur: 1001 Nuits

Rating: M

Disclaimer: Tous les personnages que vous reconnaitrez appartiennent à JKR, le reste est à moi!

Résumé: Tout aurait du être plus simple une fois la guerre finie. Beaucoup plus simple. Mais ça ne l'était pas. Et Drago se trouva stupide d'avoir un jour pensé le contraire.

Note(s) importante(s):

- Cette Histoire contiendra un slash, si vous n'aimez pas, rien ne vous oblige à lire ce qui suit, sachez seulement que je n'écrirai jamais rien de trop "osé"...

- Cette fic ne prend pas en compte les tomes 6 et 7 de la saga HP, mais je n'exclus pas d'y pêcher quelques éléments.

- Le rythme de publication sera sans doute d'un chapitre toutes les deux semaines (ou d'un par semaine si je tiens le rythme! lol).


"Un jour tout sera bien, voilà notre espérance : Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion."

(Voltaire)


Chapitre 4: Être parent

Méline me fixe, ses yeux écarquillés, sa bouche entrouverte et un air purement choqué collé sur le visage.

Et ce, depuis dix minutes.

J'ai passé toute la nuit dernière a réfléchir.

J'ai retourné le problème dans tout les sens possibles et imaginables. Et une seule solution m'est apparue comme réalisable.

Soudain, Méline éclate de rire.

Je la regarde en haussant un sourcil interrogateur.

- Je savais que les Serpentards étaient des manipulateurs mais j'étais loin de me douter qu'ils l'étaient à ce point.

Je souris malgré moi. Vraiment, cette femme est…spéciale.

- Et dans quelle maison étiez vous, si je peux me permettre, Griffondor?

Elle secoue la tête, amusée.

- Poufsouffle.

Pour le coup je suis surpris. Autant pour l'image de peureux qui colle aux jaunes et noirs…

Méline reprend son sérieux.

- Ton plan a quelques failles cependant…Et puis, par Merlin, tutoie moi tu veux? Quand tu me dis « vous » je me sens vieille…

Je lui lance un regard significatif: elle n'est pas vraiment toute jeune.

Elle me tape l'arrière de la tête, et je me surprends à rire.

- Tu disais que mon plan avait des failles? Je lui demande après quelques instants en insistant moqueusement sur le "tu".

Méline a l'air inquiet tout d'un coup et jette furtivement un regard sur le pan du mur donnant une vue imprenable sur les enfants que nous tentons de sauver.

Ils dorment.

Mais pas paisiblement.

Et ce, malgré la potion de sommeil sans rêves.

Je frissonne légèrement.

Je ne pensais pas que je pouvais réellement ressentir de la compassion pour quelqu'un, ou du moins pas à ce point.

De toute ma vie, c'est la première fois que mon cœur a mal pour un autre que moi.

Cette sensation est à la fois très désagréable et très appréciable.

- Drago.

Méline me sort de mes pensées.

- Ils prévoient d'effectuer le transfert vers des orphelinats différents…et surtout, ils prévoient de le faire à la fin de la semaine prochaine. Ton plan nécessitera plus de temps de préparation. Au moins un mois.

Je fronce les sourcils.

- Passe moi le dossier.

Elle me le tend.

Méline a, avec un succès incroyable, réussi à voler et copier le dossier confidentiel des enfants du bureau de la directrice de l'hôpital. Décidément je n'aurais jamais cru qu'elle ait été une Poufsouffle…

Je soupire et me pince l'arrête du nez.

Elle a raison.

Mon plan a besoin de beaucoup plus de temps de préparation qu'une semaine. Surtout si les enfants sont envoyés dans des orphelinats différents.

- Méline…, je commence lentement, en réfléchissant, n'as-tu vraiment aucun moyen de gagner le temps qu'il nous faut?

Elle fronce les sourcils.

- Que veux tu dire exactement?

- Tu ne peux pas…leur inventer une excuse médicale?

Elle semble à son tour en pleine réflexion.

- Ils ne me croiront pas, cette peste de Brimulda leur dira que c'est un mensonge.

Elle marque une pause et au bout de quelques minutes…

- Nous allons devoir faire en sorte que les enfants soient vraiment malades, dit-elle.

J'écarquille les yeux.

- Quoi!? Hurlé-je presque.

Elle lève les yeux au ciel.

- Oh Drago, sers toi de ton cerveau tu veux! On va leur faire boire une potion qui leur donnera les symptômes appropriés sans qu'ils n'en ressentent les effets.

Surpris, je la regarde comme si je la voyais pour la première fois.

- Tu es sure que tu étais à Popufsouffle?

Elle rit.

- Sure et certaine.

L'heure qui suivie fut passée à chercher la potion qui ferait l'affaire. Je finis par en trouver une mais aussitôt ce problème résolu, Méline m'en présente un autre.

- Drago, où penses-tu trouver le financement? Surtout si tu veux garder le secret sur toute cette histoire…Est-ce bien nécessaire? Pourquoi ne pas en parler à Dumbledore? Je suis sure qu'il nous aiderait!

C'est à mon tour de lever les yeux au ciel.

- Ne t'inquiète pas pour le financement.

- Mais comment…

- Tu ne veux pas savoir le comment Méline.

Elle me lance un regard désapprobateur.

- Tu ne vas rien faire d'illégal n'est-ce pas?

J'ai un rictus amusé.

- Méline, tout ce que nous prévoyons de faire est illégal, alors un peu plus ou un peu moins…

Elle s'apprête à me contredire mais finit par abandonner en secouant la tête.

- Mais pour Dumbledore alors? Relance-t-elle au bout d'un moment.

- Je te l'ai déjà dit. Je ne ferais confiance à personne d'autres au sujet de ces gosses. Je ne les mettrai pas en danger. Je suis sur que le vieux fou est au courant de toute façon, comment pourrait-il en être autrement? Le Ministère le vénère. Et regarde ou cela a mené les enfants…

Je sais qu'elle n'est pas d'accord avec moi, je le lis très clairement dans son regard.

Mais je sais aussi que le sort des enfants est plus important à ses yeux que tout le reste et que dans cette galère je suis son seul appui de confiance.

La vie est bizarre. Hier encore, je ne la connaissais même pas.

- Très bien, dit-elle. Demain, quand tu signeras ta sortie n'oubli surtout pas de prendre tes potions. Tu n'es pas encore guéris.

J'acquiesce.

Demain, je quitte enfin Sainte Mangouste.

L'hôpital avait prévu de me garder encore un mois ou deux car mon dos est toujours très douloureux et aussi car Sévérus les a menacé des pires représailles s'ils me négligeaient.

Et sincèrement, qui ne prendrait pas au sérieux les menaces de Sévérus Rogue?

Mais si je veux mettre mon plan à exécution il faut que je sorte plus tôt et que je prépare ma « disparition ».

J'ai hésité avant de me décider.

Je sais que Sévérus ne va vraiment pas être content (quel euphémisme) et qu'il va essayer de me retrouver. Mais il finira bien par abandonner.

Car il a Remus maintenant.

Il n'a plus besoin de moi.

Plus besoin des problèmes qui semblent me suivre partout ou je vais.

Mon plan est simple en fait. Tellement simple.

Je vais aller m'exiler dans le monde moldu, là où personne, personne ne pensera à me chercher.

Et avec moi, j'emmènerai les enfants et Méline.

O o O o O o O o O o O o O o O o O o O o O

- Monsieur Malfoy, êtes vous sur de votre décision? Répète le médicomage pour ce qui me semble être la millième fois.

Je prends une profonde inspiration pour me calmer.

- Oui. Maintenant faites moi signer votre décharge qu'on en finisse voulez vous?

- Mais votre parrain…

- Mon parrain sera le dernier de vos soucis si vous ne me faites pas signer cette décharge maintenant!

Ma voix soudain glaciale et mon regard dur et froid le font déglutir et reculer d'un pas. Il acquiesce rapidement et me tend enfin le stupide parchemin.

Je le lis et le signe avant de lui rendre.

- Mes potions, je lui demande d'une voix impérieuse.

Il me les donne et je remarque que ses mains tremblent.

Pathétique, vraiment.

Je finis par quitter la pièce.

Méline m'a fournit discrètement ce matin de quoi me vêtir, car je ne pouvais évidement pas sortir de l'hôpital en blouse blanche, ni même avec les haillons que sont devenus les vêtements que je portais le jour de la bataille finale.

C'est ironique mais d'une certaine façon ces enfants, en me donnant un but, m'ont sauvé.

Sans eux, je n'aurais su quoi faire en sortant de Sainte Mangouste. Je n'aurais su ou aller.

Maintenant, je sais.

Je transplanne et atterri dans une ruelle d'un des quartiers sorciers qui entourent le Chemin de Traverse.

Je m'avance vers un immeuble et entre, avant de monter quatre étages. Arrivé là, je tape trois petits coups à la porte qui s'ouvre aussitôt.

Méline m'accueille avec un sourire immense.

Lorsque je pénètre dans son appartement le premier mot qui me vient à l'esprit est petit.

Minuscule même.

Méline me fait asseoir dans le canapé du salon et me tend une tasse de thé.

- Tout s'est bien passé?

- Parfaitement.

Je continue mon inspection.

Tout ici est en un exemplaire. Un seul fauteuil, une seule chaise, une seule table…et dans les placards, je peux voir au delà de leurs vitres, peu de tasses, de couverts ou d'assiettes.

Et puis, je remarque qu'il n'y a aucune photo accrochée sur les murs.

Cela me rend triste.

Méline Adams est une femme bien, de cela je suis certain.

Pourtant, tout cet appartement crie la solitude.

O o O o O o O o O o O o O o O o O o O o O

- Comment par Salazar as-tu pu trouver ces ingrédients en vingt quatre heures?

Je suis chez Méline depuis hier. Elle m'a fait dormir sur le canapé (mon dos peut vous raconter la souffrance que ça a été…) après m'avoir obligé à prendre mes potions.

Et ce matin, en me réveillant, je l'ai trouvé m'attendant autour d'un petit déjeuné, tous les éléments nécessaires à la potion servant à feindre des symptômes inexistants (que nous destinons aux gosses) rangés bien gentiment sur le comptoir de la cuisine.

- Pour reprendre tes propres mots: tu ne veux pas savoir, me dit-elle avec un sourire amusé.

Je lui jette un regard noir. Je ne suis pas du matin, et je n'ai pas vraiment envie de jouer aux devinettes.

Elle lève les yeux au ciel.

- Puisque tu ne dois plus être vu dans le monde sorcier, tu ne pouvais plus aller chercher les ingrédients dont nous avions besoins toi-même alors j'ai pris les choses en mains.

- Dis moi quelque chose que je ne sais pas déjà, je grogne en me frottant les yeux avant de la rejoindre à table pour me servir une grande tasse de café.

- Je suis entrée par effraction dans la réserve de l'hôpital, me répond elle nonchalamment, comme si elle faisait ça tous les jours.

Sous le coup de la surprise, je recrache la gorgée de café que je m'apprêtais à boire.

- Quoi!? Tu es folle! Est-ce que quelqu'un t'as vu?

Elle lève de nouveau les yeux au ciel avant de me frapper l'arrière de la tête comme si j'étais stupide.

De nouveau, je lui jette un regard noir.

Elle rit légèrement en secouant la tête et je ne peux empêcher un sourire de se dessiner traîtreusement sur mes lèvres.

Dans un coin de mon esprit, une voix souffle que j'ai plus de complicité avec cette vieille femme rencontré quelques jours auparavant que je n'en ai jamais eu avec mes parents durant nos dix neuf années de vie commune.

- Drago, j'ai peut être soixante dix ans, mais je connais la discrétion. J'ai jeté un sort de sommeil au gardien de la réserve et j'ai effacé mon emprunte magique en repartant.

- Je suis…impressionné. C'est si…anti-Poufsoufflien.

Méline éclate de rire.

- Cette bonne vieille Helga serait d'accord avec ce que j'ai fait…c'était pour une bonne cause après tout.

Le petit déjeuné se déroule plutôt tranquillement après ça. Nous parlons de notre plan en peaufinant quelques détails.

La première chose à faire est de préparer la potion qui rendra les enfants malades en apparences et ce, pour gagner un peu de temps. Je vais moi-même faire la potion.

Mon parrain est un maître dans cet art et Sévérus a toujours été insistant pour que je sois bon dans ce domaine.

La potion est la partie la plus simple du plan.

La suite est beaucoup, beaucoup plus compliquée.

Il faut que je nous crée à Méline et à moi des identités moldues crédibles et officielles.

Puis je dois nous procurer un financement assez important pour acheter une maison (dans un quartier paisible et moldu) et les fournitures qui vont avec.

Et enfin je dois trouver comment amener les directeurs des trois orphelinats où les enfants seront envoyés à me confier la garde légale d'Alexandra, Tom et Liam.

Et tout ça…sans utiliser la moindre magie.

La raison de cette décision est simple: pour que les enfant aient une vie tranquille, il faut que le monde sorcier ignore tout de leur sort.

Et pour que les sorciers nous oublient, nous devons disparaître du monde magique.

Méline déposera sa démission à l'hôpital quelques jours après le départ des petits en prétextant vouloir prendre une retraite anticipée. Elle videra son (minuscule et inconfortable) appartement et plus personne n'entendra parler d'elle.

Pour ma part, je compte bien rester caché ici tout le temps que nécessitera la préparation et l'exécution du plan. Je ne me permettrai de sortir que dans le monde moldu où personne ne sera en mesure de me reconnaître.

Je ne pense pas qu'on s'inquiètera pour moi. Seul Sévérus me cherchera peut être. Mais il ne rentre pas avant plusieurs mois…et il a Remus.

Je doute de le revoir un jour.

Je chasse la tristesse qui m'envahie à cette pensée en secouant la tête et en me focalisant sur le sujet.

Le plan.

Ni Méline ni moi n'utiliseront la magie dans le monde moldu. Car si nous le faisions, le Ministère nous repérerait tout de suite.

Tout sorcier pratiquant la magie en dehors du monde sorcier est détecté en quelques instants, et si le sorcier en question n'a pas d'autorisation alors inutile de dire qu'il est dans un sale pétrin.

Je compte tout de même mettre des protections sur la maison que je vais acheter pour que l'on puisse au moins y faire un peu de magie…seulement je ne sais pas encore ni lesquelles choisir, ni comment les placer sans détection.

- Drago? Tu m'écoutes?

Je sursaute.

J'étais tellement prit dans mes pensées que je n'ai pas entendu Méline.

- De quoi?

Elle soupire, agacée.

- J'ai acheté ces livres, lis les le plus vite possible, ils te seront utiles.

Je fronce les sourcils.

- L'Histoire Universelle Moldue, La Technologie et la Science Moldue, Comment vivent les Moldus aujourd'hui?, La Politique du Gouvernement Anglais Moldu 1945-1998...Méline, qu'est-ce que ça veut dire? Tu ne penses vraiment pas que je vais lire ces conneries, si?

Méline me jette un regard dur.

- Si tu penses, Drago Lucius Malfoy, que tu peux vivre normalement parmi les moldus en ne connaissant rien sur eux alors notre plan est voué à l'échec.

Sa voix est sèche, son ton sans appel.

- Mais…

- Pas de mais. Tu veux que ce plan réussisse oui ou non?

- Oui.

- Alors tu liras ces livres, point à la ligne.

J'acquiesce en soupirant. Je sens que je vais détester l'entendre avoir toujours raison dans les années à venir.

En plus, Méline est née moldue alors, elle, elle n'aura pas besoin de lire ces horribles bouquins.

- Oh et tu liras ces deux là aussi.

- Être parent et Comment gérer les traumatismes? Méline…

- Qu'est-ce que tu crois Drago? Que pour sauver ces enfants, il faut juste que tu les amènes vivre dans une maison loin du Ministère? Tu es bien naïf pour un Serpentard.

- Bien sur que non! Je réplique sur le défensive. Mais être parent…j'ai vingt ans Méline, je n'y connais rien. Les miens de parents ne sont pas de très bons exemples…

Son visage s'adoucit et elle me tapote gentiment l'épaule.

- Je sais bien que tu comptais sur moi pour m'occuper d'eux et je le ferais. Mais pas seule. Tu dois aussi être présent dans leur vie, et pas que pour les loger et les nourrir. Ils vont avoir besoin de quelqu'un sur qui compter émotionnellement.

Elle marque une pause et plante son regard noire dans le mien.

- Ils auront besoin de quelqu'un qui les aimera et qu'ils pourront aimer. Dieu sait que je les aime. Mais je ne suis pas éternelle.

Sans un mot, je prends les deux livres de ses mains et commence à réunir les ingrédients pour la potion.

O o O o O o O o O o O o O o O o O o O o O

La porte se referme derrière Méline et je soupire en me massant les tempes.

Elle est partie pour sa garde de nuit à l'hôpital (honnêtement maintenant que j'y pense, pourquoi faire travailler une si vieille dame de nuit?) auprès des enfants.

Avec elle se trouve la potion que j'ai mijoté pendant toute la journée.

Je vais m'asseoir sur le canapé et contemple les livres que Méline m'a donné ce matin.

Je n'y avais pas pensé.

Comment ai-je pu ne pas y penser?

Je ne connais que peu de choses sur les moldus…c'était une faille plus grosse que la connerie du Ministère comment ai-je fait pour ne pas m'en apercevoir?

Je secoue la tête, l'important c'est que Méline s'en soit rendue compte.

Mon regard se pose alors sur le livre intitulé Être parent.

Ça non plus je n'y avais pas pensé pour être sincère.

Moi? Être parent?

Soyons sérieux.

J'étais honnête lorsque j'ai dit à Méline que je n'y connaissais rien, que je n'avais aucun exemple pour me guider.

Sévérus a certes été une figure paternel mais…et bien il n'était pas là tous les jours. Il ne vivait pas avec moi au quotidien (sauf à Poudlard mais peut-on vraiment prendre cette part en compte?).

Pour dire vrai, j'ai toujours été persuadé que je ne survivrai pas à la guerre. J'ai toujours senti que je me ferais tuer avant la fin…alors avoir des enfants? Être parent?

Je ne l'avais pas même imaginé.

Le seul futur que j'envisageai était de me retrouver six pieds sous terre.

Mais Alexandra, Tom et Liam…ils ne sont pas des enfants ordinaires, loin de la.

Ce sont des enfants traumatisés.

Je ne suis déjà pas sur d'être capable de m'occuper d'enfants tout court, alors pourquoi Méline croit-elle que je puisse m'occuper d'enfants avec un si lourd et douloureux passé?

Lorsque j'ai conçu ce plan dans ma chambre si blanche à Sainte Mangouste, j'étais guidé par la colère et l'indignation.

Et aussi par une volonté extraordinaire.

Celle de ne pas laisser ces gosses aux mains de personnes sans cœur.

Pas à un seul instant je n'ai pensé qu'en les retirant de joug ministériel, je devrais jouer une part si particulière dans leur vie.

Être parent?

L'accepteront-ils seulement?

Méline semble croire qu'ils vont simplement venir vers moi en m'offrant ce rôle à bras ouverts.

Quand j'y réfléchis, ça, c'est très Poufsoufflien.

Ces enfants ont du subir des choses innommables.

Comment suis-je sensé guérir leurs blessures alors que les miennes sont encore béantes?

Ces blessures sont-elles mêmes guérissables?

Je ne sais pas.

Je ne sais vraiment pas.

J'en viens presque à me dire qu'il aurait mieux fallu qu'un Griffondor s'occupe d'eux…Après tout les lionceaux sont bien connus pour porter leur cœur en bandoulière non?

Je soupire de nouveau.

Non.

Un Griffondor n'aurait pas pu s'occuper de ces gosses.

Parce qu'un Griffondor n'aurait pas pu comprendre à la base comment on pouvait commettre tant d'atrocités envers un enfant.

L'image d'Alexandra et de ses yeux argent si semblables aux miens, celle de Tom et de son regard vide et enfin celle de Liam et de ses cicatrices me frappent de plein fouet.

Et soudain je me surprends à m'imaginer chacun d'eux souriant, riant, pleurant…vivant.

Vivant comme chaque enfant devrait vivre.

Alors une détermination sortie de je ne sais ou je me saisie du livre.

Je peux faire ça. Je vais faire ça.

Parce que ça en vaut la peine.

Être parent.

O o O o O o O o O o O o O o O o O o O o O

Voilà, j'espère que ça vous a plu! Merci beaucoup pour vos reviews, elles m'encouragent à continuer! N'hésitez pas à m'en laisser d'autres!